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26 avril 2021 1 26 /04 /avril /2021 11:34
Ed Fairburn

Ed Fairburn

Vous êtes intéressé.e par la création artistique en espace public, l'urbanisme culturel, l'art urbain, l'art in situ, les créations contextuelles, participatives, les projets artistiques et culturels de territoire, l'art dans le paysagedans le champ des arts vivants, des arts visuels, de la performance, de l'urbanisme tactique ? Vous souhaitez acquérir des connaissances et des savoir-faire opérationnels pour concevoir, produire, développer ce type de projets ? Voici comment candidater au Master 2 Projets culturels dans l'espace public (PCEP) de l'Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne. 
 
1. Commencez par vous assurer que notre formation correspond bien à vos attentes. Pour cela, lisez attentivement la présentation du Master : masterpcep.over-blog.com/article-1162144.html 
 
Prenez le temps de parcourir les autres pages de ce journal de bord et notamment cet article sur l'actualité de la formation, ces articles parus dans Le Monde le 26/1/2018 et le 24/4/2018, cet entretien vidéo avec Pascal Le Brun-Cordier, responsable du Master, ces portraits d'ancien.ne.s étudiant.e.s...

2. Votre parcours universitaire et/ou vos expériences professionnelles doivent nécessairement témoigner d'un intérêt manifeste pour les domaines de spécialité du Master, tels que définis dans l'article "présentation" de ce blog. Il peut s'agir d'expériences associatives, d'un mémoire de M1 ou de M2, de dossiers universitaires, de stages, d'emplois, de projets artistiques ou culturels...
 
3. Vous devez être titulaire d'un diplôme de Master 1 (ou équivalent). 
 
Quelques exemples de Masters dont étaient titulaires des étudiant.e.s admis au Master PCEP les années passées (liste non limitative) : Institut d'Etudes Politiques de Paris et de régions, Ecoles nationales supérieures d'architecture, Masters en urbanisme, Design d'espace, Ecoles du Paysage, Ecoles Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Master "culture" (médiation, DPEC...), Master Etudes urbaines, Etudes culturelles, Sociologie, Arts plastiques, Arts du spectacle, Histoire de l'architecture, DSAA Alternatives urbaines... Des étudiant.e.s ayant effectué tout ou partie de leurs curcus en Europe et dans d'autres régions du monde ont également été admis, ainsi que des étudiant.e.s ayant effectué une VAE pour un niveau M1.
 
4. Pour déposer votre candidature : rendez-vous du 19 avril au 10 mai 2021 sur le site de l'université Paris 1.
 
5. Une fois que vous aurez déposé votre dossier de candidature, vous serez informé.e du choix de la commission de pré-sélection via l'application e-candidat. 
 
6. Les candidat.e.s pré-sélectionné.e.s seront convoqué.e.s à un entretien les 31 mai ou le 1er juin 2021, en visioconférence. 

Pour préparer cet entretien, elles.ils devront lire :
 
Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 2000.
+ un autre livre à choisir dans cette liste :
-Paul Ardenne, Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain, en situation, d'intervention, de participation, Flammarion, coll. Poche, 2004.
-Jean Blaise, Jean Viard, Remettre le poireau à l'endroit, Editions de l'Aube, 2015.
-Daniel Buren, À force de descendre dans la rue, l'art peut-il enfin y monter ?, Sens et Tonka, 1998.
-Italo Calvino, Les Villes invisibles, Seuil, coll. Poche, 1996.
-Francesco Careri, Walkscapes. La marche comme pratique esthétique, Babel Essai, 2020.
-Alain Damasio, Les furtifs, Folio (poche), 2021 (première édition : La Volte, 2019)
-Geoffroy de Lagasnerie, Un art impossible, PUF, 2020. 
-Marielle Macé, Nos cabanes, Verdier, 2019. 
-Jacques Rancière, Le spectateur émancipé, La Fabrique, 2008.
 
3-cinq publications au choix mises en ligne sur le mur de la page Facebook du Master dans les précédentes semaines. 

Elles.ils seront interrogé.e.s par le jury sur ces lectures et les réflexions qu'elles leur inspirent. 
 
7. Les candidat.e.s seront informé.e.s de décisions de la commission le 1er ou le 2 juin 2021.
 
Les étudiants de la 13e promotion à la Station gare des Mines avec Arnaud Idelon !

 

Réponses aux questions les plus fréquentes :
 
Combien de candidat.e.s sont pré-sélectionné.e.s et combien sont finalement retenu.e.s ?
Environ 40 candidat.e.s sont pré-sélectionné.e.s chaque année, et 20 sont retenu.e.s après les entretiens.
 
Y a-t-il une session de recrutement en septembre ?
Non, il n'y a qu'une session de recrutement chaque année, au printemps.
 
Est-il possible de suivre le Master tout en ayant un travail en parallèle ?
Les cours, ateliers et séminaires ont lieu du lundi au vendredi. De ce fait, la réponse à la question est négative.
 
Le Master développe-t-il des projets avec des partenaires ?
Oui, chaque année, plusieurs projets sont mis en œuvre par les étudiant.e.s avec des partenaires (collectivités territoriales, associations, festivals, institutions culturelles, collectifs d'artistes...), soit dans le cadre de cours, soit dans le cadre de l'association Objet(s) Public(s) qui réunit tous les étudiant.e.s de la promotion. Ces projets sont généralement proposés par l'équipe pédagogique du Master en début d'année. Ils permettent aux étudiant.e.s d'être directement et concrètement impliqué.e.s dans des réalités professionnelles de la création en espace public (pour bien comprendre ce que recouvre cette expression, lire l'article présentation de ce journal de bord). Pour avoir une idée des nombreux projets menés les années précédentes et des multiples partenaires avec lesquels nous avons travaillé, consultez les articles de ce journal de bord, notamment celui-ci : http://masterpcep.over-blog.com/article-1162144.html
 
Que deviennent les ancien.ne.s étudiant.e.s du Master ?
Trois articles de ce journal de bord répondent à cette question :
 
Qui sont les enseignant.e.s du Master ?
La réponse se trouve dans cet article : http://masterpcep.over-blog.com/article-1162144.html
 
Le Master fait-il l'objet d'une évaluation ?
Oui. Pour en savoir plus, consultez cette page : http://masterpcep.over-blog.com/article-1162144.html
 
Quand est la rentrée, quand se termine la formation, quand commence(nt) le (ou les) stages ?
La 2e ou la 3e semaine de septembre (date précisée au printemps). Fin de l'année : début avril. La période de stage débute début avril et se termine au plus tard fin novembre. Il est possible d'effectuer plusieurs stages. 
 
La présence aux cours est-elle obligatoire ?
Oui et les absences éventuelles doivent être justifiées. Le règlement de l'université prévoit qu'au-delà de deux absences justifiées, les étudiant.e.s ne peuvent plus suivre le cursus.
 
Est-ce que je peux présenter ma candidature si je n'ai jamais mis en œuvre de projets artistiques/culturels en espace public ?
Oui dès lors que vous avez un intérêt manifeste pour les thématiques du Master.
 
Quel est le montant des droits d'inscription ? 
Cf. le site de l'université : http://www.pantheonsorbonne.fr/ufr/ufr04/sinscrire/comment-sinscrire-ou-se-reinscrire/
 
Comment se préparer avant de déposer une candidature ?
Nous vous invitons à vous familiariser avec les questions abordées dans le cadre du Master en explorant ce journal de bord et à suivre notre page Facebook.
 
Avez-vous des suggestions pour les candidat.e.s retenu.e.s avant la rentrée ?
Oui. Entre le mois de juin et la rentrée du Master, les candidat.e.s sont vivement encouragé.e.s à aller découvrir in situ les projets et œuvres du Voyage à Nantes et les créations pérennes d'Estuaire (entre Nantes et Saint-Nazaire), les création d'un Été au Havre, à participer aux festivals ou aux diverses manifestations où sont présentées des créations en espace public ou in situ théâtre/danse/musique/arts numériques, la biennale de Venise, les festivals d'Avignon, de Rennes (Les Tombées de la Nuit), d'Aurillac, de Chalon sur Saône, de Sotteville-lès-Rouen, de Graz, Terschelling..., et les manifestations organisées par le Channel à Calais, les Pronomade(s) en Haute-Garonne, Metropolis à Copenhague.... Les projets artistiques d'Estuaire et les principales créations 2021 présentées dans les programmations dédiés aux arts de l'espace public seront étudiées pendant l'année (une liste de spectacles et expositions à voir en priorité sera transmise courant juin aux étudiants). Des solutions d'hébergement économique sont possibles à Nantes (Auberge de jeunesse) et dans le cadre des principaux festivals (Chalon, Aurillac...). Pour info, chaque année, les futurs étudiants du Master s'organisent pour se retrouver pendant ces rendez-vous d'été, organiser des temps de rencontre (et trouver des solutions de mutualisation : transport, hébergement, repas...).
 
Pour toute information concernant votre candidature, vous pouvez contacter le bureau des Masters professionnels : 01 44 07 84 84.
 
...
 
...

Pour les candidats à une VAE : consulter le site de Paris 1. Dans le cadre de la préparation de votre dossier et de l'entretien, nous vous suggérons de lire les ouvrages de la bibliographie présentée plus loin.
...
 
Le Master Projets culturels dans l'espace public est un Master professionnel qui présuppose un certain nombre de connaissances générales dans le champ de l'histoire et de l'actualité des arts plastiques et des arts du spectacle, de l'histoire et de l'actualité des politiques culturelles, des approches sociologiques, urbanistiques et poétiques de la ville notamment.
 
Voici quelques ouvrages, dans ces différents domaines, dont la lecture est vivement suggérée aux étudiants avant chaque rentrée.
 
En premier lieu, quelques articles généraux sur la notion d'espace public :
-Antoine Fleury, article Espace public de l'encyclopédie en ligne Hypergeo : ici.
-Ilaria Casillo, article Espace public de DicoPart : ici.
 
1. Arts visuels et arts vivants au XXe et au XXIe siècle, notamment depuis cinquante ans :
Paul Ardenne, Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain, en situation, d'intervention, de participation, Flammarion, coll. Poche, 2004.
Paul Ardenne, Bénédicte Ramade, Courants Verts, Créer pour l'environnement, Le Bord de l'eau, 2020. 
Daniel Buren, À force de descendre dans la rue, l'art peut-il enfin y monter ?, Sens et Tonka, 1998. 
Anne Gonon, In vivo, Les figures du spectateur des arts de la rue, Ed. L'Entretemps, collection Carnet de rue, 2011. 

Stéphanie Lemoine et Samira Ouardi, Artivisme. Art, action politique et résistance culturelle, Editions Alternatives, 2010. 
Estelle Zhong Mengual, L'art en commun - Réinventer les formes du collectif en contexte démocratique, Les Presses du réel, 2019. 

2. Histoire et actualité des politiques culturelles, enjeux culturels contemporains. 
Collectif, Déclaration de Fribourg : les Droits Culturels, 2007. En ligne.
Nadia Arab, Burcu Özdirlik et Elsa Vivant, Expérimenter l’intervention artistique en urbanisme, Presses Univ. de Rennes, Collection : Espace et Territoires, 2016. 
Françoise Lucchini (sous la dir.), La mise en culture des friches industrielles, Presses Universitaires de Rouen et du Havre, 2016. 

3. La ville, l'espace : approches poétiques, sociologiques, politiques, urbanistiques 
Ouvrage collectif sous la direction de Thierry Paquot, Yvette Masson Zanussi, Marco Stathopoulos, AlterArchitectures Manifesto, Infolio, 2012. 
Jean Blaise, Jean Viard, Remettre le poireau à l'endroit, Editions de l'Aube, 2015. 
Italo Calvino, Les Villes invisibles, Seuil, coll. Poche, 1996.
Anne Clerval, Paris sans le peuple, La gentrification de la capitale, Ed. La Découverte, 2013. 
Henri Lefebvre, Le Droit à la ville, Economica, 2009 (3e édition). 
Michel Lussault, L'Homme spatial, La construction sociale de l'espace humain, Seuil, Paris 2007. 
Michel Lussault, Hyper-Lieux. Les nouvelles géographies de la mondialisation, Seuil, Paris, 2017. 
Marielle Macé, Nos cabanes, Verdier, 2019. 
Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 2000.
Laurent Petit, La ville sur le divan, Introduction à la psychanalyse urbaine du monde entier!, Editions La Contre Allée, 2013. 
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Sociologie de Paris, La Découverte, coll. Repères.
Nicolas Soulier, Reconquérir les rues. Exemple à travers le monde et pistes d’actions, Editions Ulmer, 2012. 
Joëlle Zask, Quand la place devient publique, Lormont, Le Bord de l'eau, 2018. 
Revues : Klaxon (en ligne), Stradda, Mouvement, Mouvements, Esprit, Urbanisme, La Scène...
Sur l'urbanisme tactique, conférence de Evelina Ozola, Ron Finley, Amanda Burden... 

4. Le montage et le développement des projets artistiques et culturels 
Philippe Barthélemy, Financer son projet culturel (2° édition), Collection Dossiers d’Experts, Territorial Editions, 2012 ; Mobiliser le mécénat culturel, Collection Dossiers d’Experts, Territorial Editions, 2012. 

 


Cf. également les articles et ouvrages suivants :

Collectif, L'espace public, CNRS-Editions, coll. Les essentiels Hermès, 2008.
Ouvrage collectif, A Mayor's guide to public life, Gehl Institute. 
Hakim Bey, TAZ. Zone Autonome Temporaire, traduit de l’anglais par Christine Tréguier. En ligne. 
Yves Citton, Pour une écologie de l’attention, Paris, Seuil, 2014 
Thierry Davila, Marcher, Créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du XXème siècle, Editions du Regard, 2002
Michel Foucault, "Des espaces autres", Dits et écrits, tome 2, Gallimard, 1984. En ligne.
Carole Gayet-Viaud, « Les espaces publics démocratiques à l’épreuve du terrorisme », Métropolitiques, 20 novembre 2015. En ligne. 
Oskar Negt, L'espace public oppositionnel, Payot & Rivages, 2007.
Thierry Paquot, L’espace public, Paris, La Découverte, « Repères », 2009. 
Pascal Nicolas-Le Strat, Expérimentations politiques, 2008. En ligne.
Jacques Rancière, Le spectateur émancipé, La Fabrique, 2008. 
Christian Salmon, Storytelling : La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, La Découverte/Poche, 2008. 
Pierre Sansot, Poétique de la ville, Petite Bibliothèque Payot - poche, 2004.
Bernard Stiegler, notamment De la misère symbolique, tome 1 et 2, Galilée, 2004 et 2005.
Thierry Paquot, Des corps urbains, sensibilités entre béton et bitume, Editions Autrement, 2006.
Constantin Petcou et Doina Petrescu, « Au rez-de-chaussée de la ville », Multitudes, 2006. En ligne.
Luc Gwiazdzinski, La nuit dernière frontière de la ville, Editions de l’Aube, 2007 ; Périphéries, Voyage à pied autour de Paris, Editions de l’Aube, 2007 ; Si la ville m’était contée, Editions Eyrolles, 2005. 
Les ouvrages de la collection "Carnet de rue", publiés par les éditions de l'Entretemps.
Et la documentation du Laboratoire Cresson, centre de recherche ambiances architectures urbanités. 

Également :
-KLAXON, la revue du CIFAS, 
-La revue Métropolitiques.eu, notamment ce dossier sur Espaces publics urbains et concertation. 


Bibliographie non exhaustive, complétée par les différents intervenants du Master tout au long de l'année. 

Rencontre-débat sur la création artistique contextuelle organisée par le Master avec Christophe Blandin-Estournet, directeur du Théâtre de l’Agora, Didier Ruiz, directeur de la Compagnie des Hommes, Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles et de l’Education populaire de Tremblay-en-France, docteur en sciences sociales (Paris 7 Diderot), Olivier Landes, urbaniste, concepteur du projet d’art urbain In Situ à Aubervilliers, vendredi 13 février 2015 au théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry-Essonne.

Rencontre-débat sur la création artistique contextuelle organisée par le Master avec Christophe Blandin-Estournet, directeur du Théâtre de l’Agora, Didier Ruiz, directeur de la Compagnie des Hommes, Danielle Bellini, directrice des affaires culturelles et de l’Education populaire de Tremblay-en-France, docteur en sciences sociales (Paris 7 Diderot), Olivier Landes, urbaniste, concepteur du projet d’art urbain In Situ à Aubervilliers, vendredi 13 février 2015 au théâtre de l’Agora, Scène nationale d’Evry-Essonne.

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Published by masterpcep - dans Actualité du Master
30 mars 2021 2 30 /03 /mars /2021 07:40

Une réunion réunion d'information sur le Master Projets culturels dans l'espace public s'est déroulée le 30 mars sur zoom. Vous n'étiez pas libre ou vous n'avez pu la suivre intégralement ? Nous avons enregistré la réunion d'information de mardi : c'est ici ! Mot de passe MasterPCEP21!

 

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public
29 mars 2021 1 29 /03 /mars /2021 22:54

« Apprendre à investir l’espace public par la culture : Paris 1 initie ses étudiants de master à une conception innovante, collaborative et expérimentale de l’urbanisme » C’est le titre de l’article que Le Monde a consacré à notre Master le 26 janvier 2018. Dans son article, la journaliste cite plusieurs ancien.ne.s étudiant.e.s qui racontent comment iels ont pu découvrir comment « investir l’espace public par la culture » et, plus précisément, à développer des projets d’urbanisme culturel. (Lire l’article)

Qu’est-ce que l’urbanisme culturel ? 

 

Pour Pascal Le Brun-Cordier, responsable du Master Projets culturels dans l’espace public, directeur artistique et coordinateur du réseau Villes in Vivo, c’est « une manière innovante de contribuer à la fabrique urbaine, en impliquant des artistes, des acteurs culturels et des habitant.e.s, dans l’esprit du droit à la ville théorisé par Henri Lefebvre ». Plus précisément, c’est « un urbanisme qui envisage la puissance et la finesse de la création artistique (arts visuels, arts vivants) et la profondeur de la dimension culturelle dans les différentes phases de la fabrique urbaine officielle (pour les enrichir ou les repenser) comme en dehors des processus institutionnels de la production urbaine (pour agir sans attendre, cf. l’urbanisme tactique institutionnel ou pirate) afin de faire advenir des urbanités vivables (soutenables et hospitalières), vivantes (animées et politiques) et vibrantes (désirables et inspirantes) ». Cf. le numéro 11 de la revue en ligne Klaxon « Des artistes dans la fabrique urbaine » et le site de Villes In Vivo

 

Pour Maud Le Floch, fondatrice du pOlau - pôle art et urbanisme, et intervenante au sein du Master, « l’urbanisme culturel qualifie des manières d’agir dans le projet urbain en ayant recours à l’outillage artistique et culturel. Ces modalités d’intervention font progressivement apparaître un champ professionnel composé d’acteurs impliqués autour d’enjeux contemporains de la fabrique urbaine : réversibilité, aménagement souple, temporalités différenciées, capacitation, préfiguration… ». Cf. le site du pOlau et ArtePlan, site collaboratif enrichi chaque année par les étudiant.e.s du Master. 

 

Que propose le Master aux étudiant.e.s 

 

Le Master PCEP propose chaque année aux étudiant.e.s de se former à l’urbanisme culturel, à la fois théoriquement et pratiquement, via plusieurs enseignements et via un projet à l’échelle 1 imaginé et ensuite mis en œuvre par eux.elles. Ce projet est, depuis quatre ans, réalisé dans le cadre d’un partenariat avec l’Apes, association de développement social urbain filiale du bailleur social Seqens

 

La conviction partagée par le Master PCEP, l’Apes et Seqens, c’est qu'il est possible d’améliorer le cadre de vie des habitant.e.s d’un quartier d’habitat social via des actions artistiques et culturelles et de favoriser leur implication dans les transformations urbaines en cours ou à venir. 

 

Extrait du dossier du projet lauréat La Manif des Enfants, Nanterre 2021.

Réaliser une enquête sensible 

 

Chaque année au mois d’octobre, dans un quartier d’habitant social où une opération de rénovation urbaine est programmée, après avoir rencontré les équipes de Seqens et de l’Apes, et les architectes et paysagistes chargée de la réhabilitation, ou l’équipe d'AMO, les étudiant.e.s du Master réalisent une enquête sensible fondée sur l’observation de la vie des lieux, de nombreux échanges avec les habitant.e.s et les structures sociales, culturelles et artistiques du quartier. 

 

Les méthodes mobilisées pour cette enquête sensible sont multiples : réalisation de cartes subjectives avec les habitant.e.s, recueil de paroles, archéologie du présent, analyse chromatique du paysage, écoute du paysage sonore, étude des vivants non humains (végétaux, animaux) qui partagent le territoire avec les vivants humains, diagnostic de psychanalyse urbaine (science poétique visant à étudier l’inconscient urbain) en partenariat avec l’ANPU - Agence Nationale de Psychanalyse Urbaine

 

En 2020-2021, le Master a pu s'installer à Nanterre plusieurs jours par semaine dans un vaste local, une ancienne épicerie boucherie, transformée pour le projet par notre partenaire Yes We Camp en un lieu de vie agréable, ouvert sur le quartier et ses habitant.e.s, et baptisé l'Epicerie Rose. 

 

L'Epicerie Rose, au cœur du quartier Anatole France à Nanterre, un espace transformé par Yes We Camp

Imaginer des projets artistiques/culturels participatifs  

 

Ce diagnostic sensible, qui vient utilement compléter les diagnostics classiquement réalisés dans le cadre des opérations de réhabilitation, est le point de départ des projets imaginés par les étudiants, avec leurs partenaires artistiques et culturels, en réponse à l'appel à projet qui leur est proposé par l’Apes. Objectifs : améliorer le cadre de vie des habitant.e.s et favoriser leur implication dans les transformations urbaines en cours ou à venir, via des actions artistiques et culturelles. Budget de production : 20 000 euros (en 2021). 

 

En mars, les trois équipes formées par les étudiant.e.s présentent leurs projets à un jury réunissant des habitant.e.s du quartier concerné, des responsables de l’Apes, de Seqens, de l’équipe de maîtrise d’œuvre ou d’AMO, de la ville partenaire, et du Master. Le projet lauréat est ensuite mis en œuvre par l’équipe lauréate, via l’association du Master, Objet(s) Public(s), et avec le soutien de nos partenaires (les Ateliers Médicis en 2018 et 2019, la Ville de Nanterre en 2020-2021). 

 

Article de Nanterre Info sur le projet réalisé à Nanterre en 2020-2021
Article sur le projet réalisé à Montreuil en 2019/2020

Mettre en œuvre un projet 

 

Les projets imaginés associent généralement une dimension culturelle et sociale forte, permettant de mobiliser les personnes vivant dans le quartier, à des actions artistiques réalisées dans les espaces communs. Créations photographiques, construction de mobilier urbain, de jeux, cuisine collective, fêtes… : les projets mis en œuvre ont chaque année généré des liens forts et réussi à améliorer le cadre de vie des habitants. Le projet réalisé en 2019 a reçu le prix de l’innovation des Rencontres du Développement Social. 

 

En 2017 et 2018, les sites retenus étaient à Clichy-sous-Bois. En 2019, le site choisi était à Montreuil, dans le quartier des Ruffins. En 2020 et 2021, le Master est installé à Nanterre. Les trois projets imaginés par les étudiant.e.s : un Marché Sensationnel, des Jeux Atypiques et une Manif d'Enfants (lauréat). 

 

En savoir plus sur le Master PCEP > http://masterpcep.over-blog.com/article-1162144.html 

 

Extraits du dossier du projet lauréat en 2021 : La Manif des Enfants
Ne Pas Plier -Gérard Paris-Clavel

 

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public
28 mars 2021 7 28 /03 /mars /2021 22:37
Première rendez-vous du Master en septembre 2020

 

La Bicyclette ensevelie, une œuvre monumentale de plusieurs dizaines de mètres de long, partiellement ensevelie.

21/9/2020 : premier rendez-vous du Master, dans l'espace public, au pied de la Bicyclette ensevelie, une œuvre monumentale de Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen installée dans le parc de la Villette en 1998.  Cette journée d'ouverture du Master a été précédée, comme chaque année, par un week-end buissonnier proposé par la précédente promotion : cette année, destination Les Ulis (91) pour découvrir l'envoûtante déambulation nocturne Deblozay ("désordre" en créole haïtien) de la compagnie Rara Woulib, dans le cadre du festival Encore les Beaux Jours imaginé par Animakt (où travaille Nina Leroux, ancienne étudiante du Master). 

Dans les jours suivants, quelques temps forts : découverte de plusieurs spectacles en espace public, programmés par le festival Et20l'été (dirigé par Pauline Cornec, ancienne étudiante du Master) et par Art'R productions (directrice Caroline Loire), notamment Demain arrive (je suis une autre toi), dernière création de la Ktha compagnie, un spectacle en espace public dont le dispositif scénographique, comme pour les précédentes créations de la Ktha, est à la fois simple et d'une grande originalité. 

Le 27/9/2020, voyage d'étude à Creil, en compagnie de Sonia Lavadinho, anthropologue urbaine, intervenante au sein du Master (dans le cadre de son cours sur la ville relationnelle), et Pascal Le Brun-Cordier, responsable du Master. Objectifs : découvrir la ville et ses enjeux urbains, affuter le regard de chacun.e dans l'espace public, et enfin observer et vivre de l'intérieur The Color Of Time, spectacle participatif en espace public, musical et chorégraphique, partiellement déambulatoire, de la compagnie Artonik. Inspiré de Holi, la fête traditionnelle hindoue des couleurs, ce spectacle permet de comprendre comment l'espace public (ici notamment une rue habituellement réservée aux voitures) peut être approprié par des artistes et des spectateurs (vite devenus "spect'acteurs") et suggérer un nouveau partage du sensible urbain. Après le spectacle, rencontre avec Joséphine Checco, directrice de la Faïencerie, scène conventionnée d'intérêt national art et territoire, programmatrice de ce spectacle, et avec Vincent Douaire, administrateur. 

Quatre étudiant.e.s du Master à Creil, observatrices-participantes du spectacle The Color of Time de la cie Artonik. A l'arrière plan, une fresque de Miss.tic : L'art et la vie ne font qu'un.

D'autres temps-forts dans les mois suivants, parallèlement aux cours :

-rencontre à Evry avec Christophe Blandin-Estournet, directeur du théâtre Agora-Desnos, scène conventionnée d'Evry et de l'Essonne (échanges sur la notion de projet situé et d'empreinte civique), 

-participation au colloque sur les alternatives urbaines organisés par le DSAA Alternatives urbaines, 

-présentation du projet culturel réalisé à l'été 2020 à Montreuil par Nausicaa Mans et Anaëlle Berthois (étudiantes du Master 2019/2020) avec la participation de Camillo Gorleri (L'Apes-Développement Social Urbain), 

-découverte de plusieurs œuvres en espace public réalisées à Nanterre dans le cadre d'une importante opération urbaine dans le quartier Nanterre Université, en compagnie de Claire Laurence (Cultiver La Ville), notamment Beautiful View #1 de Lang/Baumann (photo), implantée sur l'espace public des terrasses de Nanterre, dans l'axe historique conçu par Le Nôtre au XVIIe siècle. 

Découverte de Beautiful View #1, œuvre de Lang/Baumann, à Nanterre, en compagnie de Claire Laurence (Cultiver la Ville)

-participation aux travaux agro-poétiques de la Ferme du Bonheur (photo) en compagnie notamment de Roger des Prés et d'Anne Métrard, ancienne secrétaire générale de la Ferme du Bonheur (ex étudiante du Master). 

Participation aux travaux agro-poétiques du Champ de la Garde de la Ferme du Bonheur

-Labo (session intensive de trois jours) sur la fête en espace public, présentée par Arnaud Idelon, auteur et journaliste, co-fondateur de Ancoats, et ex étudiant du Master, avec Pascal Le Brun-Cordier et la participation de Kevin Ringeval (Technopol), Pauline Semo (Souk Machine, ex étudiante du Master), Alladin Charni, Mélanie Fioleau (La Fabrique des Impossibles, ex étudiante du Master), Camille Trapier (artiste), Julien Marchaisseau (Rara Woulib), Leïla Mouardin (Yes We Camp), Lukazs Drygaz (Yes We Camp), Valia Kardi (Mains d'Œuvres, ex étudiante du Master), et Ludovic Nobileau (artiste, X-TNT). Pendant ce Labo, les étudiant.e.s ont travaillé sur les différentes dimensions de la fête (anthropologique, géographique, politique...) et ont prototypé trois projets festifs situés. 

Participation à la transhumance dominicale de la Ferme du Bonheur à Nanterre
Labo sur la fête en espace public, avec ici Pauline Semo de Souk Machine (ex étudiante du Master)
Séance de travail dans le cadre du labo sur la fête en espace public avec Arnaud Idelon, journaliste et auteur, intervenant au sein du Master (et ex étudiant).
Intervention de Valia Kardi, collectif Sur/Mesure, chargée de la programmation de Mains d'Œuvres (Saint-Ouen), ex étudiante du Master.
Groupe de travail dans le cadre du Labo sur la fête en espace public

Participation au premier séminaire franco-québécois Faire la ville avec les artistes, impulsé par le Consulat Français au Québec, co-piloté par Pascal Le Brun-Cordier, notamment à un atelier créatif "Imaginer et activer la ville hospitalière" avec une quarantaine d'étudiant.e.s en art, en urbanisme en design d'événement des universités de Québec et Sherbrooke et de l'UQAM. 

L'année 2020-2021 a aussi été marquée par la réalisation d'une vaste enquête sensible dans le quartier de la Cité Rose / Anatole-France à Nanterre, où le Master est en résidence cette année et l'an prochain, dans le cadre d'un partenariat avec L'Apes-Développement Social Urbain. À l'issue de cette enquête sensible, les étudiant.e.s ont imaginé trois projets artistiques/culturels en réponse à un appel d'offre d'urbanisme culturel proposé par L'Apes (cf. article dédié à ce projet). 

En savoir plus sur le Master

 

 

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5 avril 2019 5 05 /04 /avril /2019 21:09

Cette année, la rentrée du Master a commencé au pied d’une bicyclette ensevelie ! 

La Bicyclette ensevelie, œuvre de Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen, installée en 1990 dans le parc de la Villette.

 

Lundi 17 septembre 2018 : premier rendez-vous dans le parc de la Villette, au pied de la sculpture monumentale de Claes Oldenburg et Coosje Van Bruggen (1990). Chaque étudiant est venu avec deux objets pour se raconte : les histoires se croisent, des récits se tissent, chacun se découvre, au soleil, sur la pelouse du parc, autour d’une table. En fin de journée, rencontre et discussions avec Alice Guattari-Delacour, coordinatrice de l’action culturelle de la Villette, ancienne étudiante du Master (1ère promotion, 2005-2006) qui présente son parcours le Master et ses activités au sein de la Villette. 

 

Le lendemain, rendez-vous à La Courneuve, avec Pauline Gacon (directrice adjointe d’Houdremont, scène conventionnée) et Thomas Renaud (directeur de la Maison des Jonglages). Ces deux structures artistiques et culturelles sont partenaires du Master à nouveau cette année. Les deux responsables se présentent et commencent à évoquer deux projets sur lesquels les étudiants vont travailler, l’un avec la compagnie Baro d'Evel, l'autre dans la suite du projet Monument en Partage auquel les deux précédentes promotions ont été associées. En fin de journée, à la médiathèque de la Courneuve, les étudiants participent à un atelier autour du projet Nuage-Mot de Malte Martin, plasticien et designer de l'espace public, et échangent avec Solène Champroy, ancienne étudiante du Master (promotion 2017-2018), chargée de mission à Houdremont. 

 

Mercredi 19 septembre, direction les Grands Voisins dans le 14e ! C’est là que le Master sera installé chaque mercredi, toute l’année. Au programme : présentation de Yes We Camp et visite commentée de l’ensemble du site, avec Lukasz Drygas, responsable politique artistique de Yes We Camp, Raphaël Haziot et Benjamin Debord. Nous échangeons sur le projet des Grands Voisins et sur la manière il a été et sera encore travaillé par des actions artistiques in situ. Yes We Camp propose aux étudiants une carte blanche ! (Elle aura lieu samedi 13 avril 2019 sous le nom de code DLC - le G7 de la performance artistique et écologique.) 

 

Jeudi 20 septembre dans la soirée : assemblée générale de l’association Objet(s) Public(s) ! Les anciens étudiants passent la main à la nouvelle promotion. C’est dans le cadre de cette association que les projets du Master sont réalisés ! Vendredi 21 septembre : direction Cergy où nous participons à une rencontre professionnelle sur le thème « création artistique et transformation urbaine » dans le cadre du festival Cergy, Soit ! à Cergy, avec une centaine de responsables culturels et d’artistes, dont plusieurs anciens étudiants du Master. Le soir et le week-end, place aux spectacles du festival, notamment les propositions artistiques en espace public du collectif Random, de la cie Le Phun, Rode Boom… 

 

 

Lors de cette première semaine, les étudiants ont aussi suivi les premiers cours de Pascal Le Brun-Cordier, responsable du Master, professeur associé, directeur artistique de Vertigo In Vivo, de Gustave Galeote, maître de conférences associé et consultant en gestion et développement de projets culturels, et Antoine Cochain, fondateur de Playtime (société de direction technique de projets culturels et artistiques en espace public) et de l’association Point de Rassemblement (qui vise à développer la capacité d’agir citoyenne dans la ville et l’espace public), et ancien étudiant du Master (promotion 2006-2007). 

 

Un aperçu du programme des semaines suivantes ? (Sélection parmi les enseignements proposés et les rencontres organisées.)  

 

En octobre : séminaire avec Sonia Lavandinho, anthropologue urbaine, avec qui les étudiants ont fait de la rue Daguerre leur observatoire ; cours de Thierry Paquot, philosophe de l’urbain, pour une définition de l’espace public ! Rencontre avec Camillo Gorleri, chargé de Développement Social Urbain à l’APES, avec qui un projet collectif est à nouveau organisé cette année, à Clichy-sous-Bois, en partenariat avec les Ateliers Médicis. Rencontre aussi avec Bruno Caillet, designer relationnel, dont l’intervention porte sur les stratégies de communication interactives et les nouveaux territoires mobiles. Les étudiants découvrent aussi Arnaud Idelon, consultant, fondateur de la coopérative Ancoats, spécialiste des tiers-lieux — et ancien étudiant du Master. Participation à la Nuit Blanche. Une journée art & nature à Chaumont-sur-Loire au festival international des jardins en compagnie de Pauline Lisowski, curatrice art et nature, ancienne étudiante du Master. Participation au projet Les Immobiles de KompleXKapharnaüM aux Halles. Rencontre avec Elsa Poissonnet, responsable du développement des publics du Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine. Sur le thème art et aménagement, intervention de Maud Le Floch, urbaniste, directrice du pOlau. Atelier d'écriture avec Métie Navajo, auteure de théâtre, à Vitry-sur-Seine. Thème : "Qu'est-ce qui nous appartient ?" (proposé par le Théâtre Jean-Vilar de Vitry-sur-Seine). Rencontre aux Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois avec Clément Postec et Paul Duboc. Participation à un atelier sur le thème "Activer un tiers-lieux dans l'Ecole des Arts de la Sorbonne ? » animé par Yann Toma, professeur et artiste, directeur du Master MAVI - Master Arts and Vision. Intervention sur la médiation culturelle, avec Serge Saada, association Cultures du cœur.

 

En novembre-décembre : journée aux Groues à Nanterre avec l’artiste Thierry Boutonnier, Laure Garel de la Société du Grand Paris, Catherine Daël de l’agence Eva Albarran & Co, Sylvain Gaufillier, paysagiste-pépiniériste. Chantier participatif : travail du sol, tuteurage… Adoption d’un arbre du projet Appel d’Air. Rencontre à La Courneuve avec le collectif Random pour le projet Situation(s) Robespierre, échange avec Zineb Benzekri et David Picard. Intervention sur le thème L'art dans la lutte : théorie et pratique, par Samira Ouardi, chercheuse, co-auteure d'Artivisme. Art, action politique et résistance culturelle (Ed. Alternatives, 2010). Echanges avec Christophe Pomez, directeur de l’Institut Français de Marrakech et Taoufiq Izeddiou chorégraphe et directeur du festival On Marche, en vue du voyage d’étude prévu en mars 2019 à Marrakech. Rencontre avec Lucie Marinier, chargée de mission à la DAC - Ville de Paris, sur le projet Embellir Paris. Intervention sur le thème "Les arts publics et le développement culturel d'un territoire » par Philippe Saunier-Borrell, co-directeur des Pronomades, CNAREP Centre National des Arts de la Rue et de l'Espace Public (Haute-Garonne). Participation aux Assises de la recherche à l'Ecole des Arts de la Sorbonne : table ronde sur les tiers-lieux culturels coordonnée et animée par Pascal Le Brun-Cordier et Yann Toma avec Arnaud Idelon, Alain Duplouy, Denis Magnin, Uli Seher, Marie-Noëlle Semet, et des étudiants de master et de doctorat. Présentation d’un projet par les étudiants du M2 PCEP. 

 

En janvier : rencontre avec Ivanoé Masset, chargé  de coordination / développement / administration de la cie KMK, présentation de projets artistiques. Atelier CV. Ecriture de textes pour la plateforme collaborative du pOlau, ArtePlan - Arts et aménagement des territoires. Participation à une audience au tribunal des Prudhommes. Intervention sur le thème "Art et développement durable" d'Alice Audouin, President & Founder, Art of Change 21, Founder, Alice Audouin Consulting. Visites et rencontres in situ dans plusieurs friche et tiers lieux culturels avec Arnaud Idelon, fondateur de Ancoats - coopérative de consultants en développement économique : rencontre au DOC, à la Halle Papin, à la Station et au Shakiraïl. Atelier CV et préparation de la recherche de stage. Cours sur la recherche de financements (quels outils pour porter son projet - association, entreprise, auto entreprenariat, coopérative d'emploi, collectif, mobiliser des partenaires - dans quels cadres - long cours / évènement / transitoire et durable - avec Antoine Cochain. Intervention sur la mise en récit(s) des territoires par la création artistique en espace public, présentation et analyse de projets par Pascal Le Brun-Cordier. Séance au conseil des Prud’hommes. Rencontre avec Eric Aubry, directeur du CNAREP La Paperie (Angers), notamment sur les PACT - Projets Artistiques et Culturels de Territoire, et les créations situées. Rencontre avec Alexandra Cohen, co-directrice de la coopérative culturelle CUESTA. Rencontre et visite à Artcena, présentation d'ARTCENA par Gwenola David, directrice générale, présentation du réseau Circostrada par Stéphane Segreto Aguilar et Marion Marchand (ancienne étudiante PCEP). Echanges sur les enjeux actuels des arts de la rue. 

 

En février : cours de droit de la culture avec Maître Bénédicte Rochet. Intervention sur la mise en récit(s) des territoires. Intervention sur le thème : Produire un projet artistique, par Charles Vairet. Cours : Les artistes dans la ville, par Stéphanie Lemoine, auteure, journaliste, auteure notamment de L'Art urbain - Du graffiti au street art (Alternatives, 2012). Cours sur la création d'entreprise culturelle par Gustave Galeote. Jury du projet collectif organisé cette année avec l'APES à Clichy-sous-Bois, sur le patrimoine de France-habitation, en partenariat avec les Ateliers Médicis. 

 

Les étudiants lors du jury du projet réalisé avec l'APES et les Ateliers Médicis à Clichy-sous-Bois.

 

En mars : voyage d’étude à Marrakech, du 7 au 17 mars, au festival international de danse contemporaine On marche. Nombreuses rencontres, participation à un workshop organisé par le chorégraphe Sylvain Groud, nombreux spectacles, carte blanche « regard sur le festival »… Rencontre au Théâtre de L'Agora, scène nationale d'Evry et de l'Essonne, avec son directeur, Christophe Blandin-Estournet. Présentation du projet de la Scène nationale de l'Essonne, la notion de projet situé. Chantier de printemps 1 : les Nouveaux arrivants - Projet APPEL D'AIR avec Thierry Boutonnier et COAL : atelier de fabrication d'"airpots" (pour les nouveaux arbres) + tutorage, aux Groues ! Atelier de production : intervention de Jean-Dominique Secondi, consultant art en espace public, conseil de la SGP, cours à la Gaîté Lyrique. Rencontre avec Sofiane Ouissi, artiste, cofondateur de Dream City biennale d’art dans l’espace public (Tunis). Rencontre sur le street art contextuel, avec Olivier Landes urbaniste et curateur de projets street art (Paris, Rouen, Aubervillierss…). Focus sur le Musée Précaire Albinet (Thomas Hirschhorn) et sur la saga des géants de la compagnie Royal de Luxe… Rencontre du réseau PCEP, journée professionnelle sur la promenade comme création, avec la cie KMK (administrateur Ivanoé Masset, ancien PCEP,) Jens Denissen (le Voyage Métropolitain) et plusieurs ancien.n.es étudiant.e.s du Master. 

 

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Journée professionnelle la promenade comme création organisée par KMK, avec Lieux communs production et Jens Denissen
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Dernier jour de la formation : une promenade entre Paris et le Kremlin-Bicêtre imaginée par la cie KMK suivie d'une rencontre professionnelle sur la marche comme création.

 

 

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25 mars 2019 1 25 /03 /mars /2019 22:21

Le Journal Le Monde a consacré une page à notre Master dans le supplément Universités Grandes Écoles du 25 janvier 2018 : voici l'article principal et un entretien avec Antoine Cochain, diplômé du Master en 2007. Un autre article cite notre Master dans l'édition du 24 avril 2018

Pour en savoir plus sur le Master, explorez ce blog !

Pour candidater, rendez vous sur le site de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne

Pour suivre l'actualité de la création en espace public, suivez la page Facebook du Master

Pour intégrer le réseau des ancien.ne.s étudiant.e.s, frappez à la porte de ce groupe Facebook

Pour soutenir le Master via la Taxe d'Apprentissage, c'est ici

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20 janvier 2019 7 20 /01 /janvier /2019 23:11

Qu’est-ce que la taxe d’apprentissage ? 

Cet impôt fait participer les employeurs au financement des formations technologiques et professionnelles. Il représente 0,68 % de la masse salariale brute de l’année précédente. C'est le seul impôt pour lequel l’entreprise peut décider une affectation autre qu'au Trésor Public ! Bonne nouvelle : notre Master, le seul dédié en Europe aux projets culturels en espace public, peut en bénéficier.  

 

Qui est assujetti à cette taxe ?
Les personnes physiques et morales imposées au titre des bénéfices industriels et commerciaux, et les sociétés et autres personnes morales passibles de l'impôt sur les sociétés, quel que soit leur objet. En clair, nul besoin d'être une entreprise culturelle pour nous soutenir. 

À quoi sert la taxe d’apprentissage qui nous est affectée ?
Elle nous aide directement à développer notre action pédagogique en faveur de la création en espace public, au bénéfice des étudiants et de leurs futurs employeurs. Nous pouvons également par ce biais développer des liens privilégiés avec les structures qui nous soutiennent. 

Comment affecter votre taxe d'apprentissage au Master ?
Le versement s'effectue par l’intermédiaire d’un organisme collecteur de la taxe d’apprentissage. Voici ce document à télécharger où tout est expliqué

Pour toute autre précision, n'hésitez pas à nous contacter

Les étudiants ainsi que les professionnels et les universitaires de l'équipe pédagogique vous remercient.
La 13e promotion du Master au travail à La Courneuve où le Master est en résidence deux jours par semaine en 2017/2018.

La 13e promotion du Master au travail à La Courneuve où le Master est en résidence deux jours par semaine en 2017/2018.

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4 avril 2018 3 04 /04 /avril /2018 09:39
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech
Danser la ville : voyage d'étude à Marrakech

Les étudiant.e.s de la 13e promotion du Master ont passé dix jours à Marrakech pour participer au 13e festival international de danse contemporaine On marche. Workshops chorégraphiques, ateliers check, spectacles, explorations urbaines, rencontres avec des professionnels et une carte blanche proposée par Taoufiq Izeddiou et Nedjma Hadj Benchelabi pour la clôture du festival. Merci à l'équipe du festival et à celle de l'Institut Français de Marrakech ! 

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28 février 2018 3 28 /02 /février /2018 22:36

Rencontre-débat #6 dans le cadre du cycle "Vers une culture de l’expérience ?" 

 
Expériences de la marche : quelles attentions en jeu ? 

Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de « Vers une culture expérientielle ? », cycle de rencontres-débats et d’expériences singulières proposé entre juin 2017 et juin 2018 par Arcadi Île-de-France - Delphine Martincourt et Pascal Le Brun-Cordier, responsable du Master Projets culturels dans l’espace public (université Paris 1 Panthéon-Sorbonne), directeur de l’agence Vertigo In Vivo. Présentation complète du cycle : ici

Une pérégrination sensible avec le Collectif Équinoxe au Parc de la Villette, sur invitation des étudiant.e.s du Master 2 Projets Culturels dans l’Espace Public (Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne). 

“On ne va pas vous le cacher, on avait envie de vous faire marcher.” 

► VERS UNE CULTURE EXPÉRIENTIELLE ?

La marche comme expérience ? La marche, quelles expériences ?

Objectivement, la marche est un phénomène : une faculté commune, déclinable en usages particuliers, un objet de pensée, des détournements possibles. Subjectivement, c’est expérientiel : une invitation à traverser et se laisser traverser.

Avec le Collectif Équinoxe, il est l’heure de questionner la culture expérientielle à l’aune d’une anthropologie écologique (incarnée et située) pour réfléchir à nos régimes d’attention. Face aux multiples sollicitations à “vivre des expériences” l’exercice s'avérerait profitable…

Inspiré.e.s par les recherches d’Yves Citton, nous nous intéresserons à cette notion d’attention puisqu’elle désigne tour à tour une application d’esprit – une concentration – sur quelque chose, une vigilance et une disposition qui conduit à prendre soin.  Ainsi, il s'agirait pour cette 5e rencontre de questionner l’expérience et ses possibles en tant que jeu entre plusieurs régimes d'attention.

D’ailleurs, interroger la valorisation ou l’absence d’une éthique du “care” dans la culture expérientielle nous a semblé pertinent à la suite de la séance#3 de ce cycle sur les ambiances (“Atmosphères atmosphères…”) et dont nous aimerions prolonger un des postulats finaux : une certaine “esthétique relationnelle” conditionne nécessairement nos expériences.

L’attention, quand est-ce que ça commence, quand est-ce que ça s’arrête ? Comment la cultive-t-on ? Ou, mieux, sous quelles formes se manifeste et s’élabore-t-elle ? Pour quelle écologie ? 

Martin Givors et Claire Besuelle, artistes-chercheurs au sein du collectif Équinoxe viendront proposer des pratiques autour de la marche inspirées de leur cycle “l’Invisible en jeu”, une recherche-expérimentation qui questionne l’énergie de l’acteur. Après s’être mieux installé dans son corps, le participant se verra proposer une “déambulation animiste” et une “marche rituelle”, comme autant d’occasions de “correspondre avec les forces habitant nos environnements”. 

Un atelier d’écriture en lien direct avec cette expérience de la marche sera animé par Victor Lockwood, également membre du collectif. S’en suivra un temps d’échange permettant de prolonger la rencontre et d’ouvrir collectivement des pistes de réflexion sur ce qui conditionne notre réceptivité, notre attention, nos expériences.

► INFOS PRATIQUES 

Jeudi 15 mars 2018 - 17h à 20h (merci de prévoir ¼ d’heure d’avance)
 
Inscription obligatoire (gratuite) : c'est ici. (Mot de passe : marche)

Parc de La Villette - Pavillon Janvier 
Rdv à la Fontaine aux Lions à 16h45. 
Arrêt Porte de Pantin - Métro 5, tram T3b

Le Pavillon Janvier est situé tout de suite à droite de la Grande Halle quand on vient de la porte de Pantin.

Plan d'accès
 
 

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 05:37

La 13ème promotion du Master entre en jeu cette semaine ! Une belle équipe de 19 arpenteuses et arpenteurs de l'espace public prête à agrandir le champ des possibles, accompagnée par les 20 intervenants du Master, en lien étroit avec des artistes, des acteurs culturels, des institutions et des collectivités territoriales. Merci à Houdremont + Maison des Jonglages, Scène conventionnée de La Courneuve pour leur hospitalité chaleureuse. Au programme de ces premières semaines, parallèlement aux interventions de l'équipe pédagogique — Gustave Galeote, Antoine Cochain, Thierry Paquot, Philippe Saunier-Borrell, Christophe Blandin-Estournet, Pauline Gacon, Serge Saada, Stéphanie Lemoine, Michel Risse, Maud Le Floch, Camillo Gorleri, Jean-Dominique Secondi, Bénédicte Rochet, Eric Baron et Pascal Le Brun-Cordier, responsable de la formation —, un atelier de broderie urbaine et de street art participatif avec Edith Anselem - cie En Rang d'Oignons, un week-end au festival Cergy Soit ! avec les étudiants de la 12e promotion, King Kong Théorie, le Manifeste de Virginie Despentes mis en scène aux Métallos, une Nuit Blanche parisienne, Royal de Luxe à Genève, trois jours avec l'équipe du collectif Protocole à la Courneuve... 

 

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22 mai 2017 1 22 /05 /mai /2017 14:38

 

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

J’ai effectué mon stage de Master en 2007 dans l’équipe de production déléguée de Nuit Blanche Paris. J’y étais assistant du directeur technique, Nicolas Champion. Ce fut une rencontre déterminante puisque je l’ai ensuite accompagné dans toutes les entreprises remportant les marchés publics de production déléguée de Nuit Blanche jusqu’à aujourd’hui. J’y ai d’abord été adjoint de direction technique, avant d’occuper, depuis 2014 et pour les prochaines éditions, la codirection technique de l’évènement.

 

Entre les périodes de production de Nuit Blanche et jusque 2013, j’ai travaillé en tant que chargé de production sur le festival la Folle Histoire des Arts de la Rue avec Karwan à Marseille, le festival de jazz et musiques improvisées Banlieues Bleues en Seine Saint-Denis et la compagnie de danse contemporaine Alain Buffard

 

En 2015, avec Nicolas Champion et une troisième collègue, nous avons fondé Playtime, structure (sarl) de direction technique de projets culturels et artistiques qui a la spécificité de travailler les espaces en friches et l’art dans l’espace public. Nous travaillons actuellement pour des organisations publiques ou privés (collectivités, associations, entreprises) à l’ouverture au public, temporaire ou pérenne, de friches (ancien hôpital, ancienne gare/entrepôt), sur le projet artistique et culturel du Grand Paris, et à l’élaboration du plan programme pour la petite ceinture parisienne. 

 

Parallèlement à cette activité de direction technique, avec Marion Aubin (urbaniste), nous avons créé l’association Point de Rassemblement qui vise à développer la capacité d’agir citoyenne dans la ville et l’espace public. Nos pratiques professionnelles nous questionnaient sur la fabrique de la ville et la reconnaissance de la capacité d’artistes et d’architectes/urbanistes à énoncer un acte pérenne ou éphémère alors que celle des habitants/citoyens à être acteur de leur environnement est très rarement prise en compte. Depuis 2009, nous inventons des projets qui impliquent les individus dans l’amélioration de leur quotidien et cherchent la coopération entre populations, décideurs, professionnels, au service de ce cadre de vie. En collaboration avec les Saprophytes (collectif poético-urbain), nous avons construit avec les habitants de l’ilot Colombier et les services de la ville de Bezons, le projet du « Germoir » dans un quartier en requalification urbaine ANRU (photo). Trois ans d’échanges ont permis l’élaboration d’une guide de quartier/carte subjective puis la mise en place du « Germoir », lieu de jardinage auto-construit et auto-géré avec un espace de réunion et des jeux pour enfants. Depuis 2013, nous travaillons à la ré-appropriation des espaces extérieurs en pieds d’immeubles de la Grande-Borne à Grigny : la mobilisation des habitants et des structures locales autour de la compréhension partagée des ressources du territoire s’est élaborée autour de balades thématiques suivies d’une exposition des pépites (ressources) découvertes en cheminant. Ces balades nous ont permis de repérer des initiatives individuelles d’appropriation existantes qui ont fait l’objet de formation vers les services de la ville et du bailleur pour les pérenniser et les mettre en réseau. Les structures locales se sont actuellement emparées de la démarche pour faire pousser un jardin partagé et solidaire dans le quartier. 

 

D’autres initiatives en Ile-de-France nous ont amené à réfléchir avec les populations locales, la création de mobilier urbain, de signalétique, d’aménagement d’espace public à travers des démarches qui ont pour objectif la mise en capacité des individus à construire une réponse à ses besoins. Notre rôle est celui de médiateurs (entre professionnels, décideurs et populations) qui visent à faire émerger cette parole, la reconnaitre et engager les participants sur des réels possibles. Pour que l’espace public devienne un lieu de fabrication collective, il faut que ces réels possibles soient énoncés clairement dès le début : diagnostic, réalisations éphémères, travaux pérennes. L’art et à la culture sont ici des outils dans un processus organisé autour d’étapes d’immersion/compréhension des besoins, de test grandeur nature et de réalisation.

 

2. Que défendez-vous ? 

 

La capacité de chaque individu à être auteur de son environnement. L’acte de fabriquer la ville, le paysage, l’espace public doit être partagé à l’ensemble des individus. La reconnaissance de l’expertise d’usage des habitants et de leur capacité à être concepteur/co-auteur de leur cadre de vie est un des principaux enjeux de cette relation art/culture/population/territoire. C’est une question liée à celle de la reconnaissance des droits culturels et de la dignité des personnes. Il faut pouvoir accompagner la « personne » à exprimer sa vision du monde, sa culture. C’est à partir de la reconnaissance et de l’interaction de ses paroles individuelles que se construit du « commun », à l’opposé du repli identitaire que l’on nous propose. L’espace public est un espace d’usages multiples, où se croisent les cultures, où il faut gérer les conflits et susciter la coopération pour le fabriquer collectivement. Les pratiques artistiques et culturelles dans l’espace public se suffisent à elles-mêmes par ce qu’elles produisent (du sens, de l’imaginaire, etc) ; c’est ce que je défends dans mon activité de direction technique. Et elles sont aussi un formidable outil au service de cette approche qui encourage l’individu dans sa capacité à penser et à produire son espace de vie, à s’émanciper.

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Un mouvement de jeunes professionnels poursuit le travail, qui fait référence, de structures plus anciennes. Il renouvelle ces pratiques qui visent l’empowerment des individus et réussi aujourd’hui légèrement à bousculer la standardisation de la fabrique de la ville et du territoire à l’œuvre depuis 50 ans. 

 

Parallèlement, on sent un léger frémissement de la puissance publique et d’un très petit nombre d’opérateurs privés vers ce type de pratiques. L’un des enjeux culturels majeurs, en France notamment, est de convaincre du bien-fondé et de la bienveillance de ces démarches horizontales qui viennent compléter la distribution verticale du pouvoir. Cela passe par la formations des élus et des techniciens des pouvoirs publics pour une meilleure appréciation des enjeux : opter pour des temps de projets longs, la possibilité de l’échec dans l’expérimentation, la capacité de chacun à définir son bien-être, des financements assurant la viabilité économique des projets en dehors du bénévolat. Cela passe aussi par une nécessaire clarification des pratiques dites « participatives ». Toutes ne reposent pas sur un objectif d’émancipation des populations impliquées. Sans ces mises au point, il y a un risque de voir ces démarches être cantonnées à un rôle d’animation et d’évènementialisation du territoire. 

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Encore me laisser surprendre et emmener par des rencontres, et les susciter en poursuivant ces deux activités qui se nourrissent l’une de l’autre ! La direction technique de projets artistiques et culturels dans l’espace public est un métier enrichissant, toujours renouvelé dans l’attention portée aux artistes et au public pour permettre la meilleure réalisation des œuvres et offrir les conditions optimales de réception. Avec Point de Rassemblement, nous réfléchissons actuellement aux conditions techniques et économiques de production des projets : pour conserver une double activité, nous pensons privilégier l’implantation de cette démarche sur notre lieu de vie personnelle, pour améliorer directement notre propre cadre de vie. D’autres idées aussi autour du Grand-Paris et de l’émergence d’un imaginaire grand-parisien populaire et partagé. Nous avons également l’envie de produire de la connaissance à destination des décideurs et s’inscrire dans la mise en réseau de ce mouvement pour participer à l’invention de nouvelles politiques publiques pour le développement de ces démarches innovantes. En bref, continuer à promouvoir ces démarches participatives, artistiques et culturelles qui transforment la façon de concevoir l’aménagement des territoires et les programmes d’urbanisme vers des projets plus partagés, plus humains. 

 

Antoine Cochain (2ème promotion du Master, 2006-2007) est fondateur de Playtime, société de direction technique de projets culturels et artistiques, et de l’association Point de Rassemblement qui vise à développer la capacité d’agir citoyenne dans la ville et l’espace public.

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public - dans Parcours d'anciens étudiants
15 mars 2017 3 15 /03 /mars /2017 18:28

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

En parallèle de mes études, j’ai participé à co-fonder ce qui était alors un collectif, YA+K, qui réunit de jeunes architectes, urbanistes et designers autour de projets questionnant et investissant parallèlement l’urbanisme, l’architecture, le design et l’action culturelle. Travaillant différentes échelles spatiales (de la ville à l’objet) et temporelles (de la prospective à l’éphémère), le collectif vise à créer des situations ludiques et évolutives ou s’initient et s’écrivent d’autres rapports au réel et à l’imaginaire. Qu’il s’agisse d’architecture éphémère, mobile, ou d’interventions plastiques, la pratique du collectif s’inscrit dans une démarche expérimentale toujours en lien avec le territoire conçue comme un outil de préfiguration active dans l’élaboration de la ville et sa construction. S’associant régulièrement avec des acteurs locaux (collectivités, associations…) et des artistes (vidéastes, plasticiens…), le collectif fait de la transversalité des acteurs et des pratiques le dénominateur commun de tous ses projets.

 

Depuis 5 ans, nos activités ne cessent de s’étendre : nous développons des projets qui investissent tant le champs de l’art contemporain, l’architecture, le design social que des études-actions urbaines. Toujours en réflexion, nous développons en parallèle des workshops, des publications et autres expérimentations théoriques et concrètes Développant un travail toujours ancré dans les territoire, nous faisons de l’« immersion diffuse » une condition de création, ce qui nous incite à investir des territoire qui deviennent à la fois lieu de travail et de projets. Présent depuis un an sur Bagnolet, notre présence s’affirme en 2016 avec l’ouverture d’un lieu, le FABOR, laboratoire social et technique, ouverts à tous, habitants et professionnels. Ce lieu d’expérimentation se veut tant un lieu qu’un outil d’expérimentation et de travail pour la rénovation urbaine en cours qu’un lieu d’innovation et de réflexion autour du design social et des modes d’implication collectif dans la construction des territoire.

 

En parallèle de mon implication dans le collectif, je mène un travail de thèse en Art et Sciences de l’art directement connecté à notre pratique. 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

L’architecture constitue pour nous un acte culturel et l’espace public son support privilégié. Ce n’est pas une discipline, mais une pratiques située à la croisée des disciplines et des champs d’action. L’espace public constitue pour nous un espace d’intervention privilégié car s’y télescopent l’ensemble des réalités et des échelles qui font le projet. Il est l’espace « commun », au sens partagé, mais surtout l’endroit où se construit du commun et se travaillent les Communs. Dans le contexte actuel, nous nous devons de défendre d’autant plus la création et l’action  « en espace public » car c’est bien là que se construit du collectif et se défendent les communs.

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Construire une culture commune mais plurielle, nourrie des réalités du monde contemporains et des multiples crises qui le traversent (politiques, sociales, écologiques, économiques…). Dans une trajectoire écosophique, on peut dire que la culture constitue le seul vecteur de durabilité dans la construction d’un monde commun, et l’espace public le lieu de son élaboration et de sa construction. 

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Celle énoncé précédemment et plus concrètement participer à promouvoir et à diffuser une approche du design et de la création décloisonnée qui place au centre le collectif et le commun, préserve les singularités des contextes et participe à construire une autre culture politique. Design social, design des communs… quels qu’en soit les termes, il s’agit de construire des pratiques qui dépassent les cloisonnement disciplinaires, les limites entre mondes professionnels en apparence éloignés (public/privé…), la déconnection entre théorie et action… Partir d’un objet et d’un support partagé — l’espace public — nous semble être une bonne hypothèse à travailler. 

 

Étienne Delprat (6ème promotion du Master, 2010-2011) est architecte et artiste, co-fondateur du collectif YA+K. Il a publié plusieurs ouvrages dont Système DIY. Faire soi-même à l’ère du 2.0 (Editions Alternatives, 2013) et Manuel illustré de bricolage urbain (Editions Alternatives, 2016)

 

 

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public - dans Parcours d'anciens étudiants
1 mars 2017 3 01 /03 /mars /2017 21:52
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !

Quelques nouvelles de la 12ème promotion du Master Projets culturels dans l'espace public ! 

La rentrée fut balnéaire et néanmoins urbaine : sur la plage du 6b à Saint-Denis (voir la photo du groupe en apesanteur). Les étudiant-e-s ont ensuite participé au festival Vis-à-Vis du collectif BLBC, au lancement de la saison culturelle de la Courneuve à la friche Babcock (avec le Groupe Acrobatique de Tanger, Claudio Stellato, Johann le Guillerm…), ont vu les apparitions des Souffleurs commandos poétiques avenue de Flandres, découvert les Palissades du Phun à Saint-Blaise, arpenté Paris pendant la Nuit Blanche, découvert Qu'est-ce qu'il y a juste après ? de KMK, assisté à une répétition publique de la cie BIB-Jack Souvant. Ils et elles ont aussi pris les rênes de l'association Objet(s) Public(s), rencontré Pauline Gacon d'Houdremont, Thomas Renaud et Stéphanie Braka (ancienne étudiante du Master) de la Maison des Jonglages, Matthias Tronqual de la MC93, Malte Martin, Christophe Blandin-Estournet et Fanny Duwez (ancienne étudiante du Master) du Théâtre de l'Agora, scène nationale d'Evry et de l'Essonne, Romain Arditi (ancien étudiant du Master, Le Phun), Jean-Christophe Choblet (mission PAVEX Ville de Paris), l'équipe du festival L'appel de la lune, ont participé à la journée art et aménagement organisée par le pOlau et Plaine Commune, assisté au colloque sur le Bien commun politisé, au colloque Oxymores III sur l'état de l'art urbain, à la restitution du collectif FAITES place des Fêtes (19e) dans le cadre de Réinventons nos places… Et bien sûr, ils et elles sont suivi les cours et ateliers des intervenants du Master du premier semestre : Gustave Galeote, Antoine Cochain, Elsa Vivant, Serge Saada, Fabienne Quéméneur, Pascal Le Brun-Cordier… 

 
Parallèlement, le groupe a été invité à travailler avec la Maison des Jonglages, le Collectif Protocole et le collectif Double M. Ces trois structures, qui ont répondu à un appel d’offre passé par Plaine Commune Développement début 2016 portant sur l’accompagnement artistique du chantier de l’ilot du marché de La Courneuve, ont imaginé un projet appelé [ Monument en Partage ] qui va se déployer jusqu'au printemps 2018. Ce projet va conduire l’équipe du projet (jongleurs, architectes et coordinateurs, et les étudiants du Master) à se présenter comme des enquêteurs poétiques et sensibles tentant d’expliquer la multiplication d’étranges Hommes à tête de cheval dans tout le quartier des Quatre Routes. [ Monument en Partage ] s’appuie sur la rumeur autour de l’apparition inexpliquée de ces Hommes à tête de cheval pour raconter le quartier et ses habitants au cours de ces deux années. Le travail réalisé par les étudiants depuis la rentrée a consisté à imaginer une stratégie de diffusion d'une rumeur en lien avec ce projet, à la diffuser à l’échelle du quartier des Quatre Routes, et enfin à mettre en récit cette expérience et à l’analyser. 
 
Pour en savoir plus sur ces hommes à tête de cheval..., rendez-vous ici : https://www.facebook.com/monumentenpartage
 
Les étudiants du Master cultivent une rumeur poétique à la Courneuve !

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public - dans Actualité du Master
14 janvier 2017 6 14 /01 /janvier /2017 22:37

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Afin de valider mon Master, j'ai effectué un service civique à Animakt, lieu de fabrique pour les arts de la rue, situé en Essonne à 25 kilomètres de Paris dans un petit village aux allures pittoresques. Au bout de 8 mois de service civique, ma tutrice et collègue est partie vers d'autres horizons. J'ai donc postulé à son poste et ai été embauchée en CDI à plein temps comme chargée de communication, relations avec les publics et action culturelle en mai 2014. J'y travaille depuis. J'ai entre temps travaillé à plusieurs reprises pour l'organisation du festival Chalon dans la Rue. 

 

Animakt est un lieu intermédiaire qui accompagne des démarches artistiques et culturelles dans leurs différents modes de création, production ou diffusion. Nous développons dans ce lieu, et sur le territoire alentour, des actions qui se situent au cœur d’enjeux artistiques, culturels et sociaux. Sur le territoire, Animakt développe un lien privilégié avec les habitants, le public et les structures locales ; tisse des liens, implique les habitants, propose des actions citoyennes et artistiques ; nous menons également des actions culturelles auprès de publics variés en lien avec des structures sociales (en Maison d'arrêt, dans des camps roms, dans les écoles...). L’association joue un rôle d’intermédiaire entre les artistes et le public, multipliant les points de contacts et d’échange entre les deux. 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

Je défends des spectacles engagés, pertinents, en contact avec le public, qui le touchent, l'embarquent, des spectacles qui jouent avec la réalité, la transforment, la détournent, qui questionnent le quotidien, le remettent en question, des spectacles à taille humaine, loin des super-productions, qui prennent en compte l'individualité du spectateur et prennent soin du rapport avec lui, des expériences fortes partagées entre artistes et spectateurs, des projets citoyens qui tentent de changer le monde à l'échelle locale, le mélange des genres, un développement culturel local. 

 

Je défends l'importance des lieux de fabrique, lieux intermédiaires, qui se placent du côté de la recherche et de la création, en proposant des laboratoires, des espaces d'expérimentations pour des projets artistiques ambitieux et des projets citoyens. Je défends une forme de travail collectif et horizontal, éloignée des structures pyramidales et hiérarchique classiques. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Un des enjeux culturels majeurs à mes yeux est aujourd'hui le financement public de la culture, qui s'émiette et qui précarise toujours plus le secteur culturel. L'importance de la culture pour une société juste et équilibrée est trop souvent mise à l'écart des réflexions politiques et sociales. L'implication des citoyens dans des projets artistiques et culturels de qualité me semble également une problématique sur laquelle il faut se pencher sans cesse. Proposer des alternatives au système mondialisé en créant des dynamiques locales, des zones de rencontre, en favorisant l'appropriation de l'espace public et en y créant des espaces d'échanges et de convivialité. L'imbrication des questions écologiques, artistiques, sociales et politiques avec les projets culturels.

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

Dans les 10 prochaines années, je souhaite continuer à faire quelque chose qui me plaît, à travailler à l'accessibilité des projets artistiques et culturels, à leur développement par des projets à dimensions locale et humaine. Je ne sais pas où je serai dans 10 ans, ni ce que je ferai, c'est un peu loin, mais les problématiques liées à un un lieu de fabrique implanté localement me plaisent et m’animent. Je souhaite continuer à défendre des formes de travail collectif et horizontales. Je souhaite continuer à construire des alternatives citoyennes dans des lieux culturels de proximité. Bref, je souhaite continuer à défendre ce que je défends aujourd'hui !

 

Nina Le Roux (8ème promotion du Master, 2012-2013) est actuellement chargée de communication, relations avec les publics et action culturelle à Animakt, lieu de fabrique pour les arts de la rue (Essonne). 

 

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Published by Master Projets culturels dans l'espace public - dans Parcours d'anciens étudiants
22 novembre 2016 2 22 /11 /novembre /2016 15:17

1. Qu’avez-vous fait depuis votre année de formation au sein du Master, et quelle est votre activité actuelle ? 

 

Dans le cadre de mon projet de fin d’étude en DSAA communication visuelle à Olivier de Serres, j’ai co-fondé avec Caroline Bourgeois le collectif Goûte moi ça !. Depuis 2011, nous développons des ateliers graphiques participatifs et comestibles. De la sérigraphie sur crêpe au tatouage sur banane, nous nous amusons à détourner les codes et les supports en passant du graphisme à la cuisine. En mars dernier, nous avons sorti un livre DIY «Les ateliers qui se mangent» aux éditions Tana. Un recueil illustré de 40 ateliers à faire dans la cuisine pour les enfants et leurs parents. En suivant le Master Projets culturels dans l’espace public, je voulais me professionnaliser dans la mise en place de projets en confrontant ma pratique à d’autres disciplines. J’ai écrit mon mémoire sur l’Odyssée de la galette, un projet itinérant autour du bassin méditerranéen. L’idée est d’organiser des ateliers afin de mettre en place des événements sur la place du marché pour fabriquer, imprimer puis manger des galettes. J’ai eu la chance de réaliser deux étapes de cette aventure en 2015, d’abord en Algérie puis au Portugal. Pour la partie algérienne du projet, j’ai obtenu une subvention de l’Ambassade de France. À Oran, j’ai travaillé avec l’équipe de l’Institut français et l’association Bel Horizon à l’occasion de la marche du 1er mai. J’ai croisé la route de Pascal Le Brun-Cordier et Danielle Bellini, Alexis Nys et la Compagnie Les grandes personnes. Nous avons mis en place un atelier de sérigraphie pour les enfants et deux journées de cuisine pour fabriquer 70 galettes de semoules imprimées dans les locaux de la FARD. Le jour du 1er mai, nous avons organisé un buffet typographique en français et en arabe. À Alger, j’ai rejoint Louise Dib, graphiste typographe pour organiser 3 jours d’ateliers dans l’école Artissimo. Avec les étudiants, nous avons mis au point des décors en papier et des lettrages comestibles pour tourner le stop-motion « Goûtons l’Algérie ». Au Portugal, j’ai couru après les Broa de Milho avant de traverser l’Alentejo pour rencontrer le meilleur boulanger du monde à Monsaraz. Sur un air de carioca, l’aventure a pris les couleurs du Brésil lors d’un atelier de sérigraphie sur crêpe de tapioca. Souhaitant mettre en place une étape grecque de l’Odyssée de la galette pour l’été 2016, je suis à l’écoute d’éventuels bons conseils ou d’idées de contact. laura.doucene@gmail.com

 

 

2. Que défendez-vous ? 

 

L’espace public est facteur de rencontres et d’ouvertures. Il y a un énorme travail d’éducation populaire à faire. Pendant l’écriture de mon mémoire, j’ai rencontré le compositeur Nicolas Frize qui m’a confié que ce qui l’intéresse lors d’un projet mené avec les gens est de donner envie à chacun de se « déplacer » dans son quotidien. Il ajoute que l’abstraction est une donnée essentielle afin d’intégrer le plus grand nombre au cœur d’un projet participatif. Cela me plaît. Je pense qu’il est important de mettre en place des processus artistiques durables qui s’adressent à une diversité de public et qui favorisent la participation et l’interaction des habitants. Je suis consciente de la difficulté de mener ce type d’action. Le marketing territorial, les enjeux budgétaires et le buzz que provoque le mot espace public dans la sphère culturelle ne facilitent pas la démarche. Il existe une hiérarchie de projets et une hiérarchie d’acteurs culturels. Il faut savoir se faire une place ou plutôt savoir inventer sa place. J’aime l’idée de faire des projets « avec et pour » mais je me questionne sur la façon dont certains projets peuvent être récupérés. 

 

3. Quels sont les enjeux culturels majeurs actuellement à vos yeux ?  

 

Les enjeux culturels sont étroitement liés aux questions politiques et sociales actuelles. Il est important de trouver des moyens d’actions pour nous donner envie collectivement d’espérer. Une mobilisation citoyenne qui sort des sentiers battus et qui s’organise sur le local peut contribuer à « déplacer » les gens, qu’il s’agisse des porteurs de projets comme des participants. Nombre d’actions pertinentes qui permettent de créer du lien existent et prouvent que cela sert pendant un temps donné à changer les choses, à ré-inventer son quotidien. La temporalité des projets est pour moi la donnée clé d’une « infusion » culturelle réussie. Les divers collectifs, associations et compagnies qui œuvrent sur le terrain, s’organisent en réseaux, se connaissent et se rencontrent. En travaillant au 6B (Saint-Denis), j’ai pris la mesure de ce fonctionnement. L’éthique est une nouvelle valeur à défendre. Il y a des terrains d’interventions riches et divers. Il y a des expériences multiples, des réflexions abouties et l’envie de faire autrement. Il y aussi une réalité économique à prendre en compte. 

 

4. Que voulez-vous faire dans les 10 prochaines années, quelles idées voulez-vous défendre ? 

 

J'ai été reçue à l’agrégation d’arts appliqués. J’aimerais continuer à prendre du plaisir dans la conception de projets. Si j’ai la chance d’encadrer des étudiants en design, j’aimerais pouvoir transmettre l’envie d’expérimenter avec curiosité et transversalité. 

 

Laura Doucène (9ème promotion du Master, 2013-2014) a co-créé Goûte moi ça !, collectif de création graphique et culinaire. Elle a publié « Les ateliers qui se mangent » (Éditions Tana, 2015), et a été admise en 2016 à l’agrégation d’arts appliqués. 

 

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