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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:20
Comment rendre l'espace public ? 

Malte Martin 
répondra à cette question (et à six autres *), en mots et en images, vendredi 13 novembre 2009 à la Sorbonne. 

Graphiste et plasticien, Malte Martin anime un atelier graphique qui explore tous les domaines de la création contemporaine : théâtre, danse, musique, cinéma. Ses influences sont multiples. D’origine allemande, il débute son parcours par une formation « Bauhaus » aux Beaux-Arts de Stuttgart, avant d’intégrer l’ENSBA de Paris et l’atelier Grapus. Parallèlement à sa pratique de design graphique pour le théâtre, la danse et la musique contemporaine, Malte Martin a ouvert avec Agrafmobile un champ artistique qui investit l’espace urbain et les territoires du quotidien. L’espace d’Agrafmobile est pour lui un espace d’expérimentation artistique et de recherche fondamentale. L’espace public, les publics, l’image, le signe, l’environnement visuel, sensible, sonore sont au coeur de ses recherches. « Mon envie, c’est de recréer par ce théâtre visuel un espace public qui donne à voir et à lire autre chose que des signes administratifs et des messages commerciaux. Une tentative de reconquérir l’espace public comme un espace d’imagination appartenant à ceux qui y vivent. » Une exposition est consacrée au travail de Malte Martin actuellement à la Galerie Anatome

* Comment parler à l’échelle de la ville ? Comment ouvrir une question fermée ? Quand l'œil se met-il à écouter ? Comment faire transpirer les murs ? La basse tension permet-elle un haut voltage ? Des endroits sensibles, en avez-vous ?

VENDREDI 13 NOVEMBRE 2009, entre 19h01 et 21h01 à LA SORBONNE (17 rue de la Sorbonne, amphi Richelieu, Métro Saint-Michel ou Cluny-La Sorbonne ou RER Luxembourg). 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 09:03

La pré-rentrée a eu lieu dans la semaine du 21 septembre 2009. Pendant l'été, les futurs étudiants du Master ont exploré Estuaire, participé au festival Chalon dans la rue et à celui d'Aurillac, découvert l'exposition Performing the City (actions et performances artistiques dans l'espace public 1960-1980) à l'Institut National d'Histoire de l'Art, et l'exposition Né dans la rue à la Fondation Cartier pour l'art contemporain. 

Au programme de la pré-rentrée :

Lundi 21 septembre : visite du CENTQUATRE, établissement artistique de la ville de Paris. Présentation des étudiants. Rencontre avec plusieurs membres de l'équipe pédagogique du Master : Gustave Galeote (administrateur), Patrick Brenner (chargée de mission au Conseil Régional d'Ile-de-France), Julie Desprairies (chorégraphe), Anne Gonon (chargée d'étude), Eve Plenel (responsable de l'insertion et de la prévention au CENTQUATRE), Pascal Le Brun-Cordier (professeur associé, directeur du Master). Rencontre avec d'anciens étudiants du Master : Antoine Cochain (Art Public Contemporain), Dalila Habbas (Nuits de Fourvière), Kate Merrill, Claire Huberson (Le Hub), Amanda Abikhalil (CENTQUATRE), Kafui Kpodéhoun. Présentation de l'association Objet(s) Public(s), association des étudiants du Master. 

Mardi 22 septembre : présentation du programme du Master. Repères sur la création en espace public, sur les projets articulant art(s) / culture(s) / population(s) / territoire(s).

Mercredi 23 septembre : visite de l'exposition Quarez Affiches à la bibliothèque Forney, rencontre avec Thierry Devynck, conservateur chargé des affiches, commissaire de l'exposition, et Grégoire Koenig, responsable de la communication de la ville de Bobigny. "Artiste peintre avant tout, Michel Quarez s’accorde totalement à l’affiche, la concevant comme une œuvre d’art monumentale. Son traitement par grandes masses de couleurs saturées provoque un choc visuel maximum, effet renforcé par l’emploi fréquent d’encres fluorescentes. Ici, pas de détail superflu : la simplicité des images fait songer à un art primitif, non sans évoquer la signalisation routière. L’impression devenant quant à elle une véritable fête de la couleur... La conception de son art, exigeante, ne s’est jamais accommodée de l’intermédiaire des agences de publicité : convaincu que l’efficacité pratique d’une affiche est inséparable de sa valeur plastique, Michel Quarez veut avoir directement affaire à l’annonceur." Un projet d'observation est mené pendant l'année à l'occasion de l'intervention de Michel Quarez tout au long du canal de l'Ourcq et du canal Saint-Martin, entre Bobigny et Paris. Précisions à venir sur le site. 

Jeudi 24 septembre : présentation des projets qui seront menés pendant l'année, notamment avec la Villette, le Théâtre National de Chaillot, HorsLesMurs, Julie Desprairies, Stefan Shankland... 

Vendredi 25 septembre : rencontre au Parc des Buttes Chaumont avec Jean-Dominique Secondi, directeur d'Art Public Contemporain, producteur délégué de la Nuit Blanche 2009. Présentation du programme de la Nuit Blanche, en particulier des œuvres proposées aux Buttes Chaumont. Echanges sur l'art en espace public. Visite de l'exposition Sao Paulo mon amour, à la Maison des Métallos, et rencontre avec Philippe Mourrat, directeur de la Maison des Métallos.

Mercredi 30 septembre : rencontre à HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, partenaire du Master, avec Stéphane Simonin, directeur, Gentiane Guillot et Patricia Demé.

Rencontre avec Stefan Shankland, à l'occasion du vernissage de l'exposition MMM, Monument à la Ville en Mouvement, un projet de Stefan Shankland, artiste (intervenant au sein du Master) mené en collaboration avec raumlabor-berlin, présenté à la galerie Le Sommer.


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 09:21



Mémento - KompleXKapharnaüM intervention urbaine présentée dans le cadre de Chalon dans la rue et du festival d'Aurillac (été 2009)


LES ETUDIANTS DE LA QUATRIEME PROMOTION ICI ET LA

Depuis le début du mois d'avril, les vingt étudiants du Master sont en mission ou en stage : à Tallinn (Estonie), Paris, Port-Saint-Louis-du-Rhône, à l'Ile de La Réunion, Bruxelles, Noisiel / Marne la Vallée, Marseille, Dijon, Toulouse, Angers, Tours, Lavau-sur-Loire, Paimboeuf... Dans les structures suivantes : Culture Factory Polymer, Ville de Paris (Direction des Affaires Culturelles, Département de l'Art dans la Ville), Compagnie ilotopie - CNAR le Citron jaune - Festival les Envies Rhônement, CulturesFrance (pôle danse), Le Séchoir, Scène conventionnée de Saint Leu (La Réunion), Commission européenne (Direction Générale Education et Culture, Direction de la Culture, de la Communication et du Multilinguisme, Unité Communication et Valorisation), La Ferme du Buisson / Scène Nationale de Marne la Vallée, Cie T.Public, Le Hub Agence, CirQ'ônflex, Cie Toron Blues, Centre National de la Danse Contemporaine d'Angers, agence Arcane (pour l'installation d'une oeuvre dans le tunnel de l'A86), pOlau, pôle des arts urbains, le CENTQUATRE, la Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-La-Vallée, à Nantes (au sein de l'équipe d'Estuaire 2009 : projets de Tadashi Kawamata *, Kinya Maruyama)...


* L'Observatoire de Tadashi Kawamata, œuvre pérenne réalisée dans le cadre d'Estuaire à Lavau-sur-Loire. Catalina Trujillo, étudiante du Master (2008/2009), a participé au workshop 2009 ayant permis le prolongement de l'Observatoire. 
 
COLLOQUES 
Un colloque sur le thème Démarches artistiques et régénérations urbaines était organisé à Dijon les 11 et 12 juin 2009 dans le cadre de Zutiques productions, notamment par Natan Jannaud, étudiant du Master en 2008/2009, en collaboration avec l'Institut des Villes. 

Un colloque intitulé "Art dans l'espace public : arts de la rue, arts plastiques, même combat ?" était organisé à l'Ecole des Beaux-Arts de La Réunion le 11 mai 2009, avec Daniel Buren, Tadashi Kawamata, Paul Ardenne, Betty Bui, Gilles Coudert, Jace, Louis Pavageau, Pedro Garcia, Maud Le Floch, Pascal Le Brun-Cordier.


VOYAGE D'ETUDE A NANTES 

Du 24 au 26 janvier 2009, nous étions à Nantes pour le premier voyage d'étude de la quatrième promotion du Master. Au programme du premier jour : visite commentée par François Delarozière des Ateliers de La Machine. Nous avons assisté à une répétition de l'Araignée / Les Mécaniques Savantes, nouvelle création de La Machine, partie depuis à Yokohama. Discussion détaillée avec François Delarozière sur la question du mouvement et de la dramaturgie de cette fascinante "mécanique vivante".

Egalement en compagnie de leur concepteur, visite des Machines de l’Ile. "Né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, le site se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site exceptionnel des anciens chantiers navals. »




Le lendemain, exploration de l'estuaire, entre Nantes  et Saint-Nazaire. "Du 6 juin au 23 août 2009, à Nantes, Saint-Nazaire et sur les 60 km de rives qui les relie, Estuaire propose un grand parcours artistique composé par près d’une trentaine de créations d’artistes venus du monde entier. A chaque édition, certaines sont pérennisées pour composer un circuit ouvert à la visite toute l’année." Nous découvrons les œuvres pérennes du parcours : Misconceivable, Erwin Wurm, au Pellerin, Canal de la Martinière ; Le jardin étoilé de Kinuya Maruyama à Paimboeuf ; la Suite de Triangles de Felice Varini à Saint-Nazaire ; L’Observatoire, Tadashi Kawamata à Lavau sur Loire (voir photo et vidéo), et Les Anneaux, Daniel Buren et Patrick Bouchain, sur l’Ile de Nantes. A Saint-Nazaire, rencontre notamment avec Julien Nicolas, ancien étudiant du Master Projets Culturels dans l'Espace Public (1ère promotion), responsable du centre de ressources du VIP, Scène de Musiques Actuelles de Saint-Nazaire. Visite du site et échange avec lui son parcours. 



Dernier jour du voyage : visite et présentation du Lieu Unique, avec François Tissier, chargé des relations publiques ; présentation du projet Estuaire, par Jean Blaise, directeur du Lieu Unique et du projet Estuaire (voir vidéo), Astrid Gingembre, chef de projet Estuaire, Renate Schaefer, chargée de partenariat, Bénédicte Belhache, responsable des relations publiques, et Anne Guillou, assistante relations publiques. Cette réunion de travail a permis de préparer l'appel à projets sur la médiation que nous avons ensuite organisé autour des œuvres de l'un des sites d'Estuaire, en partenariat avec l'équipe d'Estuaire. 


APPEL A PROJETS AU SEIN DU MASTER 

Cet appel à projets s’inscrivait dans le cadre du programme pédagogique du Master, en partenariat avec l'équipe d'Estuaire. Ce qui a été demandé aux étudiants : "Réunis en trois équipes de trois ou quatre, vous imaginerez pour le site du Carnet à Frossay des proposition de médiation in situ. Chaque proposition traitera de la circulation physique et sensible des publics sur le site du Carnet. La médiation à mettre en place devra favoriser l’expérimentation de chacune des propositions d’habitats légers imaginées par des architectes, des artistes, des humanitaires et des designers." Les projets ont ensuite été présentés à l'équipe d'Estuaire le 23 mars 2009. 

Un autre voyage d'étude a été organisé à Lille dans le cadre d'Europe XXL les 14 et 15 mars 2009. 


 

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17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 10:29
La Villette : c'était le cadre de la pré-rentrée de la quatrième promotion du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Une semaine de spectacles, explorations du parc, cours, discussions, séminaire, rencontres avec les équipes de la Villette, des artistes, des intervenants du Master et d'anciens étudiants. 

Cette résidence a permis de découvrir in situ l'histoire et les évolutions du projet de l'Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette, "un laboratoire de la démocratisation culturelle où dialoguent art et société". La Villette, c'est d'abord un espace public : un parc urbain de 35 hectares ouvert jour et nuit, associant nature et architecture, dédié aux arts, aux sciences et aux loisirs, conçu par Bernard Tschumi au début des années 1980 sur l'ancien site des abattoirs, à partir d'un triple système de points, lignes et surfaces. Les points : les 26 folies, petits bâtiments rouges de formes variées, construits sur la base d'un cube de 10,80 mètres de côtés, qui ponctuent le parc tous les 120 mètres. Les lignes : l'axe nord-sud, sous la grande vague ondulée, et l'axe est-ouest, la galerie de l'Ourcq au bord du canal. Et la promenade cinématique, chemin sinueux de 3 kilomètres qui se déroule au travers des différents espaces. Les surfaces : 7 hectares de pelouse, le jardin des miroirs, les jardins passagers, le jardin des bambous, l'espace chapiteaux, le Cabaret Sauvage... Et aussi la Bicyclette ensevelie de Claes Oldenburg. Et les différents équipements situés sur le parc : Conservatoire, Cité de la Musique, Tarmac, Théâtre Paris-Villette, Géode, Zénith...

Cette semaine à La Villette, les Pop's, "festival pour des arts turbulents" centré sur "les nouvelles écritures des arts populaires". Pour Yveline Rapeau, programmatrice des Pop's rencontrée pendant la semaine, l'enjeu est de "témoigner de l'effervescence et de la maturité artistique des arts populaires contemporains". Au croisement de la création hors les murs, du cirque, du théâtre, de la marionnette, associant formes monumentales (le Groupe F a attiré plus de 5000 personnes chaque soir et la Symphonie Mécanique plusieurs centaines), spectacles en salle ou sous chapiteau et dispositifs originaux, comme pour les trois artistes hollandais : les Accompagnateurs de Jetse Batelaan, qui enferme le public dehors, entre quatre hautes palissades posées sur une pelouse ; Dries Verhoeven et sa troublante "boîte à rencontres" ; Lotte van den Berg et sa "boîte à voir", un grand cube en bois insonorisé dont l’une des parois, vitrée, est ouverte sur la rue (photo). Autre dispositif artistique inédit : le "luneur", une "cellule d'habitation" où l'on peut dormir en compagnie de 100 000 abeilles, imaginé par Olivier Darné, artiste éleveur d'abeilles urbaines (qui est aussi l'un des trente intervenants du Master). Ces différents projets expérimentent de nouvelles relations à la création, au spectacle, aux spectateurs, à l'espace public : précisément ce que le Master se propose d'étudier et de développer. 

Le dispositif imaginé par Lotte van den Berg : une boîte posée sur l'espace public. Le public est à l'intérieur. Les comédiens, munis de micros hf, entrent et sortent. La ville devient spectacle, les passants sont en scène à leur insue.

D'autres responsables de la Villette rencontrés pendant la semaine ont pu témoigner de ce qu'est le projet de l'Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette : Marc Gauchée, directeur de la communication et des publics, José Rubio, directeur technique, Frank Piquard, directeur de la production, intervenants dans le cadre du Master, et aussi Mehdi Idir, chargé de mission à la direction des spectacles et Jasmine Francq, responsable des visites et ateliers. Plusieurs autres intervenants du Master étaient aussi là : Gustave Galeote, administrateur de la compagnie Pierre Doussaint, Eve Plenel, chargée de l'insertion et de la prévention au CENTQUATRE, établissement artistique de la Ville de Paris, Jean-Dominique Secondi, directeur de Art Public Contemporain, Serge Saada, responsable du programme de formation national à la médiation culturelle de Cultures du cœur, Brice Gessler, chef de projet à l'agence Le Hub, Eric Baron, avocat, et Christophe Blandin-Estournet, directeur d'Excentrique, festival pluridisciplinaire en région Centre. 
  
"Quand on connaît les codes, on s'ennuie". François Delarozière, concepteur et metteur en scène de la Symphonie Mécanique (photo), a aussi pu dire sa fascination pour les machines et leurs mouvements, en évoquant, lors d'une discussion avec les étudiants, les machines musicales en action sous le péristyle de la Grande Halle, les animaux géants qu'il a conçus pour Royal de Luxe, les Girafes et l'Eléphant notamment, ou plus récemment le Manège Carré de Sénart, l'Ile de Nantes, et son araignée géante lâchée à Liverpool début septembre (voir l'interview video plus bas et le site de La Machine). Par ailleurs, François Delarozière sera l'un des invités du cycle art [espace] public 2009. Autre artiste rencontré : Laurent Chanel. "Le corps anonyme est un rapport de volumes et de poids évoluant dans l'espace temps." C'est le point de départ du projet en développement qu'il a présenté avec son équipe. Autour des maquettes du cube à exhibition et du cube à contemplation, il a expliqué les principes et les enjeux de cette "installation / monstration" en cours de production.


Plusieurs anciens étudiants du Master sont venus témoigner de leur parcours professionnels et de leurs activités salariées actuelles : Kafui Kpodéhoun, qui a collaboré avec la Fondation de France et le Hub, et rejoint prochainement l'équipe de MACAQ, Mouvement d'Animation Culturelle et Artistique de Quartier (à l'origine notamment du Ministère de la Crise du Logement), en tant que responsable des actions "Education populaire" ; Antoine Cochain, venu parler de la préparation de la prochaine Nuit Blanche (il travaille aux côtés d'Eva Albarran et du Troisième Pôle, producteurs délégués de l'édition 2008) et de l'association des anciens étudiants du Master, Objet(s) Public(s), dont il est président ; Sébastien Radouan, chargé de projets dans un collectif de photographes, Caroline Giovos, en mission à la Villette pendant les Pop's, Amanda Abi Khalil, assistante de production sur les résidences d'artistes au CENTQUATRE, Clothilde Fayolle, chargée de projet à l'Avant Rue, lieu de résidence à Paris, Rachel Pinget, chargée du développement de SEA EUROPE, Sociologues et Ethnologues Associés, centre de ressources pour la recherche en sciences humaines, Benjamin Petit, chargé d'étude à NPE, et Alice Delacour, responsable de l'antenne de Cultures du Coeur en région Centre, qu'elle a créée il y a maintenant deux ans. Plus d'infos sur l'insertion professionnelle des étudiants du Master. Des témoignages d'anciens étudiants.

Au programme également : la participation au séminaire européen Fresh Circus, centré sur le développement du cirque contemporain. Organisé par Circostrada Network, plateforme européenne pilotée par HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque (et partenaire du Master pour le cycle art [espace] public depuis 2007), Fresh Circus a notamment été consacré à la créativité et à l'innovation du cirque contemporain en Europe, à la diversité et au dialogue interculturel. Autant d'enjeux qui croisent le projet pédagogique du Master.

Suite de la rentrée : lundi 29 septembre, rencontre avec l'équipe d'HorsLesMurs, Stéphane Simonin, directeur, Patricia Demé et Gentiane Guillot, et Jean Digne, président d'HorsLesMurs. Nombreux échanges sur les évolutions du secteur des arts de la rue, et en particulier avec Jean-Pierre Marcos, directeur du Cirque Jules Verne, pôle régional des arts du cirque à Amiens, sur l'évolution du projet urbain et le développement de projets artistiques dans l'espace public (photo).


Mardi 30 septembre : participation à la rencontre SMARTCITY organisée dans le cadre du festival Emergences avec CitéCulture / Cité internationale universitaire de Paris. Centrée sur les nouveaux enjeux urbains, les nouvelles formes artistiques, cette rencontre marque le lancement de SmartCity, un projet européen de réflexion et de création, qui tend à terme à essaimer en France en Europe. "A la pointe des nouveaux usages et des avancées technologiques, SmartCity propose de transformer l'espace urbain en lieu privilégié d'expérimentation. Artistes, chercheurs, architectes, penseurs, politiques, industriels, ingénieurs, militants sont conviés à imaginer des formes inédites d'appropriation de l'espace urbain et, ce faisant, à définir une vision alternative de la ville, durable, engagée et citoyenne." Mercredi 1er octobre : journée d'étude et d'exploration avec Stefan Shankland, artiste en résidence sur le site de la ZAC du Plateau à Ivry, et intervenant dans le cadre du Master, et Léa Marchand, ancienne étudiante du Master (photos). Jeudi 2 octobre : rencontre au pied de la Tour Montparnasse avec Steven Hearn, directeu
r-gérant du Troisième Pôle, producteur délégué de la Nuit Blanche 2008, à propos notamment du projet de Ryoji Ikeda, l'un des projets artistiques les plus spectaculaires de cette édition, hommage paradoxal, lumineux et musical, à cette tour peu aimée, à l'heure où la verticale fait un retour en force dans les débats sur l'urbanisme parisien.

Les étudiants en repérage sur la ZAC du Plateau à Ivry (projet TRANS305).

Au cours de l'année, plusieurs projets collectifs seront mis en œuvre par les étudiants, en lien avec les partenaires du Master, notamment la création de parcours et visites avec l'équipe du CENTQUATRE, établissement artistique de la ville de Paris (avec Agathe Bataille ; voir la vidéo de présentation du CENTQUATRE en travaux plus bas ; le CENTQUATRE ouvre le 11 octobre 2008) et la conception d'un programme de médiation dans le cadre du projet Atelier305 / Trans305 à Ivry-sur-Seine, mené par Stefan Shankland, avec Léa Marchand, dans le cadre de la démarche HQAC, Haute Qualité Artistique et Culturelle. Sont également en préparation : un projet avec l'Avant Rue (Clothilde Fayolle), un projet avec la ville de Champigny (Danielle Bellini et Pascal Le Brun-Cordier), un projet avec l'équipe de la Biennale Estuaire (Le Lieu Unique), un projet dans le cadre du "Grand Paris" (avec Maud Le Floc'h). Le troisième cycle de rencontres-débats art [espace] public se prépare également, en partenariat avec HorsLesMurs et Stradda, partenaires du Master.

Présentation du CENTQUATRE en travaux il y a quelques mois. 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:55
Cap sur Marseille pour le voyage d'étude de la troisième promotion du Master. Du 31 mars au 4 avril 2008, résidence du Master à la Friche de la Belle de Mai, et travail avec les apprentis de la FAI AR, Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue. L'expérience pédagogique proposée : répondre à deux appels à projets, liés à la candidature de Marseille au titre de capitale européenne de la culture en 2013 et à un projet de piste artistico-sportivo-culturelle dans l’enceinte de la Friche de la Belle de Mai.

Réunis en cinq équipe mixtes, apprentis et étudiants ont eu quatre jours pour analyser ces deux appels à projet et imaginer des réponses complètes : projet artistique, culturel, budget de production et de diffusion... Les équipes ont ensuite présenté leurs projets le cinquième jour devant un jury constitué des commanditaires (Pierre Hivernat, chargé de mission pour Marseille-Provence 2013 ; Béatrice Simonet, Guilhem Granier, Emmanuelle Bouchitté pour Système Friche Théâtre / la Friche de la Belle de Mai) et d'intervenants des deux formations (Dominique Trichet et Michel Crespin pour la FAI AR, Pascal Le Brun-Cordier et Gustave Galéote pour le Master Projets Culturels dans l'Espace Public). Cinq réponses dont deux pourront peut-être voir le jour ? A suivre...

Des rencontres ont également ponctué la semaine. Avec Anne Guiot, directrice artistique (Karwan), qui a présenté, avec Marion Blet, chargée de l'action culturelle (et ancienne étudiante du Master Projets Culturels dans l'Espace Public), le projet de "La Folle histoire des arts de la rue", festival de répertoire dans les Bouches-du-Rhône. Rencontre avec Julie de Muer, qui a développé le projet de Radio Grenouille dont elle est directrice, et notamment l'opération menée avec Nicolas Frize (également invité du cycleart [espace] public 2008).

Echanges également avec Michel Crespin, metteur en scène et scénographe urbain, créateur du festival d'Aurillac, initiateur de la FAI ARFormation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue, Pierre Sauvageot, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue, Alexandre Cubizolles, Pixel. La candidature de Marseille-Provence au titre de capitale européenne de la culture en 2013 a été introduite par Pierre Hivernat, chargé de mission, et le projet La Piste, par Béatrice Simonet, secrétaire générale de SFT, Système Friche Théâtre, et Guilhem Granet, chargé de mission. Les étudiants ont pu assister, place de l'opéra, à la Sirène et Midi Net proposée par la compagnie de l'Éléphant Vert.

Egalement au programme, visite de trois sites où des projets artistiques ont été développés par le Bureau des Compétences et Désirs dans le cadre des Nouveaux Commanditaires :
-Un lieu de recueillement et de prière pluriconfessionnel, par Michelangelo Pistoletto, à l'Institut Paoli-Calmettes, Centre de lutte et de recherche contre le cancer, 1997-2000. Découverte du site et rencontre avec Nicole Bellemin-Noël, aumonier de l’Institut, l'une des commanditaires du projet.
-Un seuil pour le ciel, Le jardin de la colline, un projet de Natacha Guillaumont, sur la colline Vauban, 2001-2006 (photo). Visite du site et rencontre avec des commanditaires habitants du quartier.
-A l'IRSAM, Institut Régional des Sourds et Aveugles de Marseille, trois interventions d'artistes : une Signalétique tactile et visuelle, par Daniel Buren ; un Jardin sensible, par Alain Richert et Catherine Willis ; des Lieux de vie, par Andrea Blum, 2000-2003. Visite du site, et échanges avec Kim Tran, directeur.  
Deux jours plus tard, rencontre avec Sylvie Amar, du Bureau des Compétences et Désirs, médiateur du programme Nouveaux Commanditaires pour la Fondation de France, qui a pu revenir notamment sur ces trois projets.

"L’action Nouveaux Commanditaires de la Fondation de France propose un laboratoire inédit pour la création contemporaine : commanditaires, médiateurs et artistes se retrouvent en position d’inventer constamment, dans le dialogue, la meilleure œuvre possible pour une situation analysée au préalable. Il s’agit de concilier responsabilité individuelle, intérêt collectif et liberté artistique. Les artistes aiment bien qu’on leur donne des contraintes pour créer, sinon ils s’en trouvent eux-mêmes. La contrainte venant d’autrui les pousse sans doute dans des retranchements qu’ils n’auraient pas imaginés dans la solitude de l’atelier." Extrait d'un entretien avec Sylvie Amar réalisé par Fred Kahn.


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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 13:38
Le 27 octobre a eu lieu Rue Libre !, journée nationale des arts de la rue. Cette journée invitait à la découverte ainsi qu’à une meilleure [re]connaissance des arts et artistes de la rue et de leurs diversités. Les professionnels de la rue se sont mobilisés à travers la France pour cette journée inédite longue de 25 heures. Ils ont investi l’espace public dans 21 régions avec près de 300 manifestations. Les étudiants du Master Projets Culturels dans l'Espace Public, perruqués et costumés, ont participé au "cocktail polyphonique", projet proposé place de l'hôtel de ville par les compagnies d'Ile-de-France. Une rencontre préparatoire a été organisée entre Ema Drouin, compagnie Deuxième Groupe d'Intervention, présidente de la Fédération des arts de la rue Ile-de-France et les étudiants.

 

Visite du chantier du 104 rue d'Aubervilliers par les étudiants du Master, et échanges sur le projet, en compagnie des deux directeurs, Frédéric Fisbach et Robert Cantarella, le 25 novembre 2007.

La recherche-action réalisée avec les étudiants du Master en 2005-2006 à Vitry-le-François a fait l'objet d'une présentation à l'ORCCA le 27 novembre 2007. Voir l'article de La Scène














Dans la semaine qui a précédé la sixième édition de la Nuit Blanche, rencontre avec Jean-Marie Songy, co-directeur artistique de la Nuit Blanche 2007 : présentation de la programmation artistique, échanges sur les projets, sur la question des publics, sur la médiation, sur les différents aspects de la manifestation... Puis, rencontre sur le site des Tuileries (photo), où était présentée l'installation de la compagnie Carabosse, avec Jean-Dominique Secondi, producteur délégué de Nuit Blanche, directeur-gérant de Art Public Contemporain, et Xavier Montagnon, chargé d'administration à Art Public Contemporain (et ancien étudiant du Master). Rencontre avec Stéphane Simonin, directeur de HorsLesMurs, et Jean Digne, président de HorsLesMurs, sur un projet d'étude de projets artistiques nourris par la nuit. Rencontre également avec Jean-Georges Tartare, auteur, acteur (Agence Tartare), qui était à la Comédie Française lors de la Nuit Blanche. Les étudiants ont traversé la Nuit Blanche en observateurs / regardeurs / spectateurs attentifs et critiques. — Une rencontre-débat sur le Nuit Blanche est organisée par le Master à la Sorbonne, le vendredi 15 février 2008. Infos.



Participation des étudiants à la journée "De l’observation à l’évaluation" organisée par Actes If vendredi 12 octobre 2007 à Confluences. Programme.



La pré-rentrée de la troisième promotion du Master a eu lieu du 24 septembre au 28 septembre. Un programme itinérant a notamment conduit les vingt étudiants du Master à participer à la rencontre internationale SMART CITY, organisée dans le cadre du festival Emergences à la Cité Internationale Universitaire de Paris.

"Depuis plusieurs années, l'art sort de son périmètre classique d'intervention et fait de la ville un véritable terrain d'expérimentation. Le développement exponentiel des technologies renforce ce phénomène et offre aux artistes de nouvelles possibilités d'intervention dans l'espace urbain : technologies mobiles et sans fil, systèmes de gélocalisation ou d'information géographique, capteurs et système d'interaction à distance, technologies de l'image... Au-delà de l'utilisation de ces technologies, de nouvelles pratiques artistiques urbaines émergent. Elles relèvent de démarches "contextuelles" et font intervenir les notions de mobilité, de communication, d'interaction avec l'environnement, de participation des habitants. Ces nouvelles pratiques artistiques interrogent directement les mutations actuelles de la ville qui, dans un contexte d'urbanisation massive, est plus que jamais le lieu de toutes les innovations et l'espace où se cristallisent tous les problèmes de nos sociétés. Première étape d'un important projet européen, sur le thème de "la ville intelligente", cette rencontre conviait acteurs français et internationaux du secteur culturel, de la recherche, de l'urbanisme et de l'architecture." (présentation par l'association Dédale, organisateur)

Au cours du colloque SMART CITY > présentation du collectif LAb[au], basé à Bruxelles : "laboratoire d'architecture et d'urbanisme qui élabore des oeuvres interactives, des performances et scénographies audiovisuelles, pour lesquelles il développe des logiciels et interfaces spécifiques. Ses quatre membres animent en parallèle depuis 2003 une galerie d'art digital, 'MediaRuimte' au centre de Bruxelles." Le projet Touch (photo), présenté pendant le colloque, est "une installation urbaine interactive qui prend comme point de départ la tour Dexia à Bruxelles. Haute de 145m, ses 4200 fenêtres peuvent être colorées  individuellement grâce à un dispositif de luminaires, transformant la façade en un écran géant."

Présentation du projet Küchenmonument, du collectif allemand Raumlabor : "Le Küchenmonument est une structure architecturale mystérieuse qui prend la forme d'une bulle en plastique géante et éphémère (photo). La bulle se gonfle en prenant la forme d'une baleine artificielle longue de 14m, extensible jusqu'à 20m et pouvant accueillir jusqu'à 80 personnes. L'utilisation du plastique confère à la structure une adaptation remarquable à l'environnement qui l'entoure : sous un pont ou contre une paroi, l'objet remplit les vides et transforme l'espace où il se situe. Le Küchenmonument permet alors une redécouverte de la ville et de ses usages pour les habitants, et devient un espace convivial de rencontres improvisées où sont organisés dîners ou soirées dansantes en invitant habitants, artistes, passants intrigués et curieux à y participer." "Initié dès 1999, le groupe Raumlabor_Berlin conçoit l'architecture comme étant mobile, facilement modulable et déconstruite. Ses membres examinent des stratégies pour le renouvellement urbain, à travers une réflexion sur l'urbanisme, le design, la conception et la réalisation de l'architecture, la recherche, l'enseignement et le développement d'environnements interactifs dans leurs œuvres. Ils défendent ainsi une vision transdisciplinaire sur la compréhension et l'utilisation des espaces publics."

Présentation du projet Labichampi : réhabilitation d'un ancien bâtiment militaire en ferme culturelle, autour du quartier de Karosta, à Liepaja en Lettonie, au bord de la mer Baltique. Par Julien Beller et Gilles Burban du collectif Exyzt. Présentation des activités du collectif Coloco : "professionnels de l'aménagement, jardiniers pratiquants, ils ne se reconnaissent pas dans les corporatismes qui délimitent les champs de compétences et développent des projets qui visent à économiser ce qui n'est pas renouvelable et à recycler tout ce qui ne peut l'être." Qu'est-ce que la Guerrilla Gardening ? Richard Reynolds explique comment, "armés de truelles, de graines et de terreau, ces activistes sont les acteurs d'un jardinage politique. Ils s'attaquent aux espaces négligés de l'environnement urbain et cultivent, en ville, des parcelles de terre délaissées et abandonnées." Débat en présence notamment de Eric Lengereau, chef du bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère à la DAPA / Ministère de la culture et de la communication.

Pendant cette semaine de prérentrée, des rencontres avec des artistes et acteurs culturels œuvrant dans l’espace public ont eu lieu. Avec Stéphane Simonin, directeur de HorsLesMurs, structure partenaire du Master. Avec Isabel Andreen et Floriane Gaber, intervenantes dans le cadre du Maser. Avec Ricardo Esteban, à propos du projet Petit Bain, et avec Aurélie Haberey, artiste associée au projet Ile aux 13 ors, projet artistique et culturel dans le 13e arrondissement. Avec Christine Spianti et Christophe d'Hallivillée, à Mains d'Œuvres (Saint-Ouen), à propos du Studio de Sculpture sociale qui réalise des séries de vidéo-chants avec les habitants des territoires à partir de l'énoncé "Qu'est-ce que vivre". Avec Camille Dumas, Anaïs Gabaut et Mathieu Marguerin, de Mains d'Œuvres, à propos des réseaux Artfactories, Actes-If,Autre(s)pARTs et TransEuropeHalles, et du festival  Mal au Pixel dont la prochaine édition sera orientée vers l'espace public.

Jeudi 27 septembre, visite décalée de Jussieu avec la compagnie Délice Dada, programmée par la direction de la culture de l'Université Pierre-et-Marie Curie et la coopérative 2R2C. Rencontre avec Morgane Le Gallic, de 2R2C. Découverte de La Piste Là, Cirque Altaï, et du Phare, de la cie Les Choses de Rien, au village de cirque de la pelouse de Reuilly.

Rencontre et échanges avec Julien Travaillé, directeur artistique de la compagnie Serial Théâtre, à propos de son projet FACES. Rencontre avec Stefan Shankland et Aurélie Sampeur, à propos du projet TRANS 305, discussion autour de la notion de HQAC : haute qualité artistique et culturelle. Rencontre avec Denis Tricot.



Entre villes et métropoles, comparaisons européennes
Rencontres préparant les Assises européennes des citoyens et résidents européens des grandes métropoles (Paris & Île-de-France, printemps 2008). Venez confronter votre point de vue avec ceux de spécialistes, de chercheurs et d'artistes sur les grandes questions métropolitaines ! Prochain rendez-vous le samedi 16 février, de 9h à 21h, à la Maison de l’Europe de Paris.
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Métropoles créatives

Matinée (9h-13h), Mode, design, industries créatives : des métropoles qui innovent

Après-midi (14h-17h30), Réinventer l’espace public, l’art et la manière

Depuis une dizaine d’années apparaissent dans les zones urbaines denses ou déshéritées,des démarches culturelles inédites qui inventent une relation singulière à la société. Revendiquant un rapport créatif au territoire, ces nouvelles stratégies d’intervention urbaine entendent renouveler les modalités de production de l’espace public. Quelles places peuvent tenir ces expériences dans les politiques publiques et les projets de renouvellement urbain ?

Intervenants : Doina Petrescu, architecte, Université de Sheffield ; Nevenka Koprivsek, directrice de la friche artistique Bunker, Slovénie ; Morten Salling, historien d’art, chargé de mission, Direction de la Culture du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, commissaire à Art Grandeur Nature ; Claire Petetin, architecte-urbaniste, agence Gregoire et Petetin, enseignante à l’Ecole nationale de création industrielle, Paris ; Constantin Petcou, architecte, Atelier d’architecture autogérée, Paris ; Ivana Ivkovic, coordinatrice générale de Zagreb Cultural Kapital of Europe 3000... Table-ronde présentée par Pascal Le Brun-Cordier.

Soirée (18h à 21h), L’immigration, une chance métropolitaine

Plus de détails.

Maison de l’Europe à Paris / 35, rue des Francs Bourgeois - 75004 Paris / Entrée libre, merci de confirmer votre présence à un atelier ou à l'ensemble de la journée
debat@paris-europe.eu ou 01 44 61 85 99

 



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Published by masterpcep - dans Actualité du Master
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 15:46
Informations et comptes rendus de livres, d'interventions artistiques, spectacles, expositions...


Expérimentations Politiques

Par Pascal Nicolas-Le Strat

Expérimenter, c’est constituer un contre-pouvoir à l’intérieur même des situations.
Expérimenter, c’est faire advenir de nouvelles formes de vie et d’activité, de pensée et de création.
Expérimenter, c’est se montrer aussi mobile et créatif que le sont les formes contemporaines de pouvoir.
Expérimenter, c’est opposer aux dispositifs de domination une puissance d’autonomie et de singularisation.
Expérimenter, c’est faire varier une situation pour en moduler les perspectives.
Expérimenter, c’est déployer une question à l’endroit même où les institutions imposent une solution.

Ce livre analyse les formes d’expérimentation sur plusieurs terrains sociaux et politiques : les interstices urbains, les occupations temporaires, l’agencement d’une coopération, la constitution pluraliste des expertises, l’écosophie d’un projet, la co-évaluation des situations de travail, le devenir minoritaire d’une langue.

Sommaire
    * Introduction
    * Multiplicité interstitielle
    * Occupations temporaires
    * Micrologie(s)
    * Politique des savoirs
    * Agir dans la conjoncture
    * Co-évaluer les situations de travail
    * L'écosophie du projet
    * Le récit d'expérience
    * Déséquilibrer la langue
    * Bibliographie

POUR LE LIRE EN LIGNE >
http://www.la-coop.org/index.php?page=experimentations-politiques



Art-public.com, un service d'information et de documentation en ligne, spécialisé sur l'art public



Cargo Sofia, une expérience esthétique et politique d’une grande originalité, d'une inventivité scénographique stimulante ; un voyage dans l’Europe du transport routier, et du capitalisme voyou, dans un camion, avec 45 spectateurs, pendant 2 heures. Du théâtre de route.

Small metal objects, une proposition artistique dans l'espace public, puissamment troublante : "An ingenious theatrical gem, small metal objects unfolds amid the pedestrian traffic against the backdrop of the city. On a raised seating bank with individual sets of headphones, the audience is wired in to an intensely personal drama being played out somewhere in the crowd."



Nouvelle Donne, Echelle Inconnue (2005).
 Ouverture de Nouvelle Donne (video)
- Intervention d'AAA (Constantin Petcou) (video)
- Intervention d'ATSA (Annie Roy) (video)
- Intervention de City Mine(d) (Jim Seghers) (video)
- Intervention de Claudio Zulian. (video)
- Intervention de Santiago Barber (video)
- Intervention de Grupo de Arte Callejero (Pablo Ares) (video)
- Intervention de Stalker (Francesco Careri) (video)
- Intervention d'Echelle Inconnue (Stany Cambot) (video)
- Conclusion de Nouvelle Donne (video)



Blog Cité Sensible / Marseille 2013 / L'art / la ville 

Marseille, ville pieuvre et populaire, de village en grand ensemble, de colline en île, de terrain vague en autoroute surplombante, de tentative de normalisation de son centre en urbanisation de ses périphéries : Marseille inspire les artistes, les artistes s’impliquent dans la Cité et transforment le regard que nous portons sur elle.

Allons à la rencontre de ce drôle de laboratoire artistique et urbain, parfois militant, toujours engageant... Regardons les interactions nombreuses et variées entre l’art et la ville.

Le chantier permanent est ouvert.

http://cite-sensible.blogsthema.marseille-provence2013.fr

Sur ce blog, retrouvez les enregistrements des rencontres art [espace] public 2008 réalisées par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.





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Published by Pascal Le Brun-Cordier - dans Actualité du Master
16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 10:21
Six jours de rencontres, débats, visites pour le voyage 2007...

LUNDI 9 AVRIL 2007
JOURNEE A LA CITE DES ARTS DE LA RUE
Rencontre dans les locaux de la FAI AR, Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue avec Michel Crespin. Matinée : présentation du projet de la Cité des Arts de la Rue. Visite du site (photo : le totem urbain installé à l'entrée de la Cité). Après-midi : "De la scène-objet à l'accessoire. Balade illustrée à travers les scénographies des arts de la rue de ces quarante dernières années. Pratiques artistiques d'espaces ouverts." Echanges sur les arts en espace public.




MARDI 10 AVRIL

MATIN > BUREAU DES COMPETENCES ET DESIRS
Rencontre avec Sylvie Amar et Yannick Gonzalez, co-directeurs du Bureau des Compétences et Désirs. Présentation du BCD, présentation de plusieurs projets artistiques réalisés par le BCD dans le cadre du programme Nouveaux commanditaires (Fondation de France), notamment avec le plasticien Michelangelo Pistoletto à l'Institut Paoli Calmette (photo).

APRES-MIDI > LA FRICHE DE LA BELLE DE MAI
Rencontre avec Béatrice Simonet, secrétaire générale de SFT, Système Friche Théâtre, association gestionnaire de la Friche de la Belle de Mai. Présentation du projet global de la Friche de la Belle de Mai. Echanges sur l'évolution du projet. Visite du site.

Rencontre avec les responsables des relations publiques du Théâtre Massalia, théâtre jeune public / tout public installé à la Friche de la Belle de Mai.

20h > Spectacle : Les derniers géants. Une proposition du Théâtre Massalia. Cie Am Stram Gram. Avec Dominique Catton.

21h > Concert hip hop / scratch > Dj QBert. Une proposition du Cabaret Aléatoire.
"Trois fois champion du monde des DMC (compétition internationale de Djs), les innovations de QBert sur le plan technique, artistique et musical ont révolutionné le monde du djing et du turntablism. QBert a tout simplement été le premier DJ à transformer la platine en véritable instrument de musique et à donner ses armes de noblesse au scratch en tant qu'art à part entière. + Dj Djel + Chinese man".



MERCREDI 11 AVRIL

MATIN > LA FRICHE DE LA BELLE DE MAI  > RADIO GRENOUILLE + PIXEL 13
Rencontre avec Julie de Muer, directrice de Radio Grenouille. Présentation du projet de Radio Grenouille. Présentation et échanges sur les projets menés avec Nicolas Frize et sur la résidence prochaine des Puppetmastaz.

Rencontre avec Alexandre Cubizolles, association Pixel 13. Présentation des activités de l'association. Présentation et échanges autour du Bulb. 

Echange avec Alfons Alt, artiste plasticien, dans son atelier, à la Friche de la Belle de Mai.

Voyage Marseille>Toulouse. Rencontre à L'Usine, lieu de fabrication, de création et de production de théâtre de rue et de spectacle vivant, à Tournefeuille, avec Mathieu Maisonneuve, directeur, et Seb Barrier, artiste, auteur de Ronan Tablantec, Cirque Cynique et Maritime.

JEUDI 12 AVRIL
MATIN > L'USINE
Rencontre avec Dominique Paillarse, directeur de la DRAC Midi-Pyrénées / ministère de la culture et de la communication. Echanges sur la politique culturelle de l'Etat en région Midi-Pyrénées, sur la LOLF, les relations avec les collectivités territoriales, le développement des arts de la rue...

APRES-MIDI > L'USINE
Bref échange sur les CNAR, centre nationaux des arts de la rue, avec Jean-Marie Songy, directeur du Parapluie, centre international de création artistique, de recherche et de rayonnement pour le théâtre de rue, et des festivals d'Aurillac, de Chalon en Champagne, Ax-les-Thermes et Saint-Jean-de-Védas, et Philippe Saunier-Borrell, directeur des Pronomade(s), scène conventionnée pour les arts publics en Haute-Garonne, centre national des arts de la rue. Echanges sur la Nuit Blanche avec Jean-Marie Songy, directeur artistique de la Nuit Blanche 2007 à Paris.

Rencontre avec Dany Buys, 1ère adjointe au Maire déléguée à la culture, ville de Tournefeuille, conseillère régionale, vice-présidente de la commission culture et patrimoine du Conseil Régional Midi-Pyrénées. Echanges sur la politique culturelle de Tournefeuille, sur le contrat d'agglomération, la politique culturelle de la Région Midi-Pyrénées, les "Nouveaux Territoires de l'Art"...

VENDREDI 13 AVRIL
MATIN > LE CAPITOLE, MAIRIE DE TOULOUSE
Rencontre au Capitole avec Marie Dequé, adjointe au Maire de Toulouse, chargée de la culture. Echanges sur la politique culturelle et les projets culturels de la ville de Toulouse.

Court échange avec Eric Fourreau, journaliste (La Scène), directeur des Editions de l'Attribut.

APRES-MIDI > La GRAINERIE
Rencontre avec Géo Martinez, coordonnateur de la Grainerie, lieu de fabrique des arts de la piste. Visite du site. Présentation du projet. Echanges sur les arts du cirque en Midi-Pyrénées, le COUAC, le projet de la Grainerie, la charte d'accueil, le contrat d'agglomération... (Photo : sous la chapiteau de la Grainerie, démonstration à la corde de Violaine Garros, étudiante du Master et circassienne de formation)

Visite de L'Usine et présentation des projets de L'Usine, avec Mathieu Maisonneuve, directeur de L'Usine. Rencontre avec Thérèse Fabry, de Thérèse'n Thérèse.

SAMEDI 14 AVRIL
MATIN > L'USINE
Rencontre avec Phéraille, directeur artistique de la compagnie Le Phun.
Echanges sur la situation économique  des compagnies, sur l'accueil des spectacles en espace public, sur les "arts des sentiers" et les arts de la rue, les effets de la réforme de l'UNEDIC, les spectacles du Phun, le prochain projet du Phun...
Merci pour leur accueil et le temps qu'ils nous ont consacré aux artistes, élus et professionnels rencontrés.

Pour la partie tournefeuillaise et toulousaine du séjour, merci particulier à Mathieu Maisonneuve et l'équipe de L'Usine, et à Philippe Barthelémy, maître de conférences associé à Paris I, intervenant au sein du Master, directeur de Mémoire et Patrimoine.

Merci à HorsLesMurs, partenaire du Master, et aux associations et entreprises qui ont bien voulu affecter leur taxe d'apprentissage au Master, source de financement de ce voyage (infos sur la taxe d'apprentissage).



Michel Crespin présente le projet de la Cité des Arts de la Rue


A la Friche de la Belle de Mai, des volumes et des vides

Les Grandes Tables de la Belle de Mai

Echange avec Mathieu Maisonneuve à L'Usine

Echange avec Philippe Saunier-Borrell et Jean-Marie Songy

Visite du nouveau site de la Grainerie avec Géo Martinez

Un portrait du Géant de Royal de Luxe dans les ateliers
de La Machine, de François Delarozière, à L'Usine

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Published by masterpcep - dans Actualité du Master
3 mars 2007 6 03 /03 /mars /2007 12:39
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À quoi œuvre l’art
dans l’espace public ?

art espace public : un cycle de dix rencontres-débats, pour explorer, analyser, imaginer, ce qui se joue et pourrait se jouer, entre art et espace public.

Avec des artistes — plasticiens, circassiens, scénographes, chorégraphes, comédiens, musiciens, un « metteur en songe », un « poète du lien », un « graphiculteur », un « scénographiste »... —, des observateurs et des acteurs de l’urbain — architectes, urbanistes, élus, programmateurs, historiens, sociologues, philosophes...

À propos de gens — passants, habitants, flâneurs, spectateurs, regardeurs... —, et d’actions — infiltrer, exposer, jouer, déjouer, décadrer, conter, projeter, fêter, défiler, arrêter, enchanter, commémorer, troubler, inquiéter...

Au sujet de lieux — villes, rues, places, banlieues, friches, murs, champs, ciels... —, et de liens — croisements, dialogues, partages, frottements, frictions, grincements...

À propos de tensions — interdictions, réglementations, récupérations —, et d’horizons — villes invisibles, cités rêvées, musée précaire, lignes de fuite...


Informations pratiques

Pour qui ?
art espace public est un cycle de dix rencontres-débats ouvert aux artistes, urbanistes, acteurs culturels, étudiants, chercheurs, artivistes, architectes, élus, et à tous les membres du genre urbain que ces questions stimulent...

Quand et où ?
Chaque vendredi soir, du 26 janvier au 30 mars 2007, à la Sorbonne, amphi Bachelard. De 19h à 21h, accueil dès 18h30.  Entrée 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne). Paris 5e. Métro Cluny-Sorbonne ou Saint-Michel, ou RER Luxembourg.

Inscriptions ?
Entrée libre sur réservation (voir plus loin).

Par qui ?
Ce cycle de rencontres-débats est préparé et présenté par les étudiants du Master 2 professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé, directeur du Master. En partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque. Avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre du Temps des Arts de la Rue.

Arts in Public Space : a series of 10 public meetings prepared and presented by the students of the Master “Cultural Projects in Public Space” of the Sorbonne University, supervised by Associate Pr. Pascal Le Brun-Cordier, from February to March. For each topic of the 10 meetings, a complete dossier is available online. This event is organised in partnership with HorsLesMurs (National Information Centre for Street Arts and Circus Arts) and the Ministere of Culture and Communication.

     
Dix rencontres-débats

1. Artistes / urbanistes : quel dialogue pour fabriquer la ville ?
+ parcours « Sound Drop » à la Goutte d’Or (Collectif MU)
> 26 janvier 2007

2. Ce que l'art tisse dans l'espace public...                
> 2 février 2007

3. Signes d'artistes dans la jungle urbaine
> 9 février 2007

4. Artistes privés d'espace public ?
> 16 février 2007

5. Le conte urbain : la ville en émoi
> 23 février 2007

6. L’art peut-il « changer la vie » ? Retour sur le Musée Précaire Albinet
> 2 mars 2007

7. L’art en espace public peut-il ne pas être consensuel ?
> 9 mars 2007

8. Artistes et populations : des partages sensibles
> 16 mars 2007

9. Artistes et mémoire collective : se rappeler interpelle
> 23 mars 2007

10. Comment les artistes réinventent la fête ?
> 30 mars 2007

 
Programme détaillé
et inscription


1. Artistes / urbanistes : quel dialogue pour fabriquer la ville ?

Les projets associant artistes et urbanistes se sont multipliés ces dernières années. Comment ces démarches renouvellent-elles les manières de penser, construire et vivre les villes ? À quels niveaux et suivant quelles modalités des musiciens, des scénographes, des plasticiens peuvent-ils être associés à la fabrique de l’urbain ? À partir de plusieurs expériences récentes, cette rencontre proposera une exploration des différentes formes d’implication des artistes dans le projet urbain : expertise sensible, invention de dispositifs de médiation, création de mobilier de rue...

Avec Jean-Pierre Charbonneau, urbaniste, conseiller en politiques urbaines et culturelles ; Maud Le Floc’h, directrice associée de la cie Off:pOlau, conceptrice de Missions Repérage(s) et Pari Passu ; Petra Marguc, architecte urbaniste, conceptrice du projet Tabula Rosa (collectif Polimorph) ; le Collectif MU, concepteurs de projets artistiques urbains.

Rencontre préparée par Véronique Dubarry, Kafui Kpodéhoun, Arthur Lassaigne, Julien Nicolas, Deborah Porchet, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

À l’issue de la rencontre, nous vous invitons à passer à l’acte en suivant le parcours « Sound Drop » : une dérive sonore dans le quartier de la Goutte d’Or, scénario urbain conçu par le collectif MU à partir d’enregistrements in situ constituant la trame de compositions radiophoniques. Rendez-vous au Lavoir Moderne Parisien entre 21h30 et 22h30 (35 rue Léon, métro Château Rouge). Casques et audioguides seront fournis en échange d’une pièce d’identité. Durée du parcours : 45 mn. Réservation obligatoire. Possibilité de restauration à l’Olympic Café (20 rue Léon), avant ou après le parcours. Pour contacter le collectif MU, qui peut proposer le parcours à la demande. Plus d'infos sur le collectif MU.

Vendredi 26 janvier 2007, de 19h à 21h. Parcours Sound Drop à partir de 21h30.
Télécharger le dossier documentaire de la rencontre-débat
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2. Ce que l’art tisse dans l’espace public...

Des abeilles, des boutons : les deux artistes invités pour cette rencontre œuvrent dans l’espace public avec de singuliers objets qui semblent leur ouvrir toutes les portes. En familiarité avec les habitants du quartier de la Duchère à Lyon, Michel Jeannès génère depuis 1998 une « Zone d'intention poétique » autour du bouton, « plus petit objet culturel commun ». Avec ses abeilles, à Paris et en banlieue, Olivier Darné a engagé une campagne de « pollinisation urbaine » qui invite chacun à voir et vivre la ville autrement. Comment ces expériences originales, poétiques et politiques, parviennent-elles à inventer de nouveaux partages artistiques, culturels et relationnels ? Quelles traces laissent-elles dans la mémoire individuelle et collective ?

Avec Michel Jeannès, poète du lien ; Olivier Darné, plasticien et éleveur d'abeilles urbaines ; Paul Ardenne, universitaire, historien de l’art contemporain.

Rencontre préparée par Dehlia Aouli, Marion Blet, Caroline Moye, Kafui Kpodéhoun, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne
, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 2 février 2007, de 19h à 21h
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3. Signes d’artistes dans la jungle urbaine

Affiches, enseignes, panneaux, mobilier urbain : la ville est saturée de signes de toutes natures avec lesquels les artistes intervenant dans l’espace public doivent composer. Quelles stratégies développent-ils pour être visibles, lisibles, audibles ? Détournement, contournement, infiltration ? Comment se jouent ces rencontres entre signes d’artistes et signes de villes ? Comment sont-ils perçus et appropriés par les différents usagers de la ville ? Réflexions croisées avec deux artistes et un observateur de l’art en espace public.

Avec Jean Faucheur, peintre, sculpteur, association le MUR, Modulable Urbain Réactif ; Malte Martin, scéno-graphiste ; Gilbert Petit, artiste, instigateur du festival de graffiti Kosmopolite ; Christian Ruby, enseignant, philosophe.

Rencontre préparée par Céline Aguillon, Violaine Garros, Marina Quivooij, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 9 février 2007, de 19h à 21h
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4. Artistes privés d’espace public ?

Les projets artistiques hors les murs se multiplient, mais les contraintes qui freinent leur développement également : interprétations restrictives de la réglementation, privatisation croissante de l’espace public, rareté des sites pouvant accueillir des chapiteaux, ambiance sécuritaire, frilosité politique... À partir d’exemples précis, cette rencontre tentera d’identifier et d’analyser ces obstacles urbanistiques et idéologiques, de voir comment ils peuvent être contournés, de comprendre en quoi ils influent sur la création, et d’imaginer ce que pourrait être une ville plus ouverte à la rencontre artistique. 

Avec Rémy Bovis, gérant de la coopérative de rue et de cirque ; Jean-Christophe Hervéet, directeur artistique du cirque du Docteur Paradi ; José Rubio, directeur technique de La Villette ; Florian Salazar-Martin, président de la Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture, adjoint au maire de Martigues, chargé de la culture.

Rencontre préparée par Ségolène Angelé, Violaine Garros, Arthur Lassaigne et Julien Nicolas, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 16 février 2007, de 19h à 21h.

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5. Le conte urbain, la ville en émoi

Il est des aventures artistiques qui parviennent à se déployer sur toute une ville et parler à toute une population, des jours voire des années durant, en les faisant basculer dans une inquiétante étrangeté, une folie poétique ou une démesure mythologique, brouillant insensiblement la frontière entre réalité et fiction. Ces projets ont pour nom conte urbain. Comment s’écrivent-ils ? Comment sont-ils mis en œuvre ? Comment sont-ils perçus et vécus, vers quels imaginaires ouvrent-ils ? Comment réussir cette alchimie entre une histoire, un territoire et une population ?

Avec Catherine Aventin, architecte, chercheur associé au Centre de recherche sur l'espace sonore et l'environnement urbain, qui a suivi le dernier spectacle de Royal de Luxe à Calais ; Michel Crespin, metteur en scène et scénographe urbain, co-auteur avec Gérard Burattini de La Lettre au Père Noël, à Aubagnes ; Francis Peduzzi, directeur de la Scène nationale de Calais, concepteur de Jours de Fête et Feux d’hiver, président du Syndeac.

Rencontre préparée par Véronique Dubarry, Dalila Habbas, Julie Le Guillanton, Kate Merrill et Déborah Porchet, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 23 février 2007, de 19h à 21h
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6. L’art peut-il « changer la vie » ?
Retour sur le Musée Précaire Albinet


Au printemps 2004, dix chefs d’œuvre du Musée National d’Art Moderne signés notamment de Dali, Duchamp, Mondrian et Warhol, quittent le centre Georges Pompidou pour rejoindre des baraquements Algeco dans un quartier populaire d’Aubervilliers. Pendant deux mois, l’artiste Thomas Hirschhorn a inventé le « Musée Précaire Albinet », un lieu d’échanges et de rencontres où « l’art peut, l’art doit, l’art veut… changer la vie » selon ses propres mots. Trois ans plus tard, nous sommes retournés voir les habitants du quartier et les acteurs de ce projet manifeste, pour tenter d’en comprendre les enjeux et les réalités, et de saisir ce que fut ce « lieu utopique » de rencontre entre art et société.

Avec Thomas Hirschhorn, artiste plasticien ; Nour Eddine Skiker, travailleur social dans le quartier du Landy ; des habitants ayant participé au projet ; Yvane Chapuis, codirectrice des Laboratoires d’Aubervilliers ; Coraly Suard, réalisatrice de Jours Tranquilles au Musée Précaire Albinet.

Rencontré préparée par Marion Blet, Antoine Cochain, Dalila Habbas, et Sébastien Radouan, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, avec la collaboration de Mickael Gaudin Lech, étudiant en Master Cinéma à Paris I, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 2 mars 2007, de 19h à 21h

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7. L’art en espace public peut-il ne pas être consensuel ?

Lorsqu’il est dépendant de financements publics et présenté dans des espaces ouverts, l’art peut sembler condamné au consensus. Dans quelle mesure peut-il être grinçant, corrosif, critique ? Est-il moins libre dehors que dans les théâtres ou les espaces d’exposition ? Dans quel cadre des projets dissensuels peuvent-ils voir le jour ? La subversion implique-t-elle un refus de la subvention ? Indépendamment des modalités de production, les artistes hors les murs sont-ils plus sages aujourd’hui que dans les années soixante et soixante-dix ?

Avec Claude Lévêque, artiste ; Mark Etc, directeur artistique du groupe Ici-même ; Philippe Chaudoir, sociologue, Institut d’Urbanisme de Lyon; Christophe Le Gac, éditeur, critique d'art et d'architecture.

Rencontre préparée par Céline Aguillon, Ségolène Angelé, Chloé Bourret et Caroline Marchal, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 9 mars 2007, de 19h à 21h
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8. Artistes et populations : des partages sensibles

Il arrive que l’espace public soit le lieu de créations partagées entre artistes et populations, où les clivages entre animation et création, amateur et professionnel, socioculturel et culturel, semblent pour un temps dépassés. En partant de l’Art sur la place et du Défilé de la Biennale de la danse, deux projets mis en œuvre à Lyon depuis plus de dix ans, qui associent des plasticiens, des chorégraphes et des groupes d’habitants issus de divers quartiers et villes de la région, nous tenterons de comprendre à quel niveau et suivant quelles modalités la population peut être impliquée, ce que génèrent ces projets hybrides articulant création artistique et action culturelle, et comment ils peuvent être appréciés.

Avec Abdelkader Damani, artiste et manager de projets artistiques et culturels ; Pierre Deloche, chorégraphe ; Xavier Phélut, coordinateur de l’Art sur la place et du Défilé de la Biennale de la danse ; Valérie de Saint Do, journaliste, revue Cassandre.

Rencontre préparée par Chloé Bourret, Marina Quivooj et Sébastien Radouan, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 16 mars 2007, de 19h à 21h

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9. Artistes et mémoire collective : se rappeler interpelle

Depuis longtemps, les artistes sont invités à imaginer des lieux et des moments où la cité pourra, dans l’espace public, commémorer, se souvenir, honorer. Nombreux également sont ceux qui décident de s’emparer de fragments de la mémoire collective pour nourrir leurs œuvres. Dans le champ des arts plastiques et du spectacle vivant, quelles formes prennent ces projets artistiques qui travaillent le passé et sont travaillés par lui ? Comment certains artistes parviennent-ils à répondre à la demande de commémoration par des œuvres questionnant, de manière parfois provocante ou troublante, le lien entre passé et présent ? Comment contribuent-ils à l’invention d’une mémoire vive ?

Avec Chantal Lamarre, directrice de Culture Commune, scène nationale du bassin minier du Pas-de-Calais ; Sandrine Leblond, compagnie Hendrick Van Der Zee, directeur artistique Guy Alloucherie ; Emmanuel Wallon, professeur de sociologie politique à l'Université Paris X-Nanterre ; Stephen Wright, critique, chercheur en résidence à l'Institut National d'Histoire de l'Art.

Rencontre préparée par Dehlia Aouli, Kate Merrill, Caroline Moye, étudiantes au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 23 mars 2007, de 19h à 21h

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Informations sur Base 11/19, spectacle de Guy Alloucherie / Cie HVDZ évoqué pendant la rencontre-débat.


10. Comment les artistes réinventent la fête ?

Des fêtes traditionnelles (Fallas de Valence, carnaval de Dunkerque...) aux nouvelles fêtes de villes (Jours de Fête à Calais, Cité rêvée à Montbéliard, Bal blanc de Lille 2004, grande parade de Lille 3000...), des free parties aux flash mobs, les formes, fonctions et significations de la fête contemporaine sont multiples. Quel rôle y jouent les artistes ? Dans un contexte d’hyperfestivité postmoderne et de marchandisation croissante, comment contribuent-ils à réinventer la fête ? Qu’elle soit d’initiative civile ou née d’une commande politique, la fête urbaine réussie résulte d’un déséquilibre alchimique que nous tenterons d’élucider en présence d’inventeurs et d’observateurs de fêtes.

Avec Jean Blaise, directeur du Lieu Unique, scène nationale de Nantes, directeur artistique de Nuit Blanche à Paris en 2002 et 2005 ; Jean-Raymond Jacob, co-directeur artistique, auteur et metteur en scène de la compagnie Oposito, directeur artistique de Cité rêvée à Montbéliard en 2003 et 2005 ; Jacques Livchine, « metteur en songe », co-directeur du Théâtre de l’Unité, créateur notamment du Réveillon des Boulons à Montbéliard ; Marc Ménis, chef de projet des fêtes pour Lille 2004 et Lille 3000.

Rencontre préparée par Antoine Cochain, Julie Le Guillanton et Caroline Marchal, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 30 mars 2007, de 19h à 21h

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Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à Paris I, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Ce cycle de rencontres-débats est organisé en partenariat avec HorsLesMurs et avec le soutien du Ministère de la Culture et de la Communication, dans le cadre du Temps des Arts de la Rue.
           


Pour être tenu informé, inscrivez-vous à la newsletter du site (en haut à droite). Lire également dans le numéro 3 de Stradda, paru en janvier 2007, l'article intitulé Les arts publics entrent à la Sorbonne, consacré au Master Projets Culturels dans l'Espace Public.


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Published by Pascal Le Brun-Cordier - dans Actualité du Master
18 décembre 2006 1 18 /12 /décembre /2006 16:37

Les 16 et 17 décembre 2006, 36 heures d’immersion au cœur d’un événement-saison atypique, « Lille 3000 », pour :
>découvrir des expositions, œuvres dans la ville, installations, spectacles, et des lieux...
>rencontrer plusieurs responsables du projet : coordination générale, programmation, production, technique
>comprendre les logiques (politique, artistique, culturelle, urbaine, économique...) qui ont présidé à la conception et à la mise en œuvre du projet
>engager une analyse critique du « système Lille 3000 »


Journée du samedi
16 décembre 2006


10h > dans les bureaux de Lille 3000, présentation de Lille 3000, par Charlotte Morel, diplômée du Master en 2006, actuellement salariée de l’association Lille 2006-2008 (qui met en œuvre Lille 3000), en tant qu’assistante chargée de production exposition, dans l’équipe de Caroline Naphégyi. Elle a travaillé sur les expos Bombay Maximum City, Troisième Œil, et sur les expositions dans l’espace public. Le site de Lille 3000. Film sur l'ouverture de Lille 3000.

De 10h45 à 13h00 > parcours dans la ville, découverte des œuvres exposées notamment dans l’espace public.

GOD HUNGRY, de Subodh Gupta, à l’église Sainte-Marie-Madeleine.

« Âge : 42 ans. Vit à Delhi. Particularité : travaille notam- ment avec des ustensiles de cuisine... Cet artiste contempo- rain assemble des matières et objets divers pour bousculer les modes de pensée. Son travail reflète son propre trajet, de la province à Delhi, et se fonde sur les contrastes entre la situation culturelle des régions rurales de l’Inde, aux prises avec la logique effrénée des phénomènes de globalisation. » S. Gupta sur le site de la galerie In Situ. Film.


HALF WIDOWS, de Shilpa Gupta, salle du conclave, Palais Rihour.
« La salle du Conclave est transformée par l’une des artistes contemporaines les plus prisées hors des frontières indiennes. A travers des projections et objets ramenés d’Inde, Shilpa Gupta met en scène la problématique des conflits frontaliers entre l’Inde et le Pakistan qui empruntent, le temps de guerres terribles, les maris des femmes indiennes, les demies veuves. » Film.

HOLOGRAMMES, de Mira Nair, rue du Sec Arembault.

« Mira Nair, la réalisatrice de Salaam Bombay et du Mariage des Moussons, a utilisé la technique des panneaux lenticulaires du studio d’architectes nord-américains, Diller & Scofidio, pour créer des illusions dans la ville. »
Partenariat avec la société JC Decaux.

Images animées sur le site de Laetitia Parent.

Autres images.


LA RAMBLA DES ELEPHANTS
, de Nitin Chamdrakant Desai, rue Faidherbe.


« Nitin Chamdrakant Desai, l’un des plus grands décorateurs de Bollywood, a imaginé une avenue de douze éléphants de huit mètres de haut et de chandeliers surdimensionnés. La gare Lille Flandres est également transformée en palais indien ; Sa façade est illuminée comme au palais de Mysore, son intérieur est habité par des « babys » éléphants nomade. » Film.




De 13h à 14h30 > déjeuner au Tri Postal, Restaurant Les Indes.

Echanges avec Emmanuel Vinchon, sherpa & conseiller artistique de Lille 3000, chargé de la programmation musiques et littérature, de la coordination des projets participatifs.

De 15h à 16h30 > Découverte de la Maison Folie de Moulins. Visite de l’exposition MODERNITES RECYCLEES.
« Aujourd’hui, l’Inde est gagnée par le développement des nouvelles technologies. Le succès des élites, la présence de firmes multinationales d’origine indienne dans le monde montrent l’évolution de ce pays. Au-delà, une autre modernité voit le jour : celle des économies parrallèles, entre légalité, illégalité, recyclage, échanges, partage, opensource (Linux), blogs… A travers des installations, expositions, performances artistiques et un restaurant multimédia & design, Les modernités recyclées évoque la technologie et son impact dans notre société, ainsi que les enjeux de la globalisation et des mondes futurs. »

À 16h30 > Découverte des œuvres, notamment de Subodh Gupta (photo), installées dans le parc Jean-Baptiste Lebas.

De 17h à 19h > au Tri Postal, visite des expositions...

BOMBAY, MAXIMUM CITY
« Avec ses dix-huit millions d’habitants, Bombay est le centre économique de l’Inde ; pourtant elle est constituée du plus grand bidonville d’Asie. Mégapole paradoxale et intense. Bombay, Maximum City, l’exposition, ou comment ressentir la ville, l’appréhender par expériences croisées d’artistes, d’architectes, d’économistes, de bombayites. Photographes, tels Ketaki Sheth, Raghubir Singh et Rajesh Vora, artistes indiens et internationaux – Subodh Gupta, Anita Dube, Jitish Kallat, Nalini Malani, Julian Rosefeldt, Mathias Delplanque, Shilpa Gupta, Hema Upadhyay, Sebastiao Salgado, Patrick Tuttofuoco, Shilpa Chavan - donnent à comprendre Bombay, et nous livrent autant de traces sensibles de la mégapole. La réalisatrice Mira Nair, l’industriel Ratan Tata, l’écrivain Suketu Mehta et l’actrice Aishwarya Rai en proposent également une interprétation.

Le titre de l’exposition est emprunté au best-seller du journaliste Suketu Mehta, dont la traduction française a été éditée à l’occasion de l’ouverture de Bombaysers de Lille (Éd. Buchet-Chastel). Ancré dans la réalité de la ville, il y décrit différentes figures de Bombay, dont certaines se retrouveront dans l’exposition. Sons et images pour une appréhension sensible de la ville, de son architecture et de sa réalité physique. Parallèlement, la vue des bidonvilles, des installations éphémères et informelles des vendeurs de rue, des festivals, en offrent un paysage organique et temporaire, en permanente métamorphose.

Les paradoxes de la ville sont analysés à travers des systèmes spécifiques à Bombay, dont les dabbawallahs (livreurs de nourriture) sont un bon exemple : une organisation complexe et efficace de livraison de repas chauds récoltés à domicile et livrés aux quatre coins de la ville à l’heure du déjeuner. Ils témoignent d’une ingéniosité adaptée à une ville tentaculaire qui sait répondre aux besoins quotidiens de ses habitants.

La scénographie réalisée par le designer indien Satyendra Pakhalé restitue la complexité de Bombay et met le visiteur en situation de la vivre physiquement. »

Co-commissaires : Caroline Naphegyi et Rahul Mehrotra. Scénographe: Satyendra Pakhal, cultural nomad-designer

Images de l'exposition. Film 1. Film 2.

EXPOSITION LE TROISIEME ŒIL
« L’Inde spirituelle, pays aux croyance multiples, terre chargée d’histoire, est devenue un lieu incontournable pour la médiation. Reconstitution à Lille d’un continent à part, hors norme, où astrologie, mythes, rituels, mariages arrangés (« love mariage ») et musique sont omniprésents. Le Troisième œil présente une double vision de cette Inde mystique à travers l’interprétation d’artistes indiens ou occidentaux passionnés par cette dimension sacrée de l’Inde : vidéo, arts plastiques, musiques, mode, cinéma… » Film.

LA FABRIQUE, TANIA MOURAUD. INSTALLATION VIDEO
« Tania Mouraud présente une installation multimédia créée à la suite de son reportage réalisé au sud de l’Inde, dans le village de Trivandrum. Les visages de 150 ouvriers et ouvrières sur une multitude de moniteurs dans le son assourdissant des métiers à tisser fixent le visiteur en accomplissant un travail mécanique. Les corps disloqués de ces travailleurs sont le moteur d’une étrange fabrique… » Film.

20h30 > Spectacles, notamment ENTRE CIEL ET TERRE, spectacle chorégraphique de Rukmini CHATERJEE, à la Maison Folie de Wazemmes.

À partir de 23h30 > Nuit électro du Tri Postal : Siestes Célestes - Pushkar Temple Drums, Riyaz Master Project, DJ 101.


Journée du dimanche
17 décembre 2006


À 10h30 > Maison Folie de Wazemmes

> en sortant de la station de métro Gambetta...

LES PEINTRES AFFICHISTES DE BOMBAY Limona Studio
DANS LES DIX QUARTIERS DE LILLE, À HELLEMMES ET LOMME

« Douze portraits personnalisés : quarante habitants choisis par les lillois pour les représenter, quartier par quartier, pris en photo par Anna Solé, peints par les affichistes de Bombay. Une projection de couleurs à la mode Bollywood, sur des panneaux publicitaires disposés dans la ville. »







RICH MIX - Brick Lane, quartier indo-londonien
« Brick Lane : quartier londonien symbole de la diaspora indienne, mélange de communautés venant à la fois d’Inde, du Bangladesh et du Pakistan. L’ambiance de ce quartier est recréée, offrant ainsi une expérience visuelle, auditive, olfactive, gustative et tactile propre à Brick Lane. Rich Mix, label bangladeshi de Londres, présente la mixité des esthétiques et des cultures de ce quartier londonien, riche d’une activité culturelle qui associe artistes, créateurs media, galeries (de la Whitecube à la White Chapel), marchands de bagels et boutiques vintage, marché du dimanche, clubs et restaurants indiens. » Site de Rich Mix.

À 11h30 > présentation de la maison Folie de Wazemmes, et visite du site
Avec Laurent Tricart, chargé de la communication, maison Folie de Wazemmes

Après-midi : à Lille, exposition au Palais des Beaux-arts... ; à Roubaix, la Piscine, La Condition Publique...


Comme Lille 2004, Lille 3000 est tout à la fois une saison artistique, un
projet culturel, un objet de marketing territorial, un dispositif touristique, un événementiel animatoire... Qui ne fait pas l'unanimité : dans une rue de Wazemmes, près de la maison Folie, une affiche dénonce "l'opération" (photo).








Lille 3000 :
une revue de presse

« Dans la métropole nordiste, les manifestations qui vont durer trois mois, autour de l’Inde et de Bombay, révèlent le monde d’aujourd’hui dans toutes ses violences et ses contradictions.

(...)
Comme on discutait à Byzance du sexe des anges quand les Turcs étaient aux portes de ce qui restait de l’empire romain d’Orient, discutera-t-on à Lille du sexe des éléphants ? Artiste indien, Nitin Desai, qui a installé rue Faidherbe, rebaptisée « Rambla » en souvenir des liens historiques avec l’Espagne de la capitale du Nord, douze éléphants de huit mètres de haut et dix chandeliers géants, a laissé la question en suspens. Ses éléphants n’ont pas de sexe, comme les baigneurs de jadis. Faut-il en conclure qu’il y aurait, après le très grand succès de Lille 2004, une version lisse de Lille 3000 ? Ce serait trahir une opération étalée sur trois mois, jusqu’au 14 janvier, avec au total 340 manifestations dans les domaines les plus divers autour de l’inde contemporaine et plus particulièrement de Bombay. Théâtre, littérature, cinéma, musique, expos, sports, danse, balades de 24 heures dans la ville de midi à minuit. Des centaines de milliers de personnes avaient participé à Lille 2004. Lille 3000 avec « Bombaysers » en attend tout autant, sinon plus, avant de s’ouvrir dans les deux années qui vont venir à la Finlande, puis à l’Europe orientale.

Bombay. Officiellement 12 millions d’habitants mais sans doute 18 millions, 23 millions en 2010 car il est impossible de compter les millions de pauvres qui s’entassent dans les slums, les taudis à étages, de bric et de broc, de tôles et de planches de la Reay Road dans la promiscuité des rats, la puanteur des caniveaux, le vacarme des camions... Bombay, ville monstrueuse de misère mais qui représente 14 % du capital productif de toute l’Inde pour moins de 2 % de son milliard d’habitants. 25 % des impôts fédéraux sur le revenu. Chimie, pétrochimie, automobile, électronique... Immenses richesses, multinationales omniprésentes et toute-puissance du rêve. Bollywood, première industrie cinématographique du monde, des milliers de films, quatre milliards d’entrées par an et des romances toujours recommencées...

Dans la rue du Sec-Arambaut, sur dix panneaux Decaux, la cinéaste Mira Nair joue avec des images holographiques, avec les métamorphoses qui sont les ruses des dieux et l’espoir peut-être des hommes dans la grande roue du temps. Les personnages que l’on voit sur les panneaux changent d’apparence, d’attitude dès que l’on se déplace. Où est la vérité de l’autre ? Qui peut dire la réalité mouvante de l’Inde d’aujourd’hui, immense pauvreté et puissance mondiale dans le tsunami de la mondialisation, ce même tsunami qu’évoque en l’église Sainte-Marie-Madeleine l’artiste indien Subodh Gupta avec son installation « Hungry God » (Dieu affamé), en dressant trois énormes cascades d’ustensiles de cuisine chromés, trois dégueuloirs charriant les repères du quotidien comme la hantise de la nourriture.

Tania Mouraud est française mais séjourne régulièrement au Kerala. Née en 1942, c’est une artiste confirmée de la scène contemporaine maniant aussi bien les graphismes minimalistes que la vidéo, recyclant les acquis de lde l’art dans la modernité. Avec son installation vidéo « la Fabrique », au Tri postal, vaste lieu jouxtant la gare de Lille Flandres et devenu un pôle d’expositions, elle donne à voir, dans un bruit assourdissant et sur une trentaine de téléviseurs et quatre ou cinq écrans muraux les visages de cent cinquante ouvriers et ouvrières, vieillards, enfants, comme enchaînés à leurs métiers à tisser, effectuant sans trêve les mêmes gestes à une cadence folle. En Inde sans doute, comme dans nombre de régions du monde, il n’est pas besoin de chercher l’enfer. L’oeuvre de Tania Mouraud est l’envers des éléphants. Témoignage, dénonciation, coup de poing. Mais les artistes contemporains indiens non plus ne cèlent rien et ne confondent pas l’art et le joli ou la décoration. Hema Upadhyay avec Dream a Wish, Wish a Dream (Rêver un désir, désirer un rêve), a construit en tôle, en résine, en boîtes de conserve un très vaste bidonville sur plusieurs mètres carrés. L’oeuvre est saisissante par ce qu’elle dit du chaos et de l’immense misère de Bombay. Les enfants ne s’y trompent pas qui visitent en groupes les expos du Tri postal. Ou encore, comme le dit un vigile en nouant la conversation, l’art contemporain frappe très fort quand il ne fuit pas la réalité. Manière de dire, comme Delacroix, que le réel est le recours de l’art quand il s’est enfermé dans le maniérisme.

C’est vrai pour Navjot Altaf quand il évoque avec des centaines de petits rubans de papier les tragiques émeutes raciales de Bombay, qui firent début 93 plus de 2 000 morts. Shilpa Gupta après ces émeutes a rempli et expose des centaines de flacons de sang avec des étiquettes dans toutes les langues. Bon sang, mais c’est bien sûr. La partie intitulée « Bombay Maximum City » au Tri postal, est un choc et bien un choc du réel. Les artistes contemporains indiens qui arrivent sur la scène internationale ne viennent pas y faire de la figuration. »

Extraits de l’article de Maurice Ulrich,
paru dans Le Monde le 14 novembre 2006



« Au Tri postal, " Bombay Maximum City " joue l'encombrement et le choc. (...) Un bombardement d'objets, de photos, de films, de mots, de chiffres et de bruits. De nombreuses oeuvres sont des commandes. Aux artistes, il a été demandé d'être des chroniqueurs, des sociologues, des guides. Ils se sont acquittés de leur mission avec sérieux : l'immense maquette de bidonville d'Hema Upadhyay et sa collection d'articles made in China, les installations d'ustensiles de cuisine de Subodh Gupta, les photos de Raghubir Singh, Jitish Kallat ou Ketaki Sheth ont des vertus documentaires. Un réalisme teinté de pop s'impose, accentué jusqu'au kitsch par les affiches et les séquences empruntées à Bollywood, baisers langoureux et mythes hindous tournés en costumes d'époque.

Les pièces les plus captivantes sont celles qui traitent des fanatismes religieux et de l'ultranationalisme : vidéos de Valay Shende et d'Anand Patwardhan, installations de Navjot Altaf et de Shilpa Gupta. Afin de mesurer la gravité de la situation auxquelles elles font référence, la lecture du catalogue est grandement conseillée. »

Extrait de l’article de Philippe Dagen,
paru dans Le Monde, le 26 novembre 2006

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25 octobre 2006 3 25 /10 /octobre /2006 16:51

Les esthétiques des arts de la rue

Généalogie, formes, valeurs et significations

Séminaire restreint


Dans le cadre de la recherche sur les « Esthétiques des arts de la rue », menée par le réseau Arts de Ville (CNRS - UMR 5600) pour le compte du ministère de la Culture et de la Communication (DMDTS), un séminaire contributif restreint rassemblant les chercheurs impliqués dans cet ensemble d’études et les étudiants du Master Projets Culturels dans l'Espace Public se tiendra à la Sorbonne, les 30 et 31 octobre 2006.

Le séminaire recouvre un triple objectif :

-faire le point collectivement de l’avancée de la recherche,

-croiser les approches des chercheurs pour explorer les articulations entre les trois axes de la recherche (généalogie, formes, valeurs et significations),

-réfléchir aux objectifs de valorisation de la recherche et aux évolutions du réseau pour l’année 2007.

Le séminaire, en dehors des chercheurs du réseau, est ouvert à quelques « observateurs » en nombre limité ainsi qu’aux étudiants de la promotion 2006-2007 du Master 2 professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public.

Le séminaire est co-organisé par le Master 2 professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public. Cette organisation comprend notamment le recueil de l’ensemble des débats et leur synthèse qui permettra d’alimenter les travaux de l’équipe des chercheurs. Les étudiants associés participeront aux débats, notamment le deuxième jour.

Programme du séminaire :

Lundi 30 octobre
« Etat de la recherche – contributions des chercheurs »

10 h                   Accueil des participants

10 h 30 – 11 h     Présentation des journées
Philippe Chaudoir
Pascal Le Brun-Cordier
Isabelle Faure

11 h – 12 h 45    Thème 1 : Généalogie de l’intervention artistique et culturelle en espace public
Philippe Chaudoir
Serge Chaumier
Giada Petrone
Frédéric Lamantia
Michel Crespin
Sylvie Clidière
Bruno Suner
 
12 h 45 – 14 h 00 Pause repas

14 h – 15 h 30     Thème 2 : Formes et dispositifs

Introduction Isabelle Faure
Serge Chaumier
Anne Gonon
Marcel Freydefont
Catherine Aventin
Philippe Chaudoir

15 h 30 – 16 h      Pause

16 h – 17 h 45      Thème 3 : Sens, identités, représentations, valeurs

Introduction Isabelle Faure
Bernard Lamizet
Marie-Hélène Poggi
Jean-Michel Rampon – Violaine Lemaitre
Emmanuel Wallon
Michel Rautenberg
Bernard Bensoussan

17 h 45 – 18 h       Conclusion de la journée – Première synthèse
Philippe Chaudoir


Mardi 31 octobre
« Journée-débat : Articulations et perspectives »

9 h – 10 h 30       Les pistes pour une articulation

                          Débat et propositions

10 h 30 – 11 h     Pause

11 h – 12 h 30     Modalités opératoires pour un croisement des axes de la recherche

                          Questionnements des étudiants du Master Projets Culturels dans l'Espace Public

12 h 30 – 14 h    Pause repas

14 – 15 h 15        Les suites concrètes de la recherche

Introduction Isabelle Faure

15 h 15 – 15 h 30 Pause

15 h 30 – 16 h 45 Perspectives 2007 pour le réseau

16 h 45 – 17 h     Conclusion des journées


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Published by Pascal Le Brun-Cordier - dans Actualité du Master
9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 19:44
Du lundi 2 octobre au samedi 7 octobre 2006, rentrée de la deuxième promotion du Master. Une semaine d'ouverture qui a plongé les étudiants dans le vif du sujet, au fil de nombreuses rencontres avec des artistes et des professionnels de la conception/production de projets culturels dans l'espace public.

Lundi 2 octobre. Journée à HorsLesMurs. Rencontre et échanges avec l'équipe du centre national de ressources pour les arts de la rue et les arts de la piste : Stéphane Simonin, directeur ; Jean Digne, président ; Patricia Demé, adjointe du directeur.

Présentation du secteur des arts de l'espace public, présentation du centre de ressources, échanges autour de divers projets, présentation de Stradda, et des publications de HorsLesMurs...

Mardi 3 octobre. Après-midi dans les locaux  d'Arcadi, établissement public de coopération culturelle pour les arts de la scène et de l'image créé par la région Ile-de-France et l'État. Rencontre avec Jean-Claude Pompougnac, directeur d'Arcadi, échanges sur le statut d'EPCC, les missions d'Arcadi et la situation des politiques culturelles ; rencontre avec Françoise Billot, directrice du service relais information et conseil, qui nous a présenté l'étude sur les compagnies de théâtre en Ile-de-France réalisée par Opale de septembre à décembre 2005 ; puis, rencontre avec Gilles Alvarez, directeur du service multimédia, qui nous a brossé un panorama des pratiques artistiques multimédia, on line et off line, en lien avec l'espace public.

Mardi soir, rendez-vous à Bagnolet, dans un gymnase, pour découvrir le Championnat du Monde de n'importe quoi, spectacle de la compagnie des 26 000 couverts. "Des épreuves, arbitrées par un jury et un système de points assez obscurs, qui vont du roulidindin au lancer de sapins de Noël en passant par la descente en Kayak sur mobilier, la natation synchronisée sans eau, le concours de « oh non » ou le gymkhana de flûtes à bec. Sur la ligne d'arrivée, une performance théâtrale qui érige l'absurde, le non-sens et le chaos en champions plausibles." Un univers burlesque, quelque part entre les Monty Python et Jacques Tati...

Mercredi 4 octobre à 10h30 : rencontre devant le centre Georges Pompidou avec Olivier Darné et ses abeilles. Dans le container installé par l'artiste "graphiculteur" sur la piazza, au côté des milliers d'abeilles qui entrent et sortent de la ruche hébergée dans le container, nous avons engagé une discussion avec lui, sur son projet Zones sensibles / pollinisation de la ville. Une autre manière de voir et vivre le territoire urbain, une réflexion vivante et stimulante sur et dans l'espace public, qui associe plasticiens, architectes, chercheurs, travailleurs sociaux, botanistes, éthologues, sociologues, cuisiniers, apiculteurs, écrivains... Pour en savoir plus, aller butiner ici ou . Déjà l'an dernier, plusieurs étudiants du Master ont travaillé aux côtés d'Olivier Darné ; cette collaboration se poursuivra cette année.
Mercredi après-midi, rendez-vous sur le site de la BNF... Rencontre avec Baptiste Monsaingeon, chargé de la médiation de la Nuit Blanche 2006 pour APC, Art Public Contemporain, producteur de l'événement. L'installation de Thierry Dreyfus, constituée notamment d'une échelle suspendue dans le vide entre les quatre tours de la BNF, venait d'être installée. "Jouant sur l?espace et les volumes de lumière, il trace des lignes de fuite lumineuses qui sont autant de géométries imaginaires." Présentation de ce projet, sous l'angle artistique et sous l'angle technique/production ; échanges et réflexions sur la médiation des projets dans le cadre de Nuit Blanche. Plusieurs étudiants du Master étaient d'ailleurs médiateurs pendant la Nuit Blanche.

Jeudi 5 octobre : rencontre avec à Confluences, Maison des Arts Urbains, avec son directeur, Frédéric Hocquard, qui est aussi président de Actes If, réseau solidaire de dix neuf lieux "intermédiaires" en Ile-de-France. Echanges nourris sur le projet porté par Confluences et sur les missions du réseau Actes If. Rencontre également avec Philippe Niorthe, plasticien, membre du Collectif 12 / Friche A Malraux de Mantes-la-Jolie. En soirée, spectacle : Le Frigo de Copi, mise en scène par Vincent Poirier, avec Carles Romero-Vidal.

Vendredi, journée à La Villette, en compagnie de plusieurs représentants de l'EPPGHV, établissement public du parc et de la grande halle de La Villette : Mehdi Idir, coordinateur du programme résidences d'artistes et Jasmine Francq, qui nous a présenté le projet imaginé et mis en œuvre par Bernard Tschumi, resitué dans le contexte historique et culturel des parcs et jardins. Cette présentation a été suivie d'un parcours dans le parc (photo : en lisière de la bambouseraie, une installation de Daniel Buren). En soirée : Les Marchands, spectacle écrit et mis en scène par Joël Pommerat, au théâtre Paris-Villette.

Et samedi 7 octobre, une longue Nuit Blanche, en spectateur, pour certains étudiants, en médiateur pour d'autres... Plusieurs articles sur la Nuit Blanche 2006 seront d'ailleurs prochainement en ligne.








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Published by masterpcep - dans Actualité du Master
9 octobre 2006 1 09 /10 /octobre /2006 14:42
Musiques de rues à Besançon.
Nouveau territoire des arts sonores
Du 5 au 8 octobre 2006

Du son plein les oreilles pendant trois jours et en plein air
   
Besançon est devenue pour quelques jours, le nouveau territoire pour les arts sonores. Si Belfort accueille depuis presque vingt ans les Eurockéennes, Besançon, en tant que capitale régionale se devait d’avoir également son rendez-vous culturel annuel ! Ce sera le festival Musiques de Rues. Après plusieurs réalisations de manifestations culturelles de la part de la municipalité en octobre de ces trois dernières années, la mairie de Besançon a choisi le projet de Pascal Esseau et de François-Xavier Ruan, tous les deux nantais et directeurs de l'équipe Musiques de rues. Un appel d'offre a été lancé en 2004 par la municipalité : huit projets ont été pré-sélectionnés. Plutôt que de s'investir sur le terrain du théâtre de rue, la municipalité a souhaité voir se développer le projet autour des musiques de rues.

Les musiques de rues

L'ambition du festival est claire aux dires de Pascal Esseau et François-Xavier Ruan : « Faire découvrir la musique au sens large et une nouvelle façon de découvrir la musique ». Les musiques de rues sont, selon eux, toutes les musiques : quelle musique ne pourrait-on pas faire dans la rue ? Aucune. Par ailleurs, la musique de rue ne se restreint pas seulement à la fanfare telle qu’on l’entend traditionnellement. Et c’est ce que les concepteurs ont montré lors de ce festival. En effet, les bruits et les sons de l’espace urbain font aussi partie des musiques de rues. Ainsi, avec Musiques de rues se dégage une proposition de festival singulier, pluriel, riche de sa proposition thématique et ouvert à tous car en plein air, à ciel ouvert.

Musiques de rues, c’est aussi une réflexion qui s’est élaborée sur la ville en tant que territoire : « Est-ce la ville qui choisit son festival ou le festival qui choisit sa ville ? ». Pour l’équipe de Musiques de rues, le premier travail a été de « vivre la ville » en cheminant sur les places, ruelles, trottoirs, cours et arrière-cours... Musiques de rues est l’aboutissement d’un questionnement sur l’identité, l’urbanité, le rapport entre art, culture, populations et territoires.

La programmation     

La programmation du festival se décompose en cinq sections comme nous pouvions le découvrir dans la plaquette de présentation du festival :
-Les créations 2006
-Les nouvelles fanfares
-Les rues du monde
-Les performances, machineries et installations sonores
-Les petites formes instrumentales

Pour les créations 2006, on retiendra Xem Nun, résultat d’une résidence de Camel Zekri et des trompes Ongo Brotto de Bambari (Centrafique) ainsi que Le pendule (spectacle en salle) de Jéranium et Man’hu, Collectif Métalu / A Chahuter.

Les nouvelles fanfares s’inspirent de cultures disparates mêlant la musique populaire à l’écriture du jazz et plus largement à toutes les musiques contemporaines et actuelles : Musicabrass ; Quelques fiers mongols : Led Zeppelin en fanfare ; Fanfarnaüm et Le Fanfare Ballet, Association K et Cie Watt pour les nouvelles fanfares à mon avis les plus originales.

Les rues du monde regroupent les fanfares qui évoluent dans une autre géographie en se frottant à d’autres traditions, contextes et dimensions. On citera notamment Le Jaïpur Kawa Brass band du Rajasthan, le Bollywood Brass Band de Grande-Bretagne / Pakistan et Hot 8 Brass band de la Nouvelle Orléans, USA.

Les performances, machineries et installations sonores sont l’illustration de la recherche qu’a conduite Musiques de rues sur les formes contemporaines et inventives des machineries musicales. Ces installations sonores mêlent arts plastiques, scénographie, musique et nouvelle lutherie. De l’état des lieux des « bricophonistes », on retiendra l’exposition de Frederic Le Junter et la Symphonie mécanique de François Delarozière.

Pour les petites formes instrumentales, Michel Doneda propose un parcours insolite à plusieurs petits groupes de spectateurs, sous terre, aux pieds des remparts de la Citadelle, une traversée mystérieuse et aquatique.

Dans un autre genre, Riton la manivelle incarne le chanteur de rue accompagné de son orgue pneumatique, replongeant le spectateur dans la tradition de la chanson populaire de rue. Bouts de phrases, tranches de vies : la chanson populaire tente de renvoyer le spectateur à ses souvenirs.

L’équipe de Musiques de rues a également mené des actions culturelles dans l’année qui a précédé le festival. Plutôt que de s’attacher aux genres et aux esthétiques, l’équipe de ce nouveau festival souhaite surtout s’attacher à la manière de transmettre.

Ce Festival est co-organisé par la ville de Besançon, le Grand Besançon, Le Casino Barrière avec le soutien de la Région Franche-Comté, le Conseil général du Doubs, le groupe Kéolis, le réseau Ginko du Grand Besançon, la Caisse des dépôts et la DRAC de Franche-Comté. Le budget de cette première édition s’élève à 900 000 euros.

Le Festival Musiques de rues, c’est le premier festival de musiques de rues en France ; 48 compagnies invitées, soit 612 musiciens dans 31 lieux sur la ville de Besançon ; 103 spectacles organisés ; 3144 heures de bénévolat...

Analyse personnelle

J’ai vécu ce festival selon deux angles d’approche : d’une part, en tant que bénévole, et pour le reste du temps en tant que spectatrice.

Ma mission de bénévole consistait dans l’accueil et la médiation auprès du public pour des renseignements pratiques sur le déroulement et la programmation du festival. Cette expérience m’a permis de me rendre compte du public présent sur Musiques de rues. Celui-ci s’est révélé très diversifié : tous les âges, aussi bien des hommes que des femmes
et de tous les milieux sociaux. J’ai également remarqué une présence importante du public de famille. En fait, il m’a semblé que les publics de Musiques de rues n’étaient pas très différents de ceux que l’on peut croiser dans les festivals d’art de rue. Pour les quelques spectacles en jauge limitée (gratuits mais pour lesquels il fallait réserver), j’ai noté que le public était plus représentatif d’un public habitué à fréquenter les salles de spectacles ou encore les festivals. En effet, le nombre de places étant limité pour ces spectacles, cela nécessitait de réserver environ trois semaines avant le commencement du festival. Les spectateurs qui ont assisté à ces représentations sont par conséquent des personnes qui ont consulté le programme dès qu’il a été diffusé et qui se sont intéressées rapidement à la programmation du festival, qui ont opéré des choix parmi les différentes propositions : ce sont donc, que les personnes qui sont venues le dernier jour du festival pour la grande parade.

Ma participation en tant que bénévole m’a également permis d’être en relation avec des artistes, et notamment avec la Compagnie Musicabrass.

D’un point de vue général et par rapport à cette mission, j’ai trouvé l’organisation plutôt bonne sauf quand les bénévoles se désengagent au dernier moment !

Ayant participé à ce festival surtout en tant que bénévole « Accueil public », je n’ai pas pu voir autant de « spectacles-concerts-déambulations-installations » que je le souhaitais. Néanmoins, je pense avoir pu assister à un panel varié de propositions musicales et artistiques. J’ai apprécié la qualité de cette programmation dans le cadre de cette première édition de Musiques de rues. La qualité de cette programmation tient aussi au fait de sa diversité comme je l’ai détaillé précédemment. La rencontre entre musique classique, musique contemporaine et les sons des machines de François Delarozière et plus généralement la réappropriation des musiques actuelles dans la forme populaire de la « fanfare » m’ont fait prendre conscience de dimensions, de cheminements différents que la musique peut prendre et auxquels notre oreille n’est pas forcément habituée pour des mélanges sonores singuliers.

J’ai aimé également ce festival car certaines des compagnies (et deux en particulier) se sont vraiment adaptées aux endroits, places, ruelles, trottoirs, escaliers, arrière-cours. A la musique s’est greffé un jeu chorégraphique, théâtral avec le territoire, l’espace de la ville, de la rue. Ce jeu avec l’espace urbain a intégré les spectateurs en tant qu’éléments de ce
jeu urbain ; c’est en cela qu’intervient à mon avis la dimension participative de cet événement. Une relation de proximité a pu se tisser entre les artistes et le public les jours où ce dernier était le moins affluent. Ce processus participatif a été aussi à l’œuvre dans la constitution de la Fanfare de la touffe ; fanfare à laquelle tout le monde peut participer : « de la vraie non-musique faite par de véritables non-musiciens » ! Pascal Esseau et F-X Ruan ont insisté, dans plusieurs de leurs interviews, sur cette dimension de participation de la population au festival : ils souhaitent aller encore plus loin dès l’année prochaine pour impliquer les habitants à cet événement. Le festival n’en est encore qu’à ses débuts, mais en tant que bénévole, j’ai pu ressentir aussi l’atmosphère différente qu’a pu prendre la ville pendant ces trois jours : comme un temps d’arrêt où l’on vit la ville différemment.

Les limites : un festival à ses débuts

Accompagner la population dans son appropriation du festival
Clarifier le positionnement de la municipalité

J’ai trouvé que la population bisontine a été trop peu participative et réactive par rapport à ce nouveau festival. Nous en sommes certes qu’à la première édition mais les échos de plaintes de certains riverains du centre ville concernant des troubles sonores m’ont profondément énervée ! Que souhaite les bisontins ? Que leur centre ville meurt (comme c’est déjà le cas selon les commerçants du centre) ? Que le centre ville soit un espace réservé ? Autant dire que pour certains ce festival de musiques de rues est malvenu : même si les concerts en plein air se terminaient à des heures plus que raisonnables. En fait, il me semble que les habitants veulent bien d’une animation mais qui ne les dérange pas dans leurs habitudes. Et bien c’est justement le contraire qui semble intéressant : la perturbation ! Et en plus quand elle est de qualité, il n’y a vraiment pas de quoi se plaindre ! Heureusement, tous les spectateurs que j’ai rencontrés ne sont pas tous de cet avis. Ils ont aussi été nombreux à nous faire part de leur satisfaction dans les points accueil.

Néanmoins cette réception plutôt mitigée du festival pose la question de l’implication de la population en amont. Je pense qu’il serait bon (mais Pascal Esseau et F-X Ruan en sont conscients, et c’est au programme de la prochaine édition) de réaliser plus d’actions de sensibilisation, de médiation en amont du festival avec le tissu associatif de Besançon, les Maisons de quartiers, les écoles, collèges, lycées, universités. Je pense qu’il serait bon aussi d’élargir le territoire de jeu du festival à des quartiers moins « brillants » que le centre ville, pour mobiliser la totalité de la population et donner à ces quartiers plus sensibles une image différente et l’opportunité aux populations de ces quartiers de faire aussi « partie du jeu urbain » le temps du festival. J’ai regretté par contre que l’ambiance soit parfois d’un calme incroyable : à croire qu’il n’y avait pas de festival de musiques de rues dans cette ville ?! En effet, une fois que l’on quittait une déambulation, il y avait un vide. Deux rues plus loin, on n’était déjà très loin, plus rien, plus de sons, plus de musiques, sensation étrange du vide. Cette sensation m’a un peu dérangée : c’est comme si une fois les artistes et l’espace de jeu quittés, il n’y avait plus rien. Cela est à mon avis dû au côté « programmé » des spectacles-concerts à des horaires et lieux précis. Ce processus rompt avec la spontanéité du jeu des artistes et on aimerait que ce soit partout : se faire davantage surprendre au détour d’une rue qui ne serait plus exactement le centre. Le fait que tout soit programmé, et joué dans les rues principales du centre ville, casse l’effet de surprise que permettent des actions moins prévues voire improvisées.

Je voudrais revenir sur le positionnement de la municipalité dans l’organisation de ce festival. Apparemment, la mairie de Besançon, pour satisfaire l’ensemble de la population, ne souhaitait pas que des scènes ouvertes aient lieu tard le soir (après minuit). En effet, le maire craignait probablement les plaintes des riverains du centre ville et de ceux des Prés-de-Vaux là où avaient lieux les Nuits mécaniques (concerts après minuit) et là où le projet d’une SMAC est en cours pour 2007 (projet occasionnant apparemment déjà des plaintes). Ces concerts avaient donc lieux sous un barnum. Or le samedi soir, suite à deux très bons concerts place de la Révolution, l’ensemble du public s’est rué aux Prés-de-Vaux pour poursuivre la fête aux Nuits mécaniques. Et évidemment, pour des raisons de sécurité (jauge du barnum), des spectateurs ont été refoulés ; le concert en cours annulé ; le public agacé ; le maire, les organisateurs et la police sur le pied de guerre. Bref le flop ! Ainsi je m’interroge sur le positionnement de la municipalité dans ce projet : s’agit-il de faire un festival de musiques sans faire de bruit ? Ce qui reviendrait à donner raison aux riverains mécontents : le monde à l’envers ! Par conséquent, je m’interroge et je souhaiterais pouvoir avoir des informations de la part de la municipalité sur ces différents points : jusqu’à quel point la municipalité s’engage dans le soutien organisationnel et décisionnel de cette manifestation ? Les enjeux ne sont-ils que politiques et électoraux ?
 
Musicabrass, musiques et art de la rue

Musicabrass, fanfare délirante. A la fois musicale et théâtrale, cette fanfare incarne profondément le projet du festival : jouer avec l’espace urbain, réfléchir aux liens entre territoire et populations et jouer avec ces deux dimensions.
 
La fanfare bloque un bus en centre ville ; elle fait descendre tous les usagers du bus en les faisant tenir un fil de laine de couleur rouge. Tout le monde descend ! Et tout le monde tient le fil de laine. Cette fois-ci, « l’homme-action » dessine à la craie sur le sol un passage piéton. Et hop tout le monde circule ! Et tout le monde passe de manière bien disciplinée sur le passage piéton fraîchement dessinée et en tenant bien sûr le fil (de laine) rouge et en bloquant le bus qui patiente depuis un quart d’heure. Les voilà tous partis, artistes et spectateurs-usagers du bus, aux Galeries Lafayette. (Je les quitte, je dois retourner à mon point accueil). A l’intérieur des Galeries, ils rencontreront une autre fanfare et joueront avec l’espace et les objets du magasin.

Une autre fois, dans une arrière-cour, ils sont là dans les escaliers ; ils passent par dessus un mur l’ensemble des instruments. Certains des artistes passent quand même par la porte mais plupart escaladent le mur en retombant sur une poubelle, le décor est planté : piétinage d’espaces verts et la fanfare se lance. Et cette expérimentation in situ est complètement improvisée ! Ensuite, grand jeu avec le public et de la «rubalise», des liens se tissent plastiquement entre les spectateurs avec ce formidable ruban en plastique. Le public est de toute façon participatif : pas d’autre solution. C’est au tour des enfants de faire les chefs d’orchestre pour un moment. L’homme-action a beau leur souffler les gestes qu’ils doivent faire, c’est cacophonique : et si c’était aussi ça, la musique de rue ?

Marion Blet,
étudiante au sein du Master
Octobre 2006.

Musiques de rue

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Published by Marion Blet - dans Actualité du Master
8 octobre 2006 7 08 /10 /octobre /2006 22:53
DES MONTS DE LA LUNE. COLLECTIF MU
NUIT BLANCHE 2006 – GOUTTE D’OR

LE PROJET DES MONTS DE LA LUNE

L’association M.U mène depuis 2004 des ateliers de création sonore dans le quartier de la Goutte d’or à Paris. Des explorations sonores réalisées dans le cadre d’ateliers impliquant artistes et habitent visent à collecter, enregistrer, et archiver, des fragments sonores de ce territoire. Bruits de la rue, ambiances urbaines, récits d’habitants constituent la trame de compositions sonores aux influences multiples. Ces fictions sonores, documentaires expérimentaux qui utilisent le medium sonore, visent à rendre perceptible un caractère inobservable des vécus urbains.

Des Monts de la Lune  est une performance collective live, à partir d’une palette de sons collectés dans plusieurs métropoles contemporaines. Le dispositif est mobile, voyageant d’une ville à l’autre (Paris, Zurich, Montréal), chacun des sites étant l’occasion de plusieurs jours d’explorations sonores suivies d’une performance live chaque fois inédite.

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2006, Des Monts de la lune s’est installé dans une friche de la Goutte d’or. Ce terrain vague, à la fois lieu et non-lieu de la métropolisation, témoin des réhabilitations urbaines qui ont touché ce quartier depuis plusieurs années, devient le décor d’une composition continue toute au long de la nuit.

UN DISPOSITIF SCÉNOGRAPHIQUE
RELIANT LES ECHELLES TEMPORELLES ET TERRITORIALES

Attiré au loin par les résonances de cette composition radiophonique, le spectateur pénètre dans cet espace plongé dans une semi-obscurité.

Sur l’un des murs de la friche est projetée une carte du monde aux formes lunaires. On y repère des points qui pourraient être des villes. Cités rêvées, perdues ou utopiques, ces points deviennent des entrées potentielles dans un autre territoire, imaginaire et  musical. Les villes de la carte d’Al Idrissi font écho à des lieux du quartier dont s’inspirent les compositions sonores.

Le dispositif scénographique engendre des réminiscences des traumatismes (urbains et sociaux) subis par ce quartier. Tout le long de ce terrain d’une centaine de mètres carrés, une ligne de néons souligne les cicatrices dont sont porteurs les murs de cette architecture urbaine en continuelle déconstruction/reconstruction.

Au fond de la friche, assis en ligne derrière leur table de montage, les artistes recomposent en direct les fragments sonores en interagissant simultanément.

A gauche est disposé un container — symbole d’une mondialisation marquée par la mobilité —, sur lequel chacun peut brancher un casque pour écouter les capsules sonores brutes, extraits d’entretiens réalisés avec des habitants de plusieurs villes.

Autre élément de cette scénographie : des architectures éphémères constituées de bâches de camions recyclées qui jonchent ci et là la friche : ils évoquent une pratique de recyclage des matières qui caractérise non seulement la postmodernité, mais aussi la création radiophonique elle-même qui procède par réinterprétation de fragments.

LIEUX ET NON-LIEUX DE LA METROPOLISATION CONTEMPORAINE :
UNE APPROCHE SENSIBLE ET DELOCALISEE DES TERRITOIRES URBAINS

On est immergé dans le dispositif sans réelle introduction : la composition se déroulant tout au long de la nuit sans aucune interruption, le public est introduit dans une performance en cours.

Projeté dans cette friche de la Goutte d’Or qui demeure à la fois lieux et non-lieux de ce quartier, ce dispositif joue sur le va et vient entre le territoire réel du quartier et des territoires projetés, fantasmés. Il institue un dialogue entre la géographie réelle du quartier et l’évocation des cités invisibles de cette mappemonde, territoires télescopés qui décalent, délocalisent, transportent les fragments sonores. Ce dialogue entre deux modes de territorialisation de l’œuvre introduit une certaine forme de discontinuité qui paradoxalement tend à réintégrer dans une même unité les fragments épars de cette métropolisation contemporaine qui se lit à l’échelle internationale. La composition sonore, entre dissonances et résonances, constituant alors un élément de continuité entre ces temporalités et les spatialités fragmentées.

Par le son, le passager (puisqu’il ne s’agit finalement que d’un espace-temps de passage au sein de cette blanche nuit) n’est plus posé face à une œuvre, mais enveloppé dans une réalité sensible qui l’immerge totalement. Compositions qui emplissent les oreilles (et par moment le corps) en suscitant tour à tour rêverie, visions troublantes, fascination.

Ce vaste espace laissé ouvert aux différentes modes de réappropriation suscite le passage, la circulation et les traversées, proposant au public d’être tour à tour regardeur, écouteur, rêveur, utilisateur de ce décor éphémère avec ces différents sous-espaces. Ce paysage lunaire, halluciné, baigné de sonorités tantôt suggestives et poétiques, tantôt brisées et saturées produit un étrange sentiment à la fois de projection dans une autre réalité.

Kafui Kpodehoun,
étudiante au sein du Master


Plateforme artistique du collectif MU

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Published by Kafui Kpodehoun - dans Actualité du Master
9 septembre 2006 6 09 /09 /septembre /2006 16:10
Entre décembre 2005 et avril 2006, sept étudiants de la première promotion du Master, Emilie Dubuc, Camille Geoffroy, Soizic Gobron, Xavier Montagnon, Jeanne Pariente, Guillemette Pichon et Rachel Pinget, ont activement participé à la recherche-action engagée par la scène conventionnée de Vitry-le-François, l'Espace Simone Signoret, sous la direction de Pascal Le Brun-Cordier, directeur du Master, et Didier Le Corre, directeur de la scène conventionnée, avec une trentaine de personnes de l'équipe du théâtre, de la SMAC de Vitry-le-François, et de la compagnie conventionnée Alliage Théâtre notamment.

Pour en savoir plus, consultez le blog de la recherche-action, les articles publiés par la Lettre du Spectacle et La Scène, et le numéro 23 des Cahiers de l'ORCCA (page 13 à 23). Voir aussi le site de l'Espace Simone Signoret.


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Published by masterpcep - dans Actualité du Master

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