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29 mars 2010 1 29 /03 /mars /2010 14:32

 

 

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Art [espace] public est un cycle de rencontres-débats et d'expériences singulières, proposé depuis 2007 par le Master Projets Culturels dans l’Espace Public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Après avoir abordé depuis trois ans une trentaine de thèmes, en compagnie d’une centaine d’invités et plus d’un millier de participants (artistes, chercheurs, opérateurs culturels, acteurs de l’urbain, élus...), nous allons, pour cette 4ème édition :
 

1 — resserrer notre questionnement autour d’une interrogation transversale : en quoi la création artistique en espace public est-elle politique ? Au fil des semaines, nous préciserons la question. Est-ce par les thèmes qu’elle aborde ? Par ses formes ? Par les contextes où elle se déploie ? Par son lien avec les lieux ? Par les modalités de sa mise en œuvre ? Par son pouvoir de perturbation ? Par les « partages du sensible » inédits qu’elle propose ? Par les possibles qu’elle suggère ? Et lorsqu’elle peut être considérée comme politique, est-ce de manière cosmétique ou profonde ? Et pour qui ? Lors de la dernière rencontre, une synthèse sera tentée.

2 — élargir nos modalités d’exploration au-delà de la classique rencontre-débat : avec un parcours sensoriel, un workshop, une visite nocturne d’un terrain en friche, un carnaval, des performances et des spectacles. Parce que nous pensons que la pensée ne passe pas que par les concepts mais aussi par les « percepts » (Gilles Deleuze) qui s’éprouvent dans la rencontre artistique et dans l’expérience esthétique.

3 — sortir des amphithéâtres de la Sorbonne : en nous installant à la Ferme du Bonheur à Nanterre, à l’Avant Rue, lieu de résidences théâtrales à Paris, au Théâtre au Fil de l’Eau à Pantin, au WIP Villette, nouveau lieu dédié au dialogue entre arts et société, à la Mairie du 20ème arrondissement à Paris, et à Romans dans la Drôme. Pour explorer d’autres lieux, nouer des liens avec ceux qui les font vivre, et tenter d’autres formes de rencontres.
 
L'espace public sera envisagé comme espace physique, ouvert ou couvert, lieu commun situé entre les espaces privés, mais aussi comme espace socio-politique, symbolique, lieu de visibilités et de débats publics. Dans les deux cas, c'est un espace dont nous pensons que les artistes peuvent activer ou réactiver la dimension publique, sensible, poétique ou politique, contrecarrant peu ou prou les logiques d’aseptisation, de privatisation ou de dégradation symbolique dont il est souvent affecté, et touchant une population souvent différente de celle habituellement concernée par l’offre artistique et culturelle institutionnelle. 

Ce cycle 2010 a donc été imaginé pour tester et mettre en jeu treize hypothèses relatives aux pouvoirs politiques de l’art en espace public, avec les dix-sept étudiant.e.s du Master Projets Culturels dans l'Espace Public et de nombreux partenaires. Et avec vous ? 

 

Pascal Le Brun-Cordier 
Professeur associé, directeur du Master 
Projets Culturels dans l'Espace Public
 


RETOUR EN IMAGES SUR L'EDITION 2010 AVEC CES ENTRETIENS RÉALISÉS À L'ISSUE DES RENCONTRES : 

 


PROGRAMME, INFOS PRATIQUES ET INSCRIPTIONS : 


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1. De l'espace poétique à l'espace politique. Une soirée à la Ferme du Bonheur. 

À deux pas de la Défense, un théâtre fait de tôles et de bois, une dizaine de lapins et autant de gallinacés, la truie Valérie, l’âne Moshe-Mohammed-Rinpoché-Jésus et des moutons en voie de disparition peuplent la fameuse Ferme du Bonheur. Créé par Roger des Prés sur un délaissé urbain de la ville de Nanterre, ce lieu de vie, de culture et « d’agro-poésie » existe depuis 17 ans. L’équipe de la Ferme s’est récemment emparée d’une des dernières friches encore sauvages et libres de ce territoire marqué par de nombreux projets d’aménagements urbains. Ayant pris « autorité publique », elle a défriché avec les artistes en résidence, les voisins et le public, près de deux hectares entre la Seine et l’Arche. En quoi ces espaces poétiques sont-ils aussi politiques ? Quelle cohabitation singulière proposent-ils entre le végétal et le béton, entre l’animal et l’homme, entre la poésie et l’institution ?

Avec Roger des Prés, notre hôte, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, visiteur fidèle de la Ferme, et Vinciane Despret, psychologue, philosophe du vivant. Il y aura du feu dans la cheminée, une soupe dans la marmite et du vin chaud... 

Vendredi 15 janvier 2010, 19h-21h (+ dès 14h *, et après 21h30**...), à la Ferme du Bonheur
, 220 avenue de la République, 92000 Nanterre. C'est à 8 mn à pieds de la station Nanterre Université, RER A. Traversez la fac, longez la palissade des poètes. Entre les deux pianos : une porte en bois. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (250 PLACES : CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

* Et puisque Roger des Prés éructe souvent "ASSEZ DE PAROLES ! DES ACTES !", il nous propose aussi une balade-atelier dans le P.r.é., Parc rural expérimental, l'après-midi (pioches, bêches, sécateurs, gants... fournis). Rdv dès 14h à la Ferme ! 
** Après la rencontre-débat, à partir de 21h30, Électrod’bal (DJ Cornet Bap'tata et les Mix Cocottes) et exploration aux chandelles du P.r.é. 

Rencontre co-organisée avec la Ferme du Bonheur, préparée par Lise Bénard, Emmanuelle Jolivet, Lucie Lemaitre, Anne Métrard, Lucie Piard, Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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2. Un monde qui nous regarde. Rencontre avec JR. 
JR a 26 ans. Il photographie des femmes et des hommes pour exposer leur visage dans les rues du monde et faire voyager leur histoire. Selon cet artiste activiste, leur portrait n’est qu’une partie de l’œuvre : sur un train et sur les toits d'un bidonville au Kenya, sur les murs d'une favela de Rio, sur les quais de l'Ile Saint-Louis à Paris, sur le mur qui sépare israéliens et palestiniens, mais aussi au Liberia, au Cambodge, à Montfermeil, c’est toute la population locale qu’il implique et interpelle. En transformant l’espace public, ses images éphémères, subtiles et spectaculaires, intimes et publiques, impriment la mémoire collective et construisent un monde qui nous regarde. JR nous présentera plusieurs de ses projets, nous racontera comment il les construit et comment ils sont perçus. 

Avec JR, artiste activiste. 

Vendredi 22 janvier 2010, 19h-21h, à La Sorbonne. 
IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL — 600 PLACES — ATTEINTE).

Rencontre préparée par Zoé Dehays, Gaëlle Hermant, Mélissa Makni, Nancy Roquet et Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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3. La ville, terrain de jeu, espace des possibles. Rencontre & parcours sensoriel
Peut-être les avez vous déjà croisés ? Athlètes et artistes, ils dansent dans le vide, sautent de murs en murs, s'emparent de la ville, déjouant les contraintes par l'imaginaire. En ouvrant de nouveaux possibles, ils subvertissent le rapport à l'espace public. La ville devient terrain de jeu, apparaît libérée d'une fonctionnalité formatée. Comment leurs pratiques détournent-elles les usages urbains ? Quel regard nouveau sur la ville provoquent-elles ? Quels sens politiques et poétiques portent ces conquêtes de l'espace public ? 

Invités : Fabrice Guillot, co-fondateur de la compagnie de danse aérienne Retouramont, développe une chorégraphie contemporaine qui se déploie sur les façades et dans le ciel des villes ; Naïm Bornaz, alias L’1consolable, rappeur, auteur et beatmaker, pratique l’art du déplacement, appelé aussi « parkour ».

Vendredi 29 janvier 2010, 19h-21h (puis entre 21h et 23h), à l’Avant Rue
, 134 rue de Tocqueville, Paris 17ème, Métro Villiers ou Wagram. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

À 21h, vous pourrez suivre un parcours sensoriel imaginé par les intervenants pour éprouver physiquement les questions abordées pendant la rencontre. Restauration légère proposée au bar de l'Avant Rue.

Rencontre organisée avec l’aide de l’Avant Rue, lieu de résidence pour des formes hybrides et inclassables, préparée par Lise Bénard, Clémentine Cassard, Cécile Di Filippo, Gaëlle Hermant et Doriane Roche, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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4. Nouveaux langages des corps urbains. Conférence dansée
Les nouveaux langages de la danse en espace public prennent des formes souvent surprenantes : déambulations, danse verticale, parkour, danse partagée, danse du quotidien... Dans un rapport renouvelé avec les "spectacteurs", ces artistes se jouent des frontières entre le réel et la représentation. Les ingrédients du jeu de l'infra-ordinaire et du simulacre, dans un espace postmoderne en mutation perpétuelle, semblent inépuisables. Avec cette pittoresque conférence dansée, proposé dans le cadre du PARDI, Bénédicte Pilchard nous offre un exemple de (re)conversion du corps classique en un corps à dimension publique, au service d'une communication universelle. Quels sont les enjeux de ce projet ? Allons-nous vers un espéranto gestuel pouvant dépasser les frontières de l'espace et du langage oral ?

Avec Bénédicte Pilchard, danseuse et chorégraphe. Et la participation d'Alain Garnier, Ministère de la Culture et de la Communication, chargé de la formation.

Vendredi 5 février 2010, 19h-21h à l'Avant Rue
, 134 rue de Tocqueville, Paris 17ème, Métro Villiers (13 mn de marche) ou Wagram (10 mn de marche). La rencontre se poursuivra autour d'un verre au bar de l'Avant Rue. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

Cette conférence dansée est proposée dans le cadre du PARDI, Plan d'Accompagnement à la Reconversion des Danseurs Interprètes. Remerciements à Agnès Pelletier, Pascal Rome et à la compagnie Volubilis. En collaboration avec la ville de Champigny-sur-Marne. 

Rencontre organisée avec l’aide de l’Avant Rue, lieu de résidence pour des formes hybrides et inclassables, préparée par Victor Leclère, Lucie Lemaitre et Doriane Roche, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 


 

 

 


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5. Action artistique & Éducation populaire : de nouvelles formes s'inventent ?
Ici et là, des artistes et des acteurs culturels œuvrent à la construction d'une société où l'individu est engagé en conscience dans la construction du monde. Dans un quartier de Pantin, Guy Benisty invente un théâtre où la rencontre avec le public est pensée comme le cœur du processus de création. Dans la campagne de la Nièvre, Jean Bojko imagine des situations artistiques décalées qui partent des gens et des questions sociales. L’esprit n’est pas sans rappeler celui de l’Éducation populaire, un mouvement dont les formes institutionnelles semblent souvent dépassées, sclérosées, déconnectées des réalités contemporaines. En partant de projets précis, il s’agira d'engager une réflexion sur ces formes nouvelles d'action artistique contribuant à la seule transformation sociale durable : celle qui passe par l’émancipation de chacun. 

La présentation des démarches de Guy Benisty, directeur artistique du GITHEC (Groupe d'Intervention THéâtrale ECt...), de Jean Bojko, artisan de la vie en commun au sein du TéATR'éPROUVèTe, et Max Leguem, directeur de la MJC de Ris Orangis, sera suivie d'un débat animé par Valérie de Saint Do, journaliste (Cassandre/Horschamp), auquel participeront notamment Nicolas Fasseur, responsable pédagogique de l'Université Populaire expérimentale de Paris 8 Saint-Denis, président de Peuple et Culture Ile-de-France, Mehdi Derfoufi, directeur de Tausend Augen (revue des cultures audiovisuelles), Claude Lechat, directeur du développement culturel de la Ville de Pantin... En présence des apprentis-chercheurs, animateurs de l'Université Populaire expérimentale de Paris 8 Saint-Denis.

Vendredi 12 février 2010, 19h-21h30, au Théâtre au Fil de l'Eau
, 20 rue Delizy, à Pantin (Métro Église de Pantin). Boissons et restauration légère proposés sur place. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

Rencontre organisée en partenariat avec la revue Cassandre et la Ville de Pantin, préparée par Lise Bénard, Anne Métrard et Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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CASSANDRE

 
 

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6. Comment le théâtre documentaire déplace-t-il le réel ? Rencontre avec Stefan Kaegi
La force des spectacles du metteur en scène suisse Stefan Kaegi (Rimini Protokoll) tient à la présence sur scène d'« acteurs-experts » jouant leurs propres rôles : chauffeurs de poids lourds bulgares dans Cargo Sofia-X, employés indiens de call centers dans Call Cutta in a box, enfants de l’élite internationale genevoise dans Airport kids, et pour son dernier spectacle, muezzins travaillant dans des mosquées du Caire. Inspiré par les problématiques liées à la mondialisation, ce théâtre documentaire d'une grande originalité scénographique utilise l’art dramatique comme « piédestal pour y mettre la vie ». Quelle expérience du réel propose-t-il aux spectateurs ? Que se joue-t-il sur cette frontière entre intimité dramaturgique et espace public ? Comment ces nouvelles formes théâtrales modifient-elles notre rapport au monde ? 

Avec Stefan Kaegi, metteur en scène, Rimini Protokoll.

Vendredi 19 février 2010, 17h30-19h30 au WIP Villette
, Métro Porte de la Villette (sur le parvis). Pour vous inscrire à cette rencontre. Formulaire d'inscription

Rencontre organisée en partenariat avec le WIP Villette, préparée par Marina Bourdais, Elsa Ossart et Victor Leclère, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Après la rencontre-débat, à 20h30, vous pourrez assister au spectacle de Stefan Kaegi / Rimini Protokoll, Radio Muezzin, à la Grande Halle de la Villette. Réservez sur le site de La Villette

 

 

 

 

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Radio Muezzin / Stefan Kaegi (Rimini Protokoll), pièce de théâtre en arabe surtitré en français
Le Caire de nos jours. La ville aux trente mille mosquées résonne au son des centaines de voix des muezzins qui officient cinq fois par jour depuis des millénaires. Bientôt, le ministère de la Religion substituera ce rite ancestral par un procédé de radiodiffusion automatique enregistré par une trentaine de muezzins choisis sur concours. Qu'adviendra-t-il de cette cérémonie dont la « cacophonie » recèle la richesse culturelle de l'appel à la prière ? Qu'adviendra-t-il de ces centaines de voix vouées au silence ? En invitant quatre muezzins cairotes à monter sur scène pour raconter leur parcours singulier et l'attachement à leur mission, Stefan Kaegi révèle toute la profondeur de cet art. Entre leurs mots et les images vidéo de leur vie quotidienne, émergent de nouvelles voix qui décrivent la mutation sociale et culturelle de ce cérémonial.

Stefan Kaegi étudie les arts visuels à Zürich puis le théâtre dans ses formes les plus contemporaines à l'Institut d'études théâtrales de l'université de Giessen. En 2000, il fonde Rimini Protokoll avec Helgard Haug et Daniel Wetzel autour de l'idée d'un théâtre documentaire. Ils produisent des « ready-made documentaires transférables sur scène », et mettent en scène des amateurs qu'ils nomment des « acteurs-experts ».

Du 16 au 20 février 2010, Grande Halle de la Villette (Métro Porte de Pantin). Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20h30 / Jeudi à 19h30. Entrée payante ; réservation indispensable : www.villette.com ou 01 40 03 75 75. 

Kairo007

 

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7. Le carnaval peut-il encore avoir un sens politique ? Rencontre-débat et immersion carnavalesque.
Entre le défilé animatoire insignifiant et la fête clinquante pour touristes, les carnavals contemporains semblent avoir perdu tout lien avec leurs origines mythologiques et politiques. À Romans, où eut lieu il y a 430 ans un terrible carnaval étudié par l’historien Emmanuel Leroy-Ladurie, des élus, des citoyens, des artistes voudraient réinventer la tradition pour lui redonner puissance et signification. Comment relier le carnaval aux grandes questions d’aujourd’hui ? Comment impliquer les artistes dans la fête tout en favorisant la participation des citoyens ? Organisée quelques heures avant le début du carnaval, cette rencontre sera l’occasion de rappeler ce que fut cette tradition, et d’imaginer ce qu’elle pourrait devenir

Avec André Barlatier, ancien chargé d’action culturelle de Romans ; Henri Bertholet, maire de Romans ; Émilie Jungo, adjointe au maire de Romans, chargée de la culture ; Laurence Lopez, directrice des affaires culturelles de Romans ; Juan Martinez, coordinateur du carnaval, metteur en scène et comédien ; Christian Watremez, adjoint au maire de Romans, chargé de l'éducation, écrivain, auteur de 1580, Carnaval sanglant à Romans, une lutte contre les paradis fiscaux. Rencontre présentée par Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 26 février 2010, 10h-12h30 à Romans-sur-Isère
(Drôme), salle des arcades, 4 rue St Just. Puis, du vendredi 14h30 au samedi minuit dans les rues de Romans. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

Cette rencontre, mise en place avec l’aide de la ville de Romans, s’inscrit dans le cadre du séminaire « Le carnaval : réinventer la tradition » organisé à Romans du 25 au 27 février 2010, par le CNFPT, Centre national de la fonction publique territoriale, ENACT de Montpellier (Micheline Vaillancourt), et dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.  

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James Ensor, L'Intrigue, 1890 (détail). 

 
 

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8. Comment les genres traversent la rue ? Atelier et rencontre-débat
Le genre désigne la dimension sociale et culturelle des identités sexuées : masculin, féminin, etc. Comment cette notion croise-t-elle l'espace public ? En quoi nos manières d'occuper la rue, de marcher, de nous vêtir, d'interagir avec les autres constituent-elles des « performances de genre » ? L'espace public est-il « genré » par ceux qui le fabriquent ou par ceux qui l'habitent ? Ces questions seront au cœur de cette rencontre-débat à la croisée des genres, autant conférence que performance, imaginée par Anne Morel, comédienne et metteur en scène, Mathias Gourdot, rappeur et comédien (la Gender Conférence) et les étudiant.e.s du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Au cours de cette soirée, seront notamment présentées des démarches d'artistes et d'activistes qui, depuis une vingtaine d'années, interrogent l'ordre des genres en troublant l'espace public.

Vendredi 5 mars 2010, 19h-21h au WIP Villette
, Métro Porte de la Villette (sur le parvis).
Formulaire d'inscription


Rencontre organisée en partenariat avec le WIP Villette, préparée par Marina Bourdais, Sandra Gicquel, Emmanuelle Jolivet, Victor Leclère, Lucie Piard et Nancy Roquet, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Cette rencontre sera préparée dans le cadre d'un workshop de deux jours, conçu par la compagnie Sans Titre avec les étudiant.e.s du Master Projets Culturels dans l'Espace Public, proposé par le WIP Villette.
 



 

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9. L’affaire du Nuage Vert. Rencontre-débat
« Le 27 mars 2009, un nuage vert apparaît dans le ciel de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Le panache de fumée qui s’échappe de la cheminée de l’incinérateur luit d’une couleur intense. Le phénomène est observé une première fois à 19h durant vingt minutes, puis une nouvelle fois vers 20h15, avant de disparaître à 21h20. » (Libération, 3 juin 2009) À l’origine de ce mystérieux nuage, un projet du duo artistique HeHe qui vise à provoquer une prise de conscience écologique collective par la mise en lumière de la question environnementale. Mis en place en dépit des refus de la ville de Saint-Ouen et de la direction de l’usine, cette action artistique a suscité une vive polémique. Également réalisé à Helsinki en 2008, avec des résultats très différents, ce projet a été élu « œuvre de l'année » par la Fondation d’art environnemental de Finlande et a reçu de nombreux prix dans des festivals internationaux. Comment a-t-il vu le jour ? À qui appartient le ciel ? Quelles ont été les retombées de ce nuage vert poétique et politique ?

Avec le collectif Hehe et plusieurs des acteurs impliqués dans l’affaire du Nuage Vert. Et la participation de Guy Tortosa, critique d’art. 

Vendredi 12 mars 2010, 19h-21h, à La Sorbonne
, amphi Richelieu, 17 rue de la Sorbonne (place de la Sorbonne), Paris 5e, métro Cluny-Sorbonne ou Saint-Michel, ou RER Luxembourg. Formulaire d'inscription.

Rencontre préparée par Clémentine Cassard, Zoé Dehays, Cécile Di Filippo, Sandra Gicquel, Gaëlle Hermant, Emmanuelle Jolivet, Mélissa Makni, Anne Métrard et Lucie Piard, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 
 

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10. Marionnette tout terrain : quels enjeux ?
Organisée à l’occasion de la 3ème édition d’OMNIprésences — manifestation du Théâtre de la Marionnette à Paris proposant des spectacles de marionnette dans des lieux inhabituels : au comptoir d’un bar, dans les couloirs d’une université, dans des églises, des maternités, au milieu de vos meubles... —, cette rencontre permettra d’échanger avec les artistes et les hôtes qui participent à ces expériences singulières visant à faire sortir les spectacles des théâtres. Comment s’inventent ces projets ? En quoi permettent-ils de donner au quotidien un sens nouveau, de croiser des regards qui ne connaissaient pas la marionnette ? Nous découvrirons les multiples formes que prennent ces rencontres atypiques entre un lieu, ses usagers et une équipe artistique.

Samedi 13 mars 2010, 14h30-16h30, au CNAM, amphi JB Say (Y), 292 rue St Martin Paris 3ème, métro Arts et Métiers ou Réaumur Sébastopol
Formulaire d'inscription.

Rencontre-débat co-organisée avec le Théâtre de la Marionnette à Paris, préparée par Elsa Ossart et Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.


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Le Nouveau Spectacle Extraordinaire / Cie Les Rémouleurs Spectacle dans des lieux historiques – Adultes
Avec pour trame l’histoire du Masque de la Mort Rouge d’Edgar A. Poe, les spectateurs assistent à une visite historique du prestigieux lieu dans lequel, il y a de nombreuses années, se sont déroulés d’étranges et inquiétants faits. Déambulations dans des couloirs cachés, objets venus d’un autre temps, reflets troublants, ombres colorées sur fond de Ravel, Britten, Ligeti, Janacek, Bartok, Crumb... Une façon singulière de (re)découvrir ce lieu hautement symbolique qu’est le site de l’Université Panthéon.

Une coproduction Les Rémouleurs / Espace Malraux - Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie. Avec le soutien de la DRAC d’Ile-de-France – Ministère de la culture et de la communication

Du 1er au 4 mars 2010 à 19h au 12 place du Panthéon
- Durée : 2h – Tarifs : 12€ / 9€ / 7€ - Réservation indispensable au Théâtre de la Marionnette à Paris : 01 44 64 79 70 www.theatredelamarionnette.com

Ce spectacle est présenté en partenariat avec le Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans le cadre d’OMNIprésences, manifestation du Théâtre de la Marionnette à Paris qui propose des spectacles dans des lieux non théâtraux. Avec la collaboration de l’université Paris 2 Panthéon-Assas. Organisation (pour le Master PCEP) :  Cécile Di Filippo, Sandra Gicquel, Mélissa Makni. 

 

couloir    



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11. Membros : le corps politique dans(e) la ville Rencontre-débat et démonstrations.
« Nous ne pouvons pas soigner les douleurs du monde, alors nous avons décidé de les danser. » Créée en 1999 à Macaé au Brésil, dans une région qui compte le taux d'homicides le plus élevé du pays, la compagnie de danse Membros a fait le pari d'une autre perspective de vie pour les jeunes de la ville. Au sein du CiemH², Centre des études intégrées du mouvement hip hop, elle façonne un hip hop aux inflexions contemporaines et résolument engagées, présenté sur les scènes et dans les rues de nombreux pays. Comment la compagnie Membros a-t-elle développé son langage chorégraphique ? Qu’est-ce qu’un corps politique ? Comment « danser la rue », sur la scène et dans la rue ? Paulo Azevedo, directeur artistique et chorégraphe, Tais Vieira, chorégraphe, et les danseurs de la compagnie Membros, répondront à ces questions en mots et en actes (un atelier sera proposé pendant la rencontre).

Vendredi 19 mars 2010, 17h30-19h30 au WIP Villette
, Métro Porte de la Villette (sur le parvis). 
Formulaire d'inscription
 

Rencontre organisée en partenariat avec le WIP Villette, préparée par Lise Bénard, Clémentine Cassard, Cécile Di Filippo, Doriane Roche, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Après la rencontre-débat, à 20h30, vous pourrez assister au spectacle de la compagnie Membros, Medo, à la Grande Halle de la Villette (voir plus loin). 

 

 

 

 

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Medo / Cie Membros Création en danse hip-hop
Leur dernière apparition à la Villette en 2007 avec le sublime Febre nous avaient enchantés. De retour avec Medo, leur dernier opus, la compagnie brésilienne Membros boucle sa trilogie sur la violence cette fois conjuguée au féminin. Pour tenter de comprendre ce qui pousse une femme à passer à l'acte, les Membros se sont frottés aux réalités des femmes en centres de détention ou prisonnières de la prostitution. 
Antinomique de la figure féminine qui porte en elle les connotations de douceur, de maternité, de protection, la violence féminine s'avère pourtant parfois plus radicale que celle des hommes. C'est ce basculement brutal et obscur, irréel et banal à la fois, qu'ils explorent sur scène. Un basculement transcendé par l'engagement des corps de cinq danseuses entourées de sept danseurs, dans un univers musical alliant Beethoven et Chopin au funk, au heavy metal ou à la bossa nova.

Du 16 au 20 mars 2010, Grande Halle de la Villette
(Métro Porte de Pantin).
 Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h30 / jeudi à 19h30. Entrée payante ; réservation : www.villette.com ou 01 40 03 75 75. 

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12. Quand l'art trouble l'ordre public. Rencontre-débat et performances.
L'intervention artistique dans l'espace urbain vise parfois à troubler « l'ordre public ». À quelles nécessités ces projets répondent-ils ? Dans quelle mesure peuvent-ils être souhaités par les pouvoirs publics ? Nos sociétés policées sont-elles prêtes à les accepter ? Sont-ils solubles dans la société du spectacle ? Le débat sera engagé avec trois artistes. Jacques Livchine, « metteur en songe » du Théâtre de l'Unité, figure historique des arts de la rue, se présente comme « organisateur de désordre » ; Christine Bouvier, performeuse, dirige le festival « Préavis de Désordre Urbain » ; Caroline Amoros est l’auteure de Kristin, un spectacle de rue qui a fait l'objet d'une plainte pour « outrage à la République » et « dégradation de la voie publique », à Cuers en mars 2008. Julien Bargeton, conseiller de Paris, premier adjoint à la Mairie du 20ème arrondissement, chargé de la culture et des finances, participera également à la rencontre, ainsi qu'Agnès Tricoire, avocate à la cour, spécialiste en propriété intellectuelle, conseil notamment de l'artiste chinoise Ko Siu Lan, dont une œuvre, accrochée sur la façade de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, a été censurée pendant plusieurs jours début février. 

Vendredi 26 mars 2010, 19h-21h, Mairie du 20ème arrondissement de Paris
, Métro Gambetta. Formulaire d'inscription.

Rencontre préparée par Clémentine Cassard, Cécile Di Filippo, Emmanuelle Jolivet et Elsa Ossart, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.
 

 

Cette rencontre a été précédée d'un workshop de huit jours réalisé avec le collectif de performeurs Ornic'Art. Cette vidéo présente la neuvième performance réalisée le 25 mars 2010. Pour en savoir plus : http://performancepublicommando.over-blog.org

    

 

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13. L'espace public : exploration d'une notion, entre urbanisme et politique
L'enjeu de cette dernière rencontre est double : cerner la notion d'espace public dans sa dimension à la fois urbanistique et politique, constitutive de la ville et de la Cité, et en saisir les transformations contemporaines — ce que fera Thierry Paquot, philosophe de l'urbain, auteur d'un récent ouvrage sur ces questions. Dans un deuxième temps, avec plusieurs invités des rencontres précédentes et quelques observateurs avisés, nous reviendrons sur la question transversale du cycle art [espace] public 2010 — en quoi la création artistique en espace public peut-elle être politique ? — et tenterons une synthèse et une mise en perspective de ces douze semaines de débats, d'expériences et de spectacles. Des entretiens vidéos avec plusieurs invités du cycle seront diffusés, ainsi que des images des performances réalisées dans le cadre du projet Commando Belleville (workshop mené par les étudiants avec le collectif de performeurs Ornic'art). 

Avec plusieurs intervenants du cycle art [espace] public 2010, notamment Naïm Bornaz, rappeur, auteur et beatmaker, qui pratique l'art du déplacement (parkour), Roger des Prés, créateur de la Ferme du Bonheur, Valérie de Saint-Do, journaliste (Cassandre/Horschamp), Stéphane Simonin, directeur d'HorsLesMurs, co-rédacteur en chef de Stradda. Thierry Paquot ne pourra finalement pas participer à cette rencontre. 

Vendredi 2 avril 2010, de 19h à 21h, à La Sorbonne, amphi Richelieu, 17 rue de la Sorbonne (place de la Sorbonne), Paris 5e, métro Cluny-Sorbonne ou Saint-Michel, ou RER Luxembourg. Formulaire d'inscription.

Rencontre organisée par Marina Bourdais, Zoé Dehays, Victor Leclère, Mélissa Makni et Nancy Roquet, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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28 Millimètres, Women Are Heroes - Action dans la favela Morro da Providência - août 2008 / © jr-art.net JR est l'invité de la rencontre du 22 janvier 2010.



PROGRAMME RESUME 

1. De l'espace poétique à l'espace politique. Une soirée à la Ferme du Bonheur. 
Rencontre-débat et exploration nocturne. Vendredi 15 janvier 2010. 

2. Un monde qui nous regarde. Rencontre avec JR.
Rencontre-débat. Vendredi 22 janvier 2010. 

3. La ville, terrain de jeu, espace des possibles.
Rencontre-débat et parcours sensoriel. Vendredi 29 janvier 2010. 

4. Nouveaux langages des corps urbains.
Conférence dansée. Vendredi 5 février 2010. 

5. Action artistique et Education populaire : de nouvelles formes s'inventent ?
Rencontre-débat. Vendredi 12 février 2010. 

6. Comment le théâtre documentaire déplace-t-il le réel ? Rencontre avec Stefan Kaegi.
Rencontre-débat suivie de Radio Muezzin, spectacle de Stefan Kaegi / Rimini Protokoll (présenté à La Villette). Vendredi 19 février 2010. 

7. Le carnaval peut-il encore avoir un sens politique ?
Rencontre-débat et immersion carnavalesque. Vendredi 29 février 2010. 

8. Comment les genres traversent la rue ?
Atelier et rencontre-débat. Vendredi 5 mars 2010. 

9. L'affaire du Nuage vert.
Rencontre-débat. Vendredi 12 mars 2010. 

10. Marionnette tout terrain : quels enjeux ?

Rencontre-débat. Samedi 13 mars 2010. Parallèlement : Le Nouveau Spectacle Extraordinaire, spectacle de la compagnie Les Rémouleurs (présenté à la Sorbonne)

11. Membros : le corps politique dans(e) la ville.
Rencontre-débat et démonstrations, suivies de Medo, spectacle de la compagnie Membros (présenté à La Villette). Vendredi 19 mars 2010. 

12. Quant l'art trouble l'ordre public.
Rencontre-débat et performances. Vendredi 26 mars 2010. 

13. L'espace public : exploration d'une notion, entre urbanisme et politique. 
Rencontre-débat et bilan du cycle art [espace] public 2010. Vendredi 2 avril 2010. 
      

 



Merci aux invités du cycle art [espace] public 2010, aux équipes des lieux qui nous accueillent, et à nos partenaires : à Malte Martin et à Louise Lacour, à Rochdy Laribi, performeur, directeur artistique d’Ornic’Art, Sarah Harper, Clotilde Fayolle, l’Avant Rue, Claude Lechat, directeur du développement culturel de Pantin, Morgane Le Gallic, directrice du spectacle vivant de Pantin, Roger des Prés, La Ferme du Bonheur, Danielle Bellini, DAC de Champigny-sur-Marne, Stéphane Simonin, directeur d’HorsLesMurs, Jean Digne, Président d’HorsLesMurs, Marie-France Ponczner, Rebecca Bouillou et aux équipes du WIP Villette, Julien Bargeton, adjoint au Maire du XXème arrondissement de Paris, chargé de la culture et des finances, Sophie Millot, chargée de mission à la Mairie du XXème arrondissement, Jean-Claude Colliard, Président de Paris 1, Catherine Germain, Présidence de Paris 1, Caroline Kazazian, service du planning de Paris 1, Jean-Marc Lehu, directeur de la communication de Paris 1, Catherine Rouchouse, Martine Solal,  Alexandrine Rose-Antoinette, à l’UFR 04 de Paris 1, Gisèle Grammare, directrice de l’UFR 04, Yann Toma, directeur adjoint, Bernard Darras, directeur du CRICC, Valérie de Saint-Do, Cassandre-Horschamp, Marion Boissier, Théâtre de la Marionnette à Paris, Anne Bitran, Pauline Hartmann, cie les Rémouleurs, Marine Budin, cie Membros, Emile Abinal, collaborateur de JR, Magali Giraud, le Genre Urbain, et aux appariteurs de la Sorbonne. Special thanks à Doriane Roche pour la conception des excellents flyers internet du cycle. 




Stradda, magazine de la création hors les murs, est partenaire du cycle art [espace] public. Abonnez-vous ! Gardez un œil sur l'actualité de l'art dans l'espace public : arts de la rue, arts du cirque, arts plastiques, danse, photographie, urbanisme... www.stradda.fr

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Trois rencontres et un atelier du cycle art [espace] public 2010 sont organisés en partenariat avec le WIP VILLETTELaboratoire permanent du dialogue arts / société. Cultures hip hop, nouveaux territoires de l’art, culture en prison ou à l’hôpital, pratiques amateurs, expressions des diversités, théâtre social, créations artistiques partagées, initiatives de démocratie culturelle, expériences participatives… La Villette ouvre un espace dédié à tous ces champs émergents et toutes ces expériences créatrices d’esthétiques nouvelles.  www.wip-villette.com

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Deux rencontres du cycle art [espace] public 2010 sont organisées à l'Avant Rue, lieu de résidence pour des formes hybrides et inclassables, à Paris 17ème. www.avantrue.fr

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Le Genre Urbain, librairie spécialisée sur la ville et l'urbain (30 rue de Belleville, 75020 Paris), est partenaire du cycle art [espace] public 2010. Elle proposera chaque vendredi soir une sélection d’ouvrages sur le thème de la rencontre-débat. www.legenreurbain.com

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Le cycle art [espace] public est organisé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les rencontres sont préparées et animées par les étudiant.e.s du Master. Pour en savoir plus sur la formation, l'équipe pédagogiqueles étudiant.e.s, les partenaires du Master. Pour affecter la Taxe d'Apprentissage de votre entreprise à notre formation (notre ressource principale pour développer nos projets), téléchargez ce document. Archives des cycles art [espace] public 200720082009. Voir aussi www.art-espace-public.c.la


Direction du cycle art [espace] public : Pascal Le Brun-Cordier. 


Infos presse.

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26 novembre 2009 4 26 /11 /novembre /2009 16:08

Younes Kanbouj, ancien étudiant du Master

 

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La Folle Histoire des Arts de la Rue
Rencontre(s) singulière(s) entre des populations et les Arts de la rue dans les Bouches-du-Rhône 


Témoignage de Marion Blet, chargée des actions culturelles au sein de Karwan, pôle de développement et de diffusion des arts de la rue et des arts du cirque (Marseille), étudiante au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public en 2006-2007. Texte transmis en août 2008. 

La Folle Histoire des Arts de la Rue c’est l’histoire des Arts de la rue racontée à partir du répertoire des compagnies dans 6 villes des Bouches-du-Rhône. Ce projet est organisé par Karwan, pôle de développement des arts de la rue et des arts du cirque en région PACA, implanté à la Cité des Arts de la Rue, à Marseille. Anne Guiot en est l’auteur et la directrice artistique. La Folle Histoire s’inscrit dans la continuité de L’Année des 13 Lunes (saison des arts de la rue dans les villes et villages des Bouches-du-Rhône, chaque jour de pleine lune, co-produit avec Lieux publics) au sens où elle installe une relation privilégiée entre une commune et les Arts de la rue, et du Grand Répertoire des machines de spectacle (exposition vivante de machines de spectacles de rue) au sens où elle prolonge l’exposition par l’accès aux spectacles. Cette manifestation est réalisée avec le soutien du Conseil général des Bouches-du-Rhône.

 

La Folle Histoire des Arts de la Rue accueillera dans le cadre de cette 1ère édition des compagnies exclusivement issues du département : Artonik, No Tunes International, Ex nihilo (vidéo, plus bas : Trajets de Vie, Trajets de Ville), Générik Vapeur, Agence Tartar(e) et ilotopie (photo à droite : La Mousse en Cage). Entre le 29 septembre et le 2 novembre 2008, ces six compagnies s’implanteront, à tour de rôle, dans leur « ville associée ». La Folle Histoire des Arts de la Rue est rythmée par la formule : 1 ville, 1 compagnie, 1 semaine ! Le Temps fort aura lieu du 1er au 9 novembre : la ville de Salon-de-Provence accueillera le florilège de La Folle Histoire, semaine durant laquelle toutes les compagnies seront réunies et présenteront plusieurs de leurs spectacles. Au final, une quarantaine de spectacles seront programmés durant les 6 semaines… L’occasion de découvrir ou de re-découvrir le répertoire des compagnies.


La Folle Histoire des Arts de la Rue c’est aussi des outils de médiation qui invitent les publics  à entrer au plus près dans la démarche artistique des compagnies, à découvrir les processus de création et d’improvisation des artistes, à partager leurs perceptions de la ville et des lieux… Mis en œuvre spécifiquement pour la manifestation, le Bus-expo de La Folle Histoire (voir l'illustration) est un de ces dispositifs de médiation proposés en plus des spectacles. Il s’agit d’une exposition itinérante qui va au-devant des publics pour dérouler, de façon illustrée et interactive, l’Histoire des Arts de la Rue à laquelle les artistes donnent vie par leurs spectacles. Le Bus-expo entamera une tournée départementale dès la mi-septembre avant de s’implanter dans chacune des 6 villes, en suivant le rythme des compagnies, à partir du 29 septembre.

 

Le Printemps dans les collèges 

 

Dans la perspective de sensibilisation et d’accompagnement des publics aux Arts de la rue, axe fort du projet, nous avons mis en œuvre un programme d’actions culturelles dans 8 collèges du département. En tant que chargée des actions culturelles, ma mission a principalement consisté dans la conception et la mise en œuvre de ce programme. Conçu comme un dispositif à part entière, Le Printemps de La Folle Histoire des Arts de la Rue dans les collèges est une action de préfiguration de La Folle Histoire qui s’est déroulé de mars à juin 2008 : il en reprend les 3 axes principaux (spectacles, actions culturelles et connaissance des arts de la rue). Nous avons donc réalisé une mallette pédagogique sur les Arts de la rue, avec entre autres un Cd-rom interactif visant à sensibiliser les collégiens sur le patrimoine vivant des Arts de la rue dans le département des Bouches-du-Rhône, des ateliers de pratique artistique avec des artistes de 3 compagnies programmées à l’automne, et des spectacles dans les collèges concernés.

 

En dépit des délais très rapides  dans lesquels nous avons dû concevoir et mettre en œuvre ce programme avec les enseignants (3 mois environ), ces derniers ainsi que leurs élèves ont émis, de manière globale, des retours très positifs sur cette expérience. Pour la plupart des enseignants impliqués, il s’agissait d’une première rencontre approfondie avec les Arts de la rue. Des envies de pérenniser ou d’amplifier ce type de dispositif ont émergé dans plusieurs collèges… Les enseignants semblent, en effet, en recherche de nouvelles expériences artistiques et culturelles qui viendraient renouveler les pratiques culturelles habituellement proposées dans le circuit scolaire… En outre, l’aspect pluridisciplinaire des Arts de la Rue résonne positivement chez les enseignants qui voient dans ces arts « tout terrain » des liens potentiels avec plusieurs enseignements dispensés au collège… Et également une dynamique intéressante pour des projets pédagogiques réunissant plusieurs enseignants de disciplines différentes. L’optimisation de ce genre de dispositif doit donc, à mon avis, porter sur une mise en lien plus évidente entre les enseignements dispensés et les apports pédagogiques et culturels des pratiques artistiques proposées.  

 

A l’automne, dans le temps de la manifestation, les actions culturelles se destinent davantage aux publics de structures associatives, sociales et culturelles autour d’un outil : Le Bus-Expo de La Folle Histoire. Ainsi, la seconde partie de ma mission concerne à la fois la réalisation du Bus-Expo, dans la recherche de ressources iconographiques et vidéo, et également l’identification de publics pour la diffusion du Bus-Expo. Le travail en direction des publics consistera dans des visites décalées, réalisées par des comédiens des Arts de la rue, et des rendez-vous avec les compagnies autour du bus. Nous souhaitons également re-rencontrer les enseignants et collégiens ayant participé au Printemps de La Folle Histoire en les conviant à assister aux spectacles et à découvrir le Bus-expo.

 

 


Dans la perspective de développer et d’accroître le travail d’actions culturelles mené au printemps, nous mettons également en œuvre une formation sur les Arts de la Rue pour les enseignants de collèges et lycées en collaboration avec le Rectorat de l’académie d’Aix-Marseille. Ce projet de formation vise à sensibiliser les enseignants à ce champ artistique, d’une manière approfondie, en créant des allers-retours entre théories sur les Arts de la rue et pratique par le fait d’assister aux spectacles programmés dans le cadre de La Folle Histoire. Trois regards complémentaires, ceux de Michel Crespin, Pascal Le Brun-Cordier et Maud Le Floch’, guideront les enseignants dans cette exploration ; les spectacles, quant à eux, viendront nourrir et illustrer les thématiques abordées. Cette formation a pour objectif de donner des clés aux enseignants afin qu’ils s’approprient plus facilement les problématiques relatives aux arts de la rue, et par extension à la création en Espace public, et de susciter des envies pour la réalisation de projets pédagogiques au sein de leur établissement. Les professeurs impliqués au printemps et intéressés pour poursuivre des projets relatifs aux Arts de la rue dans leur collège sont donc prioritairement invités à suivre cette formation. Grâce à ce stage, nous souhaitons également établir un suivi dans la relation avec les enseignants déjà impliqués et en rencontrer de nouveaux.

 

Depuis la fin du Master : ce qui a changé, ce qui demeure…

 

J’ai terminé la formation du Master 2 Projets Culturels dans l’Espace Public depuis 1 an et demi environ. J’ai choisi d’expérimenter La Folle Histoire et un nouveau territoire, d’abord en tant que stagiaire, puis en CDD. En un an et demi, mon regard sur les réalités professionnelles de notre secteur a beaucoup évolué : surprises, déceptions, agacements, interrogations… La formation favorise la capacité d’analyse sur de nombreux projets culturels et la distanciation critique par rapport à nos propres travaux, projets d’étudiants… Je pense qu’il est important de garder ce « regard neuf » face à chaque nouveau projet, une distance critique par rapport aux actions mises en œuvre et des clés pour l’optimisation… Même si on vous fait remarquer que « vous êtes encore jeunes » pour savoir… !  Nourrir les réflexions apportées, les expérimenter, les critiquer, les formaliser…


Malheureusement,  souvent dans les projets réalisés il n’y a pas de budget dévolu à l’évaluation… Certes, les budgets sont dans la plupart des cas déjà très restreints et on les concentre, de manière justifiée, sur les actions et le fonctionnement… Mais il me paraît très frustrant, et quelque part gênant, de produire sans avoir de retours directs des publics, de ne pouvoir mesurer l’impact des actions mises en œuvre et encore davantage lorsque les multiples dispositifs déployés visant à accompagner les publics participent de la dynamique intrinsèque du projet. Cette « foi » dans l’évaluation provient certainement de mes expériences professionnelles précédentes relatives au domaine des études de publics : j’ai réalisé plusieurs études en lien avec  la réception de dispositifs de médiation. Ces travaux d’analyse, de réflexion sur les publics m’ont permis d’avoir des repères, une capacité d’expertise pour la conception et la mise en œuvre de projets. Aujourd’hui ce qui me paraît important réside dans ce savoir, toujours instable, visant à articuler le plus justement possible la réflexion sur des publics identifiés et une action à développer… afin de formuler des propositions de qualité. L’évaluation n’est qu’un moyen pour optimiser l’action… arrêtons de la diaboliser et servons nous en intelligemment !

Marion Blet (août 2008)


Marion Blet est chargée des actions culturelles au sein de Karwan, pôle de développement et de diffusion des arts de la rue et des arts du cirque (Marseille). Elle était étudiante au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public en 2006-2007. 

http://www.karwan.info

http://www.follehistoire.fr

Pour plus de renseignements sur La Folle Histoire des Arts de la Rue : Karwan : 04 96 15 76 30



Témoignage de Cécile Cano, chargée de mission Culture, au Pays de Cocagne, en Midi-Pyrénées. Type de contrat : CDD d'un an renouvelable (convention territoriale de 3 ans). Témoignage transmis en décembre 2007.

"Je suis chargée de mission culture pour le Pays de Cocagne (voir aussi) en Midi-Pyrénées : 6 intercommunalités et 69 communes sur les départements du Tarn et de la Haute Garonne. Les Pays sont des formes territoriales relativement récentes (3 ans d’existence pour les plus anciennes sur cette région), mises en place et conduites avec l’accompagnent du Conseil Régional.

Intervention artistique dans un champ, à Fiac

Mon travail consiste en la coordination et la mise en place d’une ligne directive de politique culturelle, appliquée au développement du territoire, et ce, pendant 3 ans. Je travaille donc avec l’ensemble des associations et des élus, afin de proposer et mettre e
n place des propositions artistiques structurantes pour le Pays : création d’équipements culturels, travail artistique autour du patrimoine matériel et immatériel, valorisation des manifestations majeurs, émergences de nouvelles formes d’expression, etc. Au côté d’un comité de pilotage et de groupes thématiques, je tente d’ « ouvrir le territoire » par le biais des dispositifs des Conseils Généraux et du Conseil Régional, avec qui nous travaillons en étroite collaboration. Tout cela est possible grâce à la réalisation préalable par un cabinet d’étude, d’un schéma de développement culturel (diagnostic et préconisations) et qui a été à l’origine de mon recrutement.

A la sortie du Master, mon profil était clairement orienté vers la création de projet et l’art contemporain. L’emploi « idéal » que je visualisais a finalement été très différent de l’emploi que j’occupe actuellement. L’attente a été un peu longue pour trouver ce dernier, mais il a en finalité permis de réunir l’ensemble des profils d’intérêt que je menais en parallèle depuis le début de mes études : la conduite de projet, l’ingénierie couleur, ainsi que la création contemporaine et ses formes d’expression nouvelles. Mon territoire est en effet emprunt d’un passif autour du pastel, et de la réflexion couleur ; c’est un territoire dit rural très ouvert aux créations nouvelles.

C’est un emploi que j’occuperai pour au maximum trois années. Il s’agit donc d’une mise en place territoriale du sujet culturel quelque peu expérimentale. Et c’est cette vision « in progress » qui motive mon investissement aujourd’hui. L’ensemble des enseignements reçus durant le Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public prend désormais sens et application pour moi.

Si je devais donc vous prodiguer quelques conseils : prendre chaque emploi, avec curiosité et désir, comme une nouvelle manière d’envisager ses méthodologies et savoir faire. Vous ne trouverez peut être pas immédiatement l’emploi idéal à vos yeux, mais nourrissez-vous au maximum de ces emplois intermédiaires, qui sont finalement de nouvelles occasions d’apprendre et de faire vos marques sur le territoire d’action culturelle. Et ne vous découragez pas durant votre période de recherche. Pour moi, elle aura durée plus de six mois : six mois d’auto courage, d’auto conviction, d’auto énergie ! Mais si on a envie de s’investir dans le monde culturel, ça se finit toujours bien.

Plein de courage pour vous tous et n’hésitez pas à me contacter au besoin."

Cécile Cano, étudiante au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace Public en 2005-2006. Témoignage transmis en décembre 2007.



Un projet développé par Kafui Kpodéhoun, étudiante au sein du Master Projets Culturels dans l'Espace  Public en 2006-2007 : Comme un été.

Quelle urbanité pour les non-lieux de la ville contemporaine ? La triple médiation des nouveaux médias, un article de Kafui Kpodéhoun, dans le cadre du projet Ludigo.



Consulter le site des anciens Etudiants de la Sorbonne



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Published by masterpcep - dans Les étudiants
13 novembre 2009 5 13 /11 /novembre /2009 16:56
Comment créer de l'espace et du temps publics ?

Depuis le 1er janvier et jusqu'au 31 décembre 2009,Gwénaël Morin, metteur en scène, investit les Laboratoires d'Aubervilliers, pour mettre en œuvre le Théâtre Permanent, avec Julian Eggerickx, Barbara Jung et Grégoire Monsaingeon.

"Il s'agit de développer un outil artistique d'affirmation et d'intensification du théâtre : une proposition fondée sur une urgence et une énergie qui en font une expérience  politique aussi bien du point de vue de la création et du collectif que de la volonté d'expérimenter et d'inventer des rapports nouveaux à un lieu, un environnement et un public. Le projet du Théâtre Permanent s'articule autour de 3 lignes de travail : jouer tous les soirs, répéter tous les jours, transmettre en continu."

A l'heure où l'idée de théâtre public semble fragilisée, ce projet fou devenu utopie concrète nous permettra, en étudiant la manière dont se fabrique le "Théâtre Permanent", de poser cette question fondamentale : comment créer de l'espace et du temps publics ? 

VENDREDI 27 NOVEMBRE 2009, entre 19h01 et 21h01 à LA SORBONNE (17 rue de la Sorbonne, amphi Richelieu, Métro Saint-Michel ou Cluny-La Sorbonne ou RER Luxembourg).Entrée libre après inscription. 

Je souhaite m'inscrire

Rencontre-débat proposée par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), animée par les étudiants, sous la houlette de Pascal Le Brun-Cordier, directeur du Master, professeur associé. Cette rencontre est préparée par Lise Benard, Victor Leclère, Mélissa Makni, Elsa Ossart et Charlotte Rougier. Le Master organise tout au long de l'année des rencontres avec des artistes œuvrant dans/avec l'espace public, notamment le cycle art [espace] public (janvier-février-mars 2010), en partenariat avec Stradda, le magazine de la création hors les murs. Pour être informé, inscrivez-vous à la Newsletter du Master : http://art-espace-public.c.la

Participeront notamment à cette rencontre, autour de Gwénaël Morin, l'équipe du Théâtre Permanent et des Laboratoires d'Aubervilliers : des spectateurs, des personnes ayant participé aux ateliers de transmission, Valérie de Saint-Do et Samuel Wahl, journalistes (Cassandre), Frédéric Hocquard (Arcadi)...

EN FAISANT DU THEATRE TOUS LES JOURS, PENDANT UN AN, AVEC UNE MEME EQUIPE, AU MEME ENDROIT ET UTILISANT LES TEXTES DE THEATRE PARMIS LES CHEFS D’ŒUVRES LES PLUS CONNUS DU DOMAINE PUBLIC, (LORENZACCIO, TARTUFFE, HAMLET, BERENICE, ANTIGONE, WOYZECK)
JE VEUX FAIRE L’EXPERIENCE DE CE QUE LE THEATRE PEUT TRANSFORMER DANS LA VIE QUOTIDIENNE D’UN  QUARTIER.
JE VEUX LE FAIRE A PARTIR D’UN POINT.
JE VEUX CREER UN POINT.
JE VEUX AFFIRMER DANS LA VILLE UN POINT D’ENGAGEMENT, UN POINT D’ENERGIE ET UN POINT DE SENS.
JE VEUX  AUSSI FAIRE OEUVRE DE COURAGE ET, AVEC LE TEMPS, PAR TENACITE, INSISTANCE, RESISTANCE, CREER DE L’ESPACE ET  DU TEMPS PUBLIC.
Gwénaël Morin, Note d'intention du Théâtre Permanent

LE THEATRE EST VIVANT
LE THEATRE DOIT ETRE FAIT
LE THEATRE N’EST PAS UN HERITAGE DU PASSE
LE THEATRE N’EST PAS UNE FLAMME VACILLANTE QUE NOUS DEVONS PRESERVER
LE THEATRE N’EST PAS MORT
LE THEATRE DOIT SE PRODUIRE
LE THEATRE DOIT ETRE REALISE
LE THEATRE EST UNE UTOPIE QUE L’ON PEUT ATTEINDRE
J’AIME LE THEATRE
Gwénaël Morin, extrait du Discours de Turin

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5 novembre 2009 4 05 /11 /novembre /2009 11:20
Comment rendre l'espace public ? 

Malte Martin 
répondra à cette question (et à six autres *), en mots et en images, vendredi 13 novembre 2009 à la Sorbonne. 

Graphiste et plasticien, Malte Martin anime un atelier graphique qui explore tous les domaines de la création contemporaine : théâtre, danse, musique, cinéma. Ses influences sont multiples. D’origine allemande, il débute son parcours par une formation « Bauhaus » aux Beaux-Arts de Stuttgart, avant d’intégrer l’ENSBA de Paris et l’atelier Grapus. Parallèlement à sa pratique de design graphique pour le théâtre, la danse et la musique contemporaine, Malte Martin a ouvert avec Agrafmobile un champ artistique qui investit l’espace urbain et les territoires du quotidien. L’espace d’Agrafmobile est pour lui un espace d’expérimentation artistique et de recherche fondamentale. L’espace public, les publics, l’image, le signe, l’environnement visuel, sensible, sonore sont au coeur de ses recherches. « Mon envie, c’est de recréer par ce théâtre visuel un espace public qui donne à voir et à lire autre chose que des signes administratifs et des messages commerciaux. Une tentative de reconquérir l’espace public comme un espace d’imagination appartenant à ceux qui y vivent. » Une exposition est consacrée au travail de Malte Martin actuellement à la Galerie Anatome

* Comment parler à l’échelle de la ville ? Comment ouvrir une question fermée ? Quand l'œil se met-il à écouter ? Comment faire transpirer les murs ? La basse tension permet-elle un haut voltage ? Des endroits sensibles, en avez-vous ?

VENDREDI 13 NOVEMBRE 2009, entre 19h01 et 21h01 à LA SORBONNE (17 rue de la Sorbonne, amphi Richelieu, Métro Saint-Michel ou Cluny-La Sorbonne ou RER Luxembourg). 

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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 09:03

La pré-rentrée a eu lieu dans la semaine du 21 septembre 2009. Pendant l'été, les futurs étudiants du Master ont exploré Estuaire, participé au festival Chalon dans la rue et à celui d'Aurillac, découvert l'exposition Performing the City (actions et performances artistiques dans l'espace public 1960-1980) à l'Institut National d'Histoire de l'Art, et l'exposition Né dans la rue à la Fondation Cartier pour l'art contemporain. 

Au programme de la pré-rentrée :

Lundi 21 septembre : visite du CENTQUATRE, établissement artistique de la ville de Paris. Présentation des étudiants. Rencontre avec plusieurs membres de l'équipe pédagogique du Master : Gustave Galeote (administrateur), Patrick Brenner (chargée de mission au Conseil Régional d'Ile-de-France), Julie Desprairies (chorégraphe), Anne Gonon (chargée d'étude), Eve Plenel (responsable de l'insertion et de la prévention au CENTQUATRE), Pascal Le Brun-Cordier (professeur associé, directeur du Master). Rencontre avec d'anciens étudiants du Master : Antoine Cochain (Art Public Contemporain), Dalila Habbas (Nuits de Fourvière), Kate Merrill, Claire Huberson (Le Hub), Amanda Abikhalil (CENTQUATRE), Kafui Kpodéhoun. Présentation de l'association Objet(s) Public(s), association des étudiants du Master. 

Mardi 22 septembre : présentation du programme du Master. Repères sur la création en espace public, sur les projets articulant art(s) / culture(s) / population(s) / territoire(s).

Mercredi 23 septembre : visite de l'exposition Quarez Affiches à la bibliothèque Forney, rencontre avec Thierry Devynck, conservateur chargé des affiches, commissaire de l'exposition, et Grégoire Koenig, responsable de la communication de la ville de Bobigny. "Artiste peintre avant tout, Michel Quarez s’accorde totalement à l’affiche, la concevant comme une œuvre d’art monumentale. Son traitement par grandes masses de couleurs saturées provoque un choc visuel maximum, effet renforcé par l’emploi fréquent d’encres fluorescentes. Ici, pas de détail superflu : la simplicité des images fait songer à un art primitif, non sans évoquer la signalisation routière. L’impression devenant quant à elle une véritable fête de la couleur... La conception de son art, exigeante, ne s’est jamais accommodée de l’intermédiaire des agences de publicité : convaincu que l’efficacité pratique d’une affiche est inséparable de sa valeur plastique, Michel Quarez veut avoir directement affaire à l’annonceur." Un projet d'observation est mené pendant l'année à l'occasion de l'intervention de Michel Quarez tout au long du canal de l'Ourcq et du canal Saint-Martin, entre Bobigny et Paris. Précisions à venir sur le site. 

Jeudi 24 septembre : présentation des projets qui seront menés pendant l'année, notamment avec la Villette, le Théâtre National de Chaillot, HorsLesMurs, Julie Desprairies, Stefan Shankland... 

Vendredi 25 septembre : rencontre au Parc des Buttes Chaumont avec Jean-Dominique Secondi, directeur d'Art Public Contemporain, producteur délégué de la Nuit Blanche 2009. Présentation du programme de la Nuit Blanche, en particulier des œuvres proposées aux Buttes Chaumont. Echanges sur l'art en espace public. Visite de l'exposition Sao Paulo mon amour, à la Maison des Métallos, et rencontre avec Philippe Mourrat, directeur de la Maison des Métallos.

Mercredi 30 septembre : rencontre à HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, partenaire du Master, avec Stéphane Simonin, directeur, Gentiane Guillot et Patricia Demé.

Rencontre avec Stefan Shankland, à l'occasion du vernissage de l'exposition MMM, Monument à la Ville en Mouvement, un projet de Stefan Shankland, artiste (intervenant au sein du Master) mené en collaboration avec raumlabor-berlin, présenté à la galerie Le Sommer.


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4 mai 2009 1 04 /05 /mai /2009 09:21



Mémento - KompleXKapharnaüM intervention urbaine présentée dans le cadre de Chalon dans la rue et du festival d'Aurillac (été 2009)


LES ETUDIANTS DE LA QUATRIEME PROMOTION ICI ET LA

Depuis le début du mois d'avril, les vingt étudiants du Master sont en mission ou en stage : à Tallinn (Estonie), Paris, Port-Saint-Louis-du-Rhône, à l'Ile de La Réunion, Bruxelles, Noisiel / Marne la Vallée, Marseille, Dijon, Toulouse, Angers, Tours, Lavau-sur-Loire, Paimboeuf... Dans les structures suivantes : Culture Factory Polymer, Ville de Paris (Direction des Affaires Culturelles, Département de l'Art dans la Ville), Compagnie ilotopie - CNAR le Citron jaune - Festival les Envies Rhônement, CulturesFrance (pôle danse), Le Séchoir, Scène conventionnée de Saint Leu (La Réunion), Commission européenne (Direction Générale Education et Culture, Direction de la Culture, de la Communication et du Multilinguisme, Unité Communication et Valorisation), La Ferme du Buisson / Scène Nationale de Marne la Vallée, Cie T.Public, Le Hub Agence, CirQ'ônflex, Cie Toron Blues, Centre National de la Danse Contemporaine d'Angers, agence Arcane (pour l'installation d'une oeuvre dans le tunnel de l'A86), pOlau, pôle des arts urbains, le CENTQUATRE, la Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-La-Vallée, à Nantes (au sein de l'équipe d'Estuaire 2009 : projets de Tadashi Kawamata *, Kinya Maruyama)...


* L'Observatoire de Tadashi Kawamata, œuvre pérenne réalisée dans le cadre d'Estuaire à Lavau-sur-Loire. Catalina Trujillo, étudiante du Master (2008/2009), a participé au workshop 2009 ayant permis le prolongement de l'Observatoire. 
 
COLLOQUES 
Un colloque sur le thème Démarches artistiques et régénérations urbaines était organisé à Dijon les 11 et 12 juin 2009 dans le cadre de Zutiques productions, notamment par Natan Jannaud, étudiant du Master en 2008/2009, en collaboration avec l'Institut des Villes. 

Un colloque intitulé "Art dans l'espace public : arts de la rue, arts plastiques, même combat ?" était organisé à l'Ecole des Beaux-Arts de La Réunion le 11 mai 2009, avec Daniel Buren, Tadashi Kawamata, Paul Ardenne, Betty Bui, Gilles Coudert, Jace, Louis Pavageau, Pedro Garcia, Maud Le Floch, Pascal Le Brun-Cordier.


VOYAGE D'ETUDE A NANTES 

Du 24 au 26 janvier 2009, nous étions à Nantes pour le premier voyage d'étude de la quatrième promotion du Master. Au programme du premier jour : visite commentée par François Delarozière des Ateliers de La Machine. Nous avons assisté à une répétition de l'Araignée / Les Mécaniques Savantes, nouvelle création de La Machine, partie depuis à Yokohama. Discussion détaillée avec François Delarozière sur la question du mouvement et de la dramaturgie de cette fascinante "mécanique vivante".

Egalement en compagnie de leur concepteur, visite des Machines de l’Ile. "Né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, le site se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site exceptionnel des anciens chantiers navals. »




Le lendemain, exploration de l'estuaire, entre Nantes  et Saint-Nazaire. "Du 6 juin au 23 août 2009, à Nantes, Saint-Nazaire et sur les 60 km de rives qui les relie, Estuaire propose un grand parcours artistique composé par près d’une trentaine de créations d’artistes venus du monde entier. A chaque édition, certaines sont pérennisées pour composer un circuit ouvert à la visite toute l’année." Nous découvrons les œuvres pérennes du parcours : Misconceivable, Erwin Wurm, au Pellerin, Canal de la Martinière ; Le jardin étoilé de Kinuya Maruyama à Paimboeuf ; la Suite de Triangles de Felice Varini à Saint-Nazaire ; L’Observatoire, Tadashi Kawamata à Lavau sur Loire (voir photo et vidéo), et Les Anneaux, Daniel Buren et Patrick Bouchain, sur l’Ile de Nantes. A Saint-Nazaire, rencontre notamment avec Julien Nicolas, ancien étudiant du Master Projets Culturels dans l'Espace Public (1ère promotion), responsable du centre de ressources du VIP, Scène de Musiques Actuelles de Saint-Nazaire. Visite du site et échange avec lui son parcours. 



Dernier jour du voyage : visite et présentation du Lieu Unique, avec François Tissier, chargé des relations publiques ; présentation du projet Estuaire, par Jean Blaise, directeur du Lieu Unique et du projet Estuaire (voir vidéo), Astrid Gingembre, chef de projet Estuaire, Renate Schaefer, chargée de partenariat, Bénédicte Belhache, responsable des relations publiques, et Anne Guillou, assistante relations publiques. Cette réunion de travail a permis de préparer l'appel à projets sur la médiation que nous avons ensuite organisé autour des œuvres de l'un des sites d'Estuaire, en partenariat avec l'équipe d'Estuaire. 


APPEL A PROJETS AU SEIN DU MASTER 

Cet appel à projets s’inscrivait dans le cadre du programme pédagogique du Master, en partenariat avec l'équipe d'Estuaire. Ce qui a été demandé aux étudiants : "Réunis en trois équipes de trois ou quatre, vous imaginerez pour le site du Carnet à Frossay des proposition de médiation in situ. Chaque proposition traitera de la circulation physique et sensible des publics sur le site du Carnet. La médiation à mettre en place devra favoriser l’expérimentation de chacune des propositions d’habitats légers imaginées par des architectes, des artistes, des humanitaires et des designers." Les projets ont ensuite été présentés à l'équipe d'Estuaire le 23 mars 2009. 

Un autre voyage d'étude a été organisé à Lille dans le cadre d'Europe XXL les 14 et 15 mars 2009. 


 

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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 19:14
art [espace] public est un cycle de rencontres-débats proposé par le Master professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université Paris 1, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. Il rassemble chaque année à la Sorbonne trente intervenants – artistes œuvrant dans l’espace public, acteurs et penseurs de l’urbain, opérateurs culturels, géographes, philosophes... – et plusieurs centaines de participants, membres du genre urbain attentifs à ce que font les artistes dans (et de) l’espace public, curieux de la manière dont peuvent se nouer les liens entre création, cultures, populations et territoires.

Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés, privatisés, surveillés, parce que les récits formatés du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique » croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère poétique et/ou politique.

Une ligne de force traverse cette 3ème édition du cycle art [espace] public : la « fabrique de l’urbanité ». Trois rencontres montrent comment la ville peut s’inventer autrement (1, 6 et 7) et témoignent de l’essor de démarches conduisant les artistes à travailler hors des cadres de la production et de la diffusion culturelles traditionnelles, en association avec des architectes et des urbanistes. L’utopie est au cœur de la rencontre 5, proposée à l’occasion des trente ans d’ilotopie, une compagnie phare des arts de la rue, mais est aussi présente en filigrane dans d’autres débats, comme celui consacré à la production d’espaces publics partagés par les artistes et les acteurs culturels (3). Centré sur les nouvelles écritures du graffiti, le deuxième rendez-vous du cycle fait également écho à la question de la ville mobile et des esthétiques du déplacement (rencontre 4).

Parce que l’espace public n’est pas une notion universelle ni uniforme, en ouverture de chaque rencontre, nous passerons quelques minutes ailleurs (Marrakech, Kinshasa, Rio de Janeiro...), en images, pour rappeler la diversité des lieux publics et celle des projets artistiques qui s’y déploient, et les déplacent.


Pascal Le Brun-Cordier

Professeur associé, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

1. La fabrique de l’urbanité
Focus sur l’Île de Nantes

 

De plus en plus d’opérations de renouvellement urbain s'inscrivent dans une approche globale, intègrent des volets artistiques et culturels, associent une expertise sensible portée par des artistes aux expertises techniques traditionnelles. Au-delà du strict cadre bâti, ces projets interrogent l’agir et l’être urbain contemporains, revisitent les formes et les usages, les représentations collectives et les imaginaires partagés. Pourquoi les artistes sont-ils invités à participer à ces projets ? Que peuvent-ils faire à la ville en construction ? Comment contribuent-ils à la création de nouvelles urbanités ?

 

Trois rencontres du cycle art [espace] public seront consacrées à ces questions. La première rassemblera des acteurs du projet de l’Île de Nantes, dont Alexandre Chemetoff, architecte et paysagiste, grand prix de l’urbanisme (2000), et François Delarozière, concepteur et constructeur de machines de spectacle, notamment des Machines de l’Île. Ils nous raconteront comment s’invente la transformation de ce territoire, l’une des plus intéressantes engagée ces dernières années en Europe. Sur le même thème, rendez-vous également le 6 et le 13 mars.

 

Vendredi 30 janvier 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre. 


Alexandre Chemetoff

Francois Delarozière


 

2. Les nouvelles écritures du graffiti


À l’heure du tout numérique, alors que la ville est saturée d’images et de discours, que la lutte anti-graffiti se poursuit mais que les galeries et le marketing s’en sont emparé, que devient le graffiti ? Light painting, graffiti sonore, laser tag, graffiti invisible, reverse graffiti, vidéo graff… Comment les graffeurs ont-ils fait évoluer leurs pratiques ? Quel est le rôle du web et des nouvelles technologies ? Jusqu’où l’extension du terme graffiti peut-elle aller ? Avec des artistes et des observateurs du graffiti, nous interrogerons ces évolutions et ouvrirons le débat autour des notions de légalité, d’engagement, de visibilité et de diffusion.


Avec Marko-93, artiste (light painting/kalligraffism), David Renault, plasticien et musicien (graffiti sonore/ NomadIC), Annick Rivoire, journaliste (Poptronics, média des cultures électroniques), et des acteurs de la scène graffiti française.

 

Vendredi 6 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre.

 

Sur le même sujet, lire le dossier publié dans le numéro de janvier 2009 de Stradda.

 

 


The Reverse Graffiti Project
Marko-93


 

 

3.Comment produire des espaces publics ?


Projets d’artistes et expériences culturelles 


Alors que l'espace public semble se normaliser, s'émietter, voire s'effacer, raréfiant les circonstances de sociabilité et d'échange qui permettent à l'individu de prendre part et d'agir sur son environnement, des démarches artistiques et culturelles tentent de produire de nouveaux espaces communs partagés. Éminemment politiques, souvent dans la mouvance des « nouveaux territoires de l’art », ces démarches dessinent de nouvelles formes de vivre ensemble. Comment ces espaces de la rencontre et de la confrontation se façonnent-ils ? Quels dialogues s’établissent avec le territoire ? Quelles places pour l’art ? Autour de quelques projets, éphémères ou durables, nous verrons comment les artistes et les opérateurs culturels peuvent contribuer à la fabrication d’espaces publics.
 

 

Avec Francis Peduzzi, directeur du Channel, scène nationale de Calais, un projet artistique et culturel écrit avec la ville et ses habitants ; Jean-Baptiste Haquette, directeur de la Maison Folie de Lille-Moulins, un lieu de diffusion et de rencontres, un espace de création ouvert aux habitants, aux acteurs associatifs et aux artistes, du local à l'international ; Gabi Farage, artiste et architecte, concepteur de projets nomades visant à fabriquer des espaces publics avec la population au sein du collectif Le Bruit du Frigo (Bordeaux).

 

Vendredi 13 février 2009, 19h-21h. A l'Avant-Rue, 134 rue de Tocqueville, Paris 17e www.avantrue.fr Métro Villiers ou Wagram. Bus 53 (arrêt Pereire-Tocqueville) ou 31 (arrêt Jouffroy d’Abbans–Tocqueville) ou PC 3 (arrêt Porte d’Asnières). Plan d'accès
 

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre.

 


Le Bruit du Frigo


4. La ville mobile à l'œuvre 


Accélération des échanges, intensification des flux, multiplication des non-lieux : les villes semblent aujourd’hui moins façonnées par l’architecture que par la prolifération d’une culture basée sur la vitesse et le déplacement. Sensibles à ces évolutions qui transforment la structure des villes, le statut des communautés nationales et des individus, de nombreux artistes ont fait de la mobilité le thème de leur création, tentant de nous faire éprouver les nouveaux états de la condition urbaine. Expériences théâtrales et chorégraphiques interactives, déplacements physiques ou cheminements imaginaires, jeu sur la vitesse, la simultanéité ou le ralentissement : que recouvrent ces esthétiques du déplacement ? Vers quels imaginaires géographiques ouvrent-elles ? Quelles transformations des usages entraînent-elles ?


Avec Alix de Morant, journaliste et chercheur, auteur d’une thèse intitulée "Nomadismes artistiques, des esthétiques de la fluidité" ; Corinne Pontier, directrice artistique, Ici-Même (Grenoble) ; Ali Salmi, danseur et chorégraphe (compagnie Osmosis).

 

Vendredi 20 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre.


Ali Salmi, Alhambra Container



5. L’espace public, espace des possibles ?


Alors que les utopies semblent avoir déserté l'époque, que les artistes de la rue et les architectes se sont assagis, l'espace public peut-il encore être l’espace des possibles ? Des philosophes, des artistes, des architectes le pensent et le prouvent. Ainsi la compagnie ilotopie qui, depuis trente ans, ambitionne de lutter contre l'effacement du sens que se voit imposer l'espace public, opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux, au travers de multiples « champs d’expériences », performances, actions de « Land Act »... Trois interrogations au cœur de cette rencontre : à quelles conditions les scénographies urbaines sont-elles créatrices d'utopies ? Comment « rendre le possible à nouveau disponible » ? « La perte de l'anticipation artistique et politique serait-elle fatale à l'art » (Bruno Schnebelin) ?


Autour de Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs artistiques d’ilotopie, cette rencontre réunira Jean-Jacques Delfour, philosophe, et Nicolas Henninger et Pier Schneider, du collectif d’architectes Exyzt, qui réalise des installations éphémères chargées d’utopies. 

 

Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Les utopies à l'épreuve de l'art (Editions L'Entretemps, collections Carnets de rue, 2008).

Télécharger le dossier-documentaire de cette rencontre-débat. 

PLM, ilotopie

Les Gens de couleur, ilotopie


6. La fabrique de l'urbanité

Focus sur Ville +


Ville + est un dispositif visant à enrichir la transformation d'un territoire urbain grâce à la commande artistique. Mis en œuvre par la Ville de Paris en 2009, ce programme pluriannuel accompagne la revalorisation de l'Est parisien dans le cadre d'un Grand Projet de Renouvellement Urbain. Par la création d'œuvres artistiques révélant des univers variés, ce laboratoire de projets expérimente de nouveaux outils dans le processus de fabrication de la ville en impliquant des architectes, artistes, graphistes, designers, paysagistes, mobilisés pour la singularité de leurs savoir penser et de leurs savoir faire. En compagnie des initiateurs de Ville +, nous explorerons et mettrons en débat les potentialités ouvertes par ces démarches innovantes.


Avec Jean-Christophe Aguas, chargé de mission Culture, DPVI-Délégation à la politique de la Ville et à l'Intégration (2007), Ville de Paris ; Emeline Bailly, urbaniste, chef de projet politique de la Ville, DPVI, Ville de Paris ; Steven Hearn, producteur délégué, Le Troisième Pôle ; Claire Petetin, architecte, commissaire artistique et scientifique de Ville + ; Nathalie Viot, conseiller artistique, Direction des Affaires Culturelles, Ville de Paris.

 

Vendredi 6 mars 2009, 19h-21h. ATTENTION : nous avons appris ce matin (6 mars 2009) que le site de La Sorbonne était fermé. La rencontre n'aura donc pas lieu à la Sorbonne mais au 47 rue des Bergers dans le 15e (métro Lourmel), à l'heure prévue. Accueil dès 18h30.


Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Télécharger le dossier-documentaire de cette rencontre.


7. Le Grand Paris nous appartient

Ou la culture métropolitaine partagée


Paris doit passer à la dimension métropolitaine, s'élargir, partager. L'idée d'un Grand Paris agite le monde politique. Une « vision » a ainsi été demandée à des équipes d’architectes et de concepteurs. C'est une occasion d'ouverture, complexe et rare. C'est aussi une occasion d'aération des esprits, de mise en mouvement des initiatives, de libération de nouvelles énergies contributives. Pour l'équipe réunie autour de Jean Nouvel, un nouveau « savoir-ville » s'invente, la dimension culturelle au coeur. Cette dimension culturelle qui permet le retournement de situations par des renversements de regards ; celle qui invite le plus grand nombre, experts ou non, à être partie prenante ; celle qui suggère de nouvelles représentations ; celle qui se fonde sur les pratiques et les usages ; celle qui invente et mêle temps, rythmes et pulsations. Le Grand Paris se dessine (et se destine) à cette condition.


Avec Luc Gwiazdzinski, géographe, enseignant-chercheur (Laboratoire PACTE 5194), Université Joseph Fourier et agence Sherpaa, Maud Le Floc’h, Pôle des Arts Urbains, Fabrice Lextrait et Jean-Paul Robert, collaborateurs des Ateliers Jean Nouvel.

 

Vendredi 13 mars 2009, 19h-21h. A l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Panthéon), amphi III. 

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Télécharger le dossier-documentaire de la rencontre. 

Cette dernière rencontre du cycle est organisée en collaboration avec pOlau, Pôle des arts urbains.

 





5 minutes ailleurs


En ouverture de chaque rencontre-débat, de 19h à 19h05, nous vous invitons à passer 5 minutes ailleurs, par la présentation en images d’un projet artistique mis en œuvre dans un espace public autre, sensiblement différent de ceux que nous connaissons ici.


Parmi les déplacements proposés :

-Kinshasa (République démocratique du Congo) pour une performance de Steven Cohen réalisée dans le cadre des Scénographies Urbaines ;

-la Place Jamaâ Lafna à Marrakech (Maroc), gigantesque plateau théâtral à 360° inscrit au patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l’Unesco ;

-Rio de Janeiro (Brésil) pour un projet mené par l’artiviste JR avec des femmes de la favela de Morro da Providencia ;

-le quartier Saint-Blaise (Paris, 20e), pour Ici, je suis ailleurs, dispositif visuel et sonore de Malte Martin sur la poétique du déplacement, présenté lors de l’édition 2008 de Nuit Blanche, dans le cadre de Mots Publics à Saint-Blaise (cf. l’image au verso de ce programme).

 

 


JR expose (dans) une favela à Rio
Steven Cohen à Kinshasa


 

...

 

Les rencontres sont préparées et présentées par Claire Bataille, Armelle Bellenger, Marion Blanc, Laure Bonnefond, Alice Caze, Aude Chandoné, Fanny Courieult, Caroline Dubois, Adrienne Ferré, Marion Grange, Pauline Haué, Claire Huberson, Natan Jannaud, Younes Kanbouj, Alice Leborgne, Coralie Mainguy, Delphine Marcadet, Cécile Robin, Marie Tranchet, Catalina Trujillo, étudiants au sein du Master en 2008-2009.

 

Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à Paris 1, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.



 

Stradda, le magazine de la création hors les murs, est partenaire du cycle art [espace] public. Abonnez-vous ! Gardez un œil sur l'actualité de l'art dans l'espace public : arts de la rue, arts du cirque, arts plastiques, danse, photographie, urbanisme... www.stradda.fr

 




Radio Grenouille, la radio culturelle marseillaise.
A écouter en ligne sur www.grenouille888.org
Poptronics, média des cultures électroniques



Retrouver les archives sonores du cycle art [espace] public 2008 en ligne : ici, sur le site de Radio Grenouille ou sur le blog Cité Sensible de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

 

Télécharger le programme complet du cycle art [espace] public 2009 au format pdf.

 

Le Master Projets Culturels dans l'Espace Public est la première formation universitaire en Europe dédiée aux projets artistique et culturels dans l'espace public. Pour nous aider à développer notre action pédagogique, demandez l'affectation de la taxe d'apprentissage de votre entreprise ou association au Master. La taxe d'apprentissage est notre principale ressource. Mode d'emploi et formulaire.

 

Pour en savoir plus sur le Master : le projet et l'équipe pédagogique, le Master dans la presse professionnelle, le devenir professionnel des étudiants...

 


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Published by - dans art [espace] public
5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:43
Le cycle art [espace] public s'est déroulé du 25 janvier au 28 mars 2008, chaque vendredi soir, à la Sorbonne. Proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, avec l’aide du Ministère de la culture et de la communication, il a réuni plus de quarante intervenants : artistes œuvrant dans l’espace public, opérateurs culturels, acteurs de l’urbain, historiens, critiques d’art, urbanistes, géographes, philosophes... Ce cycle était ouvert à tous les membres du genre urbain intéressés par ce que font les artistes dans l’espace public, et par les liens entre création, culture, populations et territoires. Plus de 2 000 participants ont été accueillis. Plus loin : une présentation et un montage de chaque rencontre-débat à écouter en ligne. Un dossier documentaire d'une dizaine de pages pour chaque rencontre peut être téléchargé sur le site art [espace] public

Intervention d'Ernest Pignon Ernest à Naples, un des invités du cycle art [espace] public 2008. "Il ne met pas l’art dans la rue mais fait œuvre de la rue elle-même."
 

1. La ville, comment ça marche ?

La marche a fait l’objet de multiples réappropriations artistiques, depuis les déambulations du flâneur baudelairien, les promenades surréalistes et les dérives situationnistes, jusqu’aux performances des arts de rues et de l’art contemporain. Comment les artistes réinventent-ils aujourd’hui cette pratique quotidienne et universelle ? Comment modifient-ils nos perceptions de l’espace et du temps urbains ? Contribuent-ils à une réappropriation des lieux, à une réactivation des mémoires ? Parcours illustré avec un artiste promeneur, un philosophe de l’urbain et un historien de l’art, suivi d’une expérience sensible dans Paris proposée par un géographe spécialiste de la nuit urbaine.

Avec Thierry Davila historien de l’art et commissaire d’expositions, Thierry Paquot philosophe, professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris (Paris XII), éditeur de la revue Urbanisme, Hendrik Sturm artiste promeneur, enseignant à l’École des Beaux-Arts de Toulon, Luc Gwiazdzinski géographe, université J. Fourier de Grenoble

Vendredi 25 janvier 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne.  

 

 

 

2. La ville, comment ça sonne ?

Les sons urbains, de nature mécanique, électronique ou organique, composent de véritables paysages sonores spécifiques à chaque ville, évoluant de manière constante du fait de la multiplication des sources sonores et de la complexification de la législation. En prenant la ville et les citadins comme matières, à partir de sons captés ou créés, de plus en plus d’artistes proposent une écoute originale des environnements urbains. Dans quel rapport à l’espace public s’inscrivent leurs œuvres ? Quelles visions politiques leurs pratiques engagent-elles ? À partir des différents projets artistiques présentés au cours de cette rencontre-débat, nous verrons comment la ville-instrument peut sonner et être sonnée.

Avec Jean-François Augoyard directeur de recherche au CNRS, fondateur du CRESSON (Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain), Nicolas Frize compositeur, directeur des Musiques de la Boulangère, Michel Risse artiste sonore, directeur de la compagnie Décor Sonore et de la Fabrique Sonore.

Vendredi 1er février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

 


 

3. Dans les interstices des villes...

Terrains vagues, friches, délaissés urbains, espaces en chantier, « zones blanches » non définies sur les cartes… Des architectes, des plasticiens, des écrivains développent des projets qui envisagent ces (non)lieux comme des espaces de possibles, des laboratoires pour de nouvelles pratiques artistiques et sociales. Quelles sont ces expériences ? En quoi permettent-elles de réinventer l’espace public ? Quelles sont les spécificités des initiatives menées en région parisienne au regard de celles qui se développent ailleurs en Europe ? Comment investir ces interstices tout en continuant à en faire des espaces d’incertitude, de questionnement de la ville, de jachère de l’urbain ?

Avec Constantin Petcou architecte et chercheur, cofondateur de l’Atelier d’architecture autogéré, Stefan Shankland plasticien, initiateur de la démarche HQAC, Haute Qualité Artistique et Culturelle (projet Trans305, Ivry sur Seine), Philippe Vasset écrivain, auteur de Un livre Blanc, Fayard, 2007, co-fondateur de l’Atelier de Géographie Parallèle.

Vendredi 8 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

4. Les nuits blanches en débat

Qu’est-ce que Nuit Blanche ? Un temps d’exposition expérimental à l’échelle de la ville, un mouvement d’initiation à l’art contemporain, une nouvelle expérience de la nuit, une opération de marketing territorial, l’illustration d’une dérive événementielle de la culture ? Si la Nuit Blanche rencontre un succès croissant — la fréquentation a triplé entre 2002 et 2007 et le concept a été repris par une douzaine de métropoles : Rome, Madrid, Bruxelles, Amiens, Montréal, Shanghai... — elle n’a pas encore fait l’objet d’analyses critiques détaillées. En présence de Christophe Girard, inventeur de la Nuit Blanche, plusieurs directeurs artistiques, un producteur, des artistes, et des acteurs du monde de l’art et de la culture, nous proposons de décrire et analyser cet événement polymorphe, avant d’ouvrir un espace de débat pour comprendre notamment comment Nuit Blanche, forme éphémère, peut inventer sur le long terme de nouveaux rapports entre la création contemporaine, la ville et ses habitants.

Avec Jean-Christophe Aguas chargé des évènements métropolitains, délégation générale à la coopération territoriale, ville de Paris, Ami Barak commissaire d’expositions et critique d’art, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2003 et 2004, Hervé Breuil directeur du Lavoir Moderne Parisien, Christophe Girard adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, André Rouillé maître de conférences à l’université Paris VIII, critique d’art et fondateur du site Paris-art.com, Jérôme Sans commissaire d’expositions, co-directeur artistique de Nuit Blanche 2006, Jean-Dominique Secondi directeur d’Art Public Contemporain, producteur de Nuit Blanche en 2004, 2006 et 2007, Jean-Marie Songy directeur artistique du festival d’Aurillac, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2007, Xavier Veilhan artiste plasticien ayant participé à Nuit Blanche en 2006 et 2007.

Vendredi 15 février 2008, de 16 h à 21 h à la Sorbonne.

 

 




5. Second life : copié-collé ou nouveau monde ?

Près de dix millions d’internautes vivent aujourd’hui dans Second Life, un univers en ligne, parallèle, virtuel et néanmoins réel. Cet univers persistant n’est pas tant un jeu qu’un monde à construire, et en appelle pour cela à la créativité de ses « résidents ». Quels espaces inventent-ils, quelles villes, quels paysages ? Qui est artiste dans Second Life ? Si certaines créations ou manifestations y ont été transposées, comme la Nuit Blanche parisienne 2007, on observe aussi l’apparition de projets artistiques spécifiquement conçus pour ce nouveau territoire, à l’initiative des Slifers (résidents de Second Life) ou d’institutions du monde physique comme le Palais de Tokyo ou le Théâtre Paris-Villette. Quelles sont les singularités de ces œuvres immatérielles ? Quelles expériences proposent-elles aux internautes et à leurs avatars ? Dans quelle mesure l’univers créé sur Second Life est-il autre chose qu’un copié-collé du monde réel ?

Avec Marc Blieux artiste multimédia, chercheur, dirige le projet AIRE et AIRE-Second Life (http://aire-europe.org), Agnès de Cayeux net artiste, chargée du projet x-réseau initié par le Théâtre Paris-Villette en faveur de la création artistique de spectacle vivant en réseau, Michel Lussault géographe, professeur à l’université François-Rabelais de Tours.

vendredi 22 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.  



6. Ernest Pignon-Ernest : un théâtre silencieux dans le bruit de la ville

Dessiner. Afficher. Laisser le temps agir, et les passants regarder. Et recommencer, autre part… Ernest Pignon-Ernest inscrit ses figures sur les murs des villes, en révèle la mémoire et celle de ceux que l’on ne voit plus passer. Éphémères et fragiles, ses dessins tissent une intrigue avec ceux qui passent, entre le temps et les lieux, portes secrètes ouvertes sur l’imaginaire. Vingt ans après ses premières interventions à Naples, nous reverrons avec lui les images qu’il a collées dans cette ville singulière, dont l’espace public est traversé de paradoxes et de tensions. Nous lui demanderons comment il s’est imprégné de la ville, comment il y a travaillé, entre son atelier et les rues, avant d’envisager ses interventions plus récentes, sur les murs de Soweto, Brest, Paris et Alger notamment. 

 Avec Ernest Pignon-Ernest et les intervenants du colloque « Naples, territoires, images et fictions » *

Vendredi 29 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 


      

 

* Colloque franco-italien

Naples, territoires, images et fictions

Naples est paysage, ciel, mer, volcan, ombres lumières ; elle est aussi odeurs, bruits, chansons… Le colloque se propose d’interroger les rapports entre cette synesthésie urbaine et la prolifération des représentations, cinématographiques, télévisuelles, plastiques... Cette démarche conduit à rouvrir le débat sur la référence, débat que l’on pensait clos depuis la formule de Derrida : « Hors du texte, point de texte ». Nous avancerons au contraire l’hypothèse qu’à Naples le texte a recommencé à investir ce qui lui était extérieur, multipliant ainsi les « transitions » possibles entre « réel » et représentations.

Avec Alberto Abruzzese université de Milan, Richard Conte université Paris 1, Filippo Fimiani université de Salerne, Camille Gendrault université Paris III, Carlo Grassi université de Venise, Rossana Rummo directrice de l’Institut Culturel Italien de Paris, Pappi Corsicato cinéaste, Stefano de Matteis université d’Urbino, Jean Mottet université Paris 1, Achille Pisanti scénariste, Jean-Noël Schifano écrivain et éditeur, Martine Segonds-Bauer Institut Français de Naples.

Organisé par Jean Mottet, Richard Conte, Pascal Le Brun-Cordier (université Paris 1), avec l’aide du Cérap, Centre d’Études et de Recherches en Arts Plastiques, du LETA et de l'Ecole doctorale de Paris 1.

Le colloque n'a pas été enregistré.

 

7. Flash Mobs, Burning Man, fêtes de rue : zoom sur les zones artistiques autonomes temporaires

Un attroupement éclair de citadins anonymes effectuant une action incongrue dans l’espace public (Flash Mob) ; une ville éphémère de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le désert du Nevada (Burning Man) ; un faux carambolage à l’intersection de deux boulevards londoniens (Reclaim the Streets) ; un câlin dans la rue offert par un inconnu (Free Hugs) ; une fête disco dans un wagon de métro ; un pique-nique sur un rond point... Cette rencontre proposera un retour sur ces pratiques insolites qui se multiplient dans les grandes métropoles depuis une dizaine d’années et sont souvent rapprochées du concept de Zone d’Autonomie Temporaire, forgé par le théoricien libertaire Hakim Bey. Réappropriations subversives et ludiques de l’espace public, performances néo-situationnistes, nouvelles formes de sociabilité urbaine, ou gags potaches destinés aux médias ? 

Avec Jean-Marc Barbieux rédacteurs en chef du magazine Tracks (Arte), Sonja Kellenberger directrice de recherches et d’études, SEA Europe, Pierre Sauvageot compositeur, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue (Marseille).

A l'issue de la rencontre-débat, entre 21h et 21h45, projection d'un extrait du documentaire sur Burning Man “Voyage en Utopie”, de Laurent Le Gall (2007). Bande annonce. La projection sera suivie d'un échange, notamment avec Nelly Mella, qui a vécu Burning Man et composé la musique du film. 

Vendredi 7 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 







8. L’art à travers champs

« La Campagne est un pays étranger » écrivait Perec, l’écrivain des villes, dans Espèces d’espaces. « Étranger vous-même » aurait pu lui répondre l’âne du poème de Prévert. En effet, le monde rural ne saurait être enfermé dans des représentations stéréotypées, exotiques, comme nous le diront les invités de cette rencontre-débat, un acteur culturel « agité du bocage », un « clown public » et un observateur des évolutions de la culture en milieu rural. Au travers des projets qu’ils mettent en œuvre, souvent en lien avec des habitants, nous tenterons de comprendre quelle est la nature de l’espace public à la campagne, et nous verrons s’il existe des politiques culturelles propres au monde rural.

Avec Jean Bojko directeur de Téatr’éprouvête (Corbigny, Nièvre), Proserpine clown, projet La Fabrique de Liens (L’Apprentie Compagnie), Marc Gauchée co-auteur de Culture rurale, cultures urbaines ?, Le Cherche Midi, 2006.

Vendredi 14 mars 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne




9. Quand les activistes s’emparent des armes de l’art

Une Brigade Activiste de Clowns taquinant les CRS, des graphistes-militants annonçant « rêve général », des escadrons d’avions en papier contre une armée de soldats, une fausse manif de droite, un carnaval contre le capitalisme… Les activistes s’emparent des armes de l’art, et inventent des formes de mobilisation plus créatives jouant d’un certain esthétisme. Liées à l’apparition de l’altermondialisme, ces actions multiplient les foyers de résistance pour une autre politique. Pourquoi les mouvements sociaux viennent-ils se frotter à l’art ? Qu’est-ce que la dimension artistique apporte à ces actions ? Permettent-elles de repolitiser ou de politiser autrement ? Au-delà de l’impact de ces démarches hybrides, nous nous interrogerons sur l’esthétisation des techniques de lutte par le biais de l’art.

Avec André Gattolin essayiste, enseignant et doctorant, spécialisé dans les techniques de communication activistes, Brian Holmes critique d’art et essayiste, spécialisé dans les croisements entre art, économie politique et mouvements sociaux, Samuel Wahl journaliste revue Cassandre

Vendredi 21 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.








10. Espace public sous contrôle : les artistes veillent

Des systèmes de surveillance des espaces et des personnes toujours plus performants se développent dans les grandes métropoles : caméras, passeports biométriques, puces RFID... De nombreux artistes s’emparent de ces questions, détournent les dispositifs, perturbent les systèmes de contrôles, leur inventent d’autres usages... Que révèlent-ils de ces technologies de quadrillage de l’espace public et de traçage des individus ? Comment participent-ils au développement d’un espace critique ? Jusqu’à quel point sommes-nous complices de cette société de contrôle ?

Avec Renaud Auguste-Dormeuil artiste plasticien, Eric Heilmann maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, Manu Luksch artiste, réalisatrice du long-métrage FACELESS *, Nicolas Thély maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur de Vu à la webcam. Essai sur la web-intimité, Les Presses du Réel, 2002.

Vendredi 28 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.



* Projection 

FACELESS, film de Manu Luksch

2002-2007, 50 min.

 

« Dans une société sans passé ni futur, les humains sont dépourvus de visage. Une femme est prise de panique un matin lorsqu’elle retrouve le sien. » FACELESS est produit exclusivement avec des images capturées par les caméras de vidéosurveillance, selon les règles du « Manifesto for CCTV Filmmakers ». Le manifeste s’appuie sur une loi britannique qui permet aux personnes filmées dans l’espace public de réclamer une copie de ces enregistrements.

 

Des artistes font le mur

Mur [myR] n.m. - v.1000 ; lat. murus. Ouvrage de maçonnerie qui s’élève verticalement ou obliquement sur une certaine longueur et qui sert à enclore, à séparer des espaces ou à supporter une poussée. « Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? » Jean Tardieu.

Chaque semaine, les cinq premières minutes de la rencontre-débat étaient consacrées à la présentation, en images, d’une proposition artistique sur/autour/à propos d’un mur. Parmi les projets présentés : une danse verticale sur un mur médiéval (cie Retouramont, Réflexion de façade), un mur en mouvement qui interroge la division urbaine (Nadim Karam, Split cities), des mots d’écrivains et d’habitants sur les murs d’un quartier parisien (Malte Martin, Mots Publics à Saint Blaise), des paroles de murs chantées et chorégraphiées (Deuxième groupe d’intervention), un mur pignon support de collages et peintures éphémères (M.U.R., Modulable Urbain Réactif, rue Oberkampf à Paris), des portraits rapprochés d’israéliens et de palestiniens sur le « mur de la honte » (JR, FACE 2 FACE)... Retrouvez des présentations synthétiques de ces projets ici.


Télécharger le programme complet

Télécharger les dossiers-documentaires réalisés pour chaque rencontre


Merci à
Radio Grenouille (Marseille) pour la sélection d'extraits des rencontres-débats  et pour la mise en onde (réalisation Xavier Thomas). Ces émissions ont été diffusées par Radio Grenouille en avril et mai 2008 et par Radio Campus Paris en août 2008. Elle sont également disponibles sur le blog Cité Sensible, réalisé dans le cadre de Marseille-Provence capitale européenne de la culture en 2013. En cas de difficulté technique pour écouter ces programmes sur notre site, essayez sur les sites de nos partenaires.

Offre spéciale d'abonnement à Stradda, magazine de la création hors les murs, pour les participants au cycle.Bulletin à télécharger


Pour toute
information complémentaire sur ces enregistrements ou sur le cycle art [espace] public. Pour être informé du prochain cycle art [espace] public, enregistrez votre mail dans le champ Newsletter (colonne de droite).

Cycle proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, en partenariat avec
HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque.

Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier. Préparation et animation des rencontres du cycle 2008 : Amanda Abi Khalil, Céline Auclair, Aurélie Burger, Tiphanie Dragaut, Melody Dupuy, Clotilde Fayolle, Mélanie Fioleau, Caroline Giovos, Charlotte Girard, Elise Laperriere, Anne-Sophie Levet, Léa Marchand, Julien Paris, Chloé Perarnau, Benjamin Petit, Malgorzata Ratajska, Inès Sanchez, Alice Vallat, Nina Vandenberghe, étudiant.e.s de la troisième promotion du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.
Pour toute information

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Published by plbc - dans art [espace] public
17 septembre 2008 3 17 /09 /septembre /2008 10:29
La Villette : c'était le cadre de la pré-rentrée de la quatrième promotion du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Une semaine de spectacles, explorations du parc, cours, discussions, séminaire, rencontres avec les équipes de la Villette, des artistes, des intervenants du Master et d'anciens étudiants. 

Cette résidence a permis de découvrir in situ l'histoire et les évolutions du projet de l'Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette, "un laboratoire de la démocratisation culturelle où dialoguent art et société". La Villette, c'est d'abord un espace public : un parc urbain de 35 hectares ouvert jour et nuit, associant nature et architecture, dédié aux arts, aux sciences et aux loisirs, conçu par Bernard Tschumi au début des années 1980 sur l'ancien site des abattoirs, à partir d'un triple système de points, lignes et surfaces. Les points : les 26 folies, petits bâtiments rouges de formes variées, construits sur la base d'un cube de 10,80 mètres de côtés, qui ponctuent le parc tous les 120 mètres. Les lignes : l'axe nord-sud, sous la grande vague ondulée, et l'axe est-ouest, la galerie de l'Ourcq au bord du canal. Et la promenade cinématique, chemin sinueux de 3 kilomètres qui se déroule au travers des différents espaces. Les surfaces : 7 hectares de pelouse, le jardin des miroirs, les jardins passagers, le jardin des bambous, l'espace chapiteaux, le Cabaret Sauvage... Et aussi la Bicyclette ensevelie de Claes Oldenburg. Et les différents équipements situés sur le parc : Conservatoire, Cité de la Musique, Tarmac, Théâtre Paris-Villette, Géode, Zénith...

Cette semaine à La Villette, les Pop's, "festival pour des arts turbulents" centré sur "les nouvelles écritures des arts populaires". Pour Yveline Rapeau, programmatrice des Pop's rencontrée pendant la semaine, l'enjeu est de "témoigner de l'effervescence et de la maturité artistique des arts populaires contemporains". Au croisement de la création hors les murs, du cirque, du théâtre, de la marionnette, associant formes monumentales (le Groupe F a attiré plus de 5000 personnes chaque soir et la Symphonie Mécanique plusieurs centaines), spectacles en salle ou sous chapiteau et dispositifs originaux, comme pour les trois artistes hollandais : les Accompagnateurs de Jetse Batelaan, qui enferme le public dehors, entre quatre hautes palissades posées sur une pelouse ; Dries Verhoeven et sa troublante "boîte à rencontres" ; Lotte van den Berg et sa "boîte à voir", un grand cube en bois insonorisé dont l’une des parois, vitrée, est ouverte sur la rue (photo). Autre dispositif artistique inédit : le "luneur", une "cellule d'habitation" où l'on peut dormir en compagnie de 100 000 abeilles, imaginé par Olivier Darné, artiste éleveur d'abeilles urbaines (qui est aussi l'un des trente intervenants du Master). Ces différents projets expérimentent de nouvelles relations à la création, au spectacle, aux spectateurs, à l'espace public : précisément ce que le Master se propose d'étudier et de développer. 

Le dispositif imaginé par Lotte van den Berg : une boîte posée sur l'espace public. Le public est à l'intérieur. Les comédiens, munis de micros hf, entrent et sortent. La ville devient spectacle, les passants sont en scène à leur insue.

D'autres responsables de la Villette rencontrés pendant la semaine ont pu témoigner de ce qu'est le projet de l'Etablissement Public du Parc et de la Grande Halle de la Villette : Marc Gauchée, directeur de la communication et des publics, José Rubio, directeur technique, Frank Piquard, directeur de la production, intervenants dans le cadre du Master, et aussi Mehdi Idir, chargé de mission à la direction des spectacles et Jasmine Francq, responsable des visites et ateliers. Plusieurs autres intervenants du Master étaient aussi là : Gustave Galeote, administrateur de la compagnie Pierre Doussaint, Eve Plenel, chargée de l'insertion et de la prévention au CENTQUATRE, établissement artistique de la Ville de Paris, Jean-Dominique Secondi, directeur de Art Public Contemporain, Serge Saada, responsable du programme de formation national à la médiation culturelle de Cultures du cœur, Brice Gessler, chef de projet à l'agence Le Hub, Eric Baron, avocat, et Christophe Blandin-Estournet, directeur d'Excentrique, festival pluridisciplinaire en région Centre. 
  
"Quand on connaît les codes, on s'ennuie". François Delarozière, concepteur et metteur en scène de la Symphonie Mécanique (photo), a aussi pu dire sa fascination pour les machines et leurs mouvements, en évoquant, lors d'une discussion avec les étudiants, les machines musicales en action sous le péristyle de la Grande Halle, les animaux géants qu'il a conçus pour Royal de Luxe, les Girafes et l'Eléphant notamment, ou plus récemment le Manège Carré de Sénart, l'Ile de Nantes, et son araignée géante lâchée à Liverpool début septembre (voir l'interview video plus bas et le site de La Machine). Par ailleurs, François Delarozière sera l'un des invités du cycle art [espace] public 2009. Autre artiste rencontré : Laurent Chanel. "Le corps anonyme est un rapport de volumes et de poids évoluant dans l'espace temps." C'est le point de départ du projet en développement qu'il a présenté avec son équipe. Autour des maquettes du cube à exhibition et du cube à contemplation, il a expliqué les principes et les enjeux de cette "installation / monstration" en cours de production.


Plusieurs anciens étudiants du Master sont venus témoigner de leur parcours professionnels et de leurs activités salariées actuelles : Kafui Kpodéhoun, qui a collaboré avec la Fondation de France et le Hub, et rejoint prochainement l'équipe de MACAQ, Mouvement d'Animation Culturelle et Artistique de Quartier (à l'origine notamment du Ministère de la Crise du Logement), en tant que responsable des actions "Education populaire" ; Antoine Cochain, venu parler de la préparation de la prochaine Nuit Blanche (il travaille aux côtés d'Eva Albarran et du Troisième Pôle, producteurs délégués de l'édition 2008) et de l'association des anciens étudiants du Master, Objet(s) Public(s), dont il est président ; Sébastien Radouan, chargé de projets dans un collectif de photographes, Caroline Giovos, en mission à la Villette pendant les Pop's, Amanda Abi Khalil, assistante de production sur les résidences d'artistes au CENTQUATRE, Clothilde Fayolle, chargée de projet à l'Avant Rue, lieu de résidence à Paris, Rachel Pinget, chargée du développement de SEA EUROPE, Sociologues et Ethnologues Associés, centre de ressources pour la recherche en sciences humaines, Benjamin Petit, chargé d'étude à NPE, et Alice Delacour, responsable de l'antenne de Cultures du Coeur en région Centre, qu'elle a créée il y a maintenant deux ans. Plus d'infos sur l'insertion professionnelle des étudiants du Master. Des témoignages d'anciens étudiants.

Au programme également : la participation au séminaire européen Fresh Circus, centré sur le développement du cirque contemporain. Organisé par Circostrada Network, plateforme européenne pilotée par HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque (et partenaire du Master pour le cycle art [espace] public depuis 2007), Fresh Circus a notamment été consacré à la créativité et à l'innovation du cirque contemporain en Europe, à la diversité et au dialogue interculturel. Autant d'enjeux qui croisent le projet pédagogique du Master.

Suite de la rentrée : lundi 29 septembre, rencontre avec l'équipe d'HorsLesMurs, Stéphane Simonin, directeur, Patricia Demé et Gentiane Guillot, et Jean Digne, président d'HorsLesMurs. Nombreux échanges sur les évolutions du secteur des arts de la rue, et en particulier avec Jean-Pierre Marcos, directeur du Cirque Jules Verne, pôle régional des arts du cirque à Amiens, sur l'évolution du projet urbain et le développement de projets artistiques dans l'espace public (photo).


Mardi 30 septembre : participation à la rencontre SMARTCITY organisée dans le cadre du festival Emergences avec CitéCulture / Cité internationale universitaire de Paris. Centrée sur les nouveaux enjeux urbains, les nouvelles formes artistiques, cette rencontre marque le lancement de SmartCity, un projet européen de réflexion et de création, qui tend à terme à essaimer en France en Europe. "A la pointe des nouveaux usages et des avancées technologiques, SmartCity propose de transformer l'espace urbain en lieu privilégié d'expérimentation. Artistes, chercheurs, architectes, penseurs, politiques, industriels, ingénieurs, militants sont conviés à imaginer des formes inédites d'appropriation de l'espace urbain et, ce faisant, à définir une vision alternative de la ville, durable, engagée et citoyenne." Mercredi 1er octobre : journée d'étude et d'exploration avec Stefan Shankland, artiste en résidence sur le site de la ZAC du Plateau à Ivry, et intervenant dans le cadre du Master, et Léa Marchand, ancienne étudiante du Master (photos). Jeudi 2 octobre : rencontre au pied de la Tour Montparnasse avec Steven Hearn, directeu
r-gérant du Troisième Pôle, producteur délégué de la Nuit Blanche 2008, à propos notamment du projet de Ryoji Ikeda, l'un des projets artistiques les plus spectaculaires de cette édition, hommage paradoxal, lumineux et musical, à cette tour peu aimée, à l'heure où la verticale fait un retour en force dans les débats sur l'urbanisme parisien.

Les étudiants en repérage sur la ZAC du Plateau à Ivry (projet TRANS305).

Au cours de l'année, plusieurs projets collectifs seront mis en œuvre par les étudiants, en lien avec les partenaires du Master, notamment la création de parcours et visites avec l'équipe du CENTQUATRE, établissement artistique de la ville de Paris (avec Agathe Bataille ; voir la vidéo de présentation du CENTQUATRE en travaux plus bas ; le CENTQUATRE ouvre le 11 octobre 2008) et la conception d'un programme de médiation dans le cadre du projet Atelier305 / Trans305 à Ivry-sur-Seine, mené par Stefan Shankland, avec Léa Marchand, dans le cadre de la démarche HQAC, Haute Qualité Artistique et Culturelle. Sont également en préparation : un projet avec l'Avant Rue (Clothilde Fayolle), un projet avec la ville de Champigny (Danielle Bellini et Pascal Le Brun-Cordier), un projet avec l'équipe de la Biennale Estuaire (Le Lieu Unique), un projet dans le cadre du "Grand Paris" (avec Maud Le Floc'h). Le troisième cycle de rencontres-débats art [espace] public se prépare également, en partenariat avec HorsLesMurs et Stradda, partenaires du Master.

Présentation du CENTQUATRE en travaux il y a quelques mois. 

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1 septembre 2008 1 01 /09 /septembre /2008 21:18

Objet(s) Public(s) est l’association des étudiants actuels et des anciens, diplômés du Master 2 professionnel « Projets Culturels dans l’Espace Public » de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. 

 

Elle souhaite contribuer à la valorisation et au rayonnement du Master 2. L’association a pour ambition de créer et d’encourager les liens entre les étudiants et les diplômés, désireux d’échanger leurs expériences. Objet(s) Public(s) se veut être un outil dynamique et efficient, facilitant l’insertion professionnelle des étudiants actuels. L’association a mis en place un annuaire structurant un réseau d’anciens, essentiel pour l’insertion des nouveaux étudiants dans le secteur culturel (facilitation de l’accès aux stages).

 

Fort du réseau créé, l’association cherchera à  développer des échanges entre le Master 2 « Projets culturels dans l’espace public » de l’Université Paris 1 Panthéon Sorbonne et les formations universitaires et artistiques européennes et internationales ainsi que les institutions et structures culturelles poursuivant le même objectif. 
 
Objet(s) public(s) envisage de participer, de soutenir, ou d’être à l’origine d’actions impliquant les étudiants actuels de la formation. Ces actions relèveront du domaine de compétence de l’association : organisation de rencontres professionnelles autour des questions de l’art dans l’espace public, soutien à des manifestations culturelles et artistiques dans l’espace public, etc.


Novateur et jeune (créé en 2005), ce Master est le premier à proposer à l’échelle européenne une formation spécifique autour des enjeux de l’art dans l’espace public, jeune champ d’expérimentation et de recherche au croisement du symbolique, du scientifique, du social, du politique, de l'artistique et du culturel.

 

"Le Master forme chaque année une vingtaine de futurs professionnels de la conception et de la production de projets culturels, engagés dans une réflexion sur les relations entre arts, cultures, populations et territoires, en France et en Europe. Cette formation est assurée par une équipe d’universitaires et de professionnels reconnus dans le domaine des arts de la rue et du spectacle vivant, qui leur transmettent une expertise aiguisant leurs compétences créatives, techniques et réflexives". (voir présentation du Master


Ainsi, cette association cherche, à son échelle, et grâce à la mise en relation d’anciens et actuels étudiants dans un réseau de professionnels maillant le territoire, à faire exister cette réflexion autour de l’art dans l’espace public.

L'association est ouverte à toute nouvelle collaboration pour son fonctionnement et son développement et/ou pour toutes actions qui pourraient être mise en oeuvre et recevoir son aide (organisation de rencontres professionnelles, soutien à des manifestations culturelles et artistiques, etc. ). Pour participer à son développement, adhérez, en nous contactant :  


Objet(s) Public(s) / Association Loi 1901

Bureau : Marion Zankovitch, Présidente / Romain Arditi, Secrétaire / Céline Benetos, Trésorière

Contact: objets.publics@gmail.com C/o MIE, 50 rue des Tournelles, 75003 Paris

 

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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:55
Cap sur Marseille pour le voyage d'étude de la troisième promotion du Master. Du 31 mars au 4 avril 2008, résidence du Master à la Friche de la Belle de Mai, et travail avec les apprentis de la FAI AR, Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue. L'expérience pédagogique proposée : répondre à deux appels à projets, liés à la candidature de Marseille au titre de capitale européenne de la culture en 2013 et à un projet de piste artistico-sportivo-culturelle dans l’enceinte de la Friche de la Belle de Mai.

Réunis en cinq équipe mixtes, apprentis et étudiants ont eu quatre jours pour analyser ces deux appels à projet et imaginer des réponses complètes : projet artistique, culturel, budget de production et de diffusion... Les équipes ont ensuite présenté leurs projets le cinquième jour devant un jury constitué des commanditaires (Pierre Hivernat, chargé de mission pour Marseille-Provence 2013 ; Béatrice Simonet, Guilhem Granier, Emmanuelle Bouchitté pour Système Friche Théâtre / la Friche de la Belle de Mai) et d'intervenants des deux formations (Dominique Trichet et Michel Crespin pour la FAI AR, Pascal Le Brun-Cordier et Gustave Galéote pour le Master Projets Culturels dans l'Espace Public). Cinq réponses dont deux pourront peut-être voir le jour ? A suivre...

Des rencontres ont également ponctué la semaine. Avec Anne Guiot, directrice artistique (Karwan), qui a présenté, avec Marion Blet, chargée de l'action culturelle (et ancienne étudiante du Master Projets Culturels dans l'Espace Public), le projet de "La Folle histoire des arts de la rue", festival de répertoire dans les Bouches-du-Rhône. Rencontre avec Julie de Muer, qui a développé le projet de Radio Grenouille dont elle est directrice, et notamment l'opération menée avec Nicolas Frize (également invité du cycleart [espace] public 2008).

Echanges également avec Michel Crespin, metteur en scène et scénographe urbain, créateur du festival d'Aurillac, initiateur de la FAI ARFormation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue, Pierre Sauvageot, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue, Alexandre Cubizolles, Pixel. La candidature de Marseille-Provence au titre de capitale européenne de la culture en 2013 a été introduite par Pierre Hivernat, chargé de mission, et le projet La Piste, par Béatrice Simonet, secrétaire générale de SFT, Système Friche Théâtre, et Guilhem Granet, chargé de mission. Les étudiants ont pu assister, place de l'opéra, à la Sirène et Midi Net proposée par la compagnie de l'Éléphant Vert.

Egalement au programme, visite de trois sites où des projets artistiques ont été développés par le Bureau des Compétences et Désirs dans le cadre des Nouveaux Commanditaires :
-Un lieu de recueillement et de prière pluriconfessionnel, par Michelangelo Pistoletto, à l'Institut Paoli-Calmettes, Centre de lutte et de recherche contre le cancer, 1997-2000. Découverte du site et rencontre avec Nicole Bellemin-Noël, aumonier de l’Institut, l'une des commanditaires du projet.
-Un seuil pour le ciel, Le jardin de la colline, un projet de Natacha Guillaumont, sur la colline Vauban, 2001-2006 (photo). Visite du site et rencontre avec des commanditaires habitants du quartier.
-A l'IRSAM, Institut Régional des Sourds et Aveugles de Marseille, trois interventions d'artistes : une Signalétique tactile et visuelle, par Daniel Buren ; un Jardin sensible, par Alain Richert et Catherine Willis ; des Lieux de vie, par Andrea Blum, 2000-2003. Visite du site, et échanges avec Kim Tran, directeur.  
Deux jours plus tard, rencontre avec Sylvie Amar, du Bureau des Compétences et Désirs, médiateur du programme Nouveaux Commanditaires pour la Fondation de France, qui a pu revenir notamment sur ces trois projets.

"L’action Nouveaux Commanditaires de la Fondation de France propose un laboratoire inédit pour la création contemporaine : commanditaires, médiateurs et artistes se retrouvent en position d’inventer constamment, dans le dialogue, la meilleure œuvre possible pour une situation analysée au préalable. Il s’agit de concilier responsabilité individuelle, intérêt collectif et liberté artistique. Les artistes aiment bien qu’on leur donne des contraintes pour créer, sinon ils s’en trouvent eux-mêmes. La contrainte venant d’autrui les pousse sans doute dans des retranchements qu’ils n’auraient pas imaginés dans la solitude de l’atelier." Extrait d'un entretien avec Sylvie Amar réalisé par Fred Kahn.


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1 décembre 2007 6 01 /12 /décembre /2007 13:38
Le 27 octobre a eu lieu Rue Libre !, journée nationale des arts de la rue. Cette journée invitait à la découverte ainsi qu’à une meilleure [re]connaissance des arts et artistes de la rue et de leurs diversités. Les professionnels de la rue se sont mobilisés à travers la France pour cette journée inédite longue de 25 heures. Ils ont investi l’espace public dans 21 régions avec près de 300 manifestations. Les étudiants du Master Projets Culturels dans l'Espace Public, perruqués et costumés, ont participé au "cocktail polyphonique", projet proposé place de l'hôtel de ville par les compagnies d'Ile-de-France. Une rencontre préparatoire a été organisée entre Ema Drouin, compagnie Deuxième Groupe d'Intervention, présidente de la Fédération des arts de la rue Ile-de-France et les étudiants.

 

Visite du chantier du 104 rue d'Aubervilliers par les étudiants du Master, et échanges sur le projet, en compagnie des deux directeurs, Frédéric Fisbach et Robert Cantarella, le 25 novembre 2007.

La recherche-action réalisée avec les étudiants du Master en 2005-2006 à Vitry-le-François a fait l'objet d'une présentation à l'ORCCA le 27 novembre 2007. Voir l'article de La Scène














Dans la semaine qui a précédé la sixième édition de la Nuit Blanche, rencontre avec Jean-Marie Songy, co-directeur artistique de la Nuit Blanche 2007 : présentation de la programmation artistique, échanges sur les projets, sur la question des publics, sur la médiation, sur les différents aspects de la manifestation... Puis, rencontre sur le site des Tuileries (photo), où était présentée l'installation de la compagnie Carabosse, avec Jean-Dominique Secondi, producteur délégué de Nuit Blanche, directeur-gérant de Art Public Contemporain, et Xavier Montagnon, chargé d'administration à Art Public Contemporain (et ancien étudiant du Master). Rencontre avec Stéphane Simonin, directeur de HorsLesMurs, et Jean Digne, président de HorsLesMurs, sur un projet d'étude de projets artistiques nourris par la nuit. Rencontre également avec Jean-Georges Tartare, auteur, acteur (Agence Tartare), qui était à la Comédie Française lors de la Nuit Blanche. Les étudiants ont traversé la Nuit Blanche en observateurs / regardeurs / spectateurs attentifs et critiques. — Une rencontre-débat sur le Nuit Blanche est organisée par le Master à la Sorbonne, le vendredi 15 février 2008. Infos.



Participation des étudiants à la journée "De l’observation à l’évaluation" organisée par Actes If vendredi 12 octobre 2007 à Confluences. Programme.



La pré-rentrée de la troisième promotion du Master a eu lieu du 24 septembre au 28 septembre. Un programme itinérant a notamment conduit les vingt étudiants du Master à participer à la rencontre internationale SMART CITY, organisée dans le cadre du festival Emergences à la Cité Internationale Universitaire de Paris.

"Depuis plusieurs années, l'art sort de son périmètre classique d'intervention et fait de la ville un véritable terrain d'expérimentation. Le développement exponentiel des technologies renforce ce phénomène et offre aux artistes de nouvelles possibilités d'intervention dans l'espace urbain : technologies mobiles et sans fil, systèmes de gélocalisation ou d'information géographique, capteurs et système d'interaction à distance, technologies de l'image... Au-delà de l'utilisation de ces technologies, de nouvelles pratiques artistiques urbaines émergent. Elles relèvent de démarches "contextuelles" et font intervenir les notions de mobilité, de communication, d'interaction avec l'environnement, de participation des habitants. Ces nouvelles pratiques artistiques interrogent directement les mutations actuelles de la ville qui, dans un contexte d'urbanisation massive, est plus que jamais le lieu de toutes les innovations et l'espace où se cristallisent tous les problèmes de nos sociétés. Première étape d'un important projet européen, sur le thème de "la ville intelligente", cette rencontre conviait acteurs français et internationaux du secteur culturel, de la recherche, de l'urbanisme et de l'architecture." (présentation par l'association Dédale, organisateur)

Au cours du colloque SMART CITY > présentation du collectif LAb[au], basé à Bruxelles : "laboratoire d'architecture et d'urbanisme qui élabore des oeuvres interactives, des performances et scénographies audiovisuelles, pour lesquelles il développe des logiciels et interfaces spécifiques. Ses quatre membres animent en parallèle depuis 2003 une galerie d'art digital, 'MediaRuimte' au centre de Bruxelles." Le projet Touch (photo), présenté pendant le colloque, est "une installation urbaine interactive qui prend comme point de départ la tour Dexia à Bruxelles. Haute de 145m, ses 4200 fenêtres peuvent être colorées  individuellement grâce à un dispositif de luminaires, transformant la façade en un écran géant."

Présentation du projet Küchenmonument, du collectif allemand Raumlabor : "Le Küchenmonument est une structure architecturale mystérieuse qui prend la forme d'une bulle en plastique géante et éphémère (photo). La bulle se gonfle en prenant la forme d'une baleine artificielle longue de 14m, extensible jusqu'à 20m et pouvant accueillir jusqu'à 80 personnes. L'utilisation du plastique confère à la structure une adaptation remarquable à l'environnement qui l'entoure : sous un pont ou contre une paroi, l'objet remplit les vides et transforme l'espace où il se situe. Le Küchenmonument permet alors une redécouverte de la ville et de ses usages pour les habitants, et devient un espace convivial de rencontres improvisées où sont organisés dîners ou soirées dansantes en invitant habitants, artistes, passants intrigués et curieux à y participer." "Initié dès 1999, le groupe Raumlabor_Berlin conçoit l'architecture comme étant mobile, facilement modulable et déconstruite. Ses membres examinent des stratégies pour le renouvellement urbain, à travers une réflexion sur l'urbanisme, le design, la conception et la réalisation de l'architecture, la recherche, l'enseignement et le développement d'environnements interactifs dans leurs œuvres. Ils défendent ainsi une vision transdisciplinaire sur la compréhension et l'utilisation des espaces publics."

Présentation du projet Labichampi : réhabilitation d'un ancien bâtiment militaire en ferme culturelle, autour du quartier de Karosta, à Liepaja en Lettonie, au bord de la mer Baltique. Par Julien Beller et Gilles Burban du collectif Exyzt. Présentation des activités du collectif Coloco : "professionnels de l'aménagement, jardiniers pratiquants, ils ne se reconnaissent pas dans les corporatismes qui délimitent les champs de compétences et développent des projets qui visent à économiser ce qui n'est pas renouvelable et à recycler tout ce qui ne peut l'être." Qu'est-ce que la Guerrilla Gardening ? Richard Reynolds explique comment, "armés de truelles, de graines et de terreau, ces activistes sont les acteurs d'un jardinage politique. Ils s'attaquent aux espaces négligés de l'environnement urbain et cultivent, en ville, des parcelles de terre délaissées et abandonnées." Débat en présence notamment de Eric Lengereau, chef du bureau de la recherche architecturale, urbaine et paysagère à la DAPA / Ministère de la culture et de la communication.

Pendant cette semaine de prérentrée, des rencontres avec des artistes et acteurs culturels œuvrant dans l’espace public ont eu lieu. Avec Stéphane Simonin, directeur de HorsLesMurs, structure partenaire du Master. Avec Isabel Andreen et Floriane Gaber, intervenantes dans le cadre du Maser. Avec Ricardo Esteban, à propos du projet Petit Bain, et avec Aurélie Haberey, artiste associée au projet Ile aux 13 ors, projet artistique et culturel dans le 13e arrondissement. Avec Christine Spianti et Christophe d'Hallivillée, à Mains d'Œuvres (Saint-Ouen), à propos du Studio de Sculpture sociale qui réalise des séries de vidéo-chants avec les habitants des territoires à partir de l'énoncé "Qu'est-ce que vivre". Avec Camille Dumas, Anaïs Gabaut et Mathieu Marguerin, de Mains d'Œuvres, à propos des réseaux Artfactories, Actes-If,Autre(s)pARTs et TransEuropeHalles, et du festival  Mal au Pixel dont la prochaine édition sera orientée vers l'espace public.

Jeudi 27 septembre, visite décalée de Jussieu avec la compagnie Délice Dada, programmée par la direction de la culture de l'Université Pierre-et-Marie Curie et la coopérative 2R2C. Rencontre avec Morgane Le Gallic, de 2R2C. Découverte de La Piste Là, Cirque Altaï, et du Phare, de la cie Les Choses de Rien, au village de cirque de la pelouse de Reuilly.

Rencontre et échanges avec Julien Travaillé, directeur artistique de la compagnie Serial Théâtre, à propos de son projet FACES. Rencontre avec Stefan Shankland et Aurélie Sampeur, à propos du projet TRANS 305, discussion autour de la notion de HQAC : haute qualité artistique et culturelle. Rencontre avec Denis Tricot.



Entre villes et métropoles, comparaisons européennes
Rencontres préparant les Assises européennes des citoyens et résidents européens des grandes métropoles (Paris & Île-de-France, printemps 2008). Venez confronter votre point de vue avec ceux de spécialistes, de chercheurs et d'artistes sur les grandes questions métropolitaines ! Prochain rendez-vous le samedi 16 février, de 9h à 21h, à la Maison de l’Europe de Paris.
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Métropoles créatives

Matinée (9h-13h), Mode, design, industries créatives : des métropoles qui innovent

Après-midi (14h-17h30), Réinventer l’espace public, l’art et la manière

Depuis une dizaine d’années apparaissent dans les zones urbaines denses ou déshéritées,des démarches culturelles inédites qui inventent une relation singulière à la société. Revendiquant un rapport créatif au territoire, ces nouvelles stratégies d’intervention urbaine entendent renouveler les modalités de production de l’espace public. Quelles places peuvent tenir ces expériences dans les politiques publiques et les projets de renouvellement urbain ?

Intervenants : Doina Petrescu, architecte, Université de Sheffield ; Nevenka Koprivsek, directrice de la friche artistique Bunker, Slovénie ; Morten Salling, historien d’art, chargé de mission, Direction de la Culture du Conseil général de la Seine-Saint-Denis, commissaire à Art Grandeur Nature ; Claire Petetin, architecte-urbaniste, agence Gregoire et Petetin, enseignante à l’Ecole nationale de création industrielle, Paris ; Constantin Petcou, architecte, Atelier d’architecture autogérée, Paris ; Ivana Ivkovic, coordinatrice générale de Zagreb Cultural Kapital of Europe 3000... Table-ronde présentée par Pascal Le Brun-Cordier.

Soirée (18h à 21h), L’immigration, une chance métropolitaine

Plus de détails.

Maison de l’Europe à Paris / 35, rue des Francs Bourgeois - 75004 Paris / Entrée libre, merci de confirmer votre présence à un atelier ou à l'ensemble de la journée
debat@paris-europe.eu ou 01 44 61 85 99

 



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18 septembre 2007 2 18 /09 /septembre /2007 08:49
Une étude sur "l'emploi et la conception de la réussite" réalisée auprès d'étudiants de trois Masters culturels

Déborah Porchet, étudiante en 2006-2007 au sein du Master Projets Culturel dans l'Espace Public à Paris 1, a réalisé en juillet-août 2007 une étude sur "l'emploi et la conception de la réussite" auprès d'étudiants de trois Masters pro culturels : « Projets Culturels dans l’Espace Public » de Paris 1, « Management du spectacle vivant » de Brest, et « Ingénierie des métiers de la culture » de Dijon.

Extrait de ses conclusions :

"90% des répondants ont trouvé du travail un an après la fin de leurs études. Plus de la moitié ont trouvé un poste très rapidement, et la plupart occupent des postes à responsabilités.

Mais l’enquête a également mis en exergue des difficultés financières auxquelles beaucoup sont confrontés. La mise en parallèle des résultats de l’enquête avec les chiffres nationaux publiés par l’INSEE a été très enrichissante,
puisqu’elle a permis d’avoir un point de comparaison indispensable pour analyser certains items. Il est ainsi apparu que les jeunes diplômés de masters culturels avaient beaucoup moins accès au CDI que les jeunes actifs français, et qu’ils étaient beaucoup plus concernés par les emplois aidés, même si ceux-ci sont en général réservés aux personnes rencontrant de grandes difficultés dans la recherche d’emploi... Le dysfonctionnement de l’emploi au sein du secteur culturel, et notamment associatif, est apparu clairement. Les aides à l’emploi en place actuellement ne correspondent pas aux besoins des structures embaucheuses, qui sont en demande de personnes qualifiées pour mener à bien les projets.

Il se dégage de l’enquête une conception de la réussite professionnelle qui semble propre au secteur culturel : la réussite rime avec l’épanouissement, et semble indissociable de la notion de plaisir (liée à l’ambiance de travail, aux projets menés, etc.). Les répondants, dans leur grande majorité, sont satisfaits du poste qu’ils occupent. Mais l’art ne nourrit pas, et l’enquête a été l’occasion pour les jeunes diplômés de crier leur désir d’être payés correctement, et d’avoir un niveau de vie décent. Pas question de capitaliser ou d’investir, juste d’être rémunéré à hauteur du travail fourni. Or le salaire est rarement, surtout pour un jeune diplômé, le reflet de son niveau de compétence.


Les résultats de l’enquête et les témoignages d’anciens étudiants ont mis l’accent sur la dualité présente chez beaucoup de jeunes diplômés : ils souhaitent vivre de leur métier et s’engager pour des actions auxquelles ils croient, mais sont confrontés en même temps à une forte précarité. Beaucoup d’entre eux font partie des « intellos précaires » dont parlent Anne et Marine Rambach. Pour elles, le fait de s’épanouir culturellement et artistiquement dans son travail, et d’avoir un poste valorisant sur le plan intellectuel, parait compenser un peu les bas salaires. Le « salaire moral » équilibre les faibles revenus. 
 
Mais quelle sera l’évolution des jeunes diplômés ? Leur colère face à la précarité des emplois va-t-elle s’estomper, ou exploser ? Vont-ils se battre, ou se résigner ? Ou bien vont-ils, d’ici quelques temps, se réorienter vers des professions plus stables et plus reconnaissantes financièrement envers leurs diplômes et leurs compétences ? Il serait intéressant de suivre les répondants et de leur adresser un nouveau questionnaire dans cinq ans, afin de connaître leur évolution et de savoir si leur notion de la réussite professionnelle est la même.
 
Cette étude met en relief le malaise des jeunes diplômés de la culture, et des professionnels de la culture en général, lié au manque d’argent et aux conséquences que ce manque entraine sur le mode de vie des personnes concernées. Mais quelles sont les solutions ? Payer davantage les salariés ? Avec quel argent ? Les caisses sont vides, l’Etat se désengage... La société nous apprend à vouloir toujours plus en le payant le moins cher possible, et nous oublions peu à peu le vrai prix des choses. Trois paquets pour le prix de deux ! Trois stagiaires pour le prix d’un salarié ! Le secteur culturel se revendique éloigné du secteur mercantile, mais consciemment ou pas, volontairement ou pas, le raisonnement n’est-il pas le même ?"

(extrait des conclusions de l'étude de Déborah Porchet, p. 65-66)

Pour télécharger une version de synthèse de l'étude : ici.

Pour en savoir plus sur l'insertion des étudiants du Master. Et pour des témoignages.

Pour en savoir plus sur le Master Projets Culturels dans l'Espace Public : .

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Published by masterpcep
6 juin 2007 3 06 /06 /juin /2007 15:46
Informations et comptes rendus de livres, d'interventions artistiques, spectacles, expositions...


Expérimentations Politiques

Par Pascal Nicolas-Le Strat

Expérimenter, c’est constituer un contre-pouvoir à l’intérieur même des situations.
Expérimenter, c’est faire advenir de nouvelles formes de vie et d’activité, de pensée et de création.
Expérimenter, c’est se montrer aussi mobile et créatif que le sont les formes contemporaines de pouvoir.
Expérimenter, c’est opposer aux dispositifs de domination une puissance d’autonomie et de singularisation.
Expérimenter, c’est faire varier une situation pour en moduler les perspectives.
Expérimenter, c’est déployer une question à l’endroit même où les institutions imposent une solution.

Ce livre analyse les formes d’expérimentation sur plusieurs terrains sociaux et politiques : les interstices urbains, les occupations temporaires, l’agencement d’une coopération, la constitution pluraliste des expertises, l’écosophie d’un projet, la co-évaluation des situations de travail, le devenir minoritaire d’une langue.

Sommaire
    * Introduction
    * Multiplicité interstitielle
    * Occupations temporaires
    * Micrologie(s)
    * Politique des savoirs
    * Agir dans la conjoncture
    * Co-évaluer les situations de travail
    * L'écosophie du projet
    * Le récit d'expérience
    * Déséquilibrer la langue
    * Bibliographie

POUR LE LIRE EN LIGNE >
http://www.la-coop.org/index.php?page=experimentations-politiques



Art-public.com, un service d'information et de documentation en ligne, spécialisé sur l'art public



Cargo Sofia, une expérience esthétique et politique d’une grande originalité, d'une inventivité scénographique stimulante ; un voyage dans l’Europe du transport routier, et du capitalisme voyou, dans un camion, avec 45 spectateurs, pendant 2 heures. Du théâtre de route.

Small metal objects, une proposition artistique dans l'espace public, puissamment troublante : "An ingenious theatrical gem, small metal objects unfolds amid the pedestrian traffic against the backdrop of the city. On a raised seating bank with individual sets of headphones, the audience is wired in to an intensely personal drama being played out somewhere in the crowd."



Nouvelle Donne, Echelle Inconnue (2005).
 Ouverture de Nouvelle Donne (video)
- Intervention d'AAA (Constantin Petcou) (video)
- Intervention d'ATSA (Annie Roy) (video)
- Intervention de City Mine(d) (Jim Seghers) (video)
- Intervention de Claudio Zulian. (video)
- Intervention de Santiago Barber (video)
- Intervention de Grupo de Arte Callejero (Pablo Ares) (video)
- Intervention de Stalker (Francesco Careri) (video)
- Intervention d'Echelle Inconnue (Stany Cambot) (video)
- Conclusion de Nouvelle Donne (video)



Blog Cité Sensible / Marseille 2013 / L'art / la ville 

Marseille, ville pieuvre et populaire, de village en grand ensemble, de colline en île, de terrain vague en autoroute surplombante, de tentative de normalisation de son centre en urbanisation de ses périphéries : Marseille inspire les artistes, les artistes s’impliquent dans la Cité et transforment le regard que nous portons sur elle.

Allons à la rencontre de ce drôle de laboratoire artistique et urbain, parfois militant, toujours engageant... Regardons les interactions nombreuses et variées entre l’art et la ville.

Le chantier permanent est ouvert.

http://cite-sensible.blogsthema.marseille-provence2013.fr

Sur ce blog, retrouvez les enregistrements des rencontres art [espace] public 2008 réalisées par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.





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Published by Pascal Le Brun-Cordier - dans Actualité du Master
16 avril 2007 1 16 /04 /avril /2007 10:21
Six jours de rencontres, débats, visites pour le voyage 2007...

LUNDI 9 AVRIL 2007
JOURNEE A LA CITE DES ARTS DE LA RUE
Rencontre dans les locaux de la FAI AR, Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue avec Michel Crespin. Matinée : présentation du projet de la Cité des Arts de la Rue. Visite du site (photo : le totem urbain installé à l'entrée de la Cité). Après-midi : "De la scène-objet à l'accessoire. Balade illustrée à travers les scénographies des arts de la rue de ces quarante dernières années. Pratiques artistiques d'espaces ouverts." Echanges sur les arts en espace public.




MARDI 10 AVRIL

MATIN > BUREAU DES COMPETENCES ET DESIRS
Rencontre avec Sylvie Amar et Yannick Gonzalez, co-directeurs du Bureau des Compétences et Désirs. Présentation du BCD, présentation de plusieurs projets artistiques réalisés par le BCD dans le cadre du programme Nouveaux commanditaires (Fondation de France), notamment avec le plasticien Michelangelo Pistoletto à l'Institut Paoli Calmette (photo).

APRES-MIDI > LA FRICHE DE LA BELLE DE MAI
Rencontre avec Béatrice Simonet, secrétaire générale de SFT, Système Friche Théâtre, association gestionnaire de la Friche de la Belle de Mai. Présentation du projet global de la Friche de la Belle de Mai. Echanges sur l'évolution du projet. Visite du site.

Rencontre avec les responsables des relations publiques du Théâtre Massalia, théâtre jeune public / tout public installé à la Friche de la Belle de Mai.

20h > Spectacle : Les derniers géants. Une proposition du Théâtre Massalia. Cie Am Stram Gram. Avec Dominique Catton.

21h > Concert hip hop / scratch > Dj QBert. Une proposition du Cabaret Aléatoire.
"Trois fois champion du monde des DMC (compétition internationale de Djs), les innovations de QBert sur le plan technique, artistique et musical ont révolutionné le monde du djing et du turntablism. QBert a tout simplement été le premier DJ à transformer la platine en véritable instrument de musique et à donner ses armes de noblesse au scratch en tant qu'art à part entière. + Dj Djel + Chinese man".



MERCREDI 11 AVRIL

MATIN > LA FRICHE DE LA BELLE DE MAI  > RADIO GRENOUILLE + PIXEL 13
Rencontre avec Julie de Muer, directrice de Radio Grenouille. Présentation du projet de Radio Grenouille. Présentation et échanges sur les projets menés avec Nicolas Frize et sur la résidence prochaine des Puppetmastaz.

Rencontre avec Alexandre Cubizolles, association Pixel 13. Présentation des activités de l'association. Présentation et échanges autour du Bulb. 

Echange avec Alfons Alt, artiste plasticien, dans son atelier, à la Friche de la Belle de Mai.

Voyage Marseille>Toulouse. Rencontre à L'Usine, lieu de fabrication, de création et de production de théâtre de rue et de spectacle vivant, à Tournefeuille, avec Mathieu Maisonneuve, directeur, et Seb Barrier, artiste, auteur de Ronan Tablantec, Cirque Cynique et Maritime.

JEUDI 12 AVRIL
MATIN > L'USINE
Rencontre avec Dominique Paillarse, directeur de la DRAC Midi-Pyrénées / ministère de la culture et de la communication. Echanges sur la politique culturelle de l'Etat en région Midi-Pyrénées, sur la LOLF, les relations avec les collectivités territoriales, le développement des arts de la rue...

APRES-MIDI > L'USINE
Bref échange sur les CNAR, centre nationaux des arts de la rue, avec Jean-Marie Songy, directeur du Parapluie, centre international de création artistique, de recherche et de rayonnement pour le théâtre de rue, et des festivals d'Aurillac, de Chalon en Champagne, Ax-les-Thermes et Saint-Jean-de-Védas, et Philippe Saunier-Borrell, directeur des Pronomade(s), scène conventionnée pour les arts publics en Haute-Garonne, centre national des arts de la rue. Echanges sur la Nuit Blanche avec Jean-Marie Songy, directeur artistique de la Nuit Blanche 2007 à Paris.

Rencontre avec Dany Buys, 1ère adjointe au Maire déléguée à la culture, ville de Tournefeuille, conseillère régionale, vice-présidente de la commission culture et patrimoine du Conseil Régional Midi-Pyrénées. Echanges sur la politique culturelle de Tournefeuille, sur le contrat d'agglomération, la politique culturelle de la Région Midi-Pyrénées, les "Nouveaux Territoires de l'Art"...

VENDREDI 13 AVRIL
MATIN > LE CAPITOLE, MAIRIE DE TOULOUSE
Rencontre au Capitole avec Marie Dequé, adjointe au Maire de Toulouse, chargée de la culture. Echanges sur la politique culturelle et les projets culturels de la ville de Toulouse.

Court échange avec Eric Fourreau, journaliste (La Scène), directeur des Editions de l'Attribut.

APRES-MIDI > La GRAINERIE
Rencontre avec Géo Martinez, coordonnateur de la Grainerie, lieu de fabrique des arts de la piste. Visite du site. Présentation du projet. Echanges sur les arts du cirque en Midi-Pyrénées, le COUAC, le projet de la Grainerie, la charte d'accueil, le contrat d'agglomération... (Photo : sous la chapiteau de la Grainerie, démonstration à la corde de Violaine Garros, étudiante du Master et circassienne de formation)

Visite de L'Usine et présentation des projets de L'Usine, avec Mathieu Maisonneuve, directeur de L'Usine. Rencontre avec Thérèse Fabry, de Thérèse'n Thérèse.

SAMEDI 14 AVRIL
MATIN > L'USINE
Rencontre avec Phéraille, directeur artistique de la compagnie Le Phun.
Echanges sur la situation économique  des compagnies, sur l'accueil des spectacles en espace public, sur les "arts des sentiers" et les arts de la rue, les effets de la réforme de l'UNEDIC, les spectacles du Phun, le prochain projet du Phun...
Merci pour leur accueil et le temps qu'ils nous ont consacré aux artistes, élus et professionnels rencontrés.

Pour la partie tournefeuillaise et toulousaine du séjour, merci particulier à Mathieu Maisonneuve et l'équipe de L'Usine, et à Philippe Barthelémy, maître de conférences associé à Paris I, intervenant au sein du Master, directeur de Mémoire et Patrimoine.

Merci à HorsLesMurs, partenaire du Master, et aux associations et entreprises qui ont bien voulu affecter leur taxe d'apprentissage au Master, source de financement de ce voyage (infos sur la taxe d'apprentissage).



Michel Crespin présente le projet de la Cité des Arts de la Rue


A la Friche de la Belle de Mai, des volumes et des vides

Les Grandes Tables de la Belle de Mai

Echange avec Mathieu Maisonneuve à L'Usine

Echange avec Philippe Saunier-Borrell et Jean-Marie Songy

Visite du nouveau site de la Grainerie avec Géo Martinez

Un portrait du Géant de Royal de Luxe dans les ateliers
de La Machine, de François Delarozière, à L'Usine

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