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Vous êtes sur le journal de bord du Master 2 professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (UFR 04), première formation universitaire en Europe dédiée à la conception, production et médiation de projets artistiques et culturels en espace public.

Pour en savoir plus sur : le 
 projet du Master, le programmel'équipe pédagogique, le devenir des étudiants, nos partenaires, ce que la presse professionnelle dit de la formation, l'actualité du Master, les autres formations de l'UFR 04, la taxe d'apprentissage... Concernant le cycle de rencontres-débats art [espace] public 2009, rendez-vous ici. Pour écouter les archives sonores du cycle 2008 : c'est . Pour être informé de nos activités, et notamment du cycle art [espace] public 2010, inscrivez-vous à notre newsletter (colonne de droite). 

Pascal Le Brun-Cordier
professeur associé, directeur du Master
LES ETUDIANTS ICI ET LA

Depuis le début du mois d'avril, les vingt étudiants du Master sont en mission ou en stage : à Tallinn (Estonie), Paris, Port-Saint-Louis-du-Rhône, à l'Ile de La Réunion, Bruxelles, Noisiel / Marne la Vallée, Marseille, Dijon, Toulouse, Angers, Tours, Lavau-sur-Loire, Paimboeuf... Dans les structures suivantes : Culture Factory Polymer, Ville de Paris (Direction des Affaires Culturelles, Département de l'Art dans la Ville), Compagnie ilotopie - CNAR le Citron jaune - Festival les Envies Rhônement, CulturesFrance (pôle danse), Le Séchoir, Scène conventionnée de Saint Leu (La Réunion), Commission européenne (Direction Générale Education et Culture, Direction de la Culture, de la Communication et du Multilinguisme, Unité Communication et Valorisation), La Ferme du Buisson / Scène Nationale de Marne la Vallée, Cie T.Public, Le Hub Agence, CirQ'ônflex, Cie Toron Blues, Centre National de la Danse Contemporaine d'Angers, agence Arcane (pour l'installation d'une oeuvre dans le tunnel de l'A86), pOlau, pôle des arts urbains, le CENTQUATRE, la Ferme du Buisson, Scène Nationale de Marne-La-Vallée, à Nantes (au sein de l'équipe d'Estuaire 2009 : projets de Tadashi Kawamata *, Kinya Maruyama)...


* L'Observatoire de Tadashi Kawamata, œuvre pérenne réalisée dans le cadre d'Estuaire à Lavau-sur-Loire. Catalina Trujillo, étudiante du Master (2008/2009), a participé au workshop 2009 ayant permis le prolongement de l'Observatoire. 
 
 
COLLOQUES 
 
Un colloque sur le thème Démarches artistiques et régénérations urbaines était organisé à Dijon les 11 et 12 juin 2009 dans le cadre de Zutiques productions, notamment par Natan Jannaud, étudiant du Master en 2008/2009, en collaboration avec l'Institut des Villes. 

Un colloque intitulé "Art dans l'espace public : arts de la rue, arts plastiques, même combat ?" était organisé à l'Ecole des Beaux-Arts de La Réunion le 11 mai 2009, avec Daniel Buren, Tadashi Kawamata, Paul Ardenne, Betty Bui, Gilles Coudert, Jace, Louis Pavageau, Pedro Garcia, Maud Le Floch, Pascal Le Brun-Cordier.


VOYAGE D'ETUDE A NANTES 

Du 24 au 26 janvier 2009, nous étions à Nantes pour le premier voyage d'étude de la quatrième promotion du Master. Au programme du premier jour : visite commentée par François Delarozière des Ateliers de La Machine. Nous avons assisté à une répétition de l'Araignée / Les Mécaniques Savantes, nouvelle création de La Machine, partie depuis à Yokohama. Discussion détaillée avec François Delarozière sur la question du mouvement et de la dramaturgie de cette fascinante "mécanique vivante".

Egalement en compagnie de leur concepteur, visite des Machines de l’Ile. "Né de l’imagination de François Delarozière et Pierre Orefice, le site se situe à la croisée des « mondes inventés » de Jules Verne, de l’univers mécanique de Léonard de Vinci et de l’histoire industrielle de Nantes, sur le site exceptionnel des anciens chantiers navals. »




Le lendemain, exploration de l'estuaire, entre Nantes  et Saint-Nazaire. "Du 6 juin au 23 août 2009, à Nantes, Saint-Nazaire et sur les 60 km de rives qui les relie, Estuaire propose un grand parcours artistique composé par près d’une trentaine de créations d’artistes venus du monde entier. A chaque édition, certaines sont pérennisées pour composer un circuit ouvert à la visite toute l’année." Nous découvrons les œuvres pérennes du parcours : Misconceivable, Erwin Wurm, au Pellerin, Canal de la Martinière ; Le jardin étoilé de Kinuya Maruyama à Paimboeuf ; la Suite de Triangles de Felice Varini à Saint-Nazaire ; L’Observatoire, Tadashi Kawamata à Lavau sur Loire (voir photo et vidéo), et Les Anneaux, Daniel Buren et Patrick Bouchain, sur l’Ile de Nantes. A Saint-Nazaire, rencontre notamment avec Julien Nicolas, ancien étudiant du Master Projets Culturels dans l'Espace Public (1ère promotion), responsable du centre de ressources du VIP, Scène de Musiques Actuelles de Saint-Nazaire. Visite du site et échange avec lui son parcours. 



Dernier jour du voyage : visite et présentation du Lieu Unique, avec François Tissier, chargé des relations publiques ; présentation du projet Estuaire, par Jean Blaise, directeur du Lieu Unique et du projet Estuaire (voir vidéo), Astrid Gingembre, chef de projet Estuaire, Renate Schaefer, chargée de partenariat, Bénédicte Belhache, responsable des relations publiques, et Anne Guillou, assistante relations publiques. Cette réunion de travail a permis de préparer l'appel à projets sur la médiation que nous avons ensuite organisé autour des œuvres de l'un des sites d'Estuaire, en partenariat avec l'équipe d'Estuaire. 


APPEL A PROJETS AU SEIN DU MASTER 

Cet appel à projets s’inscrivait dans le cadre du programme pédagogique du Master, en partenariat avec l'équipe d'Estuaire. Ce qui a été demandé aux étudiants : "Réunis en trois équipes de trois ou quatre, vous imaginerez pour le site du Carnet à Frossay des proposition de médiation in situ. Chaque proposition traitera de la circulation physique et sensible des publics sur le site du Carnet. La médiation à mettre en place devra favoriser l’expérimentation de chacune des propositions d’habitats légers imaginées par des architectes, des artistes, des humanitaires et des designers." Les projets ont ensuite été présentés à l'équipe d'Estuaire le 23 mars 2009. 

Un autre voyage d'étude a été organisé à Lille dans le cadre d'Europe XXL les 14 et 15 mars 2009. 


 

Le Nouvel Observateur du 31 mai 2007 a publié un palmarès de "diplômes gagnants", “pépites de l’université”, parmi lesquels figure le Master Projets Culturels dans l'Espace Public.

Extrait : "L'université, une voie sans issue ? Le cliché a la vie dure mais ne correspond en rien à la réalité. (...) Le Master Projets Culturels dans l'Espace Public > Atouts : La sélectivité du diplôme (350 dossiers pour 20 reçus), et l'accompagnement des élèves (préparation aux concours de la fonction publique territoriale, enseignement d'accompagnement à la création d'entreprise et d'association, atelier CV, rencontres de professionnels, etc...)" La suite, c'est ici. D'autres articles sur le Master Projets Culturels dans l'Espace Public : c'est . P
our des témoignages d'anciens étudiants.


art [espace] public est un cycle de rencontres-débats proposé par le Master professionnel Projets Culturels dans l'Espace Public de l’université Paris 1, en partenariat avec Stradda, magazine de la création hors les murs. Il rassemble chaque année à la Sorbonne trente intervenants – artistes œuvrant dans l’espace public, acteurs et penseurs de l’urbain, opérateurs culturels, géographes, philosophes... – et plusieurs centaines de participants, membres du genre urbain attentifs à ce que font les artistes dans (et de) l’espace public, curieux de la manière dont peuvent se nouer les liens entre création, cultures, populations et territoires.

Parce que les espaces publics sont de plus en plus normalisés, privatisés, surveillés, parce que les récits formatés du storytelling saturent les imaginaires de manières et de matières souvent insignifiantes, parce que la « misère symbolique » croît, il nous semble nécessaire de suivre ces tentatives d’invention d’autres récits, d’autres images, d’autres lieux de rencontre et de partage, ici et ailleurs, qui essaient d’activer ou de réactiver la dimension publique de l’espace public, son caractère poétique et/ou politique.

Une ligne de force traverse cette 3ème édition du cycle art [espace] public : la « fabrique de l’urbanité ». Trois rencontres montrent comment la ville peut s’inventer autrement (1, 6 et 7) et témoignent de l’essor de démarches conduisant les artistes à travailler hors des cadres de la production et de la diffusion culturelles traditionnelles, en association avec des architectes et des urbanistes. L’utopie est au cœur de la rencontre 5, proposée à l’occasion des trente ans d’ilotopie, une compagnie phare des arts de la rue, mais est aussi présente en filigrane dans d’autres débats, comme celui consacré à la production d’espaces publics partagés par les artistes et les acteurs culturels (3). Centré sur les nouvelles écritures du graffiti, le deuxième rendez-vous du cycle fait également écho à la question de la ville mobile et des esthétiques du déplacement (rencontre 4).

Parce que l’espace public n’est pas une notion universelle ni uniforme, en ouverture de chaque rencontre, nous passerons quelques minutes ailleurs (Marrakech, Kinshasa, Rio de Janeiro...), en images, pour rappeler la diversité des lieux publics et celle des projets artistiques qui s’y déploient, et les déplacent.


Pascal Le Brun-Cordier

Professeur associé, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public
Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne


1. La fabrique de l’urbanité
Focus sur l’Île de Nantes


De plus en plus d’opérations de renouvellement urbain s'inscrivent dans une approche globale, intègrent des volets artistiques et culturels, associent une expertise sensible portée par des artistes aux expertises techniques traditionnelles. Au-delà du strict cadre bâti, ces projets interrogent l’agir et l’être urbain contemporains, revisitent les formes et les usages, les représentations collectives et les imaginaires partagés. Pourquoi les artistes sont-ils invités à participer à ces projets ? Que peuvent-ils faire à la ville en construction ? Comment contribuent-ils à la création de nouvelles urbanités ?


Trois rencontres du cycle art [espace] public seront consacrées à ces questions. La première rassemblera des acteurs du projet de l’Île de Nantes, dont Alexandre Chemetoff, architecte et paysagiste, grand prix de l’urbanisme (2000), et François Delarozière, concepteur et constructeur de machines de spectacle, notamment des Machines de l’Île. Ils nous raconteront comment s’invente la transformation de ce territoire, l’une des plus intéressantes engagée ces dernières années en Europe. Sur le même thème, rendez-vous également le 6 et le 13 mars.


Vendredi 30 janvier 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Téléchargez le dossier-documentaire de cette rencontre. 
 


Alexandre Chemetoff

Francois Delarozière


2. Les nouvelles écritures du graffiti


À l’heure du tout numérique, alors que la ville est saturée d’images et de discours, que la lutte anti-graffiti se poursuit mais que les galeries et le marketing s’en sont emparé, que devient le graffiti ? Light painting, graffiti sonore, laser tag, graffiti invisible, reverse graffiti, vidéo graff… Comment les graffeurs ont-ils fait évoluer leurs pratiques ? Quel est le rôle du web et des nouvelles technologies ? Jusqu’où l’extension du terme graffiti peut-elle aller ? Avec des artistes et des observateurs du graffiti, nous interrogerons ces évolutions et ouvrirons le débat autour des notions de légalité, d’engagement, de visibilité et de diffusion.


Avec Marko-93, artiste (light painting/kalligraffism), David Renault, plasticien et musicien (graffiti sonore/ NomadIC), Annick Rivoire, journaliste (Poptronics, média des cultures électroniques), et des acteurs de la scène graffiti française.


Vendredi 6 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

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Sur le même sujet, lire le dossier publié dans le numéro de janvier 2009 de Stradda.

 



The Reverse Graffiti Project
Marko-93

 


3.Comment produire des espaces publics ?


Projets d’artistes et expériences culturelles 


Alors que l'espace public semble se normaliser, s'émietter, voire s'effacer, raréfiant les circonstances de sociabilité et d'échange qui permettent à l'individu de prendre part et d'agir sur son environnement, des démarches artistiques et culturelles tentent de produire de nouveaux espaces communs partagés. Éminemment politiques, souvent dans la mouvance des « nouveaux territoires de l’art », ces démarches dessinent de nouvelles formes de vivre ensemble. Comment ces espaces de la rencontre et de la confrontation se façonnent-ils ? Quels dialogues s’établissent avec le territoire ? Quelles places pour l’art ? Autour de quelques projets, éphémères ou durables, nous verrons comment les artistes et les opérateurs culturels peuvent contribuer à la fabrication d’espaces publics.
 


Avec Francis Peduzzi, directeur du Channel, scène nationale de Calais, un projet artistique et culturel écrit avec la ville et ses habitants ; Jean-Baptiste Haquette, directeur de la Maison Folie de Lille-Moulins, un lieu de diffusion et de rencontres, un espace de création ouvert aux habitants, aux acteurs associatifs et aux artistes, du local à l'international ; Gabi Farage, artiste et architecte, concepteur de projets nomades visant à fabriquer des espaces publics avec la population au sein du collectif Le Bruit du Frigo (Bordeaux).


Vendredi 13 février 2009, 19h-21h. A l'Avant-Rue, 134 rue de Tocqueville, Paris 17e www.avantrue.fr Métro Villiers ou Wagram. Bus 53 (arrêt Pereire-Tocqueville) ou 31 (arrêt Jouffroy d’Abbans–Tocqueville) ou PC 3 (arrêt Porte d’Asnières). Plan d'accès
 
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Le Bruit du Frigo


4. La ville mobile à l'œuvre 


Accélération des échanges, intensification des flux, multiplication des non-lieux : les villes semblent aujourd’hui moins façonnées par l’architecture que par la prolifération d’une culture basée sur la vitesse et le déplacement. Sensibles à ces évolutions qui transforment la structure des villes, le statut des communautés nationales et des individus, de nombreux artistes ont fait de la mobilité le thème de leur création, tentant de nous faire éprouver les nouveaux états de la condition urbaine. Expériences théâtrales et chorégraphiques interactives, déplacements physiques ou cheminements imaginaires, jeu sur la vitesse, la simultanéité ou le ralentissement : que recouvrent ces esthétiques du déplacement ? Vers quels imaginaires géographiques ouvrent-elles ? Quelles transformations des usages entraînent-elles ?


Avec Alix de Morant, journaliste et chercheur, auteur d’une thèse intitulée "Nomadismes artistiques, des esthétiques de la fluidité" ; Corinne Pontier, directrice artistique, Ici-Même (Grenoble) ; Ali Salmi, danseur et chorégraphe (compagnie Osmosis).


Vendredi 20 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

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Ali Salmi, Alhambra Container


5. L’espace public, espace des possibles ?


Alors que les utopies semblent avoir déserté l'époque, que les artistes de la rue et les architectes se sont assagis, l'espace public peut-il encore être l’espace des possibles ? Des philosophes, des artistes, des architectes le pensent et le prouvent. Ainsi la compagnie ilotopie qui, depuis trente ans, ambitionne de lutter contre l'effacement du sens que se voit imposer l'espace public, opérant aux frontières des enjeux individuels et sociaux, au travers de multiples « champs d’expériences », performances, actions de « Land Act »... Trois interrogations au cœur de cette rencontre : à quelles conditions les scénographies urbaines sont-elles créatrices d'utopies ? Comment « rendre le possible à nouveau disponible » ? « La perte de l'anticipation artistique et politique serait-elle fatale à l'art » (Bruno Schnebelin) ?


Autour de Bruno Schnebelin et Françoise Léger, directeurs artistiques d’ilotopie, cette rencontre réunira Jean-Jacques Delfour, philosophe, et Nicolas Henninger et Pier Schneider, du collectif d’architectes Exyzt, qui réalise des installations éphémères chargées d’utopies. 


Vendredi 27 février 2009, 19h-21h. La Sorbonne, amphi Richelieu

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Les utopies à l'épreuve de l'art (Editions L'Entretemps, collections Carnets de rue, 2008).

Télécharger le dossier-documentaire de cette rencontre-débat. 

PLM, ilotopie

Les Gens de couleur, ilotopie



6. La fabrique de l'urbanité

Focus sur Ville +


Ville + est un dispositif visant à enrichir la transformation d'un territoire urbain grâce à la commande artistique. Mis en œuvre par la Ville de Paris en 2009, ce programme pluriannuel accompagne la revalorisation de l'Est parisien dans le cadre d'un Grand Projet de Renouvellement Urbain. Par la création d'œuvres artistiques révélant des univers variés, ce laboratoire de projets expérimente de nouveaux outils dans le processus de fabrication de la ville en impliquant des architectes, artistes, graphistes, designers, paysagistes, mobilisés pour la singularité de leurs savoir penser et de leurs savoir faire. En compagnie des initiateurs de Ville +, nous explorerons et mettrons en débat les potentialités ouvertes par ces démarches innovantes.


Avec Jean-Christophe Aguas, chargé de mission Culture, DPVI-Délégation à la politique de la Ville et à l'Intégration (2007), Ville de Paris ; Emeline Bailly, urbaniste, chef de projet politique de la Ville, DPVI, Ville de Paris ; Steven Hearn, producteur délégué, Le Troisième Pôle ; Claire Petetin, architecte, commissaire artistique et scientifique de Ville + ; Nathalie Viot, conseiller artistique, Direction des Affaires Culturelles, Ville de Paris.


Vendredi 6 mars 2009, 19h-21h. ATTENTION : nous avons appris ce matin (6 mars 2009) que le site de La Sorbonne était fermé. La rencontre n'aura donc pas lieu à la Sorbonne mais au 47 rue des Bergers dans le 15e (métro Lourmel), à l'heure prévue. Accueil dès 18h30.


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7. Le Grand Paris nous appartient

Ou la culture métropolitaine partagée


Paris doit passer à la dimension métropolitaine, s'élargir, partager. L'idée d'un Grand Paris agite le monde politique. Une « vision » a ainsi été demandée à des équipes d’architectes et de concepteurs. C'est une occasion d'ouverture, complexe et rare. C'est aussi une occasion d'aération des esprits, de mise en mouvement des initiatives, de libération de nouvelles énergies contributives. Pour l'équipe réunie autour de Jean Nouvel, un nouveau « savoir-ville » s'invente, la dimension culturelle au coeur. Cette dimension culturelle qui permet le retournement de situations par des renversements de regards ; celle qui invite le plus grand nombre, experts ou non, à être partie prenante ; celle qui suggère de nouvelles représentations ; celle qui se fonde sur les pratiques et les usages ; celle qui invente et mêle temps, rythmes et pulsations. Le Grand Paris se dessine (et se destine) à cette condition.


Avec Luc Gwiazdzinski, géographe, enseignant-chercheur (Laboratoire PACTE 5194), Université Joseph Fourier et agence Sherpaa, Maud Le Floc’h, Pôle des Arts Urbains, Fabrice Lextrait et Jean-Paul Robert, collaborateurs des Ateliers Jean Nouvel.


Vendredi 13 mars 2009, 19h-21h. A l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne (centre Panthéon), amphi III. 

Inscrivez-vous après avoir consulté l'ensemble du programme.

Télécharger le dossier-documentaire de la rencontre. 
 

Cette dernière rencontre du cycle est organisée en collaboration avec pOlau, Pôle des arts urbains.

 






5 minutes ailleurs


En ouverture de chaque rencontre-débat, de 19h à 19h05, nous vous invitons à passer 5 minutes ailleurs, par la présentation en images d’un projet artistique mis en œuvre dans un espace public autre, sensiblement différent de ceux que nous connaissons ici.


Parmi les déplacements proposés :

-Kinshasa (République démocratique du Congo) pour une performance de Steven Cohen réalisée dans le cadre des Scénographies Urbaines ;

-la Place Jamaâ Lafna à Marrakech (Maroc), gigantesque plateau théâtral à 360° inscrit au patrimoine oral et immatériel de l'humanité par l’Unesco ;

-Rio de Janeiro (Brésil) pour un projet mené par l’artiviste JR avec des femmes de la favela de Morro da Providencia ;

-le quartier Saint-Blaise (Paris, 20e), pour Ici, je suis ailleurs, dispositif visuel et sonore de Malte Martin sur la poétique du déplacement, présenté lors de l’édition 2008 de Nuit Blanche, dans le cadre de Mots Publics à Saint-Blaise (cf. l’image au verso de ce programme).

 



JR expose (dans) une favela à Rio
Steven Cohen à Kinshasa

 

...


Les rencontres sont préparées et présentées par Claire Bataille, Armelle Bellenger, Marion Blanc, Laure Bonnefond, Alice Caze, Aude Chandoné, Fanny Courieult, Caroline Dubois, Adrienne Ferré, Marion Grange, Pauline Haué, Claire Huberson, Natan Jannaud, Younes Kanbouj, Alice Leborgne, Coralie Mainguy, Delphine Marcadet, Cécile Robin, Marie Tranchet, Catalina Trujillo, étudiants au sein du Master en 2008-2009.


Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier, professeur associé à Paris 1, directeur du Master Projets Culturels dans l'Espace Public.



 

Stradda, le magazine de la création hors les murs, est partenaire du cycle art [espace] public. Abonnez-vous ! Gardez un œil sur l'actualité de l'art dans l'espace public : arts de la rue, arts du cirque, arts plastiques, danse, photographie, urbanisme... www.stradda.fr

 



Radio Grenouille, la radio culturelle marseillaise.
A écouter en ligne sur www.grenouille888.org
Poptronics, média des cultures électroniques



Retrouver les archives sonores du cycle art [espace] public 2008 en ligne : ici, sur le site de Radio Grenouille ou sur le blog Cité Sensible de Marseille-Provence 2013, capitale européenne de la culture.


Télécharger le programme complet du cycle art [espace] public 2009 au format pdf.


Le Master Projets Culturels dans l'Espace Public est la première formation universitaire en Europe dédiée aux projets artistique et culturels dans l'espace public. Pour nous aider à développer notre action pédagogique, demandez l'affectation de la taxe d'apprentissage de votre entreprise ou association au Master. La taxe d'apprentissage est notre principale ressource. Mode d'emploi et formulaire.


Pour en savoir plus sur le Master : le projet et l'équipe pédagogique, le Master dans la presse professionnelle, le devenir professionnel des étudiants...



Le cycle art [espace] public s'est déroulé du 25 janvier au 28 mars 2008, chaque vendredi soir, à la Sorbonne. Proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public de l'université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque, avec l’aide du Ministère de la culture et de la communication, il a réuni plus de quarante intervenants : artistes œuvrant dans l’espace public, opérateurs culturels, acteurs de l’urbain, historiens, critiques d’art, urbanistes, géographes, philosophes... Ce cycle était ouvert à tous les membres du genre urbain intéressés par ce que font les artistes dans l’espace public, et par les liens entre création, culture, populations et territoires. Plus de 2 000 participants ont été accueillis. Plus loin : une présentation et un montage de chaque rencontre-débat à écouter en ligne. Un dossier documentaire d'une dizaine de pages pour chaque rencontre peut être téléchargé sur le site art [espace] public

Intervention d'Ernest Pignon Ernest à Naples, un des invités du cycle art [espace] public 2008. "Il ne met pas l’art dans la rue mais fait œuvre de la rue elle-même."
 

1. La ville, comment ça marche ?

La marche a fait l’objet de multiples réappropriations artistiques, depuis les déambulations du flâneur baudelairien, les promenades surréalistes et les dérives situationnistes, jusqu’aux performances des arts de rues et de l’art contemporain. Comment les artistes réinventent-ils aujourd’hui cette pratique quotidienne et universelle ? Comment modifient-ils nos perceptions de l’espace et du temps urbains ? Contribuent-ils à une réappropriation des lieux, à une réactivation des mémoires ? Parcours illustré avec un artiste promeneur, un philosophe de l’urbain et un historien de l’art, suivi d’une expérience sensible dans Paris proposée par un géographe spécialiste de la nuit urbaine.

Avec Thierry Davila historien de l’art et commissaire d’expositions, Thierry Paquot philosophe, professeur à l’Institut d’Urbanisme de Paris (Paris XII), éditeur de la revue Urbanisme, Hendrik Sturm artiste promeneur, enseignant à l’École des Beaux-Arts de Toulon, Luc Gwiazdzinski géographe, université J. Fourier de Grenoble

Vendredi 25 janvier 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne.  

 

2. La ville, comment ça sonne ?

Les sons urbains, de nature mécanique, électronique ou organique, composent de véritables paysages sonores spécifiques à chaque ville, évoluant de manière constante du fait de la multiplication des sources sonores et de la complexification de la législation. En prenant la ville et les citadins comme matières, à partir de sons captés ou créés, de plus en plus d’artistes proposent une écoute originale des environnements urbains. Dans quel rapport à l’espace public s’inscrivent leurs œuvres ? Quelles visions politiques leurs pratiques engagent-elles ? À partir des différents projets artistiques présentés au cours de cette rencontre-débat, nous verrons comment la ville-instrument peut sonner et être sonnée.

Avec Jean-François Augoyard directeur de recherche au CNRS, fondateur du CRESSON (Centre de recherche sur l’espace sonore et l’environnement urbain), Nicolas Frize compositeur, directeur des Musiques de la Boulangère, Michel Risse artiste sonore, directeur de la compagnie Décor Sonore et de la Fabrique Sonore.

Vendredi 1er février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

 


 

 

3. Dans les interstices des villes...

Terrains vagues, friches, délaissés urbains, espaces en chantier, « zones blanches » non définies sur les cartes… Des architectes, des plasticiens, des écrivains développent des projets qui envisagent ces (non)lieux comme des espaces de possibles, des laboratoires pour de nouvelles pratiques artistiques et sociales. Quelles sont ces expériences ? En quoi permettent-elles de réinventer l’espace public ? Quelles sont les spécificités des initiatives menées en région parisienne au regard de celles qui se développent ailleurs en Europe ? Comment investir ces interstices tout en continuant à en faire des espaces d’incertitude, de questionnement de la ville, de jachère de l’urbain ?

Avec Constantin Petcou architecte et chercheur, cofondateur de l’Atelier d’architecture autogéré, Stefan Shankland plasticien, initiateur de la démarche HQAC, Haute Qualité Artistique et Culturelle (projet Trans305, Ivry sur Seine), Philippe Vasset écrivain, auteur de Un livre Blanc, Fayard, 2007, co-fondateur de l’Atelier de Géographie Parallèle.

Vendredi 8 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

4. Les nuits blanches en débat

Qu’est-ce que Nuit Blanche ? Un temps d’exposition expérimental à l’échelle de la ville, un mouvement d’initiation à l’art contemporain, une nouvelle expérience de la nuit, une opération de marketing territorial, l’illustration d’une dérive événementielle de la culture ? Si la Nuit Blanche rencontre un succès croissant — la fréquentation a triplé entre 2002 et 2007 et le concept a été repris par une douzaine de métropoles : Rome, Madrid, Bruxelles, Amiens, Montréal, Shanghai... — elle n’a pas encore fait l’objet d’analyses critiques détaillées. En présence de Christophe Girard, inventeur de la Nuit Blanche, plusieurs directeurs artistiques, un producteur, des artistes, et des acteurs du monde de l’art et de la culture, nous proposons de décrire et analyser cet événement polymorphe, avant d’ouvrir un espace de débat pour comprendre notamment comment Nuit Blanche, forme éphémère, peut inventer sur le long terme de nouveaux rapports entre la création contemporaine, la ville et ses habitants.

Avec Jean-Christophe Aguas chargé des évènements métropolitains, délégation générale à la coopération territoriale, ville de Paris, Ami Barak commissaire d’expositions et critique d’art, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2003 et 2004, Hervé Breuil directeur du Lavoir Moderne Parisien, Christophe Girard adjoint au maire de Paris, chargé de la culture, André Rouillé maître de conférences à l’université Paris VIII, critique d’art et fondateur du site Paris-art.com, Jérôme Sans commissaire d’expositions, co-directeur artistique de Nuit Blanche 2006, Jean-Dominique Secondi directeur d’Art Public Contemporain, producteur de Nuit Blanche en 2004, 2006 et 2007, Jean-Marie Songy directeur artistique du festival d’Aurillac, co-directeur artistique de Nuit Blanche en 2007, Xavier Veilhan artiste plasticien ayant participé à Nuit Blanche en 2006 et 2007.

Vendredi 15 février 2008, de 16 h à 21 h à la Sorbonne.

L'enregistrement de cette rencontre-débat sera disponible prochainement.

 

5. Second life : copié-collé ou nouveau monde ?

Près de dix millions d’internautes vivent aujourd’hui dans Second Life, un univers en ligne, parallèle, virtuel et néanmoins réel. Cet univers persistant n’est pas tant un jeu qu’un monde à construire, et en appelle pour cela à la créativité de ses « résidents ». Quels espaces inventent-ils, quelles villes, quels paysages ? Qui est artiste dans Second Life ? Si certaines créations ou manifestations y ont été transposées, comme la Nuit Blanche parisienne 2007, on observe aussi l’apparition de projets artistiques spécifiquement conçus pour ce nouveau territoire, à l’initiative des Slifers (résidents de Second Life) ou d’institutions du monde physique comme le Palais de Tokyo ou le Théâtre Paris-Villette. Quelles sont les singularités de ces œuvres immatérielles ? Quelles expériences proposent-elles aux internautes et à leurs avatars ? Dans quelle mesure l’univers créé sur Second Life est-il autre chose qu’un copié-collé du monde réel ?

Avec Marc Blieux artiste multimédia, chercheur, dirige le projet AIRE et AIRE-Second Life (http://aire-europe.org), Agnès de Cayeux net artiste, chargée du projet x-réseau initié par le Théâtre Paris-Villette en faveur de la création artistique de spectacle vivant en réseau, Michel Lussault géographe, professeur à l’université François-Rabelais de Tours.

vendredi 22 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.  



6. Ernest Pignon-Ernest : un théâtre silencieux dans le bruit de la ville

Dessiner. Afficher. Laisser le temps agir, et les passants regarder. Et recommencer, autre part… Ernest Pignon-Ernest inscrit ses figures sur les murs des villes, en révèle la mémoire et celle de ceux que l’on ne voit plus passer. Éphémères et fragiles, ses dessins tissent une intrigue avec ceux qui passent, entre le temps et les lieux, portes secrètes ouvertes sur l’imaginaire. Vingt ans après ses premières interventions à Naples, nous reverrons avec lui les images qu’il a collées dans cette ville singulière, dont l’espace public est traversé de paradoxes et de tensions. Nous lui demanderons comment il s’est imprégné de la ville, comment il y a travaillé, entre son atelier et les rues, avant d’envisager ses interventions plus récentes, sur les murs de Soweto, Brest, Paris et Alger notamment. 

 Avec Ernest Pignon-Ernest et les intervenants du colloque « Naples, territoires, images et fictions » *

Vendredi 29 février 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 

 

 

* Colloque franco-italien

Naples, territoires, images et fictions

 Naples est paysage, ciel, mer, volcan, ombres lumières ; elle est aussi odeurs, bruits, chansons… Le colloque se propose d’interroger les rapports entre cette synesthésie urbaine et la prolifération des représentations, cinématographiques, télévisuelles, plastiques... Cette démarche conduit à rouvrir le débat sur la référence, débat que l’on pensait clos depuis la formule de Derrida : « Hors du texte, point de texte ». Nous avancerons au contraire l’hypothèse qu’à Naples le texte a recommencé à investir ce qui lui était extérieur, multipliant ainsi les « transitions » possibles entre « réel » et représentations.

Avec Alberto Abruzzese université de Milan, Richard Conte université Paris 1, Filippo Fimiani université de Salerne, Camille Gendrault université Paris III, Carlo Grassi université de Venise, Rossana Rummo directrice de l’Institut Culturel Italien de Paris, Pappi Corsicato cinéaste, Stefano de Matteis université d’Urbino, Jean Mottet université Paris 1, Achille Pisanti scénariste, Jean-Noël Schifano écrivain et éditeur, Martine Segonds-Bauer Institut Français de Naples.

Organisé par Jean Mottet, Richard Conte, Pascal Le Brun-Cordier (université Paris 1), avec l’aide du Cérap, Centre d’Études et de Recherches en Arts Plastiques, du LETA et de l'Ecole doctorale de Paris 1.

Le colloque n'a pas été enregistré.

 

7. Flash Mobs, Burning Man, fêtes de rue : zoom sur les zones artistiques autonomes temporaires

Un attroupement éclair de citadins anonymes effectuant une action incongrue dans l’espace public (Flash Mob) ; une ville éphémère de plusieurs dizaines de milliers de personnes dans le désert du Nevada (Burning Man) ; un faux carambolage à l’intersection de deux boulevards londoniens (Reclaim the Streets) ; un câlin dans la rue offert par un inconnu (Free Hugs) ; une fête disco dans un wagon de métro ; un pique-nique sur un rond point... Cette rencontre proposera un retour sur ces pratiques insolites qui se multiplient dans les grandes métropoles depuis une dizaine d’années et sont souvent rapprochées du concept de Zone d’Autonomie Temporaire, forgé par le théoricien libertaire Hakim Bey. Réappropriations subversives et ludiques de l’espace public, performances néo-situationnistes, nouvelles formes de sociabilité urbaine, ou gags potaches destinés aux médias ? 

Avec Jean-Marc Barbieux rédacteurs en chef du magazine Tracks (Arte), Sonja Kellenberger directrice de recherches et d’études, SEA Europe, Pierre Sauvageot compositeur, directeur de Lieux publics, centre national de création des arts de la rue (Marseille).

A l'issue de la rencontre-débat, entre 21h et 21h45, projection d'un extrait du documentaire sur Burning Man “Voyage en Utopie”, de Laurent Le Gall (2007). Bande annonce. La projection sera suivie d'un échange, notamment avec Nelly Mella, qui a vécu Burning Man et composé la musique du film. 

Vendredi 7 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne. 







8. L’art à travers champs

« La Campagne est un pays étranger » écrivait Perec, l’écrivain des villes, dans Espèces d’espaces. « Étranger vous-même » aurait pu lui répondre l’âne du poème de Prévert. En effet, le monde rural ne saurait être enfermé dans des représentations stéréotypées, exotiques, comme nous le diront les invités de cette rencontre-débat, un acteur culturel « agité du bocage », un « clown public » et un observateur des évolutions de la culture en milieu rural. Au travers des projets qu’ils mettent en œuvre, souvent en lien avec des habitants, nous tenterons de comprendre quelle est la nature de l’espace public à la campagne, et nous verrons s’il existe des politiques culturelles propres au monde rural.

Avec Jean Bojko directeur de Téatr’éprouvête (Corbigny, Nièvre), Proserpine clown, projet La Fabrique de Liens (L’Apprentie Compagnie), Marc Gauchée co-auteur de Culture rurale, cultures urbaines ?, Le Cherche Midi, 2006.

Vendredi 14 mars 2008, de 19h à 21h à la Sorbonne



9. Quand les activistes s’emparent des armes de l’art

Une Brigade Activiste de Clowns taquinant les CRS, des graphistes-militants annonçant « rêve général », des escadrons d’avions en papier contre une armée de soldats, une fausse manif de droite, un carnaval contre le capitalisme… Les activistes s’emparent des armes de l’art, et inventent des formes de mobilisation plus créatives jouant d’un certain esthétisme. Liées à l’apparition de l’altermondialisme, ces actions multiplient les foyers de résistance pour une autre politique. Pourquoi les mouvements sociaux viennent-ils se frotter à l’art ? Qu’est-ce que la dimension artistique apporte à ces actions ? Permettent-elles de repolitiser ou de politiser autrement ? Au-delà de l’impact de ces démarches hybrides, nous nous interrogerons sur l’esthétisation des techniques de lutte par le biais de l’art.

Avec André Gattolin essayiste, enseignant et doctorant, spécialisé dans les techniques de communication activistes, Brian Holmes critique d’art et essayiste, spécialisé dans les croisements entre art, économie politique et mouvements sociaux, Samuel Wahl journaliste revue Cassandre

Vendredi 21 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.



10. Espace public sous contrôle : les artistes veillent

Des systèmes de surveillance des espaces et des personnes toujours plus performants se développent dans les grandes métropoles : caméras, passeports biométriques, puces RFID... De nombreux artistes s’emparent de ces questions, détournent les dispositifs, perturbent les systèmes de contrôles, leur inventent d’autres usages... Que révèlent-ils de ces technologies de quadrillage de l’espace public et de traçage des individus ? Comment participent-ils au développement d’un espace critique ? Jusqu’à quel point sommes-nous complices de cette société de contrôle ?

Avec Renaud Auguste-Dormeuil artiste plasticien, Eric Heilmann maître de conférences en sciences de l’information et de la communication à l’université Louis Pasteur de Strasbourg, Manu Luksch artiste, réalisatrice du long-métrage FACELESS *, Nicolas Thély maître de conférences à l’université Paris 1 Panthéon-Sorbonne et auteur de Vu à la webcam. Essai sur la web-intimité, Les Presses du Réel, 2002.

Vendredi 28 mars 2008, de 19 h à 21 h à la Sorbonne.



* Projection 

FACELESS, film de Manu Luksch

2002-2007, 50 min.

 

« Dans une société sans passé ni futur, les humains sont dépourvus de visage. Une femme est prise de panique un matin lorsqu’elle retrouve le sien. » FACELESS est produit exclusivement avec des images capturées par les caméras de vidéosurveillance, selon les règles du « Manifesto for CCTV Filmmakers ». Le manifeste s’appuie sur une loi britannique qui permet aux personnes filmées dans l’espace public de réclamer une copie de ces enregistrements.

 

Des artistes font le mur

Mur [myR] n.m. - v.1000 ; lat. murus. Ouvrage de maçonnerie qui s’élève verticalement ou obliquement sur une certaine longueur et qui sert à enclore, à séparer des espaces ou à supporter une poussée. « Etant donné un mur, que se passe-t-il derrière ? » Jean Tardieu.

Chaque semaine, les cinq premières minutes de la rencontre-débat étaient consacrées à la présentation, en images, d’une proposition artistique sur/autour/à propos d’un mur. Parmi les projets présentés : une danse verticale sur un mur médiéval (cie Retouramont, Réflexion de façade), un mur en mouvement qui interroge la division urbaine (Nadim Karam, Split cities), des mots d’écrivains et d’habitants sur les murs d’un quartier parisien (Malte Martin, Mots Publics à Saint Blaise), des paroles de murs chantées et chorégraphiées (Deuxième groupe d’intervention), un mur pignon support de collages et peintures éphémères (M.U.R., Modulable Urbain Réactif, rue Oberkampf à Paris), des portraits rapprochés d’israéliens et de palestiniens sur le « mur de la honte » (JR, FACE 2 FACE)... Retrouvez des présentations synthétiques de ces projets ici.


Télécharger le programme complet

Télécharger les dossiers-documentaires réalisés pour chaque rencontre


Merci à Radio Grenouille (Marseille) pour la sélection d'extraits des rencontres-débats  et pour la mise en onde (réalisation Xavier Thomas). Ces émissions ont été diffusées par Radio Grenouille en avril et mai 2008 et par Radio Campus Paris en août 2008. Elle sont également disponibles sur le blog Cité Sensible, réalisé dans le cadre de Marseille-Provence capitale européenne de la culture en 2013. En cas de difficulté technique pour écouter ces programmes sur notre site, essayez sur les sites de nos partenaires.

Offre spéciale d'abonnement à Stradda, magazine de la création hors les murs, pour les participants au cycle. Bulletin à télécharger. 

Pour toute information complémentaire sur ces enregistrements ou sur le cycle art [espace] public. Pour être informé du prochain cycle art [espace] public, enregistrez votre mail dans le champ Newsletter (colonne de droite).

Cycle proposé par le Master Projets Culturels dans l'Espace Public, en partenariat avec HorsLesMurs, centre national de ressources des arts de la rue et des arts du cirque.

Direction du cycle : Pascal Le Brun-Cordier. Préparation et animation des rencontres du cycle 2008 : Amanda Abi Khalil, Céline Auclair, Aurélie Burger, Tiphanie Dragaut, Melody Dupuy, Clotilde Fayolle, Mélanie Fioleau, Caroline Giovos, Charlotte Girard, Elise Laperriere, Anne-Sophie Levet, Léa Marchand, Julien Paris, Chloé Perarnau, Benjamin Petit, Malgorzata Ratajska, Inès Sanchez, Alice Vallat, Nina Vandenberghe, étudiant.e.s de la troisième promotion du Master Projets Culturels dans l'Espace Public. Pour toute information


Pour présenter votre candidature au Master 2 Projets Culturels dans l'Espace Public (PCEP), vous devez vous connecter via un logiciel d'application intitulé SESAME qui sera accessible en ligne du 1er avril au 5 mai 2009 (pour toutes les candidatures en Master 2 Professionnel). Rendez-vous sur le
site de l'université Paris 1. Voir aussi cette page

La date limite de retour des dossiers est le 12 mai 2009.

Attention : il n'y a qu'une session de recrutement. 

Pour vous présenter au Master 2 PCEP, vous devez être titulaire d'un diplôme de Master 1 (ou équivalent), avec au moins 14/20 de moyenne. Quelques exemples de Master 1 dont étaient titulaires des étudiants admis au Master PCEP les années passées : Métiers des Arts et de la Culture, Etudes urbaines, Etudes culturelles, Sociologie, Arts plastiques, Arts du spectacle, Urbanisme, Histoire de l'architecture, Ecoles d'architecture, Ecole Nationale Supérieure des Beaux-Arts, Institut d'Etudes Politiques de Paris et de régions, Ecole de théâtre, etc. (liste non limitative). Des étudiants ayant effectué tout ou partie de leurs curcus en Europe et dans d'autres régions du monde ont également été admis, ainsi que des étudiants ayant effectué une VAE pour un niveau M1. 

Important : votre parcours universitaire et/ou vos expériences professionnelles doivent témoigner d'un intérêt manifeste pour la spécialité du Master Projets Culturels dans l'Espace Public (cf. les autres rubriques de ce site). Il peut s'agir d'un mémoire de M1 ou de M2, de dossiers universitaires, de stages, d'emplois, d'expérience associative, de projets artistiques ou culturels... 

Avant d'envoyer votre candidature : prenez le temps de parcourir ce site (notamment la rubrique Présentation) afin de vous assurer que la formation répond bien à vos attentes. Rappel : il s'agit d'un Master professionnel, et non recherche. 

Préparation — Si vous envisagez de présenter votre candidature, nous vous invitons à participer aux rencontres art [espace] public afin de vous familiariser avec les questions abordées dans le cadre du Master, de rencontrer des étudiants si vous le souhaitez. Vous pouvez également télécharger le programme des cours, ateliers et séminaire sur cette page

Participation à l'enquête nationale sur les candidats aux Masters du secteur culturel — Notre formation est associée à une enquête initiée par le GSPE-PRISME (Université de Strasbourg) destinée à mieux connaître les profils, attentes et perspectives des candidats aux Masters 2 du secteur culturel. Si vous êtes candidat au Master PCEP, nous vous demandons d’y participer en répondant en ligne à un questionnaire. Ce questionnaire est strictement anonyme et son traitement sera effectué sans aucun lien avec la procédure de sélection. Si vous êtes candidat-e à plusieurs formations participant à l’enquête, ne remplissez qu’un seul questionnaire. Pour répondre au questionnaire, connectez-vous sur ce site : http://www3.misha.fr

Pour toute information concernant votre candidature, vous pouvez contacter Linda Arbane au secrétariat du Master : 01 44 07 84 90 - arbane@univ-paris1.fr


POUR LES CANDIDATS PRESELECTIONNES : 
Les étudiants pré-sélectionnés seront convoqués à un entretien les 28 ou 29 mai 2009. Ils seront informés de cette convocation par mail le 16 mai (confirmation par courrier postal).

Pour préparer cet entretien, ils doivent lire deux livres (ou plus) choisis parmi cette liste : 
-Paul Ardenne, Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain, en situation, d'intervention, de participation, Flammarion, coll. Poche, 2004.
-Jacques Livchine, Griffonneries, Les Solitaires Intempestifs, 2002.
-Fabrice Lextrait et Frédéric Kahn, Nouveaux territoires de l'art, Editions Sujet/objet, 2006. 
-Marc Augé, Non-Lieux, Seuil, 1992.
-Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 2000.

Ils doivent également lire deux dossiers-documentaires (ou plus) parmi les neuf du cycle art [espace] public 2009. Les dossiers-documentaires peuvent être téléchargés sur cette page

Ils seront interrogés par le jury sur ces lectures. 

...  

Pendant l'été 2009, les candidats sont vivement encouragés à aller découvrir in situ les œuvres d'Estuaire 2009 (entre Nantes et Saint-Nazaire) et participer à au moins un festival où sont présentés des créations en espace public (théâtre/danse/musique, par exemple les festivals d'Avignon, d'Aurillac, de Chalon sur Saône, de Sotteville-lès-Rouen...). Les projets artistiques d'Estuaire 2009 et les principales créations 2009 présentées dans les festivals d'arts de la rue seront étudiées pendant l'année. Des solutions d'hébergement économique sont possibles à Nantes (Auberge de jeunesse) et dans le cadre des principaux festivals (Chalon, Aurillac...). Pour info, chaque année, les futurs étudiants du Master s'organisent pour se retrouver pendant ces rendez-vous d'été, organiser des temps de rencontre (et trouver des solutions de mutualisation : transport, hébergement, repas...).

Calendrier — La rentrée du Master a généralement lieu dans la dernière semaine de septembre. La fin de la formation à l'université est généralement fin mars ou début avril. Les étudiants effectuent un stage ou une mission d'au moins trois mois à partir du mois d'avril. 

Il n'est pas matériellement possible de suivre le Master tout en ayant une activité professionnelle. Le Master ne peut être effectué en deux ans. 


...

Pour les candidats à une VAE : consulter le site de Paris 1. Dans le cadre de la préparation de votre dossier et de l'entretien, nous vous suggérons de lire plusieurs dossiers-documentaires du cycle art [espace] public (disponibles sur ce site) et plusieurs ouvrages de la bibliographie présentée plus loin. 

...
 

Le Master Projets Culturels dans l'Espace Public est un Master professionnel, qui présuppose un certain nombre de connaissances générales dans le champ de l'histoire et de l'actualité des arts plastiques et des arts du spectacle, de l'histoire et de l'actualité des politiques culturelles, des approches sociologiques, urbanistiques et poétiques de la ville notamment.

Voici quelques ouvrages, dans ces différents domaines, dont la lecture est vivement suggérée aux étudiants avant chaque rentrée :

1. Arts plastiques et arts du spectacle au XXe siècle, notamment depuis les années 1960 :
Paul Ardenne, Un art contextuel : Création artistique en milieu urbain, en situation, d'intervention, de participation, Flammarion, coll. Poche, 2004.
Daniel Buren, A force de descendre dans la rue, l'art peut-il enfin y monter ?, Sens et Tonka, 1998.
Catherine Millet, L'Art contemporain : Histoire et géographie, Flammarion, collection Poche, 2006.
Denys Riout, Qu’est-ce que l’art moderne ?, Gallimard, coll. Folio, 2000.

Christophe Biet, Christophe Triau, Emmanuel Wallon, Qu’est-ce que le théâtre ?, Gallimard, coll. Folio-essais, 2006.
Philippe Chaudoir, Discours et figures de l'espace public à travers les arts de la rue. La ville en scènes, L'Harmattan, 2000. 
André Degaine, Histoire du théâtre dessinée, Editions Nizet, 2000. Ou, du même auteur, Le théâtre raconté aux jeunes : Le grand théâtre a toujours été civique, des Grecs à nos jours, Editions Nizet, 2006.
Jacques Livchine, Griffonneries, Les Solitaires Intempestifs, 2002.

2. Histoire et actualité des politiques culturelles :
Collectif, Institutions et vie culturelles, La Documentation Française, 2004.
Collectif, Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959, Larousse-CNRS Editions, 2001.
Collectif, sous la direction de Philippe Henry, Arts vivants en France : trop de compagnies ?, L'Espace d'un instant, 2007. 
Fabrice Lextrait et Frédéric Kahn, Nouveaux territoires de l'art, Editions Sujet/objet, 2006. 
Philippe Poirrier, L’Etat et la culture en France au XXe siècle, LGF - Livre de Poche, 2ème édition, 2006.

3. La ville : approches poétiques, sociologiques, politiques
"La ville à trois vitesses : gentrification, relégation, périurbanisation", revue Esprit n°303, mai-avril 2004.
Marc Augé, Non-Lieux, Seuil, 1992.
Italo Calvino, Les Villes invisibles, Seuil, coll. Poche, 1996.
Olivier Mongin, La Condition urbaine. La ville à l'heure de la mondialisation, Seuil, 2005. 
Georges Perec, Espèces d’espaces, Galilée, 2000.
Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, Sociologie de Paris, La Découverte, coll. Repères, 2004.

Revues : Mouvement, Mouvements, Esprit, Urbanisme, Cassandre, Vacarme, La Scène...

Notamment :
-Cassandre n°68, Un espace de moins en moins public, hiver 2007.
-Territoires n°470, Artistes, militants, habitants... Les nouveaux débatteurs de rue, septembre 2006.
-Multitudes n°31, Agir urbain, hiver 2008.
-Les Cahiers Via Europea, revue pour la création dans l'espace public européen, n°1, Territoires, janvier 2008. En ligne.

Lire les dossiers documentaires réalisés dans le cadre des rencontres art [espace] public. Ils sont téléchargeables ici pour 2007 et pour 2008.

Cf. également les articles et ouvrages suivants :
Collectif, L'art, le territoire, Editions du CERTU, 2009.
Collectif, L'espace public, CNRS-Editions, coll. Les essentiels Hermès, 2008.
Serge Chaumier, Arts de la rue. La faute à Rousseau, L'Harmattan, 2007.
Thierry Davila, Marcher, Créer. Déplacements, flâneries, dérives dans l’art de la fin du XXème siècle, Editions du Regard, 2002
Michel Foucault, "Des espaces autres", Dits et écrits, tome 2, Gallimard, 1984. En ligne.
Ouvrage coordonné par Anne Gonon, La relation au public dans les arts de la rue. Actes du colloque "Les arts de la rue : quels publics ?", L'Entretemps, 2005.
Henri-Pierre Jeudy, Les usages sociaux de l'art, Circé, coll. poche, 1999.
Pascal Nicolas-Le Strat, Expérimentations politiques, 2008. En ligne.
Jacques Rancière, Le spectateur émancipé, La Fabrique, 2008. 
Christian Salmon, Storytelling. La machine à fabriquer des histoires et à formater les esprits, La Découverte, 2007.
Pierre Sansot, Poétique de la ville, Petite Bibliothèque Payot - poche, 2004.
Bernard Stiegler, notamment De la misère symbolique, tome 1 et 2, Galilée, 2004 et 2005.
Thierry Paquot, Des corps urbains, sensibilités entre béton et bitume, Editions Autrement, 2006.
Constantin Petcou et Doina Petrescu, « Au rez-de-chaussée de la ville », Multitudes, 2006. En ligne.
Luc Gwiazdzinski, La nuit dernière frontière de la ville, Editions de l’Aube, 2007 ; Périphéries, Voyage à pied autour de Paris, Editions de l’Aube, 2007 ; Si la ville m’était contée, Editions Eyrolles, 2005 ; Si la route m’était contée, Editions, 2007. 
Jean-Claude Wallach, La culture, pour qui ? Essai sur les limites de la démocratisation culturelle, Editions de l’Attribut, 2006.
Les ouvrages de la collection "Carnet de rue", publiés par les éditions de l'Entretemps.
Les articles publiés par Philippe Chaudoir : voir son site.

Pour une première approche des questions urbaines, cf. le cycle "Où va la ville ?" organisé par la Cité des Sciences (vidéo et podcast).

Consulter le site du Réseau Arts de Ville.
Et la documentation du Laboratoire Cresson, centre de recherche sur l'espace sonore et l'environnement urbain. 

Bibliographie non exhaustive, complétée par les différents intervenants du Master en cours d'année. 

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