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22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 10:44

Pascal Le Brun-Cordier, responsable du Master Projets culturels dans l’espace public (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), directeur de l’agence Vertigo In Vivo, conçoit et organise des projets artistiques dans l’espace public. Il a notamment créé puis dirigé pendant cinq ans les ZAT - Zones Artistiques Temporaires à Montpellier. Le magazine Politis l’a interviewé dans le cadre d’un numéro consacré à la « reconquête de l’espace public » en 2016. 

 

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22 octobre 2016 6 22 /10 /octobre /2016 14:31

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

J'ai intégré en 2011 l'EPCC Arcadi au sein du nouveau dispositif des Médiateurs culturels dans les lycées d’Ile-de-France. Cette mission en direction des publics jeunes, des équipes pédagogiques et des structures culturelles que j'ai occupée en Essonne, fut un véritable travail de terrain lié aux particularités d'un territoire, des propositions culturelles du Département et des envies des enseignants et lycéens. Cette liberté d'action liée au poste m'a permis de développer des projets multiples et variés tels que la re-végétalisation d'une cour de lycée avec une artiste plasticienne, un travail photographique en partenariat avec la Maison du Geste et de l'Image pour des élèves en chaudronnerie, ou encore un projet mêlant danse, architecture et graphisme pour questionner, avec l'ensemble des classes de seconde, l'espace de leur lycée sous plusieurs aspects. Article à lire

 

J'occupe à présent la direction de l'association Paris Culture 20ème et mets en place pour la mairie du 20ème arrondissement le festival d'art dans la rue ET 20 L’ÉTÉ, la médiation des expositions au Pavillon Carré de Baudouin et un cycle de conférences dans ce même lieu. Au sein du festival, nous œuvrons à la diffusion de projets artistiques dont le travail entretien un lien fort avec l'espace public tant au niveau du territoire que des habitants. A titre d'exemple, l'année passée le Collectif Bim a investi pendant une semaine une résidence d'habitation, créant pour le festival une proposition in situ avec le concours des habitants et du centre d'animation Louis Lumière à proximité. La compagnie Nicole Seiler a, quant à elle, fait appel à des danseurs amateurs et des habitants du quartier Buzenval pour son spectacle Living Room Dancers. 

 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Le rapport au temps me paraît capital en matière de création en espace public. Parallèlement à la diffusion des spectacles, permettre aux artistes de développer, adapter, créer des projets sur un temps conséquent participe au développement de cette relation particulière au territoire et aux populations inhérente à la création en espace public. Cela va de pair avec les possibles mises en réseau avec les structures locales (associations, centres sociaux...) sur le territoire investi. Il s'agit pour moi de laisser la place et d'encourager les expérimentations artistiques dynamisant les possibilités d'interactions entre les identités présentes sur un territoire.

 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

L'enjeu de l'accessibilité et du rapport des populations à l'art reste un enjeu clé. Cette problématique récurrente se place aujourd'hui en cohérence avec des enjeux associés au thème de la diversité culturelle, de la citoyenneté, de l'éducation, de l'action sociale. De nouveaux modes d’organisation ou de fonctionnement entre les acteurs qui œuvrent sur le territoire (sans se limiter au secteur culturel) sont à trouver. Sur un autre axe, l'économie artistique et culturelle est aujourd'hui encore tiraillée entre des logiques marchandes ou reposant sur des financements publics. L'enjeu du développement d'une économie solidaire pour les projets artistiques et culturels (comme revendiqué par les membres de l'UFISC) est une alternative intéressante et encore peu développée.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Continuer à soutenir la création en espace public en participant à sa diffusion sur des territoires. Défendre la dimension politique et citoyenne de ses formes. 

 

Pauline Cornec (6ème promotion du Master, 2010-2011) est actuellement directrice de l'association Paris Culture 20ème qui organise notamment le festival d’art dans la rue ET 20 L’ÉTÉ. 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 13:32

 

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Depuis mon année de formation en 2009-2010, j’ai multiplié les expériences professionnelles, multiplier pour amplifier, élargir mon domaine de compétences et surtout pour prendre la mesure du champ des possibles des projets culturels dans l'espace public. J’ai donc successivement occupé les postes suivants : chargée de production à ZAT Montpellier, chargée de projets culture au sein de l’agence web Le Hub agence, chargée de développement dans le domaine de l’E.S.S. sur des projets culinaires, chargée de mission au service culturel de l’Institut français du Maroc, et enfin, codirectrice de La Ferme du Bonheur à Nanterre.

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Des œuvres exigeantes, intransigeantes, absolues, un geste artistique fort (un choc esthétique ?), un propos politique fort. Des artistes qui disent leur rapport au monde et nous éclairent sur celui-ci. Des projets audacieux, poétiques, leviers de transformation sociale, sans concession, sans alibi social, sans misérabilisme, sans démagogie. Des idées qui favorisent l’émancipation, le vivre ensemble. Des lieux de projection, de liberté, de fête. Des politiques culturelles qui conjuguent démocratie culturelle et démocratisation culturelle. 

Et si, par dessus-tout, les œuvres, les projets,  les lieux prennent forme dans une interaction réciproque réussie avec un territoire, un contexte, un espace public, c'est la cerise sur le gâteau !

 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Les politiques culturelles doivent continuer de soutenir la création artistique, l'éducation artistique, de réduire les inégalités d’accès à la culture, de  favoriser la circulation des œuvres, d'aider le développement de projets culturels innovants favorisant les liens entre les artistes, les habitants et le politique, les projets trans-disciplinaires qui relient la vie artistique à la société (et à l'actualité), les projets et les œuvres qui exaltent l’expérience urbaine ou l’expérience rurale, donc l’expérience au monde. Il faut évidemment adapter ces grandes notions et ces grandes idées à l'évolution de nos campagnes, de nos métropoles, de la fabrication des villes, des contextes nationaux et internationaux...

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

J’aimerais continuer à œuvrer aux côtés d’artistes et d’acteurs culturels passionnés, enthousiastes, bienveillants, défendant conjointement les notions de démocratie culturelle, démocratisation culturelle et diversité culturelle.

 

Anne Métrard (5ème promotion du Master, 2009-2010) est actuellement codirectrice de La Ferme du Bonheur (Nanterre). 

 

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22 septembre 2016 4 22 /09 /septembre /2016 09:34

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Suite à l'année de formation au sein du Master, j'ai été recrutée par l'agence Artevia à Paris au poste de chargée de production. Artevia est une agence de développement et de production de projets culturels qui travaille tant avec des clients privés telles que des marques de luxe, qu'avec des collectivités territoriales comme la Mairie de Paris. Si j'ai choisi cette agence c'est d'abord pour sa vision innovante et décloisonnée de la culture, mais aussi pour son approche du métier de producteur de projets culturels. En effet, Alain Thuleau, directeur général d'Artevia, décrit souvent l'agence comme une boîte à outils permettant de mettre en œuvre une pluralité d'événements, de la conception à la réalisation. 

 

J'ai donc travaillé pendant deux années au sein de l'équipe d'Artevia en tant que chargée de coordination et de production. Je suis d'abord intervenue sur les deux premières éditions de la Fête du graphisme, événement initié et produit par Artevia. Mon rôle a été d'une part d'assister la production générale de la manifestation, et d'autre part de piloter la mise en oeuvre de dix workshops inter-écoles au sein de dix écoles d'arts graphiques parisiennes.

 

J'ai également co-piloté la première édition du festival international de design à Paris, Think Life, Nouvelles vies mode d'emploi, événement co-produit avec l'association D'DAYS. Dans ce cadre, j'ai participé à la conception des formats de l'événement, à la coordination générale, notamment avec les équipes du Carreau du Temple (lieu d'accueil de la manifestation), ainsi qu'à la programmation des conférences. En parallèle, j'ai également été en charge de répondre à plusieurs appels d'offre et contribué au développement commercial de l’agence. Enfin, j'ai co-piloté des études préalables pour accompagner des clients privés dans leur stratégie de positionnement culturel pour l'ouverture de nouveaux lieux. 

 

Depuis un an, je vis à Lyon et je travaille à la Cité du design à Saint-Etienne, au poste de chef de projets Territoires dans le cadre de la 10ème édition de la Biennale internationale de design. Je coordonne l'ensemble de la programmation OFF ainsi que les appels à projets initiés dans l'espace public (Banc d'essai et Rue de la République du design). Au contact des acteurs culturels et associatifs locaux, je participe au développement de la Biennale hors-les-murs et à son appropriation par les publics à différentes échelles.

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Urbaniste de formation, je crois aujourd'hui que la culture constitue un véritable socle du développement territorial. Pour reprendre les mots de Jean Blaise dans son dernier ouvrage co-écrit avec le sociologue Jean Viard, Remettre le poireau à l'endroit (2015, éditions de l'Aube), « la culture c'est la ville ». Je suis convaincue que nous, contributeurs de l'action culturelle, devons favoriser la multiplication des propositions et des formes artistiques dans l'espace public. La fabrique de la ville de demain fondée notamment sur les enjeux de développement durable, de mixité sociale et d'intensité urbaine, passe indéniablement par la reconquête de territoires et par la construction de la ville sur la ville, c’est-à-dire sa densification notamment en travaillant sur les interstices et les friches. 

 

C'est dans ce cadre que la création artistique joue un rôle. Il ne s'agit pas, comme on le pense souvent, de poser un vernis pour masquer des disparités socio-urbaines, mais bien de multiplier les actions artistiques et les événements pour impulser un processus de re-dynamisation territoriale. Dans ce cadre, à nous de créer et de mettre à disposition les outils au service d'une synergie entre les professionnels de la ville, les élus et les habitants, pour que la création artistique devienne le combat de chacun ! 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Quatre enjeux culturels majeurs sont aujourd'hui posés en matière d'action culturelle.

 

- Pour de nouveaux territoires de création : les formes classiques de diffusion tels que les musées et les théâtres doivent être progressivement déconstruites pour consacrer la culture hors les murs. L'espace public urbain mais aussi rural, périurbain, les friches et les espaces délaissés doivent devenir des lieux de création in situ.

 

- De nouveaux acteurs et de nouvelles formes d'organisation : l'émergence de "collectifs", composés d'acteurs issus de la société civile, d'experts, de techniciens et d'associations, illustre la nécessité de "faire ensemble" pour révéler les nouveaux territoires de création et répondre aux enjeux du vivre-ensemble.

 

- De nouveaux champs d'action, social et économique : la culture ne doit plus être pensée aujourd'hui comme un mode de loisirs et de divertissement. Nous devons en effet valoriser des actions culturelles socialement responsables et économiquement efficaces, pour assurer le développement des territoires. Les structures socio-médicales, les établissement pénitenciers mais aussi les acteurs économiques doivent devenir les partenaires de la culture de demain.

 

- De nouveaux outils d'intervention et de diffusion : à l'heure de la révolution numérique et de la dématérialisation de nos modes de vie, l'action culturelle doit se saisir des outils d'information et de communication 2.0 pour renouveler ses modes de diffusion et séduire de nouveaux publics : art digital, plateforme de financement participatif, mobilier interactif… 

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

De façon très spontanée, je crois qu'il est difficile, à 27 ans, de répondre à cette question car je découvre tout juste ce métier. Néanmoins, dans les années qui arrivent, j'envisage de développer des projets au coeur de l'action publique culturelle. Je souhaite continuer un travail de terrain approfondi au contact des publics et participer à la création d'outils de mise en oeuvre d'une politique culturelle territoriale adaptée. Malgré un contexte socio-économique morose, certaines initiatives issues notamment de l'économie sociale et solidaire, donnent à voir une société redevenant humaniste sous quelques aspects. Dans ce cadre, je suis convaincue que la culture peut redéfinir l'identité collective en investissant les marqueurs singuliers de chaque territoire. 

 

Bianca Farrugia (8ème promotion du Master, 2012-2013) a notamment été chargée de production au sein de l’Agence Artevia. Elle est actuellement chef de projet à la Cité du Design de Saint-Etienne dans le cadre de la Biennale Internationale de Design

 

Biennale Internationale de Design de Saint-Etienne 2015. Crédit photo : Pierre Grasset. 

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6 septembre 2016 2 06 /09 /septembre /2016 11:56

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

J’ai travaillé pendant trois ans (depuis avril 2013) pour l’artiste plasticien Stefan Shankland qui initie des projets artistiques dans des situations de mutations urbaines. Je l’ai accompagné dans la coordination de projets réalisés dans le cadre de la démarche HQAC (Haute Qualité Artistique et Culturelle). Ces projets, de nature pérenne, temporaire ou événementielle ont été conduits en collaboration avec des acteurs de l’aménagement (Grand Paris aménagement, EPA Plaine de France), des collectivités (Ville d’Ivry-sur-Seine, Ville d’Aubervilliers, Plaine Commune notamment), ou encore des acteurs culturels (Marseille Provence 2013, COAL, Domaine de Chamarande).

 

 

J’ai eu beaucoup de plaisir à m’impliquer dans le projet Marbre d’ici qui consiste à revaloriser des gravats issus des démolitions d’immeuble pour en faire un nouveau matériau de construction. Ce projet nous a aussi permis de solliciter le monde de la recherche et de l’innovation (CERIB - Centre d’Etudes et de Recherche de l’Industrie du Béton ; Paris &Co). Nous avons fait évoluer ce matériau jusqu’à une intégration pérenne dans l’espace public à Ivry-sur-Seine en tenant compte des contraintes d’un projet urbain. Nous avons développé des relations de travail très étroites avec la maîtrise d’ouvrage et la maîtrise d’œuvre, c’est-à-dire avec le commanditaire et toutes les instances qui ont permis d’aller jusqu’à la réalisation concrète d’une œuvre d’art dans l’espace public faite à partir de déchets du BTP issus des démolitions locales. 

 

 

Depuis avril 2016, je travaille au CENTQUATRE, établissement artistique de la Ville de Paris situé dans le 18e arrondissement. Cet espace de 39 000m2 anciennement dédié aux pompes funèbres, reconverti en un lieu de rencontre entre les sphères artistiques, économiques et sociales est pour moi un espace singulier qui fait évoluer les relations entre les disciplines artistiques. C’est un lieu d’innovation qui crée du lien entre l’art, la culture et les réalités de nos sociétés. C’est un espace ouvert à ce qui se passe sur son territoire de proximité pour créer de nouvelles relations entre l’art et le public. Pour favoriser les conditions de rencontre au sein de ce lieu culturel et artistique et en faire un quasi espace public, l’équipe du CENTQUATRE accorde un temps précieux à l’accompagnement des artistes et entrepreneurs en résidence ainsi qu’au développement de pratiques amateurs. Je suis aujourd’hui chargée de mission ingénierie rattachée à la direction déléguée au développement et à l’innovation. Mon rôle consiste ainsi à valoriser l’expertise du CENTQUATRE auprès d’acteurs publics et privés, français ou étrangers, intéressés par les spécificités et la flexibilité de ce lieu. Cette mission pourrait les aider à favoriser l’ouverture au territoire d’autres lieux culturels existants ou à venir. Parmi ses missions actuelles, le CENTQUATRE accompagne la Société du Grand Paris dans la définition d’une programmation artistique et culturelle innovante pendant les phases de chantier du GRAND PARIS EXPRESS. Sous la direction artistique de José-Manuel Gonçalves, directeur du CENTQUATRE, et Jérôme Sans, co-fondateur du Palais de Tokyo, et en partenariat avec les agences Eva Albarran, Manifesto et Smile & Co, le CENTQUATRE est en charge des enjeux d'innovation et de la production des grands évènements et des  spectacles.

 

INCUBATEUR 104 FACTORY http://www.104factory.fr/

GROUPE CREATIF http://www.groupecreatif-grandparisexpress.org/

 

 

2. Que défendez-vous, fondamentalement, en matière de création artistique en espace public ? 

 

 

Mon objectif est de favoriser les conditions de l’insertion urbaine et sociale de l’art dans l’espace public et de lieux culturels. Je souhaite sincèrement faire des lieux en mutation des espaces d’expérimentations pour les artistes ou entrepreneurs qui se situent eu croisement de l’art, de la recherche et de l’innovation. Pour cela, l’enjeu est de développer des compétences transversales pour apprendre à travailler avec une diversité d’acteurs : tant les acteurs locaux (publics, privés, associatifs, riverains, etc.) pour connaître leurs attentes, besoins, usages, que les acteurs de l’aménagement afin de comprendre leurs méthodes et leur langage. Pour créer ces innovations sociales, techniques et esthétiques, il nous faut très concrètement comprendre les contraintes de faisabilité, de champ de compétences des divers intervenants, de calendrier, etc.

 

Pratiques spontanées, Marion Quatrecasas, CENTQUATRE PARIS.

Pratiques spontanées, Marion Quatrecasas, CENTQUATRE PARIS.

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Pour développer ces nouvelles esthétiques dans l’espace public, il faut pouvoir revisiter les conditions de la commande et introduire des acteurs qui ne faisaient pas partie intégrante des projets urbains jusqu’alors. Pour construire de nouvelles formes de relations de travail, il faut développer des compétences pluridisciplinaires très opérationnelles. Pour ma part, j’ai une formation juridique et urbanistique (Paris X Nanterre et Institut d’Urbanisme de Paris), puis je me suis spécialisée dans la coordination de projets culturels transversaux grâce au Master Projets culturels dans l’espace public à la Sorbonne. Je puise aujourd’hui mes compétences tant dans l’ingénierie de projets culturels que de projets urbains.

 

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ?

 

Je souhaite continuer à travailler pour des projets ou structures qui favorisent l’innovation publique et sociale, notamment dans le champ artistique et culturel. Tout cela est mouvant et une diversité d’acteurs y contribue : artistes, entrepreneurs, associations, collectivités, établissements publics, grands comptes, agences, consultants, etc. Je pense que tous aujourd’hui peuvent contribuer à faire évoluer les missions de service public. Dans dix ans, je ne sais donc pas dans quel type de structure je serai. Je pense que c’est plutôt mon instinct qui saura m’aiguiller vers des projets dans lesquels je pourrai déployer ces ambitions et compétences transversales.

 

 

Victoire Bech (8ème promotion du Master, 2012-2013) est chargée de mission ingénierie rattachée à la direction déléguée au développement et à l’innovation au CENT QUATRE, établissement artistique de la Ville de Paris.

Marbre d'ici, projet de Stefan Shankland, place du général de Gaulle, Ivry-sur-Seine

Marbre d'ici, projet de Stefan Shankland, place du général de Gaulle, Ivry-sur-Seine

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 14:06

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Étant issue de la dixième promotion (2014/2015), mon parcours depuis le Master est assez court ! J'ai effectué mon stage de fin d'études au festival Cergy, Soit ! à Cergy, en tant qu'assistante de production, et j'ai ensuite été embauchée comme chargée de production pendant une année au sein de l'association À Suivre qui produit des évènements culturels grand public à Paris et en Ile-de-France dans l'espace public (notamment Paris Face Cachée, et Art'R, lieu de fabrique itinérant pour les arts de la rue) Le poste que j'occupais était mutualisé avec l'association 11ème Évènements qui organise le festival Onze Bouge (dans le 11e arrondissement de Paris). Par la suite, j'ai été embauchée en tant que coordinatrice au Moulin Fondu (Centre national des arts de la rue et de l'espace public en Ile-de-France) et avec la compagnie Oposito. 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Je suis dans une démarche profondément humaniste, ce qui m'importe dans la création artistique ce sont les émotions collectives. Ce qui me plait dans mon métier c'est de voir scintiller les yeux des spectateurs, des passants, des habitants, des curieux, de les voir rire, de les voir s'interroger ; mais aussi de permettre aux artistes d'offrir ces émotions, et de les vivre grâce au public. J'ai choisi de faire ce métier pour avoir l'opportunité de créer des espaces de partage et d'échanges entre des artistes et un public averti ou non. La culture en espace public me semble indispensable à la vie collective, car elle permet de créer des souvenirs, une mémoire collective ; par sa dimension festive elle permet à tous ceux qui le veulent de se ré-approprier des rues, des boulevards, une ville entière pendant un temps donné.

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Il y a, à mon avis, deux enjeux majeurs pour le secteur culturel actuellement. Le premier concerne l'économie culturelle : on ne peut plus compter uniquement sur les financements publics alloués à la culture. Plusieurs acteurs culturels prouvent actuellement qu'il y a la possibilité de trouver d'autres financements que ceux dédiés à la culture, en se tournant vers les rénovations/réhabilitations urbaines, le tourisme, les financements privés, entre autre. C'est aussi ce que nous apprend ce Master, car il mélange des étudiants de différents univers qui inventent ensemble une autre forme de culture en espace public, et donc de nouvelles façon de financer la culture. La culture est devenue plurielle ; elle est territoriale, collective, partagée, elle se réinvente avec les mutations sociétales. 

 

Le second enjeu qui me semble important à l'heure actuelle concerne le management culturel. D'un point de vue très personnel, j'imagine la culture comme quelque chose d'horizontal, de collectif. Je crois qu'une structure culturelle doit reposer sur une équipe solide, qui partage des valeurs communes, mais qui n'empêche pas les individualités de chacun. La complémentarité des personnes qui composent une équipe est pour moi quelque chose de fondamental. Il y a un an, j'ai commencé à travailler avec un chanteur lyrique qui souhaitait monter une compagnie d'opéra de rue, le fonctionnement que nous avons mis en place est un fonctionnement de complémentarité ; nous partageons l'envie commune de proposer un « élitisme populaire », mais chacune des personnes de l'équipe apporte un savoir-faire qui démultiplie la capacité de développement de la compagnie. Aujourd’hui, Opéra in situ développe ses premiers projets d'envergure à peine un an après ma rencontre avec Florian Bonneau, le directeur artistique.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Ce qui me plait le plus dans les métiers de la culture, c'est l'accompagnement des artistes. J'aimerais pouvoir développer un lieu hybride, qui soit à la fois un espace d'accompagnement et de soutien aux artistes, aux compagnies, mais qui puisse également les accueillir pour travailler ; et qui permette aussi à des équipes administratives de se structurer et de se développer, grâce à la mise en commun des compétences et des connaissances. Ce genre de lieu existe déjà, mais ils sont, à mes yeux, beaucoup trop rares. J'aimerais pouvoir mettre en place une économie partagée, où chacun apporte quelque chose grâce à son individualité. La Fabrique à Nantes est pour moi un modèle de structures culturelles à développer.

 

En plus de cette dimension d'économie partagée, il me semble important d'investir des territoires. La culture doit s'immiscer dans les interstices de la vie quotidienne, sans être un choc pour une personne qui n'y est pas habituée. La culture doit s'inspirer de ce qui existe, de ce qui est déjà là pour le sublimer. Cela peut se passer au moment de la création, mais aussi au moment de la représentation, il faut travailler le territoire pour pouvoir mettre la culture partout. Il ne s'agit plus d'apprendre les « codes » de la culture, mais de se saisir des codes quotidiens pour en faire de la culture. C'est en touchant d'abord à l'émotionnel, à la sensibilité individuelle, qu'on pourra ensuite proposer de partager une émotion collective. 

 

Camille Fukas (10ème promotion du Master, 2014-2015) est coordinatrice au sein de la compagnie Oposito et au Moulin Fondu. 

 

Photo : repérage pour le spectacle Kori Kori de la compagnie Oposito, Festival Onze Bouge 2014. Crédit : Xavier Cantat.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 13:39

 

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Après l’incroyable expérience qu’a été le projet « Tunis sur le divan », que j’ai coordonné en juin 2015 à Tunis avec l’Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine (France) et l’École de l’acteur du Théâtre National Tunisien, et les résultats à la fois surprenants et alarmants que nous avons obtenus, l’envie de partir sur les routes et de psychanalyser d’autres villes ne me quitte pas. Un projet dans ce sens là est en cours… En parallèle, je travaille sur un cycle de mini-portraits vidéo consacrés aux figures majeures dans l’évolution des arts de la rue au sud et au nord de la Méditerranée et que j’essaie de subventionner grâce à mon association PIIA (Projets et Initiatives inter-méditerranéennes pour l’Art) que j’ai montée l’année dernière à Marseille avec une camarade de notre Master ainsi qu’une amie de la Fai-Ar.

 

En été 2016, j'ai coordonné et mis en scène mon premier spectacle "La Nuit des Etoiles" en compagnie du danseur Selim Ben Safia, à travers les 15 hectares de jardin de Dar Sebastien, dans le cadre du Festival International de Hammamet (Tunisie). Et là je suis en pleine préparation de la seconde édition... 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

L’artiste doit se remettre en question, en tant que créateur et en tant que citoyen, et se re-situer dans l’« ici et maintenant » dans lequel il se trouve. Créer dépend d’un contexte, surtout quand on crée dans la rue. L’artiste doit réapprendre à voir, à écouter, à sentir, à chercher, à marcher, à se taire et à observer. Partir de la nécessité de la rue, qui est là devant nos yeux, présente dans le quotidien de chacun. Puiser dans la saleté des rues, dans les odeurs, dans les chats errants, dans la marche des prostituées, dans la couleur des fruits pourris et des murs délabrés. Mais aller aussi ailleurs, et ne pas croire qu’il n’y a que la pauvreté qui inspire. Aller vers la mer, vers la montagne, vers les cités et regarder puis pourquoi pas discuter. Il y a un lien concret qui doit se créer entre l’artiste et le contexte socio-économico-urbanistique de la ville, sinon il y a toujours le risque de la rupture, du gouffre de la carte postale, celle qui tranche entre ce que l’on vit et ce que l’on raconte. Celle qui nous éloigne de la pertinence de l’art, pour nous éblouir avec la superficialité des clichés. Chercher, s’immiscer, se perdre mais en parler à travers un prisme, celui du regard de l’artiste, perçant, fou et conscient. Car la conscience de la rue, de ce qui nous entoure, est loin d’être innée ou facile à acquérir. Il faut y travailler, il faut s’épuiser à chercher cette conscience de soi dans l’espace, de son individualité dans le commun et jouer du privé et du public que les autres par habitude ou par paresse ne voient plus. Dénoncer la rue dans la rue. Parler du citoyen dans son espace, sur son « territoire ». Bousculer, arrêter, interrompre, interpeller, siffler ou regarder et s’en aller. L’artiste a le choix de l’expression et du contact avec l’autre mais il a la responsabilité d’y faire face et d’en assumer les conséquences. L’art dans l’espace public sans prise de conscience suivie de prise de position puis de prise de responsabilité ne serait qu’une énième animation de rue, qu’un mouvement sans poésie, une parole sans voix. 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ? 

 

Lorsqu’on y regarde de plus près, on voit qu’aujourd’hui en Tunisie, plus de quatre ans après la Révolution, outre les manifestations qui sont devenues beaucoup plus fréquentes que durant l’ère Ben Ali, l’usage quotidien de la rue n’a pas tant changé : les lieux les plus fréquentés demeurent les cafés, où on s’installe pour discuter. Certes, maintenant on discute de tout, on débat, on échange, et on s’emporte mais on est toujours dans un usage unique de la pratique de l’espace public. L’espace public est relativement plus accessible, mais le Tunisien a encore du mal à y faire un usage plus poussé de sa liberté. La parole prime, elle est le moteur de l’activité publique, le corps lui est aussi statique dans son rapport à l’espace que sous la dictature. La parole peut, bien entendu, être considérée comme action mais dans ce cas précis elle est le symptôme majeur du traumatisme du « citoyen figé », celui qui durant de nombreuses années associait la liberté de parole à la liberté politique sans pour autant questionner son pouvoir d’action, et son rôle dans l’espace par rapport à cette liberté politique. Autant qu’une parole libérée, le corps a besoin de partir à la conquête de l’espace public politique, de se le réapproprier pas uniquement par le discours mais par le geste, la marche, l’exploration, le changement de trajectoires et de parcours. Partir à l’exploration d’une ville confisquée se dit, se crie, se conteste, mais doit aussi se pratiquer. Et cela s’applique encore plus à Tunis, centre névralgique de l’action politique.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

L’une de mes priorités est la formation. Je souhaite développer en Tunisie une formation supérieure consacrée aux Métiers de la Culture et de la Médiation, en m’inspirant des formations que j’ai moi-même eu la chance de suivre durant mes années d’étude à Paris. J’aimerais ainsi permettre aux jeunes passionnés par la culture et les arts, et qui ont envie d’en comprendre les rouages et de contribuer au développement d’une véritable politique culturelle Tunisienne, d’y parvenir dans leur propre pays. 

 

Essia Jaïbi (10ème promotion du Master, 2014-2015) conçoit et accompagne des projets artistiques et culturels en Tunisie et ailleurs. 

 

À lire également : Tunis sur le Divan.  

 

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public - dans Parcours d'anciens étudiants
11 août 2016 4 11 /08 /août /2016 18:31

À l’occasion des 10 ans du Master Projets culturels dans l’espace public, nous avons identifié 10 lignes de force des arts en espace public pour les 10 prochaines années. Il s’agit de tendances de la création dont nous observons l’émergence et dont nous souhaitons soutenir le développement.

Ce travail collectif a été réalisé sous la direction d’Anne Gonon, auteur et chargée de cours au sein du Master, et de Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé et directeur du Master, par les étudiants de la 10e promotion, réunis au sein de l’association Objet(s) Public(s) : Stéphanie Braka, Charlotte Cheveau, Marie Delor, Coralie Durand, Astrid Durocher, Camille Fukas, Essia Jaibi, Samir Ketila, Ariane Leblanc, Pauline Lisowski, Marie Monclus, Agathae Montecinos Pinheiro, Colombine Noébès-Tourrès, Morgane Noubel, Lou Paquet, Chloé Penha, Clémence Pierre, Marie Quelen, Ivana Rumanova, Robin Sepulcre.

Cette réflexion a été nourrie par 10 rencontres-débats organisées en 2015 à Paris et dans le Grand Paris, à Marseille et à Pilsen (République Tchèque), capitale européenne de la culture.

Découvrez le parcours-découverte réalisé à cette occasion en partenariat avec HorsLesMurs / Artcéna et la SACD : http://horslesmurs.fr/accueil/documentation-recherche/les-parcours-thematiques/les-parcours/10-lignes-de-force/

(Création graphique : Atelier Malte Martin) 

Où va la création en espace public ? L'analyse du Master en 10 points !

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public
22 juillet 2016 5 22 /07 /juillet /2016 13:48

 

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Il s'est écoulé deux ans depuis le rendu de mon mémoire de fin d'étude en décembre 2013. Ces deux années ont été intenses et j'ai aujourd'hui plusieurs casquettes. Tout d'abord, j'ai effectué mon stage de fin d'étude au sein de la Cie des Souffleurs commandos poétiques où j'étais alors dans l'accompagnement des projets de territoire (Aubervilliers et Coulommiers) et dans l'apprentissage des bases de l’administration d'une compagnie. Au terme de ce stage, c'est sur une proposition du directeur artistique du collectif, Olivier Comte, que je suis devenue moi-même Souffleuse. Les Souffleurs m’ont transmis le geste du chuchotement puis j’ai intégré les nouvelles créations et poursuivis des travaux auxquels je m'étais consacrée durant mon stage (notamment le Premier Trésor Poétique Municipal). Ces activités prennent une part importante de mon temps et de mes réflexions et m'ont permis de commencer à reprendre mon travail de plasticienne, mis de côté depuis quelques années.

 

D'autre part, début janvier 2014 avec quelques camarades de promotion, nous avons décidé de poursuivre un projet initié durant l'année de formation appelé "Renards urbains". Nous partîmes sept, puis nous fûmes trois, et enfin deux avec ma co-équipière de choc Carmen Camboulas. L'idée de ce projet est partie d'un double constat : qu'il manquait sur Internet une base de références pour tout ce qu'il se passe dans l'espace public, et d'autre part que les pratiques culturelles (et plus précisément artistiques) qui œuvrent dans l'espace public, n'avaient pas l'opportunité de dialoguer entre elles. Par exemple, les arts de la rue n'ont pas forcément connaissance du réseau de l’art urbain, de celui des agriculteurs urbains ou encore des Disco soup. Pourtant, selon nous, il y avait des ponts évidents à créer notamment au regard de l'interdisciplinarité qui devient de plus en plus concrète dans le secteur culturel et que nous voulions mettre en avant. Nous souhaitions que ces acteurs culturels de l'espace public, qui ont des préoccupations communes, puissent avoir un espace pour se découvrir et échanger.

 

Après étude de la faisabilité du projet, nous avons alors décidé de créer nous-même cet espace. Un projet ambitieux, nous nous en rendons compte aujourd'hui, puisque nous voulions créer un site internet collaboratif (à l'échelle de l'Île-de-France) pour les événements culturels gratuits « en plein air ». Collaboratif signifiant que nous souhaitions que les acteurs culturels (institutions, associatifs...) publient eux-mêmes leurs événements. Culturellement, nos deux premiers objectifs étaient de "faire réseau" pour les professionnels et les amateurs, puis, de donner à voir au public francilien la richesse et la diversité de ce qui a lieu dans l'espace public. 

 

Pour aller plus loin dans la réflexion et ne pas être seulement un agenda d'événements, nous avons imaginé deux espaces sur le site qui attendent d'être développés ; des suggestions de balades ou de lieux insolites, artistiques, bucoliques, etc, proposées par les internautes eux-mêmes (collaboratif toujours). Le troisième espace serait plutôt comme un magazine avec des articles, des vidéos, des photos, des dessins ou autres qui parlent de l’espace public et de ce qu'on y fabrique, un espace de réflexion très ouvert où nous souhaitons solliciter des porteurs de projet, des flâneurs, des artistes de rue ou des associations à nous faire part de leurs expériences et de leurs regards sur la ville et les espaces publics.

 

Aujourd'hui le site est en ligne (renardurbain.fr). Nous avons travaillé avec un développeur web compréhensif et patient vis-à-vis de nos exigences. Nous voulions, et c'était primordial, une interface compréhensible par tous en nous écartant du langage techniciste du milieu culturel. Nous avons donc inventé le nôtre ; de nombreuses personnes d'horizons divers (dont une partie en dehors du secteur culturel) sont venues participer à des ateliers que nous avions organisé pour penser le développement du site, le vocabulaire, les catégories, etc. Nous voulions ainsi repenser l'adresse au public et aux acteurs culturels. 

 

Côté financement, nous n’avons qu’un seul soutien grâce à une sollicitation de la réserve parlementaire de Patrick Bloche. Malgré nos nombreuses sollicitations, outre cette réserve parlementaire, aucun partenaire public ou privé n'a su nous accompagner financièrement afin de réaliser ce qui nous paraît être un espace nécessaire de connaissance et de partage de la culture tant pour les acteurs que pour le public. Ce manque d'engagement, voire parfois de curiosité, nous a beaucoup questionnées, bien au-delà des problématiques des budgets de la culture dont nous avions conscience. Nous avons fini par comprendre que malgré les velléités des institutions publiques à s'intégrer au monde numérique, il persistait des réticences. En effet, contrairement à un projet (type événement ou création artistique) qui a un début et une fin et qui prend place dans un temps concret, un site internet reste encore trop vaporeux, et en outre dans notre cas ne rapporte pas d'argent. Le site a donc été financé par plusieurs repas de soutien et deux grands événements : La Fourrure du samedi soir au Cirque électrique (Paris 20e) et Le Bal dans le noir à La parole errante (Montreuil). Deux soirées "concepts" qui ont eu un beau succès auprès du public venu en nombre.

 

D'un autre côté, dès la première heure, nous avons su nous entourer de partenaires, en majorité des associatifs et des entrepreneurs qui nous ont apporté leur soutien moral et su communiquer l'existence du site dans leur réseau. Sans eux, nous n'aurions pas pu avoir le début de rayonnement que nous avons aujourd'hui. Enfin, au fil de nos rencontres nous avons aussi réussi à rassembler une équipe de personnes investies qui a contribué fortement à la réussite du projet. Grâce à cette évolution, nous avons pu faire en sorte que renardurbain.fr se réinvente depuis peu en un projet plus collectif autour de plusieurs personnes. À suivre donc... 

 

© Olivier Comte

Crédit photo : Olivier Comte.  

 

2. Que défendez-vous ? 

 

En matière de création, je défends ce qui est audacieux, ce qui joue avec les contraintes de l'espace public et qui porte une parole forte. Je crois que ce qui est important aujourd'hui en matière de création artistique, au regard de ce que vit la civilisation, c'est ne pas avoir peur de la prise de risque, au nom notamment de la liberté d'expression. 

 

Je vois l'artiste, et plus encore celui qui décide de travailler dans l'espace public, comme un révélateur des multiples potentialités d'un territoire : humaines, économiques, politiques, urbanistiques, artistiques... J'entends par là qu'il n'est pas celui qui impose un regard mais celui qui vient, grâce à sa création, ouvrir des possibles dans l'esprit et dans le concret de la ville et de ses habitants. Ce que je défends, c'est un droit (voire un devoir) à l'intervention dans l'espace public, un droit au rêve, à l’action ; qu'elle soit écrite, dansée, peinte, semée..., le droit à la caricature, au rassemblement, à l’irruption et à la co-action. 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Difficile de choisir, il y en a beaucoup. Je crois que les créateurs et les penseurs (sociologues, anthropologues, philosophes ...) peuvent avoir un impact fort sur la société. A différents niveaux et à toute époque ils ont su nous livrer leur manière de penser le monde et faire remonter à la surface les incohérences, les malaises et les contradictions de nos sociétés. La pensée de l’artiste est pour moi un remède. Elle remet en question le politique, elle est comme un garde fou. Les enjeux culturels majeurs ? Remettre du rêve partout.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Je souhaite poursuivre mon investissement au sein du collectif des Souffleurs, il y a encore beaucoup à rêver. Cette "tentative de ralentissement du monde" aidée par la poésie est un espace salvateur et concret d'actions et de réflexions sur notre manière de (re)penser ce monde un peu fou dans lequel nous vivons. Continuer également le travail au sein des Renards urbains avec cette fois des actions ancrées plus concrètement dans l'espace public. J'ai également une idée qui me tient à cœur qui serait la création d'un lieu pour l'échange de savoir-faire culinaires traditionnels et autour des nouvelles réflexions sur l'alimentation. Ce projet est directement lié à mon engagement pour l'écologie et à la façon dont nous traitons le vivant de manière générale. J'aimerais beaucoup qu'un tel lieu devienne le point de départ d’une ouverture pour le public à diverses disciplines ; musique, danse, cinéma, peinture… qui traversent les cultures qui nous entourent et que nous ne connaissons pas ou peu. L'objectif serait d'en faire un lieu de convivialité, un lieu où l’on vient pour diverses activités ou même pour ne rien y faire ! Ce lieu serait pour tous et en particulier pour les plus jeunes et les femmes éloignées du monde du travail. Et puis bien sûr, j'espère continuer à voyager pour nourrir mes projets ici. 

 

Loyce Hébert (8ème promotion du Master, 2012-2013) est « souffleuse » au sein de la Cie Les Souffleurs commandos poétiques, et co-responsable du site collaboratif renardurbain.fr

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14 juin 2016 2 14 /06 /juin /2016 21:52

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Diplômée en 2008, j'ai été embauchée à la suite de mon stage de fin de Master à la Zinneke Parade de Bruxelles. Je connaissais bien ce projet puisque j'avais eu l’occasion de rencontrer l’équipe lors d'un échange européen avec le projet italien de La Oltre à Bologne, où j'ai effectué également un stage en 2006. Après deux années de collaboration alors que j'étais toujours étudiante, j'ai été embauchée à Bruxelles à la coordination du projet européen BelBoBru (programme Culture). J'ai ensuite travaillé à la coordination logistique de la Zinneke Parade 2010. 

 

Les enjeux de participation citoyenne, d’occupation de l'espace public et l'expérimentation de nouveaux modèles économiques développés à Bruxelles, m'ont alors conduite à créer avec d'autres étudiants du Master Projets culturels dans l’espace public La Fabrique des Impossibles en 2010 à Paris. 

 

En résidence depuis 2011 à Mains d'Œuvres, lieu pour l'imagination artistique et citoyenne à Saint-Ouen (93), La Fabrique des Impossibles coordonne la conception de projets culturels collectifs et participatifs qui interrogent les notions de territoire de vie et d’espace public. Dans ces projets, la culture est à entendre dans son acception large et sur sa capacité à faire société, à créer des liens. Il s’agit de s’emparer d’enjeux propres au territoire et de les interroger via la construction de projets artistiques collectifs. En charge de la coordination générale du projet jusqu'en septembre 2015, je suis désormais membre du Conseil d'administration et continue de développer des projets européens au sein du projet. J'effectue par ailleurs des missions de coordination logistique (Festival Silhouette, Paris 19ème) ; des missions de coordination générale Festival A Pleine Rue - Théâtre Romain Rolland - Villejuif...) ; et de l'action culturelle (Théâtre Romain Rolland). 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Les enjeux soulevés par La Fabrique des Impossibles nous ont amenés spontanément à travailler dans l'espace public. Je défends à travers ces projets l'importance de la co-construction, de la proposition collective. Je ne dis pas que la « création participative » est adaptée à tous les projets. En revanche, il me semble important d'intégrer les habitants, les usagers des espaces concernés, dans la réflexion et la proposition, voire même, quand cela est pertinent, dans la création. Je défends aussi l'importance de nouvelles formes d'occupations, spontanées, gratuites, non formatées. Je pense à des propositions comme Disco Soupe, les initiatives de jardins partagés, des fêtes populaires. Je défends aussi des propositions artistiques qui créent du collectif, transforment le rapport à l'espace, accorde une réelle importance au processus, à l'engagement artistique (quelques exemples : Les Souffleurs, Les Galapiats ou encore JR). 

 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Selon moi, il faut ré-interroger le rôle des acteurs culturels, dépasser la question de la démocratisation culturelle qui, me semble-t-il, n'est plus un enjeu majeur aujourd'hui. Le secteur culturel doit s'emparer des enjeux de société actuels et être force de propositions et d'expérimentations. Je pense aux enjeux économiques, environnementaux, d'identités, de genres, les enjeux européens, les enjeux politiques du secteur numérique... La culture doit être un espace de débat, de pensées et de négociations, un espace qui contribue à faire société et non pas seulement un espace qui œuvre à « rendre l'art accessible à tous ». Je développe ces réflexions en lien notamment avec Le Relais Culture Europe auprès de qui j'ai suivi une formation longue en 2011-2012. 

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Je souhaite continuer de défendre des projets culturels ouverts à tous et articulés avec les enjeux de société. Je souhaite également défendre des projets cohérents entre les idées et les valeurs qu'ils véhiculent et la façon dont ils travaillent (le respect de la personne, un modèle économique réfléchi). Le secteur culturel a un grand changement à opérer de ce côté là selon moi. Il entretient encore une forte précarité des « jeunes » salariés, une compétitivité, il y a une diversité très peu représentée, notamment à la direction des projets. Je souhaite défendre des valeurs avant tout et continuer de prendre du plaisir dans les projets sur lesquels je travaille ! 

 

Mélanie Fioleau (3ème promotion du Master, 2007-2008), co-fondatrice de la Fabrique des Impossibles, mène actuellement des missions de coordination et d’action culturelle pour différents projets. 

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21 mai 2016 6 21 /05 /mai /2016 22:09

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Lors de ma recherche de stage, j'ai également répondu à quelques annonces d'emplois, notamment celle de chargée de production et de communication pour la compagnie Les ateliers du spectacle. Mon profil a visiblement séduit les membres de la compagnie qui m'ont proposé d'occuper ce poste dès la fin des cours du master, soit en avril 2015. J'ai donc eu la chance de signer un CDI avant même d'être diplômée. La compagnie mène différents projets dont un projet de territoire Art & Science aux Mureaux (78) qui m'a particulièrement séduit. J'ai choisi d'orienter mon mémoire sur l'évaluation des projets artistiques et culturels de territoire en proposant une évaluation pour ce projet. 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Le master Projets culturels dans l'espace public m'a permis de découvrir et de questionner les projets artistiques et culturels de territoire. Je défends à présent ce type de projet car ils me semblent permettre à la population de s'approprier un projet artistique, de prendre part à la vie de leur territoire et donc de prendre part à la cité. Derrière ces quelques mots qui décrivent très grossièrement l'intérêt des projets artistiques et culturels de territoire, il y a l'idée (peut-être utopique) qu'un projet artistique peut permettre l'émancipation d'une population. Pour défendre ces projets, il semble devoir porter des valeurs politiques. 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Je pense qu'il est très important que les artistes et les professionnels de la culturels continuent de s'emparer des questions politiques, des questions sensibles, pour construire des projets dont la population arrivera à s'emparer. Visiblement, beaucoup se sentent démunis face aux questions de notre société, l'un des enjeux culturels majeurs est de combler ce manque. Un autre enjeu majeur est bien évidemment de rendre possible les projets artistiques, les faire connaître, les faire comprendre et trouver les financements nécessaires.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Je n'ai pas d'idée précise pour mon avenir professionnel, il dépendra évidemment des futurs rencontres. Néanmoins, je sais que je souhaite être à l'initiative de projets qui porteront les valeurs précédemment exprimées. 

 

Marie Delor (10ème promotion du Master, 2014-2015) est actuellement chargée de production de la compagnie Les ateliers du spectacle (Paris). 

 

Les ateliers de la compagnie sont dissimulés au milieu des bois d’Augerville-la-Rivière, dans le Loiret. Source : http://www.ateliers-du-spectacle.org/la-compagnie/

Les ateliers de la compagnie sont dissimulés au milieu des bois d’Augerville-la-Rivière, dans le Loiret. Source : http://www.ateliers-du-spectacle.org/la-compagnie/

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19 mars 2016 6 19 /03 /mars /2016 17:42
Images du projet EN PLACES ! Crédit : Pascal Le Brun-Cordier (1 > 3), Jérémy Buttin (4 > 30)
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Images du projet EN PLACES ! Crédit : Pascal Le Brun-Cordier (1 > 3), Jérémy Buttin (4 > 30)

EN PLACES ! Exploration sensible de la place publique.

La promotion 11 du Master 2 professionnel Projets culturels dans l’espace public de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne a imaginé et organisé « EN PLACES ! Exploration sensible de la place publique » les 24, 25 et 26 mars 2016 place de la République, en partenariat avec le DSAA Alternatives urbaines (Vitry-sur-Seine) et le collectif d'architectes YA+K, avec le soutien de la Ville de Paris.


➤ PERFORMANCE ARTISTIQUE + RENCONTRES-DÉBATS

À l’occasion de ses 11 ans, le Master 2 professionnel Projets culturels dans l’espace public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne transforme son cycle de rencontres-débats habituel. Les rencontres-débats sont désormais appuyées et complétées par une action artistique, sur un site unique, autour d’une même situation.

Le projet « EN PLACES ! Exploration sensible de la place publique » a ainsi été imaginé par les 19 étudiants du Master, membres de l’association Objet(s) Public(s), avec les étudiants du DSAA Alternatives urbaines de Vitry-sur-Seine et le collectif d’architectes YA+K pour les PAD - Petites Architectures Dansantes, installations performatives développées sur trois jours.

Cette initiative s’est inscrit dans la dynamique du programme « Réinventons nos places ! » initié en juin 2015 par la Ville de Paris pour sept de ses places. Le projet s'est déroulé sur la place de la République : depuis sa métamorphose en 2013, cette place est devenue un espace public particulièrement vivant, ouvert à une grande diversité d’usages, qui nous a paru constituer un terrain de jeu et de réflexion fertile.

« EN PLACES ! » articulait pendant trois jours une rencontre-débat le matin suivie l’après-midi de la mise en mouvement des PAD - Petites Architectures Dansantes, sur la place de la République.



➤ PROGRAMME ET INFORMATIONS PRATIQUES

// Jeudi 24 mars //
> 9h30-11h30 : Rencontre-débat 1 :

Quelle place pour la place dans la ville contemporaine ?

La place est un espace public qui fait l’objet d’attentions particulières dans la ville contemporaine, en particulier à Paris avec le programme “Réinventons nos places” lancé en juin 2015 par Anne Hidalgo, maire de Paris, qui vise, après la récente rénovation de la place de la République, à rénover sept nouvelles places. Lors de cette rencontre-débat organisée sur la place de la République au café Fluctuat Nec Mergitur, nous poserons les questions suivantes : qu’est-ce qu’une place publique ? Quels sont les usages des places parisiennes aujourd’hui ? Quels sont les enjeux urbanistiques, culturels et politiques de la rénovation des places parisiennes ? La rénovation des places est-elle une simple vitrine politique ou l’amorce d’un projet urbain plus global ? 

Avec : 
-Jean Attali, philosophe, professeur à l’ENSA Paris-Malaquais en urbanisme et projet urbain, 
-Laurence Daude, Direction de la Voirie et des Déplacements de la Ville de Paris, 
-Antoine Viger-Kohler, architecte et urbaniste, agence TVK, architecte du réaménagement de la place de la République et du pavillon Fluctuat Nec Mergitur. 

Jeudi 24 mars 2016, de 9h30 à 11h30, au café Fluctuat Nec Mergitur sur la place de la République. Entrée libre dans la limite des places disponibles. 

Rencontre préparée et présentée par Urielle Abelé, Camille Bodin, Lucy Cartuero, Fanny Duwez, Clémence Jost, Eva Lechartier, étudiantes au sein du Master professionnel Projets culturels dans l’espace public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En présence des étudiants et des enseignants du Master Projets culturels dans l’espace public et du DSAA Alternatives urbaines de Vitry-sur-Seine.


> 14-18h : manipulation des PAD, place de la République


// Vendredi 25 mars //
> 9h30-11h30 : Rencontre
-débat 2 :

Quelle place pour les artistes dans la fabrique de la ville contemporaine ?

Les artistes et les acteurs culturels sont de plus en plus souvent invités dans la conception et la mise en œuvre des projets urbains, dans des phases de diagnostic, de concertation ou de conception. À l’heure où la MNACEP - Mission nationale pour l’art et la culture dans l’espace public s’apprête à rendre public ses propositions, alors que l’idée d’un 1% travaux publics fait son chemin et que les expériences innovantes se multiplient, nous réunissons des artistes, des acteurs culturels, des élus et des opérateurs urbains pour échanger sur les principes qui président à ces nouvelles fabriques de l’urbanité, des conditions économiques et des cadres juridiques de leur mise en œuvre. 

Avec :
-Jean-Christophe Choblet, scénographe urbain, responsable de la mission d’expérimentation et aménagement de l’espace public de la Ville de Paris,
-Kashink, street artiste,
-Laetitia Lafforgue, présidente de la Fédération nationale des arts de la rue et comédienne,
-Michel Risse, compositeur, compagnie Décor Sonore,
-des membres du collectif d’architectes YA+K. 

Vendredi 25 mars 2016, de 9h30 à 11h30, à la galerie Düo, 24 Rue du Marché Popincourt, Paris 11e, métro Parmentier, Oberkampf ou République. COMPLET * 

Rencontre préparée et présentée par Sarah Demolliens, Margot de Roquefeuil, Fanny Duwez, Marion Le Doaré, Margaux Naville, étudiantes au sein du Master professionnel Projets culturels dans l’espace public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En présence des étudiants et des enseignants du Master Projets culturels dans l’espace public et du DSAA Alternatives urbaines de Vitry-sur-Seine.

> 14-18h : manipulation des PAD, place de la République

// Samedi 26 mars //

> 9h30-11h30 : Rencontre-débat 3 :

Créer dans l'espace public sous l'état d'urgence : mission impossible ?

L’instauration de l’état d’urgence le 14 novembre 2015 et sa prolongation jusqu’au 26 mai 2016, complique considérablement l’organisation des projets artistiques en espace public. De nombreuses manifestations sont annulées, et au-delà même des dispositions légales, un principe de précaution semble conduire les mairies et les préfectures à limiter voire à annuler toutes les autorisations. Beaucoup d’artistes et de responsables culturels considèrent que la législation actuelle est inadaptée, que la frilosité des pouvoirs publics est excessive, et surtout que nous avons besoin, tout en assurant la sécurité des personnes, de continuer à laisser les artistes intervenir dans l’espace public. Où situer la frontière entre sécurité et liberté d’expression ? Peut-on considérer que la création artistique en espace public favorise la résilience de nos sociétés et lutte efficacement contre toutes les logiques de repli et de division qui nous minent ? Qu’en est-il des actions artistiques non autorisées ?

Avec :
-Essia Jaïbi, conceptrice et accompagnatrice de projets artistiques et culturels en Tunisie et ailleurs,
-Caroline Loire, organisatrice de projets artistiques dans l’espace public à Paris (ART’r, A suivre),
-Ludovic Nobileau, artiste, compagnie X-TNT,
-Sébastien Renauld, artiste, collectif Boijeot-Renauld,
-Julien Rosemberg, directeur de HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts de la piste. 

Samedi 26 mars 2016, de 9h30 à 11h30, à la galerie Düo, 24 Rue du Marché Popincourt, Paris 11e, métro Parmentier, Oberkampf ou République. COMPLET * 

Rencontre préparée et présentée par Betül Ilhan, Sarah Mandagaran, Pauline Semo, Arnaud Idelon, Nepheli Koskinas, Elisa Mandiola Lopez, Valia Kardi étudiants au sein du Master professionnel Projets culturels dans l’espace public de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. En présence des étudiants et des enseignants du Master Projets culturels dans l’espace public et du DSAA Alternatives urbaines de Vitry-sur-Seine.

> 14-18h : manipulation des PAD, place de la République

>> Programme détaillé des rencontres-débats disponible dans la partie "Discussion" de l'évènement

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* Vous êtes intéressés par les rencontres-débats mais ne pouvez y assister ou bien la rencontre est complète ? Retrouvez les podcasts sur la page du Master 2 et de l’association Objet(s) Public(s) dès le lendemain de la rencontre !

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Evénement organisé par l'association Objet(s) Public(s) et le Master 2 professionnel Projets culturels dans l'espace public, avec le soutien de la Ville de Paris.

Facebook :

https://www.facebook.com/Objets-Publics-160203370857056/?fref=ts

https://www.facebook.com/masterpcep/

Blog : http://masterpcep.over-blog.com/

➤ PARTENAIRES

DSAA Alternatives urbaines

http://alternativesurbaines.org/

Collectif d’architectes YA+K

http://www.yaplusk.org/

https://www.facebook.com/collectif.yaplusk/?fref=ts

Café Fluctuat Nec Mergitur

http://fluctuat-cafe.paris/

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Galerie Düo

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public
22 février 2016 1 22 /02 /février /2016 18:29
WALL DEMOCRACY : Arts urbains & temps de crises

Les étudiants du Master, réunis au sein de l'association Objet(s) Public(s), vont partir à Athènes fin mars à la rencontre de graffeurs, engagés ou non, pour recueillir dans un court film leurs propos et positions vis-à-vis de leur pratique artistique. Pour en savoir sur leur projet, et pour les aider, c'est ici !

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public
1 décembre 2015 2 01 /12 /décembre /2015 11:15
 
LES STAGES  

Les étudiants du Master Projets culturels dans l'espace public effectuent un (ou plusieurs) stage(s) à temps plein à partir du mois d'avril.

Dans le cadre de leurs stages, les étudiants effectuent des missions de production, médiation, administration, gestion, recherche de partenariats, accompagnement de programmation...  

Rappel du cadre réglementaire

Nous transmettre vos offres de stage. 


LES EMPLOIS

A l’issue de la formation de Master 2, les étudiants peuvent exercer des fonctions de
conception, production, administration ou médiation de projets artistiques et culturels, en particulier dans l’espace public, au sein de structures privées (associations, entreprises, coopératives…) ou publiques (État, collectivités territoriales, EPCI, EPCC), à des postes de chargé de mission (pour le 1% notamment), chargé de production, administrateur, DAC, responsable de projet, responsable d’équipement

Afin de favoriser concrètement l’insertion professionnelle des étudiants, le Master Projets Culturels dans l'Espace Public à ceux qui voudraient créer leur propre structure, et par là même leur emploi, un enseignement d’accompagnement à la création d’entreprise et d’association : choix des statuts, modes de gestion, aides bancaires, fiscalité, présentation d’expériences… 


Informations sur l'insertion professionnelle des étudiants du Master.

Transmettez-nous votre demande ; nous la ferons suivre aux étudiants ou aux anciens étudiants du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

 
Vous proposez un stage ou un emploi ?

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Published by masterpcep - dans Stages-Emplois
19 septembre 2015 6 19 /09 /septembre /2015 14:04

Les 19 étudiants de la 11ème promotion du Master Projets culturels dans l’espace public ont commencé leur formation cette semaine, sur les chapeaux de roue et sur le terrain :

-à l'Atelier du Territoire de la culture et de la création de Plaine Commune : un lieu d'expression et d’expérimentation "pour fabriquer ensemble la ville de demain",

-au 6b, lieu de création et de diffusion à Saint-Denis, où travaillent 161 résidents, dont d’anciens étudiants du Master comme Laura Doucène, qui développe ses créations graphiques et culinaires dans l’espace public avec Goûte-moi ça !

HorsLesMurs, centre national de ressources pour les arts de la rue et les arts de la piste,

-dans les rues de Paris à l’occasion du Parking Day, un événement qui mobilise citoyens, artistes, activistes pour transformer temporairement des places de parking payantes en espaces artistiques et conviviaux.

-et bien sûr à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, notamment avec d’anciens étudiants de la formation membres de l’association Objet(s) Public(s).

Suivez-nous ici ou sur Facebook !

La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !
La 11ème promotion du Master est sur le terrain !

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