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14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 22:37

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Afin de valider mon Master, j'ai effectué un service civique à Animakt, lieu de fabrique pour les arts de la rue, situé en Essonne à 25 kilomètres de Paris dans un petit village aux allures pittoresques. Au bout de 8 mois de service civique, ma tutrice et collègue est partie vers d'autres horizons. J'ai donc postulé à son poste et ai été embauchée en CDI à plein temps comme chargée de communication, relations avec les publics et action culturelle en mai 2014. J'y travaille depuis. J'ai entre temps travaillé à plusieurs reprises pour l'organisation du festival Chalon dans la Rue. 

 

Animakt est un lieu intermédiaire qui accompagne des démarches artistiques et culturelles dans leurs différents modes de création, production ou diffusion. Nous développons dans ce lieu, et sur le territoire alentour, des actions qui se situent au cœur d’enjeux artistiques, culturels et sociaux. Sur le territoire, Animakt développe un lien privilégié avec les habitants, le public et les structures locales ; tisse des liens, implique les habitants, propose des actions citoyennes et artistiques ; nous menons également des actions culturelles auprès de publics variés en lien avec des structures sociales (en Maison d'arrêt, dans des camps roms, dans les écoles...). L’association joue un rôle d’intermédiaire entre les artistes et le public, multipliant les points de contacts et d’échange entre les deux. 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Je défends des spectacles engagés, pertinents, en contact avec le public, qui le touchent, l'embarquent, des spectacles qui jouent avec la réalité, la transforment, la détournent, qui questionnent le quotidien, le remettent en question, des spectacles à taille humaine, loin des super-productions, qui prennent en compte l'individualité du spectateur et prennent soin du rapport avec lui, des expériences fortes partagées entre artistes et spectateurs, des projets citoyens qui tentent de changer le monde à l'échelle locale, le mélange des genres, un développement culturel local. 

 

Je défends l'importance des lieux de fabrique, lieux intermédiaires, qui se placent du côté de la recherche et de la création, en proposant des laboratoires, des espaces d'expérimentations pour des projets artistiques ambitieux et des projets citoyens. Je défends une forme de travail collectif et horizontal, éloignée des structures pyramidales et hiérarchique classiques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Un des enjeux culturels majeurs à mes yeux est aujourd'hui le financement public de la culture, qui s'émiette et qui précarise toujours plus le secteur culturel. L'importance de la culture pour une société juste et équilibrée est trop souvent mise à l'écart des réflexions politiques et sociales. L'implication des citoyens dans des projets artistiques et culturels de qualité me semble également une problématique sur laquelle il faut se pencher sans cesse. Proposer des alternatives au système mondialisé en créant des dynamiques locales, des zones de rencontre, en favorisant l'appropriation de l'espace public et en y créant des espaces d'échanges et de convivialité. L'imbrication des questions écologiques, artistiques, sociales et politiques avec les projets culturels.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Dans les 10 prochaines années, je souhaite continuer à faire quelque chose qui me plaît, à travailler à l'accessibilité des projets artistiques et culturels, à leur développement par des projets à dimensions locale et humaine. Je ne sais pas où je serai dans 10 ans, ni ce que je ferai, c'est un peu loin, mais les problématiques liées à un un lieu de fabrique implanté localement me plaisent et m’animent. Je souhaite continuer à défendre des formes de travail collectif et horizontales. Je souhaite continuer à construire des alternatives citoyennes dans des lieux culturels de proximité. Bref, je souhaite continuer à défendre ce que je défends aujourd'hui !

 

Nina Le Roux (8ème promotion du Master, 2012-2013) est actuellement chargée de communication, relations avec les publics et action culturelle à Animakt, lieu de fabrique pour les arts de la rue (Essonne). 

 

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public - dans Parcours d'anciens étudiants

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