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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 21:55
Cap sur Marseille pour le voyage d'étude de la troisième promotion du Master. Du 31 mars au 4 avril 2008, résidence du Master à la Friche de la Belle de Mai, et travail avec les apprentis de la FAI AR, Formation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue. L'expérience pédagogique proposée : répondre à deux appels à projets, liés à la candidature de Marseille au titre de capitale européenne de la culture en 2013 et à un projet de piste artistico-sportivo-culturelle dans l’enceinte de la Friche de la Belle de Mai.

Réunis en cinq équipe mixtes, apprentis et étudiants ont eu quatre jours pour analyser ces deux appels à projet et imaginer des réponses complètes : projet artistique, culturel, budget de production et de diffusion... Les équipes ont ensuite présenté leurs projets le cinquième jour devant un jury constitué des commanditaires (Pierre Hivernat, chargé de mission pour Marseille-Provence 2013 ; Béatrice Simonet, Guilhem Granier, Emmanuelle Bouchitté pour Système Friche Théâtre / la Friche de la Belle de Mai) et d'intervenants des deux formations (Dominique Trichet et Michel Crespin pour la FAI AR, Pascal Le Brun-Cordier et Gustave Galéote pour le Master Projets Culturels dans l'Espace Public). Cinq réponses dont deux pourront peut-être voir le jour ? A suivre...

Des rencontres ont également ponctué la semaine. Avec Anne Guiot, directrice artistique (Karwan), qui a présenté, avec Marion Blet, chargée de l'action culturelle (et ancienne étudiante du Master Projets Culturels dans l'Espace Public), le projet de "La Folle histoire des arts de la rue", festival de répertoire dans les Bouches-du-Rhône. Rencontre avec Julie de Muer, qui a développé le projet de Radio Grenouille dont elle est directrice, et notamment l'opération menée avec Nicolas Frize (également invité du cycleart [espace] public 2008).

Echanges également avec Michel Crespin, metteur en scène et scénographe urbain, créateur du festival d'Aurillac, initiateur de la FAI ARFormation Avancée et Itinérante des Arts de la Rue, Pierre Sauvageot, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue, Alexandre Cubizolles, Pixel. La candidature de Marseille-Provence au titre de capitale européenne de la culture en 2013 a été introduite par Pierre Hivernat, chargé de mission, et le projet La Piste, par Béatrice Simonet, secrétaire générale de SFT, Système Friche Théâtre, et Guilhem Granet, chargé de mission. Les étudiants ont pu assister, place de l'opéra, à la Sirène et Midi Net proposée par la compagnie de l'Éléphant Vert.

Egalement au programme, visite de trois sites où des projets artistiques ont été développés par le Bureau des Compétences et Désirs dans le cadre des Nouveaux Commanditaires :
-Un lieu de recueillement et de prière pluriconfessionnel, par Michelangelo Pistoletto, à l'Institut Paoli-Calmettes, Centre de lutte et de recherche contre le cancer, 1997-2000. Découverte du site et rencontre avec Nicole Bellemin-Noël, aumonier de l’Institut, l'une des commanditaires du projet.
-Un seuil pour le ciel, Le jardin de la colline, un projet de Natacha Guillaumont, sur la colline Vauban, 2001-2006 (photo). Visite du site et rencontre avec des commanditaires habitants du quartier.
-A l'IRSAM, Institut Régional des Sourds et Aveugles de Marseille, trois interventions d'artistes : une Signalétique tactile et visuelle, par Daniel Buren ; un Jardin sensible, par Alain Richert et Catherine Willis ; des Lieux de vie, par Andrea Blum, 2000-2003. Visite du site, et échanges avec Kim Tran, directeur.  
Deux jours plus tard, rencontre avec Sylvie Amar, du Bureau des Compétences et Désirs, médiateur du programme Nouveaux Commanditaires pour la Fondation de France, qui a pu revenir notamment sur ces trois projets.

"L’action Nouveaux Commanditaires de la Fondation de France propose un laboratoire inédit pour la création contemporaine : commanditaires, médiateurs et artistes se retrouvent en position d’inventer constamment, dans le dialogue, la meilleure œuvre possible pour une situation analysée au préalable. Il s’agit de concilier responsabilité individuelle, intérêt collectif et liberté artistique. Les artistes aiment bien qu’on leur donne des contraintes pour créer, sinon ils s’en trouvent eux-mêmes. La contrainte venant d’autrui les pousse sans doute dans des retranchements qu’ils n’auraient pas imaginés dans la solitude de l’atelier." Extrait d'un entretien avec Sylvie Amar réalisé par Fred Kahn.


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Published by - dans Actualité du Master

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