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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 19:04

Télécharger le dossier documentaire de la rencontre/débat

Télécharger la retranscription de la conférence

Mardi 14 février 2006 - 19h/21h

Novembre 2005. Les quartiers de Clichy sous Bois, Sevran, Aulnay sous Bois s’enflamment. A leur suite, d’autres quartiers populaires des banlieues de France s’embrasent sous la colère des jeunes. Le mal-être n’est pas nouveau et pourtant il persiste.

Le traitement médiatique de ces récents événements met en avant la parole de certains politiques, réduisant la crise des banlieues à des discours sécuritaires et à des considérations peu encourageantes.

Les acteurs culturels quant à eux n’ont été que peu entendus. Est-ce le sentiment de ne pas être directement impliqués dans ce conflit social ou la pudeur qui ont tu leurs voix ? Pourtant, dans ces quartiers « où n’existe aucune des conditions minimales nécessaires à la constitution d’un monde figuré spatialement par des lieux de contacts, de croisements, de rencontres » (Jean-Paul Dollé, « Habiter le rien », Le Monde du 14/12/2005), la culture ne serait-elle pas un moyen de créer du lien, de l’échange et des repères ? Questionner les missions et le rôle de la culture dans les quartiers implique qu’elle se prévaut d’une utilité, utilité qu’on ne lui impose pas dans les centres villes.  

 

Les invités

Danielle Bellini : directrice des affaires culturelles de Champigny-sur-Marne (94), depuis 1994. Elle développe une politique culturelle sur tout le territoire (elle coordonne quatre centres culturels). La population est impliquée dans de nombreuses formes : petites formes en appartements, festival cours et jardins, ateliers de pratiques amateurs…

Guy Benisty : homme de théâtre, cofondateur (en 1993) et directeur du Githec – Groupe d’Intervention Théâtral Et Cinématographique (Pantin - 93) qui réunit des professionnels du spectacle en vue de réaliser des œuvres avec et en direction de « personnes dites en difficulté ».  Le théâtre tel que l’entend Guy Benisty constitue une « érection du social ».

Catherine Boskowitz : metteur en scène, codirectrice du Collectif 12 / Friche A. Malraux. C. Boskowitz crée le Collectif 12 en 1998, en réunissant des artistes pluridisciplinaires pour mettre en commun leurs expériences et concevoir un dispositif qui s'inscrit au cœur de la ville de Mantes-la-Jolie, dans une ancienne entreprise de bâtiment : la Friche A. Malraux. Elle participe en 2001 à la réalisation du Rapport Lextrait sur « Friches et lieux intermédiaires ». En 2005, elle participe au Comité de Direction du Festival International de théâtre d’Amman en Jordanie pour l’édition 2005 et met en place avec l’équipe du Collectif 12 et celle de Confluences, l’événement Regards sur la Barbarie.
 

La Caution : Hi-Tekk et Nikkfurie. http://www.la-caution.net

* * *

 

Rencontre/débat préparée par Violaine Dupic, Elise Laurent, Charlotte Morel et Jeanne Pariente, étudiantes au sein du Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public / Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Sous l’impulsion de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé, resp. du Master.

Rencontre proposée dans le cadre des « Mardis de la Culture  », cycle organisé par le Master Projets Culturels dans l’Espace Public et le Master Sciences et Techniques de l’Exposition, Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

 

 

 

 

 

 

 

 

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9 février 2006 4 09 /02 /février /2006 19:00

Mardi 28 février 2006 - 19h/21h

La Sorbonne - Amphi Lefebvre

Place de la Sorbonne (1 rue Victor Cousin) Paris 5e  -

Métro Saint-Michel, Cluny La Sorbonne – RER B : Luxembourg.

Entrée libre dans la limite des places disponibles. - Inscription : 01 55 28 10 10 (10h-13h / 14h-19h).

On dit que le paysage est une invention de la nature. Jusqu’au XIIe siècle, le peintre occidental chrétien refuse de la montrer. Il faut adorer le Christ, la Vierge et les Saints... sur fond d’or. L’espace divin n’est pas l’espace terrestre. Ce n’est que vers 1300 que le florentin Giotto opère une sorte de révolution picturale : l’espace réel est représenté par deux plans dorés et un chemin bordé d’arbres. Paysage au lointain, comme fenêtre ouverte sur le monde. L’apparition du paysage comme sujet du tableau est plus tardive (début du XVIe siècle).

Avec Gilles A. Tiberghien, philosophe et universitaire, Phéraille, directeur artistique de la Cie Le Phun, et Daniel Larrieu, directeur artistique de la Cie Astrakan.

 

Télécharger le dossier documentaire de la rencontre

 

Gilles A. Tiberghien, Phéraille et Daniel Larrieu nous parleront de « La nature, paysage ou sujet ? ».  Le philosophe spécialiste du Land art, le chorégraphe en salle et/ou en lieux atypiques, ainsi que le metteur en scène de l’espace public, nous éclaireront sur leurs rapports artistiques avec Dame Nature : support de création, source de création – souvent les deux. La plupart des plasticiens qui travaillent avec et dans la nature savent que leurs oeuvres sont vouées à une « inéluctable disparition. Pour certains, il s’agit de témoigner d’un travail éphémère que les intempéries vont détruire plus ou moins vite... réalisations de Dennis Oppenheim en 1968 dans la neige et la glace, ou celles de Hans Haacque (1969), qui pouvaient n’être visibles que quelques heures... », (G. A. Tiberghien, La Nature dans l’art, sous le regard de la photographie, Photo Poche, Actes Sud, 2005). Pourquoi chorégraphier ou mettre en scène dans des parcs, des jardins ou sur des bassins... représenter à même la terre-scène, utiliser la flore comme sujet-acteur organique ?

Rencontre-débat organisée dans le cadre des Scènes Invisibles, cycle de conférences organisé dans le cadre du « Temps des Arts de la Rue  » par le Parc de la Villette , HorsLesMurs et Lieux Publics, avec le soutien du ministère de la Culture et de la Communication (direction de la musique, de la danse, du théâtre et des spectacles).

Conception et animation du cycle : Sylvie Martin-Lahmani. Infos : www.horslesmurs.asso.fr

Rencontre préparée avec Alice Hervé et Xavier Montagnon, étudiants au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

 

 

 

 

 

 

 

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8 février 2006 3 08 /02 /février /2006 19:11
SPECTATEUR / SPECT'ACTEUR
Rencontre-débat à La Sorbonne vendredi 10 mars à 19h

Dans le champ des arts plastiques comme dans celui du spectacle vivant, en particulier dans l’espace public, de nombreuses propositions artistiques sollicitent une participation active du regardeur / spectateur. Celui-ci devient actant, acteur ou activateur de l’œuvre, est engagé ou s’engage dans une interaction, rudimentaire ou complexe, avec un objet, un dispositif ou un comédien. Motivées par une réelle volonté d’interactivité ou découlant d’une certaine « démagogie participative », ces formes qui sollicitent directement le public sont omniprésentes dans la création contemporaine. À partir de quelques exemples précis, cette rencontre se propose d’interroger ces pratiques en compagnie d’artistes et d’observateurs du monde de l’art.

Invités :

BERNARD LUBAT - Multi-instrumentiste et improvisateur inclassable, Bernard Lubat est une personnalité hors norme dont les activités s’affranchissent de toutes catégories. Créateur de la Compagnie Lubat de Gasconha et du Festival d’Uzeste Musical, son travail est marqué par une forte préoccupation « poïelitique ».

GREGORY CHATONSKY - Artiste numérique, membre fondateur de la plateforme expérimentale www.incident.net, il s’intéresse de près à la mise en place de fictions interactives et au caractère sensible du numérique.

SERGE CHAUMIER - Professeur à l'université de Bourgogne, IUP Denis Diderot - Master 2 Métiers des arts, de la culture et du patrimoine. Serge Chaumier travaille notamment sur les arts de la rue.

PHILIPPE HENRY - Maître de conférences HDR à l'université Paris 8 Saint-Denis, département théâtre. Axe de recherche : socio-économie des arts de la scène. Il accompagne le réseau Autre(s)pARTs et l'Union Fédérale d’Intervention des Structures Culturelles.

STEPHEN WRIGHT - Critique d'art, directeur de programme au Collège International de Philosophie. Commissaire indépendant d'exposition. Auteur de nombreux textes, notamment pour la revue Parachute.

Vendredi 10 mars 2006 - 19h/21h - La Sorbonne - Amphi Richelieu
Place de la Sorbonne (17 rue de la Sorbonne) Paris 5e - Métro Saint-Michel, Cluny La Sorbonne – RER B : Luxembourg

Entrée libre dans la limite des places disponibles. Inscription obligatoire : spectateurinsitu@free.fr

Dans le cadre du cycle IN SITU, programme de rencontres-débats sur les relations entre arts, cultures, populations et territoires, proposé par le Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public / Université Paris I Panthéon-Sorbonne. Rencontre-débat préparée par Cécile Cano, Elise Coury, Camille Geoffroy, Xavier Montagnon, Camille Poiraud, étudiants au sein du Master. Sous l’impulsion de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé, resp. du Master.


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5 février 2006 7 05 /02 /février /2006 19:15
   
ARTISTES HORS PISTES :
ACTEURS DU DEVELOPPEMENT DES TERRITOIRES ?

Dossier documentaire à télécharger

ATTENTION : changement de lieu !
La rencontre-débat se déroulera dans l'amphitéâtre du centre Saint-Charles
(UFR d'Arts et sciences de l'art de l'université Paris I Panthéon-Sorbonne)

47-53 rue des Bergers Paris 15e, métro Lourmel.
Certains artistes préfèrent arpenter des lieux inhabituels plutôt que d’habiter les territoires balisés de l’institution culturelle. Fleuve, cour d’immeuble, centre commercial, sentiers campagnards, routes nationales… : les territoires de leurs créations sont multiples, les conditions de leur réception singulières. Pourquoi ont-ils faits ces choix ? Comment travaillent-ils ? Comment leurs producteurs / diffuseurs les accompagnent-ils ? A partir de projets développés dans l’espace public urbain et en milieu rural, cette rencontre se proposent d’explorer quelques facettes de ces aventures artistiques hors pistes.

Rencontre-débat avec :

HERVE LELARDOUX, scénographe et metteur en scène, il a fondé avec Chantal Gresset à Rennes le Théâtre de l’Arpenteur. Depuis 1998, l’Arpenteur développe le concept de « Ville invisible » : une démarche consacrée à l’imaginaire urbain, une recherche de nouvelles formes théâtrales, d’autres façons d’inscrire le théâtre dans la cité, et de multiples manières de mettre en relation un public avec ses espaces de vie quotidiens.

GABI FARAGE, urbaniste-inventeur, directeur de l’association Bruit du Frigo, membre du réseau AutreParts. Regroupant des chercheurs du quotidien, venus de toutes disciplines (urbanisme, histoire, vidéo, sociologie, animation, arts plastiques, théâtre…), Bruit du Frigo veut inviter les habitants à se réapproprier la ville, favoriser la possibilité pour chacun d’exercer une curiosité critique sur son cadre de vie. Promenades urbaines, échanges, actions interactives dans l’espace public : les expériences menées par le collectif permettent de tester d’autres manières de vivre la ville, plus conviviales, plus poétiques, plus partagées. « Où nous intervenons, nous essayons d’associer ceux qui transforment une situation et ceux qui la vivent. »

PALMIRA PICON-ARCHIER, directrice de l’APSOAR (Association de Préfiguration du Secteur Ouvert des Arts de la Rue), vice-présidente de la Fédération des arts de la rue en Rhône-Alpes. Elle affirme sa volonté de contribuer au développement d’un territoire humain en faisant naître des « espaces théâtres », notamment dans les espaces publics : places, rues, parcs, paysages, hangars, petites salles, friches... Elle invite le public à suivre des parcours artistiques jalonnés de créations et à découvrir des lieux.

DOMINIQUE LEMAITRE, comédienne, auteure, codirectrice artistique de la compagnie des Chercheurs d’Air, avec Dominique Comby. La compagnie des Chercheurs d’Air s’inscrit dans une démarche pluridisciplinaire : pièce de cirque et théâtre, spectacles pour enfants, duos et trios de clowns… Installée dans le Jura, la compagnie reprend la direction artistique du festival d’Ideklic, de 1994 à 1999, dont elle ouvre largement la programmation aux Arts de la Rue, crée un lieu de fabrication pour les arts de la rue, la Vache qui Rue, inauguré en 2001 à Moirans. Dominique Lemaître nous parlera notamment de l'un de ses derniers spectacles, Ramdam, créé en 2003, et présenté notamment dans le cadre de l'APSOAR et de De Rue et De Cirque.

FRANÇOISE LEGER, auteure et codirectrice artistique, avec Bruno Schnebelin, de la compagnie Ilotopie, fondée en 1980. La compagnie prône l’interdisciplinarité en réunissant acteurs, sculpteurs, inventeurs, musiciens, pour mettre en oeuvre des actions artistiques frontalières, hybrides,  et ainsi ouvertes sur le monde. L’installation PLM (Palace à Loyer Modéré), en 1990, témoigne déjà de la volonté de la Compagnie de vouloir mettre en place des actions-spectacles engagés, « opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux ».

REMY BOVIS, gérant, directeur de la Coopérative De rue et de cirque, plateforme de diffusion artistique pour les arts du cirque, de la rue et de la ville à Paris et en Ile-de-France. Hors de la logique de festival, 2r2c s'immisce dans l'espace public avec des propositions très diverses questionnant l'environnement urbain. « 2r2c » a pris la forme juridique d’une société coopérative d’intérêt collectif (SCIC), composée de 37 sociétaires dont 13 compagnies de cirque et de rue. http://www.derueetdecirque.coop


Rencontre-débat, mardi 14 mars 2006, 19h/21h. 47 rue des Bergers Paris 15e. Métro Lourmel.

Entrée libre ; inscription obligatoire : artistehorspiste@yahoo.fr

Rencontre-débat préparée par Elsa Chausse, Guillaume Deschamps, Emilie Dubuc, Soizic Gobron, Rachel Pinget, étudiants au sein du Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public, Université Paris I Panthéon-Sorbonne.

Dans le cadre des « Mardis de la Culture  », cycle de rencontres organisé par le Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public et le Master 2 Sciences et Techniques de l’Exposition de l’Université Paris I Panthéon-Sorbonne.


Cette rencontre est organisée en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources pour les arts de la rue et les arts de la piste.

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Published by masterpcep - dans Actualité du Master
27 décembre 2005 2 27 /12 /décembre /2005 15:00

La formation a débuté le 29 septembre 2005 sous un des chapiteaux du village de cirque installé pelouse de Reuilly par la coopérative De Rue et De Cirque. Au programme : présentation de la formation, du programme, des intervenants et des étudiants. Rencontre avec Rémy Bovis, directeur-gérant de De Rue et De Cirque, et Séverine Dardel, chargée de l’action culturelle et des publics. En fin de journée, les étudiant ont participé au débat organisé par la SACD « Qu’est-ce qu’écrire pour l’espace public ou composer sous un chapiteau ? », animé par Thierry Voisin, avec notamment Philippe Goudard, Michel Risse et João P.Dos Santos. En soirée, deux spectacles : « Cirques-Courts » (compagnies BP ZOOM, Les Intouchables, O Ultimo Momento, Tiluc, HOP- HOP et OLaf Hund accompagné de Solaine Caillat et Kikiqimix) et "Expect!", spectacle du Cirque 360 – 36 du mois. Le lendemain, nous étions accueillis à HorsLesMurs, Centre national de ressources pour les arts de la rue et les arts de la piste. Rencontre avec Jean Digne, président, Stéphane Simonin, directeur, et Antoine Billaud, chargé de mission et de conseil. Rencontre également avec Nathalie Viot, conseiller artistique, département de l'art dans la ville de la direction des affaires culturelles de la Ville de Paris.

Pelouse de Reuilly 2005, pré-rentrée du Master PCEP sous chapiteau Pelouse de Reuilly 2005, pré-rentrée du Master PCEP sous chapiteau Pelouse de Reuilly 2005, pré-rentrée du Master PCEP sous chapiteau

Entre le 15 octobre et le 15 décembre 2005, dans le cadre des interventions du Master, ou en dehors, des rencontres ont été organisées, notamment avec :

  • Mari Linnman, médiatrice du programme "Nouveaux Commanditaires" (Fondation de France), présidente de l'association 3- CA, à propos du programme et de plusieurs œuvres produites par Mari Linnamn dans l'espace public  
  • Michel Verjux, plasticien, à propos de son intervention "La halte fluviale de Clamerey" réalisée dans l'espace public, dans le cadre du programme "Nouveaux Commanditaires"   
  • Olivier Darné, artiste "graphiculteur", à propos de son travail dans l'espace public, et de plusieurs projets en cours (auxquels, depuis, deux étudiantes de la formation ont été associées)  
  • Didier Le Corre, directeur de l'Espace Simone Signoret, scène conventionnée à Vitry-le-François, à propos d'une recherche-action menée en 2005-2006 à laquelle sept étudiants du Master sont associés  
  • Karine Delorme, maire-adjointe de Chalon sur Saône, membre de la FNCC - Fédération nationale des collectivités territoriales pour la culture
  • Marie-Thérèse François-Poncet, conseillère municipale d'Agen, vice-présidente de la FNCC  
  • Florian Salazar-Martin, maire-adjoint de Martigues, président de la FNCC, à propos des activités de la FNCC, de l'art dans l'espace public, et de pistes de collaboration possibles entre la FNCC et le Master  
  • Marion Druart, directrice de l'action culturelle de la ville de Saint-Ouen, à propos de la politique culturelle de Saint-Ouen, et de la question de l'art dans l'espace public
  • Mathieu Maisonneuve, directeur de l'Usine, Tournefeuille (31), lieu de fabrication, de création et de production de théâtre de rue et de spectacle vivant
  • Catherine Vaudour, conservateur en Chef du Patrimoine, directrice de la Culture et du Patrimoine du Conseil Général des Alpes-Maritimes, ancien conservateur en chef des Basiliques Royales de Saint Demis et de Reims (CNMHS), ancien conservateur en chef de l'Institut du Monde Arabe
  • Catherine Contour, artiste chorégraphique, à propos de son travail dans et avec le paysage
  • Alexia Fabre, conservatrice du MAC/VAL, Musée d'art contemporain de Vitry-sur-Seine (visite du musée)
  • Thierry Pariente, conseiller technique du Ministre de la Culture et de la Communication, pour le Théâtre, le Cirque et les Arts de la Rue. Echanges avec les étudiants sur la situation du spectacle vivant en France, la réforme des annexes 8 et 10 de l'UNEDIC, le Temps des Arts de la Rue...

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Published by Pascal Le Brun-Cordier - dans Actualité du Master
6 décembre 2005 2 06 /12 /décembre /2005 17:48

Répondre par la création aux questions posées par les réalités humaines.

Table Ronde organisée à la MJC Club à Créteil le samedi 12 novembre 2005 à 10h. Animée par Pascal Le Brun-Cordier (Université Paris 1). Avec :

  • Guy Alloucherie (Cie HVDZ et Culture Commune)
  • Marie-Pierre Bésanger (Bottom Théâtre)
  • Guy Benisty (Association Le Githec)
  • Jean Bojko (Théâtre Eprouvette)
  • Gérard Gallego (Théâtre de l’Imprévu)

 

« Toute rencontre est une création »

 (Marie-Thérèse Héno, psychothérapeute et musicothérapeute à Fresnes)

Comment être dépaysé par un territoire où l’on habite ? Comment mettre en scène l’espace social comme un nouvel espace de jeu et de création ? Comment inventer une forme d’art avec les gens et non plus seulement pour les gens ? Finalement, comment l’art devient-il avec le monde ? Autant de questions posées par Pascal Le Brun-Cordier dont l’introduction à cette table ronde soulignait l’enjeu de la phrase de Deleuze. Trois distinctions s’opèrent alors dans la façon d’appréhender la création artistique :

  • l’art pour l’art : l’art crée un monde qui lui est propre et destiné ; il se situe dans une position d’exterritorialité,
  • l’art pour un public : dans ce cas l’art est défini en fonction de ce public ; il devient un territoire délimité,
  • l’art avec le monde : l’art est en lien avec le réel, avec un contexte ; il suggère un mouvement de déterritorialisation.

Ainsi, « devenir avec » implique l’idée d’une confrontation et d’une transformation. Cette tournure met en jeu la problématique de l’art en interaction avec notre réalité contemporaine, en rapport avec les populations et les territoires. Lors de ces deux heures d’échange nous avons pu écouter et comprendre les différentes positions des intervenants, tous engagés à leur manière dans une démarche active pour décloisonner le milieu de l’art, et saisir, par le biais de la création, le mouvement du monde qui s’exprime en tout lieu et en tout être.

Tandis que certains d’entre eux, comme Marie Pierre Bésanger (intervention en milieu rural) où Guy Alloucherie (Culture Commune), expliquent leur démarche comme une volonté de lier l’action culturelle et l’action sociale, en agissant dans des milieux et des territoires oubliés de l’art, d’autres s’opposent à cette distinction des actions. La démarche de Guy Benisty (Association Le Githec – Groupe d’Intervention Théâtre Et Cinéma) par exemple, est liée à son objet, le théâtre. Selon lui, la salle de théâtre doit être représentative de la société française : si le texte et la pièce ne sont vus que par une frange de la population, alors ils ne sont pas exploités dans tout leur potentiel et ni riches de la multitude des réactions qu’ils auraient pu susciter. Sa préoccupation n’est donc pas de savoir s’il fait où non du social, mais de donner le plus de chance à des moments d’art d’exister pour le plus grand nombre. Finalement, même si la justification de la démarche diffère, ces diverses façons de concevoir le rôle de l’art et le travail de l’artiste se rejoignent dans l’action : créer, encore et toujours, à travers les limites et au-delà des frontières, pour questionner, bouleverser, dénoncer, exister.

Cette table ronde a été particulièrement riche en confrontation de points de vue, en échange d’idées et de visions du monde. Un moment rare où la parole du public, largement sollicitée, s’est exprimée dans tout ce qu’elle a de plus constructif et de plus passionnant. Un moment précieux d’où l’on ressort motivé et convaincu qu’il reste encore beaucoup d’initiatives (culturelles, sociales, artistiques mais avant tout humaines), nécessaires et fondamentales, à entreprendre.

 

> Script de la table ronde.


Ressources externes:

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Published by Elise Laurent - dans Actualité du Master
5 décembre 2005 1 05 /12 /décembre /2005 19:01

Rencontre avec Olivier Darné, graphiculteur le 4 novembre 2005, université de Paris 1

Olivier Darné exerce le doux métier de « graphiculteur » et concilie ainsi sa passion pour le graphisme et l’apiculture. Son terrain de jeu est à échelle d’abeille, soit un rayon de 3 km autour de chaque ruche. Il a notamment travaillé en collaboration avec le Point Ephémère, Paris Quartier d’Eté et le musée de la Piscine à Roubaix.

Le Parti Poétique d'Olivier Darné

A travers son travail artistique sur l’image, Olivier Darné interroge depuis plusieurs années les notions de circulation, de partage et d’essaimage. Cette recherche a pris une nouvelle direction lorsqu’en 2000, il s’est intéressé aux abeilles et a décidé d’installer des ruches sur le toit de la mairie de Saint-Denis. On comptait environ 80000 abeilles pour 80000 habitants à Saint-Denis ; point de hasard puisque la ruche se voulait une métaphore de la ville. Par la suite, il s’est livré à une série de recherches et d’expérimentations sur la composition du miel en fonction de variables comme l’implantation géographique, le type de cultures pratiquées, la saison, le matériau utilisé pour la fabrication des ruches… Il s’avère que le miel de Saint-Denis, rapidement baptisé « miel béton », n’a rien à envier aux autres miels « campagnards » : non seulement il a bon goût mais il ne contient pas de substances toxiques (oxyde de carbone, hydrocarbures et autres poussières contenues dans l’air des villes). Les abeilles agissent donc comme un filtre contre la pollution. Autre découverte, l’analyse du miel révèle une grande complexité botanique avec plus de 400 pollens différents détectés. Ainsi, il est à l’image de la richesse de la ville et de sa population cosmopolite.

Forts de ce potentiel multiculturel, Olivier Darné et son « Parti Poétique » ont mis en place des actions variées dans l’espace public urbain. Marches, courses d’abeilles, siestes sous des ruches, mise en place de « butineurs urbains » (ruches contenues dans une structure de 2m de hauteur garantissant la sécurité de l’installation) et dégustations de miel répondent à une même envie : créer des liens entre les gens, les disciplines, les quartiers et les territoires. Le graphiculteur travaille actuellement sur un projet de « pollinisation de la ville », à savoir la circulation de conteners-ruchers le long des lignes de RER et/ou de métro. Toutes sortes de personnes seront mobilisées, de l’apiculteur à l’urbaniste en passant par le sociologue ou l’éthologue. Là encore, l’objectif est d’interroger la biodiversité naturelle et culturelle de la ville par l’intermédiaire de l’abeille, tout en contribuant à la création de liens inattendus dans l’espace public. Nous aurons l’occasion de suivre l’avancée du projet sur le blog, puisque plusieurs étudiantes de la formation se sont inscrites au Parti Poétique dans le cadre d’un projet collectif !

Visitez le site du Parti Poétique

 

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Published by Camille Poiraud - dans Actualité du Master

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