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3 novembre 2011 4 03 /11 /novembre /2011 00:11

xProgramme art espace public 2011 - copie

CYCLE DE RENCONTRES-DÉBATS ET D'EXPÉRIENCES SINGULIÈRES PROPOSÉ PAR LE MASTER PROJETS CULTURELS DANS L’ESPACE PUBLIC - UNIVERSITÉ PARIS 1 PANTHÉON-SORBONNE - EN PARTENARIAT AVEC STRADDA, MAGAZINE DE LA CRÉATION HORS LES MURS - 5ÈME SAISON - TOUS LES VENDREDIS DU 18 FÉVRIER AU 1ER AVRIL 2011, 19H-21H À LA SORBONNE (AMPHI DE GESTION), 1 RUE VICTOR COUSIN, PARIS 5ÈME - ENTRÉE LIBRE APRÈS INSCRIPTION (VOIR PLUS LOIN). TÉLÉCHARGER LE PROGRAMME EN PDF


Artiviste, que fais-tu ? 

En quoi l'art en espace public est-il politique ? En 2010, les treize rencontres que nous avons organisées, et les propositions artistiques qui les accompagnaient, nous ont permis de valider une hypothèse : le caractère politique de l'art en espace public tient souvent moins aux contenus portés dans l'espace public par les artistes qu'aux dispositifs d'espace public qu'ils inventent, et notamment à leur capacité à susciter de nouveaux "partages du sensible", bousculant l'ordre des évidences et les configurations constitutives de notre monde commun. 

La 5ème saison du cycle art [espace] public sera l'occasion de poursuivre et de préciser cette analyse. Les artivistes (artistes-activistes) invités cette année inventent ici et là, dans l'espace public, des formes d'action souvent étonnantes et détonnantes, toujours vivement politiques. En compagnie de Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, avec qui nous avons conçu ces rencontres, nous leur demanderons quelles sont leurs pratiques et quels sont leurs effets.  

Pascal Le Brun-Cordier 
Professeur associé, directeur du Master 
Projets Culturels dans l'Espace Public


« L’artivisme est l’art d’artistes activistes. Il est parfois l’art sans artiste mais avec des militants. Art engagé et engageant, il cherche à nous mobiliser, à faire prendre position, il propose des outils d’action et de transformation. De même que le queer pose l'existence d'un troisième genre par delà féminin et masculin, de même l'artivisme suggère qu'il existe un troisième terme entre esthétique et politique. » 

 
Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, 
Artivisme. Art, action politique et résistances culturelles, Éditions Alternatives, 2010. 

 

Les rencontres-débats sont préparées par Sylvie Alves Pereira, Coline Berlaud, Cécile Bourgade, Marion Clerc, Pauline Cornec, Aurore de Saint Fraud, Etienne Delprat, Caroline Gauthier, Eun-Yeob Jeong, Martin Julhès, Bérangère Magaud, Frédérique Monblanc, Clément Omnes, Marine Pugin, Clara Stein, Camille Talva, Alice Tucker, étudiant.e.s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace Public en 2010/2011. Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier, avec Samira Ouardi et Stéphanie Lemoine

 
GG Fist

1. QUAND L'ART RENCONTRE L'ACTIVISME : 
GÉNÉALOGIE ET CARTOGRAPHIE DE L'ARTIVISME 

18/2/2011 

À l’opposé d’un art de propagande ou de dénonciation, l’artivisme invente et expérimente des formes de résistance et d’action qui parient sur le pouvoir de la créativité, de l’imagination, de l’humour,  du détournement ou du jeu. Enfant des avant-gardes, il hérite aussi de la contre-culture, des cultures populaires et des répertoires protestataires festifs qui nourrissent la contestation depuis des siècles. Au cœur des sociétés occidentales contemporaines, l’artivisme se déploie en une galaxie où se croisent l’insurrection poétique de John Jordan et du Laboratoire d’Imagination Insurrectionnelle, les performances de Révérend Billy ou Steven Cohen, les canulars médiatiques de Yes Men, les collages planétaires de JR et les flibustiers de la guérilla pâtissière, les détournements de Banksy et du Billboard Liberation Front, les Zones d’Autonomie Temporaire des Space hijackers et de Burning Man et les charges des « hacktivistes » contre les industries culturelles... Une exploration proposée par Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, auteures d’Artivisme. Art, action politique et résistances culturelles (éditions Alternatives, 2010), en présence notamment d’Emmanuelle Dreyfus, journaliste (Stradda). 

http://www.artivisme.tv


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2. LABORATOIRE D’IMAGINATION INSURRECTIONNELLE 
Expérimenter le pouvoir politique de la créativité. 

25/2/2011
 
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Il n’y a pas de limite entre art et activisme mais des jonctions, des interstices. Entre art et politique, créativité et résistance, il s’agit d’investir ces territoires d’expériences partagées au profit d’une synergie créative, engagée et audacieuse. « Avec l’art, il s’agit de changer le monde, pas simplement de montrer ce qui ne va pas. » A l’opposé d’un art politique purement représentatif, John Jordan, artiste activiste, a dédié son travail de création à l’invention de formes poétiques d’insurrection inspirées de l’« action directe non violente » : « En fusionnant art et activisme, on ouvre des espaces pour l’inattendu, l’inimaginable». Instigateur de nombreux soulèvements artivistes à l’instar de Reclaim the Streets, la CIRCA – armée de clowns rebelles – ou encore les machines de désobéissance civile ayant envahi Copenhague lors du sommet climatique de 2009 (Bike Block), il anime aujourd’hui le Labofii – Laboratory for Imaginative Insurrection – explorant  de nouvelles alternatives de résistance et vient de co-créer avec Isabelle Frémeaux, les Sentiers de l’Utopie (Ed. Zones), livre-film explorant des univers post-capitalistes rêvés en Europe. Lors de cette rencontre, il partagera avec nous certains de ses outils et tactiques.

http://labofii.net
http://utopias.eu/what

 

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3. RÊVE GÉNÉRALE 
4/3/2011

Reve_generale.jpg« UTOPISTE DEBOUT », « RÊVE GÉNÉRALE », « JE LUTTE DES CLASSES »... Qui n’a pas déjà été confronté-e à ces signifiants papillons autocollants ? Arborés au cours d’une manifestation, placardés sur un mur ou sur le mobilier urbain, ces messages interpellent le regard et marquent les esprits. Là où d’autres graphistes mettent la force du signe au service du marketing et de la consommation, Gérard Paris-Clavel affirme que le graphisme peut et doit contribuer aux luttes pour la transformation sociale. Avec l’association Ne Pas Plier, ce graphiste lutte pour qu’« aux signes de la misère ne vienne pas s’ajouter la misère des signes ». Comment les images s’inscrivent-elles dans l’espace public ? Quel est leur sens politique ? Les images peuvent-elles effectivement transformer notre rapport au monde ? 

www.nepasplier.fr


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4. ARCHÉOLOGIE POLITIQUE

DE L’ATTENTAT PÂTISSIER 

11/3/2011 

billgates6.jpgLa guérilla pâtissière sévit. Vous êtes une « célébrité arrogante et m’as-tu-vu courtisée par les racloirs à parquets ? » Restez vigilant-e. Georges Le Gloupier, alias Noël Godin, vous ou moi, n’est pas loin. Avec ses nombreux complices, il livre une bataille symbolique et médiatique contre les figures arrogantes du pouvoir. Enfant terrible du burlesque, marxiste tendance Groucho, praticien d’un théâtre guérilla onctueux, Noël Godin et les troupes pataphysiques de l’Internationale pâtissière partagent avec les yippies méthodes et buts : tout foutre en l’air, saboter joyeusement le système, répandre l’anarchie. La tarte à la crème, une arme politique ? Le lancer de tarte, un geste artiviste ? Dans quelle mesure ? Avec quelle portée ? Georges Le Gloupier viendra en débattre et nous faire découvrir ce qui se cache ou se révèle sous la chantilly. 

http://www.gloupgloup.be

 

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5. CARTOGRAPHIES ARTIVISTES :  
SE RÉAPPROPRIER UNE TECHNOLOGIE DU POUVOIR 

18/3/2011

clearchannel.gifOutil de toutes les guerres, la carte est une technologie de l’autorité dont l’horizon est le contrôle : par elle, il s’agit de localiser et visualiser mais aussi de définir, délimiter, rendre visible ou invisible. En ces temps de surveillance informationnelle généralisée, ils sont nombreux, artistes-activistes et activistes-artistes, à y voir le lieu d’une lutte stratégique et l’occasion d’une production tactique d’outils de résistance. De l’IAA - Institut of Applied Autonomy au Bureau d’études en passant par Trevor Paglen, ils sont des dizaines à faire de la cartographie radicale. Stany Cambot, architecte artiviste, initiateur du groupe Échelle Inconnue, présentera des projets visant à « combattre, avec la ville que l’on voudrait et qui ne figure pas au cadastre, la ville qui y figure ». 

www.echelleinconnue.net
http://bureaudetudes.org
www.appliedautonomy.com
www.radicalcartography.net
www.an-atlas.com
www.paglen.com
http://www.citymined.org

 

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6. ECO-TACTIQUES POUR REPENSER L’ESPACE PUBLIC 
25/3/2011

guerilla_gardeners-1049ffc.jpg

La question de la richesse, de sa nature et de son partage, est devenue une problématique écologique. Suivant cette redéfinition du commun et du juste, certains artistes font de l’écologie leur terrain d’intervention. Olivier Darné, fondateur du Parti Poétique, contribue avec son projet de Banque du miel à repenser la question de la valeur : « le temps ce n’est pas que de l’argent / time is honey ! ». La revalorisation du patrimoine territorial en trésor environnemental est aussi la voie explorée par les artivistes du « guerilla gardening » : en disséminant des graines, ils proposent une réappropriation des espaces publics urbains. Cette confrontation entre l’« happyculteur » et les éco-guérilleros permettra de mieux comprendre les enjeux artistiques et politiques de cet artivisme environnemental. 

www.parti-poetique.org
www.guerrillagardening.org
http://www.guerilla-gardening-france.fr

 

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7. JR : WOMEN ARE HEROES ? 
1/4/2011

 

Des banlieues parisiennes aux favelas brésiliennes, des bidonvilles du Kenya aux rues de Delhi, JR colle dans l’espace public des portraits géants d’anonymes. En quelques mois, il s’est imposé dans les média comme la figure de l’artiste « engagé et engageant ». Son travail a récemment été récompensé par le prestigieux Ted Prize. Fruits de projets collaboratifs, ses collages spectaculaires et poétiques ré-enchantent les murs, élargissent l’imaginaire collectif, produisent une critique en acte des images médiatiques. Le film Women are heroes, sorti en janvier 2011, transporte ces images des murs à l'écran. Comment ce changement de support et de contexte transforme-t-il son projet ? Quel sens donner à l’héroïsation des femmes qu’il nous fait découvrir ? JR est-il féministe ? Autant de questions autour desquelles il est invité à échanger, après nous avoir ouvert les portes de sa fabrique d’images.

http://jr-art.net 

 

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PROGRAMME COMPLET EN PDF

 

 

 

Les rencontres-débats sont préparées par Coline Berlaud, Cécile Bourgade, Sylvie Alves Pereira, Marion Clerc, Pauline Cornec, Aurore de Saint Fraud, Etienne Delprat, Caroline Gauthier, Eun-Yeob Jeong, Martin Julhès, Bérangère Magaud, Frédérique Monblanc, Clément Omnes, Marine Pugin, Clara Stein, Camille Talva, Alice Tucker, étudiant-e-s au sein du Master Projets Culturels dans l’Espace  Public en 2010/2011. Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier,  avec Samira Ouardi et Stéphanie Lemoine.

 

Cycle organisé en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. 

LOGO STRADDA 2

 

 

Archives des précédents cycles : 2007200820092010

Cycle organisé dans le cadre du programme Arts & espaces publics du CRICC (LETA). 

 

Revue de presse : 

liberation-logo

Le Monde - Bonnes Nouvelles  

L'art et la culture en ville 

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