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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 16:43
Le cycle art [espace] public s'est déroulé du 25 janvier au 28 mars 2008, chaque vendredi soir, à la Sorbonne. Proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, avec l’aide du Ministère de la culture et de la communication, il a réuni plus de quarante intervenants : artistes œuvrant dans l’espace public, opérateurs culturels, acteurs de l’urbain, historiens, critiques d’art, urbanistes, géographes, philosophes... Ce cycle était ouvert à tous les membres du genre urbain intéressés par ce que font les artistes dans l’espace public, et par les liens entre création, culture, populations et territoires. Plus de 2 000 participants ont été accueillis. Plus loin : une présentation et un montage de chaque rencontre-débat à écouter en ligne. Un dossier documentaire d'une dizaine de pages pour chaque rencontre peut être téléchargé sur le site art [espace] public

Intervention d'Ernest Pignon Ernest à Naples, un des invités du cycle art [espace] public 2008. "Il ne met pas l’art dans la rue mais fait œuvre de la rue elle-même."
 

1. La ville, comment ça marche ?

La marche a fait l’objet de multiples réappropriations artistiques, depuis les déambulations du flâneur baudelairien, les promenades surréalistes et les dérives situationnistes, jusqu’aux performances des arts de rues et de l’art contemporain. Comment les artistes réinventent-ils aujourd’hui cette pratique quotidienne et universelle ? Comment modifient-ils nos perceptions de l’espace et du temps urbains ? Contribuent-ils à une réappropriation des lieux, à une réactivation des mémoires ? Parcours illustré avec un artiste promeneur, un philosophe de l’urbain et un historien de l’art, suivi d’une expérience sensible dans Paris proposée par un géographe spécialiste de la nuit urbaine.

Avec Thierry Davila historien de l’art et commissaire d’expositions, Thierry Paquot philosophe, professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris (Paris XII), éditeur de la revue Urbanisme, Hendrik Sturm artiste promeneur, enseignant à l’École des Beaux-Arts de Toulon, Luc Gwiazdzinski géographe, université J. Fourier de Grenoble

Vendredi 25 janvier 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne.  

 

 

 

2. La ville, comment ça sonne ?

Les sons urbains, de nature mécanique, électronique ou organique, composent de véritables paysages sonores spécifiques à chaque ville, évoluant de manière constante du fait de la multiplication des sources sonores et de la complexification de la législation. En prenant la ville et les citadins comme matières, à partir de sons captés ou créés, de plus en plus d’artistes proposent une écoute originale des environnements urbains. Dans quel rapport à l’espace public s’inscrivent leurs œuvres ? Quelles visions politiques leurs pratiques engagent-elles ? À partir des différents projets artistiques présentés au cours de cette rencontre-débat, nous verrons comment la ville-instrument peut sonner et être sonnée.

Avec Jean-François Augoyard directeur de recherche au CNRS, fondateur du CRESSON (Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain), Nicolas Frize compositeur, directeur des Musiques de la Boulangère, Michel Risse artiste sonore, directeur de la compagnie Décor Sonore et de la Fabrique Sonore.

Vendredi 1er février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

 


 

3. Dans les interstices des villes...

Terrains vagues, friches, délaissés urbains, espaces en chantier, « zones blanches » non définies sur les cartes… Des architectes, des plasticiens, des écrivains développent des projets qui envisagent ces (non)lieux comme des espaces de possibles, des laboratoires pour de nouvelles pratiques artistiques et sociales. Quelles sont ces expériences ? En quoi permettent-elles de réinventer l’espace public ? Quelles sont les spécificités des initiatives menées en région parisienne au regard de celles qui se développent ailleurs en Europe ? Comment investir ces interstices tout en continuant à en faire des espaces d’incertitude, de questionnement de la ville, de jachère de l’urbain ?

Avec Constantin Petcou architecte et chercheur, cofondateur de l’Atelier d’architecture autogéré, Stefan Shankland plasticien, initiateur de la démarche HQAC, Haute Qualité Artistique et Culturelle (projet Trans305, Ivry sur Seine), Philippe Vasset écrivain, auteur de Un livre Blanc, Fayard, 2007, co-fondateur de l’Atelier de Géographie Parallèle.

Vendredi 8 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

4. Les nuits blanches en débat

Qu’est-ce que Nuit Blanche ? Un temps d’exposition expérimental à l’échelle de la ville, un mouvement d’initiation à l’art contemporain, une nouvelle expérience de la nuit, une opération de marketing territorial, l’illustration d’une dérive événementielle de la culture ? Si la Nuit Blanche rencontre un succès croissant — la fréquentation a triplé entre 2002 et 2007 et le concept a été repris par une douzaine de métropoles : Rome, Madrid, Bruxelles, Amiens, Montréal, Shanghai... — elle n’a pas encore fait l’objet d’analyses critiques détaillées. En présence de Christophe Girard, inventeur de la Nuit Blanche, plusieurs directeurs artistiques, un producteur, des artistes, et des acteurs du monde de l’art et de la culture, nous proposons de décrire et analyser cet événement polymorphe, avant d’ouvrir un espace de débat pour comprendre notamment comment Nuit Blanche, forme éphémère, peut inventer sur le long terme de nouveaux rapports entre la création contemporaine, la ville et ses habitants.

Avec Jean-Christophe Aguas chargé des évènements métropolitains, délégation générale à la coopération territoriale, ville de Paris, Ami Barak commissaire d’expositions et critique d’art, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2003 et 2004, Hervé Breuil directeur du Lavoir Moderne Parisien, Christophe Girard adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, André Rouillé maître de conférences à l’université Paris VIII, critique d’art et fondateur du site Paris-art.com, Jérôme Sans commissaire d’expositions, co-directeur artistique de Nuit Blanche 2006, Jean-Dominique Secondi directeur d’Art Public Contemporain, producteur de Nuit Blanche en 2004, 2006 et 2007, Jean-Marie Songy directeur artistique du festival d’Aurillac, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2007, Xavier Veilhan artiste plasticien ayant participé à Nuit Blanche en 2006 et 2007.

Vendredi 15 février 2008, de 16 h à 21 h à la Sorbonne.

 

 




5. Second life : copié-collé ou nouveau monde ?

Près de dix millions d’internautes vivent aujourd’hui dans Second Life, un univers en ligne, parallèle, virtuel et néanmoins réel. Cet univers persistant n’est pas tant un jeu qu’un monde à construire, et en appelle pour cela à la créativité de ses « résidents ». Quels espaces inventent-ils, quelles villes, quels paysages ? Qui est artiste dans Second Life ? Si certaines créations ou manifestations y ont été transposées, comme la Nuit Blanche parisienne 2007, on observe aussi l’apparition de projets artistiques spécifiquement conçus pour ce nouveau territoire, à l’initiative des Slifers (résidents de Second Life) ou d’institutions du monde physique comme le Palais de Tokyo ou le Théâtre Paris-Villette. Quelles sont les singularités de ces œuvres immatérielles ? Quelles expériences proposent-elles aux internautes et à leurs avatars ? Dans quelle mesure l’univers créé sur Second Life est-il autre chose qu’un copié-collé du monde réel ?

Avec Marc Blieux artiste multimédia, chercheur, dirige le projet AIRE et AIRE-Second Life (http://aire-europe.org), Agnès de Cayeux net artiste, chargée du projet x-réseau initié par le Théâtre Paris-Villette en faveur de la création artistique de spectacle vivant en réseau, Michel Lussault géographe, professeur à l’université François-Rabelais de Tours.

vendredi 22 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.  



6. Ernest Pignon-Ernest : un théâtre silencieux dans le bruit de la ville

Dessiner. Afficher. Laisser le temps agir, et les passants regarder. Et recommencer, autre part… Ernest Pignon-Ernest inscrit ses figures sur les murs des villes, en révèle la mémoire et celle de ceux que l’on ne voit plus passer. Éphémères et fragiles, ses dessins tissent une intrigue avec ceux qui passent, entre le temps et les lieux, portes secrètes ouvertes sur l’imaginaire. Vingt ans après ses premières interventions à Naples, nous reverrons avec lui les images qu’il a collées dans cette ville singulière, dont l’espace public est traversé de paradoxes et de tensions. Nous lui demanderons comment il s’est imprégné de la ville, comment il y a travaillé, entre son atelier et les rues, avant d’envisager ses interventions plus récentes, sur les murs de Soweto, Brest, Paris et Alger notamment. 

 Avec Ernest Pignon-Ernest et les intervenants du colloque « Naples, territoires, images et fictions » *

Vendredi 29 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 


      

 

* Colloque franco-italien

Naples, territoires, images et fictions

Naples est paysage, ciel, mer, volcan, ombres lumières ; elle est aussi odeurs, bruits, chansons… Le colloque se propose d’interroger les rapports entre cette synesthésie urbaine et la prolifération des représentations, cinématographiques, télévisuelles, plastiques... Cette démarche conduit à rouvrir le débat sur la référence, débat que l’on pensait clos depuis la formule de Derrida : « Hors du texte, point de texte ». Nous avancerons au contraire l’hypothèse qu’à Naples le texte a recommencé à investir ce qui lui était extérieur, multipliant ainsi les « transitions » possibles entre « réel » et représentations.

Avec Alberto Abruzzese université de Milan, Richard Conte université Paris 1, Filippo Fimiani université de Salerne, Camille Gendrault université Paris III, Carlo Grassi université de Venise, Rossana Rummo directrice de l’Institut Culturel Italien de Paris, Pappi Corsicato cinéaste, Stefano de Matteis université d’Urbino, Jean Mottet université Paris 1, Achille Pisanti scénariste, Jean-Noël Schifano écrivain et éditeur, Martine Segonds-Bauer Institut Français de Naples.

Organisé par Jean Mottet, Richard Conte, Pascal Le Brun-Cordier (université Paris 1), avec l’aide du Cérap, Centre d’Études et de Recherches en Arts Plastiques, du LETA et de l'Ecole doctorale de Paris 1.

Le colloque n'a pas été enregistré.

 

7. Flash Mobs, Burning Man, fêtes de rue : zoom sur les zones artistiques autonomes temporaires

Un attroupement éclair de citadins anonymes effectuant une action incongrue dans l’espace public (Flash Mob) ; une ville éphémère de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le désert du Nevada (Burning Man) ; un faux carambolage à l’intersection de deux boulevards londoniens (Reclaim the Streets) ; un câlin dans la rue offert par un inconnu (Free Hugs) ; une fête disco dans un wagon de métro ; un pique-nique sur un rond point... Cette rencontre proposera un retour sur ces pratiques insolites qui se multiplient dans les grandes métropoles depuis une dizaine d’années et sont souvent rapprochées du concept de Zone d’Autonomie Temporaire, forgé par le théoricien libertaire Hakim Bey. Réappropriations subversives et ludiques de l’espace public, performances néo-situationnistes, nouvelles formes de sociabilité urbaine, ou gags potaches destinés aux médias ? 

Avec Jean-Marc Barbieux rédacteurs en chef du magazine Tracks (Arte), Sonja Kellenberger directrice de recherches et d’études, SEA Europe, Pierre Sauvageot compositeur, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue (Marseille).

A l'issue de la rencontre-débat, entre 21h et 21h45, projection d'un extrait du documentaire sur Burning Man “Voyage en Utopie”, de Laurent Le Gall (2007). Bande annonce. La projection sera suivie d'un échange, notamment avec Nelly Mella, qui a vécu Burning Man et composé la musique du film. 

Vendredi 7 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 







8. L’art à travers champs

« La Campagne est un pays étranger » écrivait Perec, l’écrivain des villes, dans Espèces d’espaces. « Étranger vous-même » aurait pu lui répondre l’âne du poème de Prévert. En effet, le monde rural ne saurait être enfermé dans des représentations stéréotypées, exotiques, comme nous le diront les invités de cette rencontre-débat, un acteur culturel « agité du bocage », un « clown public » et un observateur des évolutions de la culture en milieu rural. Au travers des projets qu’ils mettent en œuvre, souvent en lien avec des habitants, nous tenterons de comprendre quelle est la nature de l’espace public à la campagne, et nous verrons s’il existe des politiques culturelles propres au monde rural.

Avec Jean Bojko directeur de Téatr’éprouvête (Corbigny, Nièvre), Proserpine clown, projet La Fabrique de Liens (L’Apprentie Compagnie), Marc Gauchée co-auteur de Culture rurale, cultures urbaines ?, Le Cherche Midi, 2006.

Vendredi 14 mars 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne




9. Quand les activistes s’emparent des armes de l’art

Une Brigade Activiste de Clowns taquinant les CRS, des graphistes-militants annonçant « rêve général », des escadrons d’avions en papier contre une armée de soldats, une fausse manif de droite, un carnaval contre le capitalisme… Les activistes s’emparent des armes de l’art, et inventent des formes de mobilisation plus créatives jouant d’un certain esthétisme. Liées à l’apparition de l’altermondialisme, ces actions multiplient les foyers de résistance pour une autre politique. Pourquoi les mouvements sociaux viennent-ils se frotter à l’art ? Qu’est-ce que la dimension artistique apporte à ces actions ? Permettent-elles de repolitiser ou de politiser autrement ? Au-delà de l’impact de ces démarches hybrides, nous nous interrogerons sur l’esthétisation des techniques de lutte par le biais de l’art.

Avec André Gattolin essayiste, enseignant et doctorant, spécialisé dans les techniques de communication activistes, Brian Holmes critique d’art et essayiste, spécialisé dans les croisements entre art, économie politique et mouvements sociaux, Samuel Wahl journaliste revue Cassandre

Vendredi 21 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.








10. Espace public sous contrôle : les artistes veillent

Des systèmes de surveillance des espaces et des personnes toujours plus performants se développent dans les grandes métropoles : caméras, passeports biométriques, puces RFID... De nombreux artistes s’emparent de ces questions, détournent les dispositifs, perturbent les systèmes de contrôles, leur inventent d’autres usages... Que révèlent-ils de ces technologies de quadrillage de l’espace public et de traçage des individus ? Comment participent-ils au développement d’un espace critique ? Jusqu’à quel point sommes-nous complices de cette société de contrôle ?

Avec Renaud Auguste-Dormeuil artiste plasticien, Eric Heilmann maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, Manu Luksch artiste, réalisatrice du long-métrage FACELESS *, Nicolas Thély maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur de Vu à la webcam. Essai sur la web-intimité, Les Presses du Réel, 2002.

Vendredi 28 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.



* Projection 

FACELESS, film de Manu Luksch

2002-2007, 50 min.

 

« Dans une société sans passé ni futur, les humains sont dépourvus de visage. Une femme est prise de panique un matin lorsqu’elle retrouve le sien. » FACELESS est produit exclusivement avec des images capturées par les caméras de vidéosurveillance, selon les règles du « Manifesto for CCTV Filmmakers ». Le manifeste s’appuie sur une loi britannique qui permet aux personnes filmées dans l’espace public de réclamer une copie de ces enregistrements.

 

Des artistes font le mur

Mur [myR] n.m. - v.1000 ; lat. murus. Ouvrage de maçonnerie qui s’élève verticalement ou obliquement sur une certaine longueur et qui sert à enclore, à séparer des espaces ou à supporter une poussée. « Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? » Jean Tardieu.

Chaque semaine, les cinq premières minutes de la rencontre-débat étaient consacrées à la présentation, en images, d’une proposition artistique sur/autour/à propos d’un mur. Parmi les projets présentés : une danse verticale sur un mur médiéval (cie Retouramont, Réflexion de façade), un mur en mouvement qui interroge la division urbaine (Nadim Karam, Split cities), des mots d’écrivains et d’habitants sur les murs d’un quartier parisien (Malte Martin, Mots Publics à Saint Blaise), des paroles de murs chantées et chorégraphiées (Deuxième groupe d’intervention), un mur pignon support de collages et peintures éphémères (M.U.R., Modulable Urbain Réactif, rue Oberkampf à Paris), des portraits rapprochés d’israéliens et de palestiniens sur le « mur de la honte » (JR, FACE 2 FACE)... Retrouvez des présentations synthétiques de ces projets ici.


Télécharger le programme complet

Télécharger les dossiers-documentaires réalisés pour chaque rencontre


Merci à
Radio Grenouille (Marseille) pour la sélection d'extraits des rencontres-débats  et pour la mise en onde (réalisation Xavier Thomas). Ces émissions ont été diffusées par Radio Grenouille en avril et mai 2008 et par Radio Campus Paris en août 2008. Elle sont également disponibles sur le blog Cité Sensible, réalisé dans le cadre de Marseille-Provence capitale européenne de la culture en 2013. En cas de difficulté technique pour écouter ces programmes sur notre site, essayez sur les sites de nos partenaires.

Offre spéciale d'abonnement à Stradda, magazine de la création hors les murs, pour les participants au cycle.Bulletin à télécharger


Pour toute
information complémentaire sur ces enregistrements ou sur le cycle art [espace] public. Pour être informé du prochain cycle art [espace] public, enregistrez votre mail dans le champ Newsletter (colonne de droite).

Cycle proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, en partenariat avec
HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque.

Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier. Préparation et animation des rencontres du cycle 2008 : Amanda Abi Khalil, Céline Auclair, Aurélie Burger, Tiphanie Dragaut, Melody Dupuy, Clotilde Fayolle, Mélanie Fioleau, Caroline Giovos, Charlotte Girard, Elise Laperriere, Anne-Sophie Levet, Léa Marchand, Julien Paris, Chloé Perarnau, Benjamin Petit, Malgorzata Ratajska, Inès Sanchez, Alice Vallat, Nina Vandenberghe, étudiant.e.s de la troisième promotion du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.
Pour toute information

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Published by plbc - dans art [espace] public

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