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art [espace] public

Lundi 25 mars 2013 1 25 /03 /Mars /2013 11:31

 

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7ème cycle de rencontre-débats art [espace] public 

L'art, producteur d'urbanité ? 
Ce qui se joue à Paris et dans sa métropole

Ici et là, des artistes créent dans la ville et avec elle. Leurs projets contribuent à la rendre plus singulière et vivante, à en révéler des dimensions méconnues, à en proposer d'autres images et d'autres usages. Ils ont acquis une place certaine dans les projets de territoire à Paris et dans les villes de sa périphérie. À l'heure où s'invente la métropole parisienne, quels chemins de traverse proposent-ils pour enrichir les lieux et les liens qui composent l'espace oublic ? Comment sont-ils conçus, mis en œuvre et accompagnés ? Quelle urbanité créent-ils précisément ? Le 7ème cycle art [espace] public vous invite à penser collectivement ce qui se joue, à Paris et alentours, quand l'art est partie prenante de la fabrique de la Cité.

Rencontres ouvertes à toutes et à tous, chaque vendredi de 19h à 21h du 1er mars au 5 avril 2013. Cycle proposé par les étudiants du Master Projets culturels dans l'espace public de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et l'association Objet(s) Public(s), sous la direction de Samira Ouardi et Pascal Le Brun-Cordier. 

Art et urbanisme : une rencontre en invention.
1er mars 2013

Quelle ville révèlent les arts urbains ? 
8 mars 2013

Interstices, lieux en attente, délaissés urbains : expérimenter la ville oubliée
15 mars 2013

Quelle place pour la fête dans la ville ? 
22 mars 2013

Création numérique en espace public : quelles transformations de l'urbanité ? 
29 mars 2013 

Cultivez la ville : vers une autre nature urbaine.
5 avril 2013 

 

Téléchargez le programme complet avec les noms des invités et les lieux. 

 


 

Art et urbanisme : une rencontre en invention
Vendredi 1er mars 2013 19h-21h à la Sorbonne, Amphi Richelieu 
17, rue de la Sorbonne, 75005 Paris. Métro Cluny la Sorbonne

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Crédit photographique : Sylvain Duffard, Projet Trans305 - ZAC du Plateau à Ivry-sur-Seine.

 

Alors que l’art a longtemps fait figure de simple « animateur » de l’espace public, de nombreux artistes, en lien avec des urbanistes et des architectes, cherchent à en déployer toutes les potentialités dans le cadre de la fabrique concrète de la ville. Souvent liées à des opérations de requalification urbaine, ces démarches convoquent une multiplicité d’acteurs et interrogent par-là les possibles dialogues entre acteurs culturels et de l’aménagement. 

Quelle place trouve l’art dans ce dialogue ? Quelles sont les attentes à son égard ? Quelles formes concrètes prend ce travail interdisciplinaire ? Quel est le visage de l’urbain issu de ces expériences ? 


En présence de :

-Stefan Shankland, artiste plasticien, coordinateur du projet Trans305 à Ivry-sur-Seine, premier prototype de la démarche Haute Qualité Artistique et Culturelle. 
www.trans305.org

-Gaétane Lamarche-Vadel, a enseigné la philosophie et théorie des arts à l’ENSA Dijon.

-Loïc Julienne, architecte associé à l’agence Construire, est spécialisé dans la transformation de friches industrielles en lieux de vie et de culture.

 

Rencontre-débat organisé par Victoire Bech, Antoine Estève et Hélène Toumanoff. 



 

Quelle ville révèlent les arts urbains ?
Vendredi 8 mars 2013 19h-21h (accueil dès 18h) à l’espace bar du Cirque Électrique
La Dalle aux chapiteaux, Place du Maquis du Vercors, 75020 Paris. Métro Porte des Lilas

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Crédits photographiques : EVOL,  Image issue du site : www.suchablog.com/plus-belles-photos-street-art-best-of-2012/street-art-best-of-2012_012

 

La ville est par essence inconstante. Sans cesse elle croît, mute, socialement, politiquement, concrètement. Actrices de ces transformations, des formes de création plastiques se déploient dans ses rues. Progénitures du rapport entre un artiste et sa ville, les arts urbains habitent, vivent, éprouvent et dialoguent avec l’espace public selon des modalités de plus en plus diverses. Light painting, graffiti sonore, laser tag, seed-bombing, peintures/sculptures à la mousse, au tricot ou à la fourrure : des performances urbaines aux formes inédites viennent bouleverser et remotiver selon d’autres règles les codes des arts urbains. 

 

Ces jeux esthétiques sont éminemment politiques, on le sent. Mais jusqu’où ? Que nous disent les métamorphoses des arts urbains des transformations politiques de la Ville ? Qu’en est-il à Paris en particulier ?

 

En présence de :

-Gilbert Petit, artiste  
-Samantha Longhi, rédactrice en chef de Graffiti Art Magazine
www.graffitiartmagazine.com
-Levalet , jeune artiste de 24,  Depuis un an, il installe ses collages dans les rues de Paris.  
levalet.overblog.com 

 

Rencontre-débat organisé par Carmen Camboulas, Pauline Charrière et Camille Grant.



 

Interstices, lieux en attente, délaissés urbains : expérimenter la ville oubliée

Vendredi 15 mars 2013, 19h-21h À l'Académie Fratellini
rue des Cheminots, 93210 Saint-Denis La Plaine, RER D arrêt Stade de France

 

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Crédit photographique : Juliette Bibasse, les Petites Urbanités Libres dans le 13ème arrondissement.

 

La ville fourmille de lieux oubliés des citadins. Espaces délaissés, interstices, lieux en attente qui échappent au planificateur. Ces creux inclassables deviennent parfois des lieux d’expérimentations où artistes, urbanistes et citoyens cherchent à réinventer les usages de la ville. 

Pratiques poétiques de l’espace urbain ou manières de rendre visible l’invisible, ces démarches imaginent la ville potentielle à partir du potentiel de la ville. C’est le cas notamment du projet des Petites Urbanités Libres (P.U.L.) mené par la ktha compagnie. En 2011, la ktha proposait à des artistes de cartographier puis d’investir le temps d’une journée ces accrocs dans le tissu urbain. En 2013, c’est avec le Master Projets culturels dans l’espace public et des étudiants d’architecture de la Villette que le projet s’est poursuivi. 

Jusqu’où les P.U.L. transforment-elles la lecture de la ville ? Comment le fait de désigner des interstices invite-t-il à leur réappropriation ? Pour y réfléchir, les P.U.L. seront présentées et mises en regard avec d’autres projets d’investissement des creux de l’espace public.

 

En présence de :

- des participants aux P.U.L. 2013.
www.pul.ktha.org

-Jean Attali, philosophe, enseignant-chercheur architecture et urbanisme.

 

Une balade urbaine précèdera la rencontre : RDV 17h30 Métro St-Denis-Porte de Paris - ligne 13
Départ avec les moutons de l'association Clinamen 
Direction l'Académie Fratellini (arrivée prévue 18h30-45)
Réservation en ligne : http://goo.gl/huv3K

 

Rencontre-débat organisé par Léonor Bolac, Nina Le Roux et Mathilde Wahl.

 


 

Quelle place pour la fête dans la ville ? 
Vendredi 22 mars 2013, 19h-21h à La Parole errante
9, rue François Debergue, 93100 Montreuil, Croix de Chavaux

 

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Crédit photographique : Laura Frangi

 

« J’imaginerai un art supérieur à l’art des œuvres d’art : celui de l’invention des fêtes » -Nietzsche.

Moment de réjouissance et parfois de résistance, la fête profite à chacun ou presque. Qu’elle soit à l’initiative des citoyens ou des pouvoirs publics, elle est une source potentielle d’urbanité.  

Mais qui a le pouvoir de l’inventer ? Comment surgit-elle ? À Paris, dont l’histoire est traversée de fêtes, quelle est sa place aujourd’hui ? 

À une époque où la « production » de la fête doit faire face à de nombreuses conditions (réglementation, respect des riverains...), à l’heure où le marketing territorial estompe la frontière entre fête et événementiel, quelle marge de manœuvre reste-t-il aux citoyens ?

 

En présence de :

-Basile Pachkoff, initiateur du Carnaval de Paris 

-Emmanuelle Lallement, anthropologue et maîtresse de conférences au Celsa.

  

Rencontre-débat organisée par Élodie Gaspard et Manel Pons

 


 

LE BAL À 2 BALLES
Vendredi 22 mars 2013, 21h-3h à La Parole errante

9, rue François Debergue, 93100 Montreuil, Croix de Chavaux

 

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Suite à la conférence sur la fête, nous organisons un grand bal à 2 balles pleins de surprises et de folies!
(entrée 2 euros) Venez nombreux! Ça va guincher!

 

Foire aux crêpes, folies en tout genres, baloche masqué de l'extrême, ohé oh, train fantôme...
Resté branché ça va teaser: http://bala2balles.tumblr.com/Facebook: https://www.facebook.com/events/135252449979091/ 

 

Avec :  Les lapins superstars (fanfare déjantée), The Gribitch Brothers & Sisters (Gypsy PunkDJ Soumnakai (balkan mix), DJ Out of jetlag (electro swing) 

 


 

Création numérique en espace public : quelles transformations de l’urbanité ?
Vendredi 29 mars 2013, 19h30-21h30 à la Gaîté Lyrique
3bis, rue Papin, 75003 Paris Métro Réaumur-Sébastopol

 

ART-NUMERIQUE

Crédit photographique : Olivier Ratsi, Terrasses de l’Agora et Pasha v1, projet WYSI*not*WYG - Anarchitecture à Evry par Olivier Ratsi - Théâtre de l’Agora - Scène nationale d’Evry et de l’Essonne.

 

« Ce qui définit la création numérique c’est qu’elle est un art polymorphe. On ne définit pas l’art par le
médium mais par les pratiques. »
-Dominique Roland,
directeur du Centre des Arts d’Enghien-les-Bains et du festival Bains Numériques.

À la croisée de l’art et des nouvelles technologies, la création numérique se confronte aujourd’hui à la ville. Elle dialogue avec le territoire et y propose de nouveaux modes de représentation, génère une relecture de l’espace, de nouvelles perceptions et des pratiques urbaines inédites. 

Via des outils devenus quotidiens (smartphones, capteurs, écrans tactiles…) les arts numériques en espace public font le lien entre la rue et les espaces publics virtuels, engendrant de nouveaux environnements, de nouveaux usages, de nouvelles relations artiste / spectateur, etc. 

Cette conférence-débat explorera les transformations de l’urbanité pouvant être générées par la création numérique.

 

En présence de :

- Nicolas Rosette, chargé de la programmation des spectacles et expositions arts numériques, Théâtre de l’Agora, scène nationale d’Evry et de l’Essonne et directeur artistique de la biennale « arts-technologies-société », Siana, l’imaginaire des technologies. Il évoquera également le travail de l’artiste Olivier Ratsi dans le cadre de sa résidence à Évry.
www.siana-festival.com / www.fabfest.fr / www.omnsh.org / www.wysi-not-wyg.com

 

-Stéfane Perraud, artiste plasticien, qui nous présentera son œuvre FLUX, commande de la SNCF produite par Digitalarti et présentée jusqu’au 31 mars 2013 à la Gare de l’Est.
www.stefane-perraud.fr

 

-Julien Taïb, conseiller arts numériques chez Arcadi, coordinateur du festival des arts numériques Némo.
www.arcadi.fr/nemo

 

En partenariat avec la Gaîté Lyrique
Rencontre-débat organisée par Juliette Bibasse, Camille Blosse et Bianca Farrugia.

 


 

Cultiver la ville : vers une autre nature urbaine 
Vendredi 5 avril 2013, de 19h à 21h, Salle des fêtes, Mairie de Montreuil

 

NATURE-EN-VILLE

Photo 1: Nina Le Roux, les moutons de l’association CLINAMEN à Saint Denis/ Photo 2: Sarah Harper, parcelle 343 des Murs à pêches à Montreuil.

 

La nature est au cœur des transformations contemporaines de la ville : friches industrielles, jardins partagés, parcs et pelouses interdites, viennent interroger les circulations et les partages qui tissent la vie de l’espace public. Cela n’a pas échappé à nombre d’artistes qui font de ces espaces leurs terrains d’expériences sensibles et politiques et leurs laboratoires du vivant et du social. À la Semeuse d’ Aubervilliers, et à la parcelle 343 des Murs à pêches, une conviction est partagée : plus que l’avenir esthétique de la ville, c’est le futur économique et social de cette dernière qui se joue dans la place qu’elle fera à la nature. 

Comment les artistes réinventent-ils les usages de ces espaces urbains en jachère ? Quelle utopie de la ville et du social travaille ces projets ? Comment, en regard, les pouvoirs publics pensent-ils la gestion de la biodiversité urbaine ? Bref, comment ces
réflexions fabriquent-elles une autre urbanité ? 

Au programme : reportages et créations sonores : une promenade avec un joyeux troupeau, un zapping vert musical et des pousses sonores ...


En présence de :

-Sarah Harper, coordinatrice du projet de la parcelle 343 à Montreuil
www.friches.fr

 

-Margaux Vigne et Guilain Roussel, coordinateur et ex coordinateur du projet la Semeuse aux laboratoires d’Aubervillers
www.leslaboratoires.org


-Joslene Reekers, Conseillère Municipale Déléguée à l’Environnement et la Nature en Ville à Montreuil

 

Au programme également, une visite de la Parcelle 343 à l'intérieur des Murs à pêches, menée par Sarah Harper à 16h30. Jauge limitée à 15 personnes. Réservation obligatoire auprès de Diana Portilla en précisant vos noms/ prénoms et nombre de participants à nana_portilla@hotmail.com ou au 06 47 78 95 36. Le lieu de rdv vous sera précisé par mail après réservation.


Rencontre-débat organisée par Adeline Debatisse, Loyce Hébert et Diana Portilla.

 


 

Le programme 2012 : 

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Photo : © Kristian Cvecek / Barcroft.

art [espace] public est un un cycle de rencontres-débats proposé par le master projets culturels dans l’espace public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec stradda, magazine de la création hors les murs

 

6ème saison 

Les nouvelles géographies culturelles

Dix projets innovants liant art, culture et territoire

 

Ici et là, ils rebattent les cartes de l'action artistique, inventent d'autres « partages du sensible » et réoxygènent les politiques culturelles. La 6ème édition du cycle art [espace] public explore les nouvelles géographies culturelles en compagnie d’artistes et d’opérateurs culturels, en janvier, février et mars 2012. 

Avec Olivier Comte, les Souffleurs commandos poétiques (la Folle Tentative d’Aubervilliers), Cyril Jaubert, cie Opéra Pagaï (la Maison sur l’eau), Proserpine, l’Apprentie cie (7 clowns, 7 jours, 7 familles, 7 villages), Fred Sancère, Derrière Le Hublot, Danielle Bellini, Champigny sur Marne… Focus sur les théâtres de l’expérience, les fabriques de l’urbanité, les logiques d’infusion territoriale, les artivistes… Cycle dirigé par Pascal Le Brun-Cordier, organisé avec les étudiants du master projets culturels dans l’espace public. 

Première rencontre dans le cadre des Biennales Internationales du Spectacles à Nantes le 18 janvier 2012 de 14h30 à 17h : www.bis2012.com Puis, tous les vendredis à Paris à la Sorbonne, de 19h à 21h, jusqu’au 16 mars. Programme détaillé disponible mi-janvier sur ce site : www.art-espace-public.c.la

 

En écho à ces rencontres, à lire dans Stradda n°23 le dossier Nouvelles géographies culturelles : www.stradda.fr

 


1. LES NOUVELLES GÉOGRAPHIES CULTURELLES 

Rencontre introductive, à Nantes, Cité des Congrès, dans le cadre de la BIS - Biennale Internationale du Spectacle
Mercredi 18 janvier 2012, 14h30/17h. 

Au cours de cette rencontre, présentation et analyse de 4 démarches : 

1-UTOPIES DE PROXIMITÉ. Focus sur "La maison sur l'eau", projet de la compagnie Opéra Pagaï (Bordeaux), présenté sur la Garonne, à Bordeaux, en novembre 2011 dans le cadre d'Evento. Avec Cyril Jaubert, directeur artistique de la compagnie. 

En savoir plus :  www.icicestailleurs.blogspot.com
www.operapagai.com 

2-FABRIQUES DE LIENS. Focus sur le projet "7 jours, 7 clowns, 7 familles", de l'Apprentie Compagnie (Marseille), avec Caroline Obin (Proserpine, clown publique. 

En savoir plus : www.proserpine.fr

3-PERSPECTIVES GÉO-POÉTIQUES. Focus sur La folle tentative d'Aubervilliers : le conseil municipal extraordinaire, les tempêtes de printemps, les levers de rideaux, rue silencieuse... et Forêt sensible. Avec Olivier Comte, directeur artistique des Souffleurs, commando poétique. 

En savoir plus : www.les-souffleurs.fr 

4-INFUSIONS ARTISTIQUES. Focus sur La trilogie gastronome (Cie Ouï dire), avec Fred Sancère, directeur de Derrière Le Hublot (Capdenac). 

En savoir plus : www.derriere-le-hublot.fr

En présence de Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de Champigny-sur-Marne, doctorante en sociologie à Paris 7 Diderot. 

Rencontre présentée par Pascal Le Brun-Cordier, directeur du Master Projets culturels dans l'espace public. 

6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles".  

 



2. FORÊT SENSIBLE 

En préalable à la rencontre organisée le 3 février 2012 avec les Souffleurs commandos poétiques, nous vous proposons de découvrir Forêt sensible. 

"Forêt sensible est un dispositif onirique tirant de l'imaginaire occidental de la forêt sa puissance hypnotique. L'ambition de ce projet est de plonger chaque promeneur dans sa propre forêt intérieure, comme à l'intérieur d'un rêve, du déroulement de son rêve." 

Forêt sensible à Coulommiers / Intérieur nuit. Vendredi 27 janvier 2012, promenade libre entre 20h30 et 23h00 à la Sucrerie, 77 Rue du Général Leclerc, 77120 Coulommiers. Entrée libre et gratuite. Un échange sur cette expérience sera proposé lors de la rencontre du 3 février à La Sorbonne. 

Départ de Paris : 18h59 GARE DE L'EST. Prendre le train CITU en Direction de COULOMMIERS 
Arrivée : 20h à la GARE DE COULOMMIERS. Marche à pied : 13 min jusqu'à la sucrerie, arrivé à 20h13. 

1. Prendre la direction ouest sur Rue de la Gare vers Rue Davene 
2. Tourner légèrement à droite pour continuer sur Rue de la Gare 
3. Au rond-point, prendre la 1ère sortie sur Av. Léon Blum/D934 
4. Prendre à gauche sur Rue du Général Leclerc/D934
Votre destination se trouvera sur la droite

Pendant le trajet Paris > Coulommiers, une expérience de mise en condition vous sera proposée. Rendez-vous dans le premier wagon du train avec un livre de poésie et des boules Quiès. Le protocole poétique vous sera expliqué sur place ! Projet "En tendre" réalisé par Camille Simon, Lisa Moneret, Camille Michel, Sylvain Hardy, Laurie Castel, Arthur Mayadoux. 

Retours possibles > Départ : 21h36 GARE DE COULOMMIERS. Prendre le train PITU, direction PARIS EST. Arrivée : 22h42 GARE DE L'EST. 

Dernier train > Départ : 22h36 De l'arrêt GARE DE COULOMMIERS. Prendre le train PITU, direction PARIS EST. Arrivée : 23h42 GARE DE L'EST. 

En savoir plus : www.les-souffleurs.fr 

6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles".  


3. PERSPECTIVES GÉO-POÉTIQUES. 

Focus sur la folle tentative d'Aubervilliers : le conseil municipal extraordinaire, les tempêtes de printemps, les levers de rideaux, rue silencieuse... et Forêt sensible. Présentation et analyse avec Olivier Comte, directeur artistique des Souffleurs, commando poétique. 

Rencontre préparée par Marion Marchand, Lisa Moneret, Camille Michel et Laurie Castel. 

En savoir plus : www.les-souffleurs.fr 

6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", vendredi 3 février 2012, 19h/21h, à la Sorbonne, 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne), amphi de gestion. Accueil dès 18h30. Entrée libre dans la limite des places disponibles. 

 
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4. UTOPIES DE PROXIMITÉ. 

Focus sur "La maison sur l'eau", projet de la compagnie Opéra Pagaï (Bordeaux), présenté sur la Garonne, à Bordeaux, en novembre 2011 dans le cadre d'Evento et sur plusieurs "Entreprises de détournement" d'Opéra Pagaï. Présentation et analyse avec Cyril Jaubert, directeur artistique de la compagnie. 

Rencontre préparée par Renaud Cousin, Camille Simon, Sylvain Hardy, Emilie Métris, Lisa Monneret. 

En savoir plus :  www.icicestailleurs.blogspot.com
www.operapagai.com 

6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", 
vendredi 10 février 2012, 19h/21h, à la Sorbonne, 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne), amphi de gestion. Accueil dès 18h30. Entrée libre dans la limite des places disponibles. 

 



5. LES THÉÂTRES DOCUMENTAIRES  
 
Comment et pourquoi le témoignage rencontre-t-il le théâtre ? Comment et en quoi la place du spectateur est mise en question et réinventée ? Quels sont les enjeux de telles représentations pour la cité ? Exploration illustrée et commentée des formes contemporaines du théâtre documentaire, avec : 
-Jack Souvant (collectif Bonheur Intérieur Brut), créateur de Ticket, expérience immersive dans la clandestinité, documentaire-fiction sur l'immigration clandestine, "un théâtre d'urgence qui nous confronte à l'expérience physique du voyage, du noir, de la peur, et de l'espoir d'une vie meilleure". http://vimeo.com/14673620 
-Philippe Mourrat, directeur de la Maison des Métallos, un lieu « qui valorise des questions de fond traversant la société contemporaine », et notamment des créations partagées et des spectacles de théâtre documentaire.  

Au cours de cette rencontre-débat, il sera aussi question des créations de Stefan Kaegi et Rimini Protokoll, du GdRA, du Groupe Berlin, de la compagnie HVDZ, de Lina Saneh et Rabih Mroué... 

Rencontre-débat préparée par Sylvain Hardy et Arthur Mayadoux, avec la participation de Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de Champigny-sur-Marne, dans le cadre du 6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", dirigé par Pascal Le Brun-Cordier. Organisé par le Master professionnel Projets culturels dans l'espace public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR 04 Arts plastiques et sciences de l'art), en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Vendredi 17 février 2012 à la Sorbonne, amphi de gestion, 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne), de 19h à 21h, accueil dès 18h30). Précisions : http://www.art-espace-public.c.la 

 

6. ESPACES PUBLICS POST-RÉVOLUTIONNAIRES. FOCUS SUR TUNIS. 


Comment l'espace public tunisien s'est-il transformé depuis la Révolution ? Comment les artistes y interviennent-ils ? Avec Tahar Chikhaoui, critique de cinéma, universitaire (Université de Tunis, La Manouba), Moufida Fedhila, artiste, Selma Ouissi, chorégraphe, Dream City (manifestation artistique dans l'espace public, Tunis), Jean-Sébastien Steil, accompagnateur de projets artistiques. 

Rencontre préparée par Pauline Séjourné, Marion Marchand, Camille Levêque, Lucile Ribeaudeau. Dans le cadre du 6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", dirigé par Pascal Le Brun-Cordier. Organisé par le Master professionnel Projets culturels dans l'espace public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR 04 Arts plastiques et sciences de l'art), en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Vendredi 24 février 2012 à la Sorbonne, amphi de gestion, 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne), de 19h à 21h, accueil dès 18h30). Précisions : http://www.art-espace-public.c.la 

 
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7. INFUSIONS ARTISTIQUES (1ère partie). Définitions, enjeux et effets. 

Aux antipodes de la diffusion artistique conventionnelle, certains artistes et acteurs culturels font le choix de "l'infusion”. Comment leurs projets sont-ils développés ? Que provoquent-ils ? Quelles nouvelles géographies artistiques et culturelles dessinent-ils ? Exploration illustrée et commentée avec Christophe Blandin-Estournet, directeur de CultureOCentre / festival Excentriques, Sarah Harper, Friche Théâtre Urbain, et Caroline Obin, Proserpine clown publique (Cie l'Apprentie Compagnie). Avec la participation de Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles de Champigny-sur-Marne. 

Rencontre préparée par Camille Rondeau, Samia El Ouazzani, Cécile Demessine, Camille Levêque, Camille Simon. Dans le cadre du 6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", dirigé par Pascal Le Brun-Cordier. Organisé par le Master professionnel Projets culturels dans l'espace public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR 04 Arts plastiques et sciences de l'art), en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Vendredi 2 mars 2012, de 19h à 21h, à L’Avant Rue, 134 rue de Tocqueville, Paris 17ème, Métro Villiers ou Wagram. Boissons et restauration légère proposés sur place. Accueil dès 18h30. 
 

http://www.courrier-picard.fr/var/plain_site/storage/images/actualites/info-locale/compiegne-noyon-creil/les-artistes-du-cirque-actuel-entrent-en-piste/2787468-1-fre-FR/Les-artistes-du-cirque-actuel-entrent-en-piste_reference.jpg
 


8. INFUSIONS ARTISTIQUES (2ème partie) : 
Comment questionner le devenir urbain dans le temps long du chantier de la ville

Focus sur les projets du groupe Ici-Même Paris. Avec Mark Etc, directeur artistique. 

Depuis 2009, ICI-MEME [Paris] est à l’initiative de LIENS PUBLICS, programme d'actions et de créations hors les murs consacrées à la compréhension de faits urbains et LIENS PUBLICS s’adresse aux riverains dans les quartiers et propose des usages exploratoires et des protocoles d’exploration artistiques de la ville, pour se situer, comprendre et investir le cadre de vie. Les formes artistiques sont spécialement définies en fonction des lieux. Initiative hors norme, toutes les étapes de conception et de mise en oeuvre des projets s'échelonnent sur plusieurs années en résidence de quartier de façon à investir le temps du développement urbain. L’objectif est de questionner le devenir urbain. 

Focus sur 3 résidences de quartier en cours :
- quartier Saint-Blaise, Paris XXè (11 900 habitants) avec la création "AIRPOST, feuilleton fantastique"
- quartier de la Redoute, Fontenay-sous-Bois (3400 habitants), avec la création "POURQUOI QUELQUE CHOSE PLUTOT QUE RIEN ?, chronique graphique"
- quartier Masséna-Bruneseau dans la Zac Paris rive gauche au contact d’Ivry Port 20000 habitants, salariés, étudiants) avec les interventions de "EXPLORER LA FACE B".

Rencontre préparée par Sylvain Hardy, Valentin Szejnman, Cécile Demessine, Emilie Métris. Dans le cadre du 6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", dirigé par Pascal Le Brun-Cordier. Organisé par le Master professionnel Projets culturels dans l'espace public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR 04 Arts plastiques et sciences de l'art), en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Vendredi 9 mars 2012 à la Sorbonne, amphi de gestion, 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne), de 19h à 21h, accueil dès 18h30). Précisions : http://www.art-espace-public.c.la

http://icimeme.info/files/gimgs/5_icimgravite26.jpg


9. LA FABRIQUE DE L'URBANITÉ. 

Expertise sensible, action artistique dans l'espace public, co-invention de projets urbains : comment les artistes contribuent-ils à la fabrique de l'urbanité ? Focus sur des projets développés par Maud Le Floch, urbaniste-scénariste, directrice du pOlau, pôle des arts urbains (Tours), et sur LIEU d'ÊTRE, projet artistique d'Annick Charlot, chorégraphe, compagnie Acte (Lyon), avec la participation de Farid Ayelem Rahmouni, danseur de la compagnie Acte. 

Rencontre préparée par Lucile Ribeaudeau, Cécile Demessine, Samia El Ouazzani, Camille Rondeau. Dans le cadre du 6ème cycle art [espace] public, "Les nouvelles géographies culturelles", dirigé par Pascal Le Brun-Cordier. Organisé par le Master professionnel Projets culturels dans l'espace public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, UFR 04 Arts plastiques et sciences de l'art), en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Vendredi 16 mars 2012 à la Sorbonne, amphi de gestion, 1 rue Victor Cousin (place de la Sorbonne), de 19h à 21h, accueil dès 18h30). Précisions : http://www.art-espace-public.c.la

  

Archives des cycles 20072008200920102011. 17 entretiens vidéos réalisés en 2010.  

Programme complet (et inscription à la newsletter du Master, pour recevoir les prochaines alertes) : http://art-espace-public.c.la 

 

Cycle organisé en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

En écho à ces rencontres, à lire dans Stradda n°23 un dossier sur les nouvelles géographies culturelles. www.stradda.fr

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Jeudi 3 novembre 2011 4 03 /11 /Nov /2011 00:11

xProgramme art espace public 2011 - copie

CYCLE DE RENCONTRES-DÉBATS ET D'EXPÉRIENCES SINGULIÈRES PROPOSÉ PAR LE MASTER PROJETS CULTURELS DANS L’ESPACE PUBLIC - UNIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON-SORBONNE - EN PARTENARIAT AVEC STRADDA, MAGAZINE DE LA CRÉATION HORS LES MURS - 5ÈME SAISON - TOUS LES VENDREDIS DU 18 FÉVRIER AU 1ER AVRIL 2011, 19H-21H À LA SORBONNE (AMPHI DE GESTION), 1 RUE VICTOR COUSIN, PARIS 5ÈME - ENTRÉE LIBRE APRÈS INSCRIPTION (VOIR PLUS LOIN). TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME EN PDF


Artiviste, que fais-tu ? 

En quoi l'art en espace public est-il politique ? En 2010, les treize rencontres que nous avons organisées, et les propositions artistiques qui les accompagnaient, nous ont permis de valider une hypothèse : le caractère politique de l'art en espace public tient souvent moins aux contenus portés dans l'espace public par les artistes qu'aux dispositifs d'espace public qu'ils inventent, et notamment à leur capacité à susciter de nouveaux "partages du sensible", bousculant l'ordre des évidences et les configurations constitutives de notre monde commun. 

La 5ème saison du cycle art [espace] public sera l'occasion de poursuivre et de préciser cette analyse. Les artivistes (artistes-activistes) invités cette année inventent ici et là, dans l'espace public, des formes d'action souvent étonnantes et détonnantes, toujours vivement politiques. En compagnie de Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, avec qui nous avons conçu ces rencontres, nous leur demanderons quelles sont leurs pratiques et quels sont leurs effets.  

Pascal Le Brun-Cordier 
Professeur associé, directeur du Master 
Projets Culturels dans l'Espace Public


« L’artivisme est l’art d’artistes activistes. Il est parfois l’art sans artiste mais avec des militants. Art engagé et engageant, il cherche à nous mobiliser, à faire prendre position, il propose des outils d’action et de transformation. De même que le queer pose l'existence d'un troisième genre par delà féminin et masculin, de même l'artivisme suggère qu'il existe un troisième terme entre esthétique et politique. » 

 
Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, 
Artivisme. Art, action politique et résistances culturelles, Éditions Alternatives, 2010. 

 

Les rencontres-débats sont préparées par Sylvie Alves Pereira, Coline Berlaud, Cécile Bourgade, Marion Clerc, Pauline Cornec, Aurore de Saint Fraud, Etienne Delprat, Caroline Gauthier, Eun-Yeob Jeong, Martin Julhès, Bérangère Magaud, Frédérique Monblanc, Clément Omnes, Marine Pugin, Clara Stein, Camille Talva, Alice Tucker, étudiant.e.s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public en 2010/2011. Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier, avec Samira Ouardi et Stéphanie Lemoine

 
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1. QUAND L'ART RENCONTRE L'ACTIVISME : 
GÉNÉALOGIE ET CARTOGRAPHIE DE L'ARTIVISME 

18/2/2011 

À l’opposé d’un art de propagande ou de dénonciation, l’artivisme invente et expérimente des formes de résistance et d’action qui parient sur le pouvoir de la créativité, de l’imagination, de l’humour,  du détournement ou du jeu. Enfant des avant-gardes, il hérite aussi de la contre-culture, des cultures populaires et des répertoires protestataires festifs qui nourrissent la contestation depuis des siècles. Au cœur des sociétés occidentales contemporaines, l’artivisme se déploie en une galaxie où se croisent l’insurrection poétique de John Jordan et du Laboratoire d’Imagination Insurrectionnelle, les performances de Révérend Billy ou Steven Cohen, les canulars médiatiques de Yes Men, les collages planétaires de JR et les flibustiers de la guérilla pâtissière, les détournements de Banksy et du Billboard Liberation Front, les Zones d’Autonomie Temporaire des Space hijackers et de Burning Man et les charges des « hacktivistes » contre les industries culturelles... Une exploration proposée par Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, auteures d’Artivisme. Art, action politique et résistances culturelles (éditions Alternatives, 2010), en présence notamment d’Emmanuelle Dreyfus, journaliste (Stradda). 

http://www.artivisme.tv


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2. LABORATOIRE D’IMAGINATION INSURRECTIONNELLE 
Expérimenter le pouvoir politique de la créativité. 

25/2/2011
 
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Il n’y a pas de limite entre art et activisme mais des jonctions, des interstices. Entre art et politique, créativité et résistance, il s’agit d’investir ces territoires d’expériences partagées au profit d’une synergie créative, engagée et audacieuse. « Avec l’art, il s’agit de changer le monde, pas simplement de montrer ce qui ne va pas. » A l’opposé d’un art politique purement représentatif, John Jordan, artiste activiste, a dédié son travail de création à l’invention de formes poétiques d’insurrection inspirées de l’« action directe non violente » : « En fusionnant art et activisme, on ouvre des espaces pour l’inattendu, l’inimaginable». Instigateur de nombreux soulèvements artivistes à l’instar de Reclaim the Streets, la CIRCA – armée de clowns rebelles – ou encore les machines de désobéissance civile ayant envahi Copenhague lors du sommet climatique de 2009 (Bike Block), il anime aujourd’hui le Labofii – Laboratory for Imaginative Insurrection – explorant  de nouvelles alternatives de résistance et vient de co-créer avec Isabelle Frémeaux, les Sentiers de l’Utopie (Ed. Zones), livre-film explorant des univers post-capitalistes rêvés en Europe. Lors de cette rencontre, il partagera avec nous certains de ses outils et tactiques.

http://labofii.net
http://utopias.eu/what

 

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3. RÊVE GÉNÉRALE 
4/3/2011

Reve_generale.jpg« UTOPISTE DEBOUT », « RÊVE GÉNÉRALE », « JE LUTTE DES CLASSES »... Qui n’a pas déjà été confronté-e à ces signifiants papillons autocollants ? Arborés au cours d’une manifestation, placardés sur un mur ou sur le mobilier urbain, ces messages interpellent le regard et marquent les esprits. Là où d’autres graphistes mettent la force du signe au service du marketing et de la consommation, Gérard Paris-Clavel affirme que le graphisme peut et doit contribuer aux luttes pour la transformation sociale. Avec l’association Ne Pas Plier, ce graphiste lutte pour qu’« aux signes de la misère ne vienne pas s’ajouter la misère des signes ». Comment les images s’inscrivent-elles dans l’espace public ? Quel est leur sens politique ? Les images peuvent-elles effectivement transformer notre rapport au monde ? 

www.nepasplier.fr


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4. ARCHÉOLOGIE POLITIQUE

DE L’ATTENTAT PÂTISSIER 

11/3/2011 

billgates6.jpgLa guérilla pâtissière sévit. Vous êtes une « célébrité arrogante et m’as-tu-vu courtisée par les racloirs à parquets ? » Restez vigilant-e. Georges Le Gloupier, alias Noël Godin, vous ou moi, n’est pas loin. Avec ses nombreux complices, il livre une bataille symbolique et médiatique contre les figures arrogantes du pouvoir. Enfant terrible du burlesque, marxiste tendance Groucho, praticien d’un théâtre guérilla onctueux, Noël Godin et les troupes pataphysiques de l’Internationale pâtissière partagent avec les yippies méthodes et buts : tout foutre en l’air, saboter joyeusement le système, répandre l’anarchie. La tarte à la crème, une arme politique ? Le lancer de tarte, un geste artiviste ? Dans quelle mesure ? Avec quelle portée ? Georges Le Gloupier viendra en débattre et nous faire découvrir ce qui se cache ou se révèle sous la chantilly. 

http://www.gloupgloup.be

 

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5. CARTOGRAPHIES ARTIVISTES :  
SE RÉAPPROPRIER UNE TECHNOLOGIE DU POUVOIR 

18/3/2011

clearchannel.gifOutil de toutes les guerres, la carte est une technologie de l’autorité dont l’horizon est le contrôle : par elle, il s’agit de localiser et visualiser mais aussi de définir, délimiter, rendre visible ou invisible. En ces temps de surveillance informationnelle généralisée, ils sont nombreux, artistes-activistes et activistes-artistes, à y voir le lieu d’une lutte stratégique et l’occasion d’une production tactique d’outils de résistance. De l’IAA - Institut of Applied Autonomy au Bureau d’études en passant par Trevor Paglen, ils sont des dizaines à faire de la cartographie radicale. Stany Cambot, architecte artiviste, initiateur du groupe Échelle Inconnue, présentera des projets visant à « combattre, avec la ville que l’on voudrait et qui ne figure pas au cadastre, la ville qui y figure ». 

www.echelleinconnue.net
http://bureaudetudes.org
www.appliedautonomy.com
www.radicalcartography.net
www.an-atlas.com
www.paglen.com
http://www.citymined.org

 

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6. ECO-TACTIQUES POUR REPENSER L’ESPACE PUBLIC 
25/3/2011

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La question de la richesse, de sa nature et de son partage, est devenue une problématique écologique. Suivant cette redéfinition du commun et du juste, certains artistes font de l’écologie leur terrain d’intervention. Olivier Darné, fondateur du Parti Poétique, contribue avec son projet de Banque du miel à repenser la question de la valeur : « le temps ce n’est pas que de l’argent / time is honey ! ». La revalorisation du patrimoine territorial en trésor environnemental est aussi la voie explorée par les artivistes du « guerilla gardening » : en disséminant des graines, ils proposent une réappropriation des espaces publics urbains. Cette confrontation entre l’« happyculteur » et les éco-guérilleros permettra de mieux comprendre les enjeux artistiques et politiques de cet artivisme environnemental. 

www.parti-poetique.org
www.guerrillagardening.org
http://www.guerilla-gardening-france.fr

 

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7. JR : WOMEN ARE HEROES ? 
1/4/2011

 

Des banlieues parisiennes aux favelas brésiliennes, des bidonvilles du Kenya aux rues de Delhi, JR colle dans l’espace public des portraits géants d’anonymes. En quelques mois, il s’est imposé dans les média comme la figure de l’artiste « engagé et engageant ». Son travail a récemment été récompensé par le prestigieux Ted Prize. Fruits de projets collaboratifs, ses collages spectaculaires et poétiques ré-enchantent les murs, élargissent l’imaginaire collectif, produisent une critique en acte des images médiatiques. Le film Women are heroes, sorti en janvier 2011, transporte ces images des murs à l'écran. Comment ce changement de support et de contexte transforme-t-il son projet ? Quel sens donner à l’héroïsation des femmes qu’il nous fait découvrir ? JR est-il féministe ? Autant de questions autour desquelles il est invité à échanger, après nous avoir ouvert les portes de sa fabrique d’images.

http://jr-art.net 

 

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PROGRAMME COMPLET EN PDF

 

 

 

Les rencontres-débats sont préparées par Coline Berlaud, Cécile Bourgade, Sylvie Alves Pereira, Marion Clerc, Pauline Cornec, Aurore de Saint Fraud, Etienne Delprat, Caroline Gauthier, Eun-Yeob Jeong, Martin Julhès, Bérangère Magaud, Frédérique Monblanc, Clément Omnes, Marine Pugin, Clara Stein, Camille Talva, Alice Tucker, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace  Public en 2010/2011. Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier,  avec Samira Ouardi et Stéphanie Lemoine.

 

Cycle organisé en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

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Archives des précédents cycles : 2007200820092010

Cycle organisé dans le cadre du programme Arts & espaces publics du CRICC (LETA). 

 

Revue de presse : 

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Le Monde - Bonnes Nouvelles  

L'art et la culture en ville 

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Dimanche 18 avril 2010 7 18 /04 /Avr /2010 12:41

Ces entretiens ont été réalisés à l'issue des rencontres du cycle art [espace] public 2010

Une performance réalisée le jeudi 25 mars 2010 par les étudiants du Master.

À l'occasion des 150 ans de l'annexion du 20ème arrondissement avec le 11ème, au carrefour de Belleville, véritable point frontière entre quatre arrondissements, il s'agissait de former un manège coloré et poétique, rappelant le carrousel présent à côté du carrefour et la circulation de la journée. Parler de cette foule et de cette rotation incessante, en convoquant Edith Piaf, née, selon la légende, dans la rue de Belleville. Une diffusion pirate par radio sur 107.9 en direct invitait les curieux à entrer dans la ronde. Un projet imaginé par Sandra Gicquel et Emmanuelle Jolivet, étudiantes, mené dans le cadre d'un workshop avec le collectif de performeurs Ornicart. En savoir plus.

 


 

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Lundi 29 mars 2010 1 29 /03 /Mars /2010 15:32

 

 

En-quoi-l-art-copie-1.jpg


Art [espace] public est un cycle de rencontres-débats et d'expériences singulières, proposé depuis 2007 par le Master Projets Culturels dans l’Espace Public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

Après avoir abordé depuis trois ans une trentaine de thèmes, en compagnie d’une centaine d’invités et plus d’un millier de participants (a
rtistes, chercheurs, opérateurs culturels, acteurs de l’urbain, élus...), nous allons, pour cette 4ème édition :
 

1 — resserrer notre questionnement autour d’une interrogation transversale : en quoi la création artistique en espace public est-elle politique ? Au fil des semaines, nous préciserons la question. Est-ce par les thèmes qu’elle aborde ? Par ses formes ? Par les contextes où elle se déploie ? Par son lien avec les lieux ? Par les modalités de sa mise en œuvre ? Par son pouvoir de perturbation ? Par les « partages du sensible » inédits qu’elle propose ? Par les possibles qu’elle suggère ? Et lorsqu’elle peut être considérée comme politique, est-ce de manière cosmétique ou profonde ? Et pour qui ? Lors de la dernière rencontre, une synthèse sera tentée.

2 — élargir nos modalités d’exploration au-delà de la classique rencontre-débat : avec un parcours sensoriel, un workshop, une visite nocturne d’un terrain en friche, un carnaval, des performances et des spectacles. Parce que nous pensons que la pensée ne passe pas que par les concepts mais aussi par les « percepts » (Gilles Deleuze) qui s’éprouvent dans la rencontre artistique et dans l’expérience esthétique.

3 — sortir des amphithéâtres de la Sorbonne : en nous installant à la Ferme du Bonheur à Nanterre, à l’Avant Rue, lieu de résidences théâtrales à Paris, au Théâtre au Fil de l’Eau à Pantin, au WIP Villette, nouveau lieu dédié au dialogue entre arts et société, à la Mairie du 20ème arrondissement à Paris, et à Romans dans la Drôme. Pour explorer d’autres lieux, nouer des liens avec ceux qui les font vivre, et tenter d’autres formes de rencontres.
 
L'espace public sera envisagé comme espace physique, ouvert ou couvert, lieu commun situé entre les espaces privés, mais aussi comme espace socio-politique, symbolique, lieu de visibilités et de débats publics. Dans les deux cas, c'est un espace dont nous pensons que les artistes peuvent activer ou réactiver la dimension publique, sensible, poétique ou politique, contrecarrant peu ou prou les logiques d’aseptisation, de privatisation ou de dégradation symbolique dont il est souvent affecté, et touchant une population souvent différente de celle habituellement concernée par l’offre artistique et culturelle institutionnelle. 

Ce cycle 2010 a donc été imaginé pour tester et mettre en jeu treize hypothèses relatives aux pouvoirs politiques de l’art en espace public, avec les dix-sept étudiant.e.s du Master Projets Culturels dans l'Espace Public et de nombreux partenaires. Et avec vous ? 

 

Pascal Le Brun-Cordier 
Professeur associé, directeur du Master 
Projets Culturels dans l'Espace Public
 


RETOUR EN IMAGES SUR L'EDITION 2010 AVEC CES ENTRETIENS RÉALISÉS À L'ISSUE DES RENCONTRES : 

 


PROGRAMME, INFOS PRATIQUES ET INSCRIPTIONS : 


La-ferme-du-bonheur.jpg
1. De l'espace poétique à l'espace politique. Une soirée à la Ferme du Bonheur. 

À deux pas de la Défense, un théâtre fait de tôles et de bois, une dizaine de lapins et autant de gallinacés, la truie Valérie, l’âne Moshe-Mohammed-Rinpoché-Jésus et des moutons en voie de disparition peuplent la fameuse Ferme du Bonheur. Créé par Roger des Prés sur un délaissé urbain de la ville de Nanterre, ce lieu de vie, de culture et « d’agro-poésie » existe depuis 17 ans. L’équipe de la Ferme s’est récemment emparée d’une des dernières friches encore sauvages et libres de ce territoire marqué par de nombreux projets d’aménagements urbains. Ayant pris « autorité publique », elle a défriché avec les artistes en résidence, les voisins et le public, près de deux hectares entre la Seine et l’Arche. En quoi ces espaces poétiques sont-ils aussi politiques ? Quelle cohabitation singulière proposent-ils entre le végétal et le béton, entre l’animal et l’homme, entre la poésie et l’institution ?

Avec
Roger des Prés, notre hôte, Gilles Clément, jardinier, paysagiste, visiteur fidèle de la Ferme, et Vinciane Despret, psychologue, philosophe du vivant. Il y aura du feu dans la cheminée, une soupe dans la marmite et du vin chaud... 

Vendredi 15 janvier 2010, 19h-21h (+ dès 14h *, et après 21h30**...), à la Ferme du Bonheur
, 220 avenue de la République, 92000 Nanterre. C'est à 8 mn à pieds de la station Nanterre Université, RER A. Traversez la fac, longez la palissade des poètes. Entre les deux pianos : une porte en bois. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (250 PLACES : CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

* Et puisque Roger des Prés éructe souvent "ASSEZ DE PAROLES ! DES ACTES !", il nous propose aussi une balade-atelier dans le P.r.é., Parc rural expérimental, l'après-midi (pioches, bêches, sécateurs, gants... fournis). Rdv dès 14h à la Ferme ! 
** Après la rencontre-débat, à partir de 21h30, Électrod’bal (DJ Cornet Bap'tata et les Mix Cocottes) et exploration aux chandelles du P.r.é. 

Rencontre co-organisée avec la Ferme du Bonheur, préparée par Lise Bénard, Emmanuelle Jolivet, Lucie Lemaitre, Anne Métrard, Lucie Piard, Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Télécharger le dossier documentaire


 
 

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2. Un monde qui nous regarde. Rencontre avec JR. 
JR a 26 ans. Il photographie des femmes et des hommes pour exposer leur visage dans les rues du monde et faire voyager leur histoire. Selon cet artiste activiste, leur portrait n’est qu’une partie de l’œuvre : sur un train et sur les toits d'un bidonville au Kenya, sur les murs d'une favela de Rio, sur les quais de l'Ile Saint-Louis à Paris, sur le mur qui sépare israéliens et palestiniens, mais aussi au Liberia, au Cambodge, à Montfermeil, c’est toute la population locale qu’il implique et interpelle. En transformant l’espace public, ses images éphémères, subtiles et spectaculaires, intimes et publiques, impriment la mémoire collective et construisent un monde qui nous regarde. JR nous présentera plusieurs de ses projets, nous racontera comment il les construit et comment ils sont perçus. 

Avec JR, artiste activiste. 

Vendredi 22 janvier 2010, 19h-21h, à La Sorbonne. 
IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL — 600 PLACES — ATTEINTE).

Rencontre préparée par Zoé Dehays, Gaëlle Hermant, Mélissa Makni, Nancy Roquet et Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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3. La ville, terrain de jeu, espace des possibles. Rencontre & parcours sensoriel
Peut-être les avez vous déjà croisés ? Athlètes et artistes, ils dansent dans le vide, sautent de murs en murs, s'emparent de la ville, déjouant les contraintes par l'imaginaire. En ouvrant de nouveaux possibles, ils subvertissent le rapport à l'espace public. La ville devient terrain de jeu, apparaît libérée d'une fonctionnalité formatée. Comment leurs pratiques détournent-elles les usages urbains ? Quel regard nouveau sur la ville provoquent-elles ? Quels sens politiques et poétiques portent ces conquêtes de l'espace public ? 

Invités : Fabrice Guillot, co-fondateur de la compagnie de danse aérienne Retouramont, développe une chorégraphie contemporaine qui se déploie sur les façades et dans le ciel des villes ; Naïm Bornaz, alias L’1consolable, rappeur, auteur et beatmaker, pratique l’art du déplacement, appelé aussi « parkour ».

Vendredi 29 janvier 2010, 19h-21h (puis entre 21h et 23h), à l’Avant Rue
, 134 rue de Tocqueville, Paris 17ème
, Métro Villiers ou Wagram. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

À 21h, vous pourrez suivre un parcours sensoriel imaginé par les intervenants pour éprouver physiquement les questions abordées pendant la rencontre. Restauration légère proposée au bar de l'Avant Rue.

Rencontre organisée avec l’aide de l’Avant Rue, lieu de résidence pour des formes hybrides et inclassables, préparée par Lise Bénard, Clémentine Cassard, Cécile Di Filippo, Gaëlle Hermant et Doriane Roche, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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4. Nouveaux langages des corps urbainsConférence dansée
Les nouveaux langages de la danse en espace public prennent des formes souvent surprenantes : déambulations, danse verticale, parkour, danse partagée, danse du quotidien... Dans un rapport renouvelé avec les "spectacteurs", ces artistes se jouent des frontières entre le réel et la représentation. Les ingrédients du jeu de l'infra-ordinaire et du simulacre, dans un espace postmoderne en mutation perpétuelle, semblent inépuisables. Avec cette pittoresque conférence dansée, proposé dans le cadre du PARDI, Bénédicte Pilchard nous offre un exemple de (re)conversion du corps classique en un corps à dimension publique, au service d'une communication universelle. Quels sont les enjeux de ce projet ? Allons-nous vers un espéranto gestuel pouvant dépasser les frontières de l'espace et du langage oral ?

Avec Bénédicte Pilchard, danseuse et chorégraphe. Et la participation d'Alain Garnier, Ministère de la Culture et de la Communication, chargé de la formation.

Vendredi 5 février 2010, 19h-21h à l'Avant Rue
, 134 rue de Tocqueville, Paris 17ème
, Métro Villiers (13 mn de marche) ou Wagram (10 mn de marche). La rencontre se poursuivra autour d'un verre au bar de l'Avant Rue. IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

Cette conférence dansée est proposée dans le cadre du PARDI, Plan d'Accompagnement à la Reconversion des Danseurs Interprètes. Remerciements à Agnès Pelletier, Pascal Rome et à la compagnie Volubilis. En collaboration avec la ville de Champigny-sur-Marne. 

Rencontre organisée avec l’aide de l’Avant Rue, lieu de résidence pour des formes hybrides et inclassables, préparée par Victor Leclère, Lucie Lemaitre et Doriane Roche, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 


 

 

 


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5. Action artistique & Éducation populaire : de nouvelles formes s'inventent ?
Ici et là, des artistes et des acteurs culturels œuvrent à la construction d'une société où l'individu est engagé en conscience dans la construction du monde. Dans un quartier de Pantin, Guy Benisty invente un théâtre où la rencontre avec le public est pensée comme le cœur du processus de création. Dans la campagne de la Nièvre, Jean Bojko imagine des situations artistiques décalées qui partent des gens et des questions sociales. L’esprit n’est pas sans rappeler celui de l’Éducation populaire, un mouvement dont les formes institutionnelles semblent souvent dépassées, sclérosées, déconnectées des réalités contemporaines. En partant de projets précis, il s’agira d'engager une réflexion sur ces formes nouvelles d'action artistique contribuant à la seule transformation sociale durable : celle qui passe par l’émancipation de chacun. 

La présentation des démarches de Guy Benisty, directeur artistique du GITHEC (Groupe d'Intervention THéâtrale ECt...), de Jean Bojko, artisan de la vie en commun au sein du TéATR'éPROUVèTe, et Max Leguem, directeur de la MJC de Ris Orangis, sera suivie d'un débat animé par Valérie de Saint Do, journaliste (Cassandre/Horschamp), auquel participeront notamment Nicolas Fasseur, responsable pédagogique de l'Université Populaire expérimentale de Paris 8 Saint-Denis, président de Peuple et Culture Ile-de-France, Mehdi Derfoufi, directeur de Tausend Augen (revue des cultures audiovisuelles), Claude Lechat, directeur du développement culturel de la Ville de Pantin... En présence des apprentis-chercheurs, animateurs de l'Université Populaire expérimentale de Paris 8 Saint-Denis.

Vendredi 12 février 2010, 19h-21h30, au Théâtre au Fil de l'Eau
, 20 rue Delizy, à Pantin (Métro Église de Pantin). Boissons et restauration légère proposés sur place. 
IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

Rencontre organisée en partenariat avec la revue Cassandre et la Ville de Pantin, préparée par Lise Bénard, Anne Métrard et Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Télécharger le dossier documentaire
 

CASSANDRE

 
 

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6. Comment le théâtre documentaire déplace-t-il le réel ? Rencontre avec Stefan Kaegi
La force des spectacles du metteur en scène suisse Stefan Kaegi (Rimini Protokoll) tient à la présence sur scène d'« acteurs-experts » jouant leurs propres rôles : chauffeurs de poids lourds bulgares dans Cargo Sofia-X, employés indiens de call centers dans Call Cutta in a box, enfants de l’élite internationale genevoise dans Airport kids, et pour son dernier spectacle, muezzins travaillant dans des mosquées du Caire. Inspiré par les problématiques liées à la mondialisation, ce théâtre documentaire d'une grande originalité scénographique utilise l’art dramatique comme « piédestal pour y mettre la vie ». Quelle expérience du réel propose-t-il aux spectateurs ? Que se joue-t-il sur cette frontière entre intimité dramaturgique et espace public ? Comment ces nouvelles formes théâtrales modifient-elles notre rapport au monde ? 

Avec Stefan Kaegi, metteur en scène, Rimini Protokoll.

Vendredi 19 février 2010, 17h30-19h30 au WIP Villette
, Métro Porte de la Villette (sur le parvis). Pour vous inscrire à cette rencontre. 
Formulaire d'inscription

Rencontre organisée en partenariat avec le WIP Villette, préparée par Marina Bourdais, Elsa Ossart et Victor Leclère, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Après la rencontre-débat, à 20h30, vous pourrez assister au spectacle de Stefan Kaegi / Rimini Protokoll,
Radio Muezzin
, à la Grande Halle de la Villette. Réservez sur le site de La Villette

 

 

 

 

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Radio Muezzin / Stefan Kaegi (Rimini Protokoll), pièce de théâtre en arabe surtitré en français
Le Caire de nos jours. La ville aux trente mille mosquées résonne au son des centaines de voix des muezzins qui officient cinq fois par jour depuis des millénaires. Bientôt, le ministère de la Religion substituera ce rite ancestral par un procédé de radiodiffusion automatique enregistré par une trentaine de muezzins choisis sur concours. Qu'adviendra-t-il de cette cérémonie dont la « cacophonie » recèle la richesse culturelle de l'appel à la prière ? Qu'adviendra-t-il de ces centaines de voix vouées au silence ? En invitant quatre muezzins cairotes à monter sur scène pour raconter leur parcours singulier et l'attachement à leur mission, Stefan Kaegi révèle toute la profondeur de cet art. Entre leurs mots et les images vidéo de leur vie quotidienne, émergent de nouvelles voix qui décrivent la mutation sociale et culturelle de ce cérémonial.

Stefan Kaegi étudie les arts visuels à Zürich puis le théâtre dans ses formes les plus contemporaines à l'Institut d'études théâtrales de l'université de Giessen. En 2000, il fonde Rimini Protokoll avec Helgard Haug et Daniel Wetzel autour de l'idée d'un théâtre documentaire. Ils produisent des « ready-made documentaires transférables sur scène », et mettent en scène des amateurs qu'ils nomment des « acteurs-experts ».

Du 16 au 20 février 2010, Grande Halle de la Villette (Métro Porte de Pantin). Mardi, mercredi, vendredi et samedi à 20h30 / Jeudi à 19h30. Entrée payante ; réservation indispensable : www.villette.com ou 01 40 03 75 75. 

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7. Le carnaval peut-il encore avoir un sens politique ? Rencontre-débat et immersion carnavalesque.
Entre le défilé animatoire insignifiant et la fête clinquante pour touristes, les carnavals contemporains semblent avoir perdu tout lien avec leurs origines mythologiques et politiques. À Romans, où eut lieu il y a 430 ans un terrible carnaval étudié par l’historien Emmanuel Leroy-Ladurie, des élus, des citoyens, des artistes voudraient réinventer la tradition pour lui redonner puissance et signification. Comment relier le carnaval aux grandes questions d’aujourd’hui ? Comment impliquer les artistes dans la fête tout en favorisant la participation des citoyens ? Organisée quelques heures avant le début du carnaval, cette rencontre sera l’occasion de rappeler ce que fut cette tradition, et d’imaginer ce qu’elle pourrait devenir

Avec André Barlatier, ancien chargé d’action culturelle de Romans ; Henri Bertholet, maire de Romans ; Émilie Jungo, adjointe au maire de Romans, chargée de la culture ; Laurence Lopez, directrice des affaires culturelles de Romans ; Juan Martinez, coordinateur du carnaval, metteur en scène et comédien ; Christian Watremez, adjoint au maire de Romans, chargé de l'éducation, écrivain, auteur de
1580, Carnaval sanglant à Romans, une lutte contre les paradis fiscaux
. Rencontre présentée par Pascal Le Brun-Cordier.

Vendredi 26 février 2010, 10h-12h30 à Romans-sur-Isère
(Drôme), salle des arcades, 4 rue St Just. Puis, du vendredi 14h30 au samedi minuit dans les rues de Romans. 
IL N'EST PLUS POSSIBLE DE S'INSCRIRE À CETTE RENCONTRE (CAPACITÉ D'ACCUEIL ATTEINTE).

Cette rencontre, mise en place avec l’aide de la ville de Romans, s’inscrit dans le cadre du séminaire
« 
Le carnaval : réinventer la tradition » organisé à Romans du 25 au 27 février 2010, par le CNFPT, Centre national de la fonction publique territoriale, ENACT de Montpellier (Micheline Vaillancourt), et dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.  

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James Ensor, L'Intrigue, 1890 (détail). 

 
 

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8. Comment les genres traversent la rue ? Atelier et rencontre-débat
Le genre désigne la dimension sociale et culturelle des identités sexuées : masculin, féminin, etc. Comment cette notion croise-t-elle l'espace public ? En quoi nos manières d'occuper la rue, de marcher, de nous vêtir, d'interagir avec les autres constituent-elles des « performances de genre » ? L'espace public est-il « genré » par ceux qui le fabriquent ou par ceux qui l'habitent ? Ces questions seront au cœur de cette rencontre-débat à la croisée des genres, autant conférence que performance, imaginée par Anne Morel, comédienne et metteur en scène, Mathias Gourdot, rappeur et comédien (la Gender Conférence) et les étudiant.e.s du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Au cours de cette soirée, seront notamment présentées des démarches d'artistes et d'activistes qui, depuis une vingtaine d'années, interrogent l'ordre des genres en troublant l'espace public.

Vendredi 5 mars 2010, 19h-21h au WIP Villette
, Métro Porte de la Villette (sur le parvis).
Formulaire d'inscription


Rencontre organisée en partenariat avec le WIP Villette, préparée par Marina Bourdais, Sandra Gicquel, Emmanuelle Jolivet, Victor Leclère, Lucie Piard et Nancy Roquet, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Cette rencontre sera préparée dans le cadre d'un workshop de deux jours, conçu par la compagnie Sans Titre avec les étudiant.e.s du Master Projets Culturels dans l'Espace Public, proposé par le WIP Villette.
 



 

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9. L’affaire du Nuage Vert. Rencontre-débat
« Le 27 mars 2009, un nuage vert apparaît dans le ciel de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis). Le panache de fumée qui s’échappe de la cheminée de l’incinérateur luit d’une couleur intense. Le phénomène est observé une première fois à 19h durant vingt minutes, puis une nouvelle fois vers 20h15, avant de disparaître à 21h20. » (Libération, 3 juin 2009) À l’origine de ce mystérieux nuage, un projet du duo artistique HeHe qui vise à provoquer une prise de conscience écologique collective par la mise en lumière de la question environnementale. Mis en place en dépit des refus de la ville de Saint-Ouen et de la direction de l’usine, cette action artistique a suscité une vive polémique. Également réalisé à Helsinki en 2008, avec des résultats très différents, ce projet a été élu « œuvre de l'année » par la Fondation d’art environnemental de Finlande et a reçu de nombreux prix dans des festivals internationaux. Comment a-t-il vu le jour ? À qui appartient le ciel ? Quelles ont été les retombées de ce nuage vert poétique et politique ?

Avec le collectif Hehe et plusieurs des acteurs impliqués dans l’affaire du Nuage Vert. Et la participation de Guy Tortosa, critique d’art. 

Vendredi 12 mars 2010, 19h-21h, à La Sorbonne
, amphi Richelieu, 17 rue de la Sorbonne (place de la Sorbonne), Paris 5e
, métro Cluny-Sorbonne ou Saint-Michel, ou RER Luxembourg. Formulaire d'inscription.

Rencontre préparée par Clémentine Cassard, Zoé Dehays, Cécile Di Filippo, Sandra Gicquel, Gaëlle Hermant, Emmanuelle Jolivet, Mélissa Makni, Anne Métrard et Lucie Piard, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 
 

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10. Marionnette tout terrain : quels enjeux ?
Organisée à l’occasion de la 3ème édition d’OMNIprésences — manifestation du Théâtre de la Marionnette à Paris proposant des spectacles de marionnette dans des lieux inhabituels : au comptoir d’un bar, dans les couloirs d’une université, dans des églises, des maternités, au milieu de vos meubles... —, cette rencontre permettra d’échanger avec les artistes et les hôtes qui participent à ces expériences singulières visant à faire sortir les spectacles des théâtres. Comment s’inventent ces projets ? En quoi permettent-ils de donner au quotidien un sens nouveau, de croiser des regards qui ne connaissaient pas la marionnette ? Nous découvrirons les multiples formes que prennent ces rencontres atypiques entre un lieu, ses usagers et une équipe artistique.

Samedi 13 mars 2010, 14h30-16h30, au CNAM, amphi JB Say (Y), 292 rue St Martin Paris 3ème, métro Arts et Métiers ou Réaumur Sébastopol
Formulaire d'inscription.

Rencontre-débat co-organisée avec le Théâtre de la Marionnette à Paris, préparée par Elsa Ossart et Charlotte Rougier, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.


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Le Nouveau Spectacle Extraordinaire / Cie Les Rémouleurs Spectacle dans des lieux historiques – Adultes
Avec pour trame l’histoire du Masque de la Mort Rouge d’Edgar A. Poe, les spectateurs assistent à une visite historique du prestigieux lieu dans lequel, il y a de nombreuses années, se sont déroulés d’étranges et inquiétants faits. Déambulations dans des couloirs cachés, objets venus d’un autre temps, reflets troublants, ombres colorées sur fond de Ravel, Britten, Ligeti, Janacek, Bartok, Crumb... Une façon singulière de (re)découvrir ce lieu hautement symbolique qu’est le site de l’Université Panthéon.

Une coproduction Les Rémouleurs / Espace Malraux - Scène Nationale de Chambéry et de la Savoie. Avec le soutien de la DRAC d’Ile-de-France – Ministère de la culture et de la communication

Du 1er au 4 mars 2010 à 19h au 12 place du Panthéon
- Durée : 2h – Tarifs : 12€ / 9€ / 7€ - Réservation indispensable au Théâtre de la Marionnette à Paris : 01 44 64 79 70
www.theatredelamarionnette.com

Ce spectacle est présenté en partenariat avec le Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, dans le cadre d’OMNI
présences
, manifestation du Théâtre de la Marionnette à Paris qui propose des spectacles dans des lieux non théâtraux. Avec la collaboration de l’université Paris 2 Panthéon-Assas. Organisation (pour le Master PCEP) :  Cécile Di Filippo, Sandra Gicquel, Mélissa Makni. 

 

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11. Membros : le corps politique dans(e) la ville Rencontre-débat et démonstrations.
« Nous ne pouvons pas soigner les douleurs du monde, alors nous avons décidé de les danser. » Créée en 1999 à Macaé au Brésil, dans une région qui compte le taux d'homicides le plus élevé du pays, la compagnie de danse Membros a fait le pari d'une autre perspective de vie pour les jeunes de la ville. Au sein du CiemH², Centre des études intégrées du mouvement hip hop, elle façonne un hip hop aux inflexions contemporaines et résolument engagées, présenté sur les scènes et dans les rues de nombreux pays. Comment la compagnie Membros a-t-elle développé son langage chorégraphique ? Qu’est-ce qu’un corps politique ? Comment « danser la rue », sur la scène et dans la rue ? Paulo Azevedo, directeur artistique et chorégraphe, Tais Vieira, chorégraphe, et les danseurs de la compagnie Membros, répondront à ces questions en mots et en actes (un atelier sera proposé pendant la rencontre).

Vendredi 19 mars 2010, 17h30-19h30 au WIP Villette
, Métro Porte de la Villette (sur le parvis). 
Formulaire d'inscription
 

Rencontre organisée en partenariat avec le WIP Villette, préparée par Lise Bénard, Clémentine Cassard, Cécile Di Filippo, Doriane Roche, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

Après la rencontre-débat, à 20h30, vous pourrez assister au spectacle de la compagnie Membros,
Medo
, à la Grande Halle de la Villette (voir plus loin). 

 

 

 

 

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Medo / Cie Membros Création en danse hip-hop
Leur dernière apparition à la Villette en 2007 avec le sublime Febre nous avaient enchantés. De retour avec Medo, leur dernier opus, la compagnie brésilienne Membros boucle sa trilogie sur la violence cette fois conjuguée au féminin. Pour tenter de comprendre ce qui pousse une femme à passer à l'acte, les Membros se sont frottés aux réalités des femmes en centres de détention ou prisonnières de la prostitution. 
Antinomique de la figure féminine qui porte en elle les connotations de douceur, de maternité, de protection, la violence féminine s'avère pourtant parfois plus radicale que celle des hommes. C'est ce basculement brutal et obscur, irréel et banal à la fois, qu'ils explorent sur scène. Un basculement transcendé par l'engagement des corps de cinq danseuses entourées de sept danseurs, dans un univers musical alliant Beethoven et Chopin au funk, au heavy metal ou à la bossa nova.

Du 16 au 20 mars 2010, Grande Halle de la Villette
(Métro Porte de Pantin).
 Mardi, mercredi, vendredi, samedi à 20h30 / jeudi à 19h30. Entrée payante ; réservation : www.villette.com ou 01 40 03 75 75. 

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12. Quand l'art trouble l'ordre public. Rencontre-débat et performances.
L'intervention artistique dans l'espace urbain vise parfois à troubler « l'ordre public ». À quelles nécessités ces projets répondent-ils ? Dans quelle mesure peuvent-ils être souhaités par les pouvoirs publics ? Nos sociétés policées sont-elles prêtes à les accepter ? Sont-ils solubles dans la société du spectacle ? Le débat sera engagé avec trois artistes. Jacques Livchine, « metteur en songe » du Théâtre de l'Unité, figure historique des arts de la rue, se présente comme « organisateur de désordre » ; Christine Bouvier, performeuse, dirige le festival « Préavis de Désordre Urbain » ; Caroline Amoros est l’auteure de Kristin, un spectacle de rue qui a fait l'objet d'une plainte pour « outrage à la République » et « dégradation de la voie publique », à Cuers en mars 2008. Julien Bargeton, conseiller de Paris, premier adjoint à la Mairie du 20ème arrondissement, chargé de la culture et des finances, participera également à la rencontre, ainsi qu'Agnès Tricoire, avocate à la cour, spécialiste en propriété intellectuelle, conseil notamment de l'artiste chinoise Ko Siu Lan, dont une œuvre, accrochée sur la façade de l'Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts de Paris, a été censurée pendant plusieurs jours début février. 

Vendredi 26 mars 2010, 19h-21h, Mairie du 20ème arrondissement de Paris
, Métro Gambetta. 
Formulaire d'inscription.

Rencontre préparée par Clémentine Cassard, Cécile Di Filippo, Emmanuelle Jolivet et Elsa Ossart, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.
 

 

Cette rencontre a été précédée d'un workshop de huit jours réalisé avec le collectif de performeurs Ornic'Art. Cette vidéo présente la neuvième performance réalisée le 25 mars 2010. Pour en savoir plus : http://performancepublicommando.over-blog.org

    

 

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13. L'espace public : exploration d'une notion, entre urbanisme et politique
L'enjeu de cette dernière rencontre est double : cerner la notion d'espace public dans sa dimension à la fois urbanistique et politique, constitutive de la ville et de la Cité, et en saisir les transformations contemporaines — ce que fera Thierry Paquot, philosophe de l'urbain, auteur d'un récent ouvrage sur ces questions. Dans un deuxième temps, avec plusieurs invités des rencontres précédentes et quelques observateurs avisés, nous reviendrons sur la question transversale du cycle art [espace] public 2010 — en quoi la création artistique en espace public peut-elle être politique ? — et tenterons une synthèse et une mise en perspective de ces douze semaines de débats, d'expériences et de spectacles. Des entretiens vidéos avec plusieurs invités du cycle seront diffusés, ainsi que des images des performances réalisées dans le cadre du projet Commando Belleville (workshop mené par les étudiants avec le collectif de performeurs Ornic'art). 

Avec plusieurs intervenants du cycle art [espace] public 2010, notamment Naïm Bornaz, rappeur, auteur et beatmaker, qui pratique l'art du déplacement (parkour), Roger des Prés, créateur de la Ferme du Bonheur, Valérie de Saint-Do, journaliste (Cassandre/Horschamp), Stéphane Simonin, directeur d'HorsLesMurs, co-rédacteur en chef de Stradda. Thierry Paquot ne pourra finalement pas participer à cette rencontre. 


Vendredi 2 avril 2010, de 19h à 21h, à La Sorbonne, amphi Richelieu, 17 rue de la Sorbonne (place de la Sorbonne), Paris 5e, métro Cluny-Sorbonne ou Saint-Michel, ou RER Luxembourg. Formulaire d'inscription.

Rencontre organisée par Marina Bourdais, Zoé Dehays, Victor Leclère, Mélissa Makni et Nancy Roquet, dans le cadre du cycle art [espace] public 2010, proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public. 

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28 Millimètres, Women Are Heroes - Action dans la favela Morro da Providência - août 2008 / © jr-art.net JR est l'invité de la rencontre du 22 janvier 2010.



PROGRAMME RESUME 

1. De l'espace poétique à l'espace politique. Une soirée à la Ferme du Bonheur. 
Rencontre-débat et exploration nocturne. Vendredi 15 janvier 2010. 

2. Un monde qui nous regarde. Rencontre avec JR.
Rencontre-débat. Vendredi 22 janvier 2010. 

3. La ville, terrain de jeu, espace des possibles.
Rencontre-débat et parcours sensoriel. Vendredi 29 janvier 2010. 

4. Nouveaux langages des corps urbains.
Conférence dansée. Vendredi 5 février 2010. 

5. Action artistique et Education populaire : de nouvelles formes s'inventent ?
Rencontre-débat. Vendredi 12 février 2010. 

6. Comment le théâtre documentaire déplace-t-il le réel ? Rencontre avec Stefan Kaegi.
Rencontre-débat suivie de Radio Muezzin, spectacle de Stefan Kaegi / Rimini Protokoll (présenté à La Villette). Vendredi 19 février 2010. 

7. Le carnaval peut-il encore avoir un sens politique ?
Rencontre-débat et immersion carnavalesque. Vendredi 29 février 2010. 

8. Comment les genres traversent la rue ?
Atelier et rencontre-débat. Vendredi 5 mars 2010. 

9. L'affaire du Nuage vert.
Rencontre-débat. Vendredi 12 mars 2010. 

10. Marionnette tout terrain : quels enjeux ?

Rencontre-débat. Samedi 13 mars 2010. Parallèlement : Le Nouveau Spectacle Extraordinaire, spectacle de la compagnie Les Rémouleurs (présenté à la Sorbonne)

11. Membros : le corps politique dans(e) la ville.
Rencontre-débat et démonstrations, suivies de Medo, spectacle de la compagnie Membros (présenté à La Villette). Vendredi 19 mars 2010. 

12. Quant l'art trouble l'ordre public.
Rencontre-débat et performances. Vendredi 26 mars 2010. 

13. L'espace public : exploration d'une notion, entre urbanisme et politique. 
Rencontre-débat et bilan du cycle art [espace] public 2010. Vendredi 2 avril 2010. 
      

 



Merci aux invités du cycle art [espace] public 2010, aux équipes des lieux qui nous accueillent, et à nos partenaires : à Malte Martin et à Louise Lacour, à Rochdy Laribi, performeur, directeur artistique d’Ornic’Art, Sarah Harper, Clotilde Fayolle, l’Avant Rue, Claude Lechat, directeur du développement culturel de Pantin, Morgane Le Gallic, directrice du spectacle vivant de Pantin, Roger des Prés, La Ferme du Bonheur, Danielle Bellini, DAC de Champigny-sur-Marne, Stéphane Simonin, directeur d’HorsLesMurs, Jean Digne, Président d’HorsLesMurs, Marie-France Ponczner, Rebecca Bouillou et aux équipes du WIP Villette, Julien Bargeton, adjoint au Maire du XXème arrondissement de Paris, chargé de la culture et des finances, Sophie Millot, chargée de mission à la Mairie du XXème arrondissement, Jean-Claude Colliard, Président de Paris 1, Catherine Germain, Présidence de Paris 1, Caroline Kazazian, service du planning de Paris 1, Jean-Marc Lehu, directeur de la communication de Paris 1, Catherine Rouchouse, Martine Solal,  Alexandrine Rose-Antoinette, à l’UFR 04 de Paris 1, Gisèle Grammare, directrice de l’UFR 04, Yann Toma, directeur adjoint, Bernard Darras, directeur du CRICC, Valérie de Saint-Do, Cassandre-Horschamp, Marion Boissier, Théâtre de la Marionnette à Paris, Anne Bitran, Pauline Hartmann, cie les Rémouleurs, Marine Budin, cie Membros, Emile Abinal, collaborateur de JR, Magali Giraud, le Genre Urbain, et aux appariteurs de la Sorbonne. Special thanks à Doriane Roche pour la conception des excellents flyers internet du cycle. 




Stradda, magazine de la création hors les murs, est partenaire du cycle art [espace] public. Abonnez-vous ! Gardez un œil sur l'actualité de l'art dans l'espace public : arts de la rue, arts du cirque, arts plastiques, danse, photographie, urbanisme... www.stradda.fr

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Trois rencontres et un atelier du cycle art [espace] public 2010 sont organisés en partenariat avec le WIP VILLETTELaboratoire permanent du dialogue arts / société. Cultures hip hop, nouveaux territoires de l’art, culture en prison ou à l’hôpital, pratiques amateurs, expressions des diversités, théâtre social, créations artistiques partagées, initiatives de démocratie culturelle, expériences participatives… La Villette ouvre un espace dédié à tous ces champs émergents et toutes ces expériences créatrices d’esthétiques nouvelles.  www.wip-villette.com

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Deux rencontres du cycle art [espace] public 2010 sont organisées à l'Avant Rue, lieu de résidence pour des formes hybrides et inclassables, à Paris 17ème. www.avantrue.fr

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Le Genre Urbain, librairie spécialisée sur la ville et l'urbain (30 rue de Belleville, 75020 Paris), est partenaire du cycle art [espace] public 2010. Elle proposera chaque vendredi soir une sélection d’ouvrages sur le thème de la rencontre-débat. www.legenreurbain.com

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Le cycle art [espace] public est organisé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. Les rencontres sont préparées et animées par les étudiant.e.s du Master. Pour en savoir plus sur la formation, l'équipe pédagogiqueles étudiant.e.s, les partenaires du Master. Pour affecter la Taxe d'Apprentissage de votre entreprise à notre formation (notre ressource principale pour développer nos projets), téléchargez ce document. Archives des cycles art [espace] public 200720082009. Voir aussi www.art-espace-public.c.la


Direction du cycle art [espace] public : Pascal Le Brun-Cordier. 



Infos presse.

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Publié dans : art [espace] public
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Vendredi 6 février 2009 5 06 /02 /Fév /2009 19:14
art [espace] public est un cycle de rencontres-débats proposé par le Master professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université Paris 1, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. Il rassemble chaque année à la Sorbonne trente intervenants – artistes œuvrant dans l’espace public, acteurs et penseurs de l’urbain, opérateurs culturels, géographes, philosophes... – et plusieurs centaines de participants, membres du genre urbain attentifs à ce que font les artistes dans (et de) l’espace public, curieux de la manière dont peuvent se nouer les liens entre création, cultures, populations et territoires.

Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés, privatisés, surveillés, parce que les récits formatés du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique » croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère poétique et/ou politique.

Une ligne de force traverse cette 3ème édition du cycle art [espace] public : la « fabrique de l’urbanité ». Trois rencontres montrent comment la ville peut s’inventer autrement (1, 6 et 7) et témoignent de l’essor de démarches conduisant les artistes à travailler hors des cadres de la production et de la diffusion culturelles traditionnelles, en association avec des architectes et des urbanistes. L’utopie est au cœur de la rencontre 5, proposée à l’occasion des trente ans d’ilotopie, une compagnie phare des arts de la rue, mais est aussi présente en filigrane dans d’autres débats, comme celui consacré à la production d’espaces publics partagés par les artistes et les acteurs culturels (3). Centré sur les nouvelles écritures du graffiti, le deuxième rendez-vous du cycle fait également écho à la question de la ville mobile et des esthétiques du déplacement (rencontre 4).

Parce que l’espace public n’est pas une notion universelle ni uniforme, en ouverture de chaque rencontre, nous passerons quelques minutes ailleurs (Marrakech, Kinshasa, Rio de Janeiro...), en images, pour rappeler la diversité des lieux publics et celle des projets artistiques qui s’y déploient, et les déplacent.


Pascal Le Brun-Cordier

Professeur associé, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

 

1. La fabrique de l’urbanité
Focus sur l’Île de Nantes

 

De plus en plus d’opérations de renouvellement urbain s'inscrivent dans une approche globale, intègrent des volets artistiques et culturels, associent une expertise sensible portée par des artistes aux expertises techniques traditionnelles. Au-delà du strict cadre bâti, ces projets interrogent l’agir et l’être urbain contemporains, revisitent les formes et les usages, les représentations collectives et les imaginaires partagés. Pourquoi les artistes sont-ils invités à participer à ces projets ? Que peuvent-ils faire à la ville en construction ? Comment contribuent-ils à la création de nouvelles urbanités ?

 

Trois rencontres du cycle art [espace] public seront consacrées à ces questions. La première rassemblera des acteurs du projet de l’Île de Nantes, dont Alexandre Chemetoff, architecte et paysagiste, grand prix de l’urbanisme (2000), et François Delarozière, concepteur et constructeur de machines de spectacle, notamment des Machines de l’Île. Ils nous raconteront comment s’invente la transformation de ce territoire, l’une des plus intéressantes engagée ces dernières années en Europe. Sur le même thème, rendez-vous également le 6 et le 13 mars.

 

Vendredi 30 janvier 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre. 


Alexandre Chemetoff

Francois Delarozière


 

2. Les nouvelles écritures du graffiti


À l’heure du tout numérique, alors que la ville est saturée d’images et de discours, que la lutte anti-graffiti se poursuit mais que les galeries et le marketing s’en sont emparé, que devient le graffiti ? Light painting, graffiti sonore, laser tag, graffiti invisible, reverse graffiti, vidéo graff… Comment les graffeurs ont-ils fait évoluer leurs pratiques ? Quel est le rôle du web et des nouvelles technologies ? Jusqu’où l’extension du terme graffiti peut-elle aller ? Avec des artistes et des observateurs du graffiti, nous interrogerons ces évolutions et ouvrirons le débat autour des notions de légalité, d’engagement, de visibilité et de diffusion.


Avec Marko-93, artiste (light painting/kalligraffism), David Renault, plasticien et musicien (graffiti sonore/ NomadIC), Annick Rivoire, journaliste (Poptronics, média des cultures électroniques), et des acteurs de la scène graffiti française.

 

Vendredi 6 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre.

 

Sur le même sujet, lire le dossier publié dans le numéro de janvier 2009 de Stradda.

 

 


The Reverse Graffiti Project
Marko-93


 

 

3.Comment produire des espaces publics ?


Projets d’artistes et expériences culturelles 


Alors que l'espace public semble se normaliser, s'émietter, voire s'effacer, raréfiant les circonstances de sociabilité et d'échange qui permettent à l'individu de prendre part et d'agir sur son environnement, des démarches artistiques et culturelles tentent de produire de nouveaux espaces communs partagés. Éminemment politiques, souvent dans la mouvance des « nouveaux territoires de l’art », ces démarches dessinent de nouvelles formes de vivre ensemble. Comment ces espaces de la rencontre et de la confrontation se façonnent-ils ? Quels dialogues s’établissent avec le territoire ? Quelles places pour l’art ? Autour de quelques projets, éphémères ou durables, nous verrons comment les artistes et les opérateurs culturels peuvent contribuer à la fabrication d’espaces publics.
 

 

Avec Francis Peduzzi, directeur du Channel, scène nationale de Calais, un projet artistique et culturel écrit avec la ville et ses habitants ; Jean-Baptiste Haquette, directeur de la Maison Folie de Lille-Moulins, un lieu de diffusion et de rencontres, un espace de création ouvert aux habitants, aux acteurs associatifs et aux artistes, du local à l'international ; Gabi Farage, artiste et architecte, concepteur de projets nomades visant à fabriquer des espaces publics avec la population au sein du collectif Le Bruit du Frigo (Bordeaux).

 

Vendredi 13 février 2009, 19h-21h. A l'Avant-Rue, 134 rue de Tocqueville, Paris 17e www.avantrue.fr Métro Villiers ou Wagram. Bus 53 (arrêt Pereire-Tocqueville) ou 31 (arrêt Jouffroy d’Abbans–Tocqueville) ou PC 3 (arrêt Porte d’Asnières). Plan d'accès
 

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre.

 


Le Bruit du Frigo


4. La ville mobile à l'œuvre 


Accélération des échanges, intensification des flux, multiplication des non-lieux : les villes semblent aujourd’hui moins façonnées par l’architecture que par la prolifération d’une culture basée sur la vitesse et le déplacement. Sensibles à ces évolutions qui transforment la structure des villes, le statut des communautés nationales et des individus, de nombreux artistes ont fait de la mobilité le thème de leur création, tentant de nous faire éprouver les nouveaux états de la condition urbaine. Expériences théâtrales et chorégraphiques interactives, déplacements physiques ou cheminements imaginaires, jeu sur la vitesse, la simultanéité ou le ralentissement : que recouvrent ces esthétiques du déplacement ? Vers quels imaginaires géographiques ouvrent-elles ? Quelles transformations des usages entraînent-elles ?


Avec Alix de Morant, journaliste et chercheur, auteur d’une thèse intitulée "Nomadismes artistiques, des esthétiques de la fluidité" ; Corinne Pontier, directrice artistique, Ici-Même (Grenoble) ; Ali Salmi, danseur et chorégraphe (compagnie Osmosis).

 

Vendredi 20 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

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Ali Salmi, Alhambra Container



5. L’espace public, espace des possibles ?


Alors que les utopies semblent avoir déserté l'époque, que les artistes de la rue et les architectes se sont assagis, l'espace public peut-il encore être l’espace des possibles ? Des philosophes, des artistes, des architectes le pensent et le prouvent. Ainsi la compagnie ilotopie qui, depuis trente ans, ambitionne de lutter contre l'effacement du sens que se voit imposer l'espace public, opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux, au travers de multiples « champs d’expériences », performances, actions de « Land Act »... Trois interrogations au cœur de cette rencontre : à quelles conditions les scénographies urbaines sont-elles créatrices d'utopies ? Comment « rendre le possible à nouveau disponible » ? « La perte de l'anticipation artistique et politique serait-elle fatale à l'art » (Bruno Schnebelin) ?


Autour de Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs artistiques d’ilotopie, cette rencontre réunira Jean-Jacques Delfour, philosophe, et Nicolas Henninger et Pier Schneider, du collectif d’architectes Exyzt, qui réalise des installations éphémères chargées d’utopies. 

 

Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

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Les utopies à l'épreuve de l'art (Editions L'Entretemps, collections Carnets de rue, 2008).

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PLM, ilotopie

Les Gens de couleur, ilotopie


6. La fabrique de l'urbanité

Focus sur Ville +


Ville + est un dispositif visant à enrichir la transformation d'un territoire urbain grâce à la commande artistique. Mis en œuvre par la Ville de Paris en 2009, ce programme pluriannuel accompagne la revalorisation de l'Est parisien dans le cadre d'un Grand Projet de Renouvellement Urbain. Par la création d'œuvres artistiques révélant des univers variés, ce laboratoire de projets expérimente de nouveaux outils dans le processus de fabrication de la ville en impliquant des architectes, artistes, graphistes, designers, paysagistes, mobilisés pour la singularité de leurs savoir penser et de leurs savoir faire. En compagnie des initiateurs de Ville +, nous explorerons et mettrons en débat les potentialités ouvertes par ces démarches innovantes.


Avec Jean-Christophe Aguas, chargé de mission Culture, DPVI-Délégation à la politique de la Ville et à l'Intégration (2007), Ville de Paris ; Emeline Bailly, urbaniste, chef de projet politique de la Ville, DPVI, Ville de Paris ; Steven Hearn, producteur délégué, Le Troisième Pôle ; Claire Petetin, architecte, commissaire artistique et scientifique de Ville + ; Nathalie Viot, conseiller artistique, Direction des Affaires Culturelles, Ville de Paris.

 

Vendredi 6 mars 2009, 19h-21h. ATTENTION : nous avons appris ce matin (6 mars 2009) que le site de La Sorbonne était fermé. La rencontre n'aura donc pas lieu à la Sorbonne mais au 47 rue des Bergers dans le 15e (métro Lourmel), à l'heure prévue. Accueil dès 18h30.


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7. Le Grand Paris nous appartient

Ou la culture métropolitaine partagée


Paris doit passer à la dimension métropolitaine, s'élargir, partager. L'idée d'un Grand Paris agite le monde politique. Une « vision » a ainsi été demandée à des équipes d’architectes et de concepteurs. C'est une occasion d'ouverture, complexe et rare. C'est aussi une occasion d'aération des esprits, de mise en mouvement des initiatives, de libération de nouvelles énergies contributives. Pour l'équipe réunie autour de Jean Nouvel, un nouveau « savoir-ville » s'invente, la dimension culturelle au coeur. Cette dimension culturelle qui permet le retournement de situations par des renversements de regards ; celle qui invite le plus grand nombre, experts ou non, à être partie prenante ; celle qui suggère de nouvelles représentations ; celle qui se fonde sur les pratiques et les usages ; celle qui invente et mêle temps, rythmes et pulsations. Le Grand Paris se dessine (et se destine) à cette condition.


Avec Luc Gwiazdzinski, géographe, enseignant-chercheur (Laboratoire PACTE 5194), Université Joseph Fourier et agence Sherpaa, Maud Le Floc’h, Pôle des Arts Urbains, Fabrice Lextrait et Jean-Paul Robert, collaborateurs des Ateliers Jean Nouvel.

 

Vendredi 13 mars 2009, 19h-21h. A l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Panthéon), amphi III. 

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Cette dernière rencontre du cycle est organisée en collaboration avec pOlau, Pôle des arts urbains.

 





5 minutes ailleurs


En ouverture de chaque rencontre-débat, de 19h à 19h05, nous vous invitons à passer 5 minutes ailleurs, par la présentation en images d’un projet artistique mis en œuvre dans un espace public autre, sensiblement différent de ceux que nous connaissons ici.


Parmi les déplacements proposés :

-Kinshasa (République démocratique du Congo) pour une performance de Steven Cohen réalisée dans le cadre des Scénographies Urbaines ;

-la Place Jamaâ Lafna à Marrakech (Maroc), gigantesque plateau théâtral à 360° inscrit au patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l’Unesco ;

-Rio de Janeiro (Brésil) pour un projet mené par l’artiviste JR avec des femmes de la favela de Morro da Providencia ;

-le quartier Saint-Blaise (Paris, 20e), pour Ici, je suis ailleurs, dispositif visuel et sonore de Malte Martin sur la poétique du déplacement, présenté lors de l’édition 2008 de Nuit Blanche, dans le cadre de Mots Publics à Saint-Blaise (cf. l’image au verso de ce programme).

 

 


JR expose (dans) une favela à Rio
Steven Cohen à Kinshasa


 

...

 

Les rencontres sont préparées et présentées par Claire Bataille, Armelle Bellenger, Marion Blanc, Laure Bonnefond, Alice Caze, Aude Chandoné, Fanny Courieult, Caroline Dubois, Adrienne Ferré, Marion Grange, Pauline Haué, Claire Huberson, Natan Jannaud, Younes Kanbouj, Alice Leborgne, Coralie Mainguy, Delphine Marcadet, Cécile Robin, Marie Tranchet, Catalina Trujillo, étudiants au sein du Master en 2008-2009.

 

Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à Paris 1, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.



 

Stradda, le magazine de la création hors les murs, est partenaire du cycle art [espace] public. Abonnez-vous ! Gardez un œil sur l'actualité de l'art dans l'espace public : arts de la rue, arts du cirque, arts plastiques, danse, photographie, urbanisme... www.stradda.fr

 




Radio Grenouille, la radio culturelle marseillaise.
A écouter en ligne sur www.grenouille888.org
Poptronics, média des cultures électroniques



Retrouver les archives sonores du cycle art [espace] public 2008 en ligne : ici, sur le site de Radio Grenouille ou sur le blog Cité Sensible de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.

 

Télécharger le programme complet du cycle art [espace] public 2009 au format pdf.

 

Le Master Projets Culturels dans l'Espace Public est la première formation universitaire en Europe dédiée aux projets artistique et culturels dans l'espace public. Pour nous aider à développer notre action pédagogique, demandez l'affectation de la taxe d'apprentissage de votre entreprise ou association au Master. La taxe d'apprentissage est notre principale ressource. Mode d'emploi et formulaire.

 

Pour en savoir plus sur le Master : le projet et l'équipe pédagogique, le Master dans la presse professionnelle, le devenir professionnel des étudiants...

 


Publié dans : art [espace] public
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Jeudi 5 février 2009 4 05 /02 /Fév /2009 16:43
Le cycle art [espace] public s'est déroulé du 25 janvier au 28 mars 2008, chaque vendredi soir, à la Sorbonne. Proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, avec l’aide du Ministère de la culture et de la communication, il a réuni plus de quarante intervenants : artistes œuvrant dans l’espace public, opérateurs culturels, acteurs de l’urbain, historiens, critiques d’art, urbanistes, géographes, philosophes... Ce cycle était ouvert à tous les membres du genre urbain intéressés par ce que font les artistes dans l’espace public, et par les liens entre création, culture, populations et territoires. Plus de 2 000 participants ont été accueillis. Plus loin : une présentation et un montage de chaque rencontre-débat à écouter en ligne. Un dossier documentaire d'une dizaine de pages pour chaque rencontre peut être téléchargé sur le site art [espace] public

Intervention d'Ernest Pignon Ernest à Naples, un des invités du cycle art [espace] public 2008. "Il ne met pas l’art dans la rue mais fait œuvre de la rue elle-même."
 

1. La ville, comment ça marche ?

La marche a fait l’objet de multiples réappropriations artistiques, depuis les déambulations du flâneur baudelairien, les promenades surréalistes et les dérives situationnistes, jusqu’aux performances des arts de rues et de l’art contemporain. Comment les artistes réinventent-ils aujourd’hui cette pratique quotidienne et universelle ? Comment modifient-ils nos perceptions de l’espace et du temps urbains ? Contribuent-ils à une réappropriation des lieux, à une réactivation des mémoires ? Parcours illustré avec un artiste promeneur, un philosophe de l’urbain et un historien de l’art, suivi d’une expérience sensible dans Paris proposée par un géographe spécialiste de la nuit urbaine.

Avec Thierry Davila historien de l’art et commissaire d’expositions, Thierry Paquot philosophe, professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris (Paris XII), éditeur de la revue Urbanisme, Hendrik Sturm artiste promeneur, enseignant à l’École des Beaux-Arts de Toulon, Luc Gwiazdzinski géographe, université J. Fourier de Grenoble

Vendredi 25 janvier 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne.  

 

 

 

2. La ville, comment ça sonne ?

Les sons urbains, de nature mécanique, électronique ou organique, composent de véritables paysages sonores spécifiques à chaque ville, évoluant de manière constante du fait de la multiplication des sources sonores et de la complexification de la législation. En prenant la ville et les citadins comme matières, à partir de sons captés ou créés, de plus en plus d’artistes proposent une écoute originale des environnements urbains. Dans quel rapport à l’espace public s’inscrivent leurs œuvres ? Quelles visions politiques leurs pratiques engagent-elles ? À partir des différents projets artistiques présentés au cours de cette rencontre-débat, nous verrons comment la ville-instrument peut sonner et être sonnée.

Avec Jean-François Augoyard directeur de recherche au CNRS, fondateur du CRESSON (Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain), Nicolas Frize compositeur, directeur des Musiques de la Boulangère, Michel Risse artiste sonore, directeur de la compagnie Décor Sonore et de la Fabrique Sonore.

Vendredi 1er février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

 


 

3. Dans les interstices des villes...

Terrains vagues, friches, délaissés urbains, espaces en chantier, « zones blanches » non définies sur les cartes… Des architectes, des plasticiens, des écrivains développent des projets qui envisagent ces (non)lieux comme des espaces de possibles, des laboratoires pour de nouvelles pratiques artistiques et sociales. Quelles sont ces expériences ? En quoi permettent-elles de réinventer l’espace public ? Quelles sont les spécificités des initiatives menées en région parisienne au regard de celles qui se développent ailleurs en Europe ? Comment investir ces interstices tout en continuant à en faire des espaces d’incertitude, de questionnement de la ville, de jachère de l’urbain ?

Avec Constantin Petcou architecte et chercheur, cofondateur de l’Atelier d’architecture autogéré, Stefan Shankland plasticien, initiateur de la démarche HQAC, Haute Qualité Artistique et Culturelle (projet Trans305, Ivry sur Seine), Philippe Vasset écrivain, auteur de Un livre Blanc, Fayard, 2007, co-fondateur de l’Atelier de Géographie Parallèle.

Vendredi 8 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

4. Les nuits blanches en débat

Qu’est-ce que Nuit Blanche ? Un temps d’exposition expérimental à l’échelle de la ville, un mouvement d’initiation à l’art contemporain, une nouvelle expérience de la nuit, une opération de marketing territorial, l’illustration d’une dérive événementielle de la culture ? Si la Nuit Blanche rencontre un succès croissant — la fréquentation a triplé entre 2002 et 2007 et le concept a été repris par une douzaine de métropoles : Rome, Madrid, Bruxelles, Amiens, Montréal, Shanghai... — elle n’a pas encore fait l’objet d’analyses critiques détaillées. En présence de Christophe Girard, inventeur de la Nuit Blanche, plusieurs directeurs artistiques, un producteur, des artistes, et des acteurs du monde de l’art et de la culture, nous proposons de décrire et analyser cet événement polymorphe, avant d’ouvrir un espace de débat pour comprendre notamment comment Nuit Blanche, forme éphémère, peut inventer sur le long terme de nouveaux rapports entre la création contemporaine, la ville et ses habitants.

Avec Jean-Christophe Aguas chargé des évènements métropolitains, délégation générale à la coopération territoriale, ville de Paris, Ami Barak commissaire d’expositions et critique d’art, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2003 et 2004, Hervé Breuil directeur du Lavoir Moderne Parisien, Christophe Girard adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, André Rouillé maître de conférences à l’université Paris VIII, critique d’art et fondateur du site Paris-art.com, Jérôme Sans commissaire d’expositions, co-directeur artistique de Nuit Blanche 2006, Jean-Dominique Secondi directeur d’Art Public Contemporain, producteur de Nuit Blanche en 2004, 2006 et 2007, Jean-Marie Songy directeur artistique du festival d’Aurillac, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2007, Xavier Veilhan artiste plasticien ayant participé à Nuit Blanche en 2006 et 2007.

Vendredi 15 février 2008, de 16 h à 21 h à la Sorbonne.

 

 




5. Second life : copié-collé ou nouveau monde ?

Près de dix millions d’internautes vivent aujourd’hui dans Second Life, un univers en ligne, parallèle, virtuel et néanmoins réel. Cet univers persistant n’est pas tant un jeu qu’un monde à construire, et en appelle pour cela à la créativité de ses « résidents ». Quels espaces inventent-ils, quelles villes, quels paysages ? Qui est artiste dans Second Life ? Si certaines créations ou manifestations y ont été transposées, comme la Nuit Blanche parisienne 2007, on observe aussi l’apparition de projets artistiques spécifiquement conçus pour ce nouveau territoire, à l’initiative des Slifers (résidents de Second Life) ou d’institutions du monde physique comme le Palais de Tokyo ou le Théâtre Paris-Villette. Quelles sont les singularités de ces œuvres immatérielles ? Quelles expériences proposent-elles aux internautes et à leurs avatars ? Dans quelle mesure l’univers créé sur Second Life est-il autre chose qu’un copié-collé du monde réel ?

Avec Marc Blieux artiste multimédia, chercheur, dirige le projet AIRE et AIRE-Second Life (http://aire-europe.org), Agnès de Cayeux net artiste, chargée du projet x-réseau initié par le Théâtre Paris-Villette en faveur de la création artistique de spectacle vivant en réseau, Michel Lussault géographe, professeur à l’université François-Rabelais de Tours.

vendredi 22 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.  



6. Ernest Pignon-Ernest : un théâtre silencieux dans le bruit de la ville

Dessiner. Afficher. Laisser le temps agir, et les passants regarder. Et recommencer, autre part… Ernest Pignon-Ernest inscrit ses figures sur les murs des villes, en révèle la mémoire et celle de ceux que l’on ne voit plus passer. Éphémères et fragiles, ses dessins tissent une intrigue avec ceux qui passent, entre le temps et les lieux, portes secrètes ouvertes sur l’imaginaire. Vingt ans après ses premières interventions à Naples, nous reverrons avec lui les images qu’il a collées dans cette ville singulière, dont l’espace public est traversé de paradoxes et de tensions. Nous lui demanderons comment il s’est imprégné de la ville, comment il y a travaillé, entre son atelier et les rues, avant d’envisager ses interventions plus récentes, sur les murs de Soweto, Brest, Paris et Alger notamment. 

 Avec Ernest Pignon-Ernest et les intervenants du colloque « Naples, territoires, images et fictions » *

Vendredi 29 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 


      

 

* Colloque franco-italien

Naples, territoires, images et fictions

Naples est paysage, ciel, mer, volcan, ombres lumières ; elle est aussi odeurs, bruits, chansons… Le colloque se propose d’interroger les rapports entre cette synesthésie urbaine et la prolifération des représentations, cinématographiques, télévisuelles, plastiques... Cette démarche conduit à rouvrir le débat sur la référence, débat que l’on pensait clos depuis la formule de Derrida : « Hors du texte, point de texte ». Nous avancerons au contraire l’hypothèse qu’à Naples le texte a recommencé à investir ce qui lui était extérieur, multipliant ainsi les « transitions » possibles entre « réel » et représentations.

Avec Alberto Abruzzese université de Milan, Richard Conte université Paris 1, Filippo Fimiani université de Salerne, Camille Gendrault université Paris III, Carlo Grassi université de Venise, Rossana Rummo directrice de l’Institut Culturel Italien de Paris, Pappi Corsicato cinéaste, Stefano de Matteis université d’Urbino, Jean Mottet université Paris 1, Achille Pisanti scénariste, Jean-Noël Schifano écrivain et éditeur, Martine Segonds-Bauer Institut Français de Naples.

Organisé par Jean Mottet, Richard Conte, Pascal Le Brun-Cordier (université Paris 1), avec l’aide du Cérap, Centre d’Études et de Recherches en Arts Plastiques, du LETA et de l'Ecole doctorale de Paris 1.

Le colloque n'a pas été enregistré.

 

7. Flash Mobs, Burning Man, fêtes de rue : zoom sur les zones artistiques autonomes temporaires

Un attroupement éclair de citadins anonymes effectuant une action incongrue dans l’espace public (Flash Mob) ; une ville éphémère de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le désert du Nevada (Burning Man) ; un faux carambolage à l’intersection de deux boulevards londoniens (Reclaim the Streets) ; un câlin dans la rue offert par un inconnu (Free Hugs) ; une fête disco dans un wagon de métro ; un pique-nique sur un rond point... Cette rencontre proposera un retour sur ces pratiques insolites qui se multiplient dans les grandes métropoles depuis une dizaine d’années et sont souvent rapprochées du concept de Zone d’Autonomie Temporaire, forgé par le théoricien libertaire Hakim Bey. Réappropriations subversives et ludiques de l’espace public, performances néo-situationnistes, nouvelles formes de sociabilité urbaine, ou gags potaches destinés aux médias ? 

Avec Jean-Marc Barbieux rédacteurs en chef du magazine Tracks (Arte), Sonja Kellenberger directrice de recherches et d’études, SEA Europe, Pierre Sauvageot compositeur, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue (Marseille).

A l'issue de la rencontre-débat, entre 21h et 21h45, projection d'un extrait du documentaire sur Burning Man “Voyage en Utopie”, de Laurent Le Gall (2007). Bande annonce. La projection sera suivie d'un échange, notamment avec Nelly Mella, qui a vécu Burning Man et composé la musique du film. 

Vendredi 7 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 







8. L’art à travers champs

« La Campagne est un pays étranger » écrivait Perec, l’écrivain des villes, dans Espèces d’espaces. « Étranger vous-même » aurait pu lui répondre l’âne du poème de Prévert. En effet, le monde rural ne saurait être enfermé dans des représentations stéréotypées, exotiques, comme nous le diront les invités de cette rencontre-débat, un acteur culturel « agité du bocage », un « clown public » et un observateur des évolutions de la culture en milieu rural. Au travers des projets qu’ils mettent en œuvre, souvent en lien avec des habitants, nous tenterons de comprendre quelle est la nature de l’espace public à la campagne, et nous verrons s’il existe des politiques culturelles propres au monde rural.

Avec Jean Bojko directeur de Téatr’éprouvête (Corbigny, Nièvre), Proserpine clown, projet La Fabrique de Liens (L’Apprentie Compagnie), Marc Gauchée co-auteur de Culture rurale, cultures urbaines ?, Le Cherche Midi, 2006.

Vendredi 14 mars 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne




9. Quand les activistes s’emparent des armes de l’art

Une Brigade Activiste de Clowns taquinant les CRS, des graphistes-militants annonçant « rêve général », des escadrons d’avions en papier contre une armée de soldats, une fausse manif de droite, un carnaval contre le capitalisme… Les activistes s’emparent des armes de l’art, et inventent des formes de mobilisation plus créatives jouant d’un certain esthétisme. Liées à l’apparition de l’altermondialisme, ces actions multiplient les foyers de résistance pour une autre politique. Pourquoi les mouvements sociaux viennent-ils se frotter à l’art ? Qu’est-ce que la dimension artistique apporte à ces actions ? Permettent-elles de repolitiser ou de politiser autrement ? Au-delà de l’impact de ces démarches hybrides, nous nous interrogerons sur l’esthétisation des techniques de lutte par le biais de l’art.

Avec André Gattolin essayiste, enseignant et doctorant, spécialisé dans les techniques de communication activistes, Brian Holmes critique d’art et essayiste, spécialisé dans les croisements entre art, économie politique et mouvements sociaux, Samuel Wahl journaliste revue Cassandre

Vendredi 21 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.








10. Espace public sous contrôle : les artistes veillent

Des systèmes de surveillance des espaces et des personnes toujours plus performants se développent dans les grandes métropoles : caméras, passeports biométriques, puces RFID... De nombreux artistes s’emparent de ces questions, détournent les dispositifs, perturbent les systèmes de contrôles, leur inventent d’autres usages... Que révèlent-ils de ces technologies de quadrillage de l’espace public et de traçage des individus ? Comment participent-ils au développement d’un espace critique ? Jusqu’à quel point sommes-nous complices de cette société de contrôle ?

Avec Renaud Auguste-Dormeuil artiste plasticien, Eric Heilmann maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, Manu Luksch artiste, réalisatrice du long-métrage FACELESS *, Nicolas Thély maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur de Vu à la webcam. Essai sur la web-intimité, Les Presses du Réel, 2002.

Vendredi 28 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.



* Projection 

FACELESS, film de Manu Luksch

2002-2007, 50 min.

 

« Dans une société sans passé ni futur, les humains sont dépourvus de visage. Une femme est prise de panique un matin lorsqu’elle retrouve le sien. » FACELESS est produit exclusivement avec des images capturées par les caméras de vidéosurveillance, selon les règles du « Manifesto for CCTV Filmmakers ». Le manifeste s’appuie sur une loi britannique qui permet aux personnes filmées dans l’espace public de réclamer une copie de ces enregistrements.

 

Des artistes font le mur

Mur [myR] n.m. - v.1000 ; lat. murus. Ouvrage de maçonnerie qui s’élève verticalement ou obliquement sur une certaine longueur et qui sert à enclore, à séparer des espaces ou à supporter une poussée. « Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? » Jean Tardieu.

Chaque semaine, les cinq premières minutes de la rencontre-débat étaient consacrées à la présentation, en images, d’une proposition artistique sur/autour/à propos d’un mur. Parmi les projets présentés : une danse verticale sur un mur médiéval (cie Retouramont, Réflexion de façade), un mur en mouvement qui interroge la division urbaine (Nadim Karam, Split cities), des mots d’écrivains et d’habitants sur les murs d’un quartier parisien (Malte Martin, Mots Publics à Saint Blaise), des paroles de murs chantées et chorégraphiées (Deuxième groupe d’intervention), un mur pignon support de collages et peintures éphémères (M.U.R., Modulable Urbain Réactif, rue Oberkampf à Paris), des portraits rapprochés d’israéliens et de palestiniens sur le « mur de la honte » (JR, FACE 2 FACE)... Retrouvez des présentations synthétiques de ces projets ici.


Télécharger le programme complet

Télécharger les dossiers-documentaires réalisés pour chaque rencontre


Merci à
Radio Grenouille (Marseille) pour la sélection d'extraits des rencontres-débats  et pour la mise en onde (réalisation Xavier Thomas). Ces émissions ont été diffusées par Radio Grenouille en avril et mai 2008 et par Radio Campus Paris en août 2008. Elle sont également disponibles sur le blog Cité Sensible, réalisé dans le cadre de Marseille-Provence capitale européenne de la culture en 2013. En cas de difficulté technique pour écouter ces programmes sur notre site, essayez sur les sites de nos partenaires.

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Pour toute
information complémentaire sur ces enregistrements ou sur le cycle art [espace] public. Pour être informé du prochain cycle art [espace] public, enregistrez votre mail dans le champ Newsletter (colonne de droite).

Cycle proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, en partenariat avec
HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque.

Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier. Préparation et animation des rencontres du cycle 2008 : Amanda Abi Khalil, Céline Auclair, Aurélie Burger, Tiphanie Dragaut, Melody Dupuy, Clotilde Fayolle, Mélanie Fioleau, Caroline Giovos, Charlotte Girard, Elise Laperriere, Anne-Sophie Levet, Léa Marchand, Julien Paris, Chloé Perarnau, Benjamin Petit, Malgorzata Ratajska, Inès Sanchez, Alice Vallat, Nina Vandenberghe, étudiant.e.s de la troisième promotion du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.
Pour toute information

Par plbc - Publié dans : art [espace] public
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